de Versailles aux 5 continents: les profs blog-trotteurs

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15 février 2010

PROFESSEUR DES ECOLES A COCONUT GROVE MIAMI

.L’Ecole :

 

Coconut Grove est une des plus anciennes écoles primaires de Miami. Elle est composée de 4 classes de maternelles et de 11 classes d’élémentaires. ( 2 CP (1st grade), 3 CE1(2nd grade), 2 CE2(3rd  grade), 2 CM1( 4th grade) et 2 CM2( 5th grade) .

 Les enfants ont la possibilité en plus de leur cursus d anglais, d avoir un programme d’espagnol  ou  de français.

 

 Mon travail : 

 

Je suis en charge, d’apprendre le langage au cœur des apprentissages à un groupe de CP, CE1, CE2, CM1. Ainsi, que des mathématiques, des sciences, de la géographie et de l’histoire à une classe de CE2 et CM2.Depuis cette année, le département français de l’école met en place 2h quotidiennes de Français pour tous les niveaux.(1h de langage au cœur des apprentissages et 1h de sciences humaines). Nous profitons un maximum de la richesse multiculturelle de nos élèves.Les classes sont composées d’élèves anglophones, hispanophones et francophones.

Nous mettons en place des projets adaptés  pour répondre aux besoins différents de nos élèves. Le théâtre et la marionnette sont des aides particulièrement intéressantes dans nos apprentissages. La marionnette donne confiance à l’élève qui aborde une nouvelle langue. Nous communiquons également par lettres avec un ancien élève de Coconut Grove reparti en France, ainsi nous avons pu rentrer en contact avec une classe de CE2 de Nantes. Nous travaillons également étroitement avec le consulat français de Miami, qui propose des concours entre les écoles. Nous avons participé à un projet art plastique « et si la tour Eiffel était à Miami». Cela nous a permis de rencontrer  les autres écoles de la ville et ainsi faire connaissance avec les professeurs Jules Vernes de différentes académies. Début Janvier, nous avons organisé, au sein de l’école un festival français, pour favoriser le lien avec les familles .Nous avons  organisé ce moment en plusieurs temps forts. Présentation des albums écrits en classe, chants, lecture de poésies et de contes. Ainsi que l’exposition des échanges avec la ville de Nantes, et tous les autres projets de l année.

Nous sommes en charge avec ma collègue Muriel Molinier, responsable du département  français dinstaller les nouveaux programmes dans l’école. L’objectif de l’école étant  à terme de devenir international study (IS)homologué par l’éducation nationale ce qui lui permettrait d'accueillir un plus grand nombre de français .Pour cela, l’équipe cherche à se stabiliser. La population française à Miami  tant à s’accroître et l’école veut donner un double cursus(anglais /français) de qualité à ses élèves.De plus l’accès au collège   est soumis à un test d'entrée. Cet objectif, dynamise l’équipe du programme français, et donne une ambiance de travaille très agréable. Je déplore, quand même  un manque de communication entre les différents départements de langue. Il est difficile de rencontrer les autres professeurs de l’école. Mais je ne désespère pas de créer un projet commun avec les professeurs d' espagnol et d anglais.

 

09 février 2010

Etre professeur en République tchèque ...

  • Comment devient-on professeur ?

Normalement, pour exercer la fonction de professeur, il est nécessaire d'avoir au moins le titre de "Mgr", c'est à dire d'avoir fait des études niveau maîtrise (Magister). A la fin de ces études, les étudiants doivent passer des examens dans la ou les matière(s) qu'ils ont choisie(s) d'enseigner (la majorité des professeurs ici enseignent deux matières) mais aussi des examens de psychologie et de pédagogie.
Une fois les examens universitaires réussis, les futurs professeurs postulent dans les établissements de leur choix, dans la ville de leur choix. Ce sont donc les directeurs des établissements qui choisissent eux-mêmes le personnel enseignant. Ce système a souvent pour conséquence  qu'un grand nombre du personnel enseignant d'un lycée est constitué d'anciens étudiants de ce même lycée. Cela est surtout vrai en dehors de Prague et mon lycée ne déroge pas à la règle.
Une petite remarque concernant les titres universitaires: en République tchèque, il est commun d'indiquer avant votre nom si vous avez le titre de "Mgr" ou de "Dr" (Doktor). Ainsi, par exemple, à la porte du bureau (Kabinet) de français, on peut trouver la liste des professeurs de français, avec à chaque fois leur titre universitaire devant leur nom.
  • Le service des professeurs tchèques

En République tchèque, les professeurs ont un service minimum de 21 heures de cours à effectuer. Étant donné qu'une "heure" de cours dure 45 minutes, ils font en fait le même nombre d'heures que les professeurs français. D'après mes renseignements, il n'y aurait pas de service maximum d'enseignement.

Dans l' emploi du temps des professeurs est intégrée une heure de "pohotovost", c'est à dire de disponibilité. Ils doivent donc obligatoirement être présents au "Kabinet" sur cette heure de cours et sont à disposition, par exemple pour assurer un remplacement en cas d'absence imprévue d'un collègue.

Les professeurs assurent également la surveillance des couloirs et/ou de la cantine. Dans mon lycée, les professeurs ont deux services par semaine à assurer.

Enfin, les professeurs assurent les remplacements de leurs collègues dans leurs matières d'enseignement. Dans mon lycée, nous recevons tous les jours en début d'après-midi le récapitulatif des remplacements ( Zastupování) pour le jour suivant. Ce système de remplacements a entre autres pour conséquence qu'il n'existe pas de "permanence" pour les élèves (puisque les élèves ont toujours cours). Mon expérimentation des remplacements a été très enrichissante pour moi, car cela m'a permis dès le début de l'année scolaire de découvrir par la pratique les programmes des différents niveaux de classe, ainsi que les compétences et problèmes des élèves tchèques. De plus, cela a accéléré mon intégration au sein du lycée, en effet c'était le moyen idéal de me faire connaître auprès des étudiants en français.

  • la fonction de professeur principal (Třídní učitel)

Dans le système scolaire tchèque, le professeur principal a un rôle essentiel. En effet lorsque un professeur s'engage pour être professeur principal d'une classe, il le fait pour au minimum 4 ans (en République tchèque, les élèves ne changent d'équipe pédagogique, de professeur principal et de camarades de classe que tous les 4 ans en moyenne).

Le professeur principal est l'interlocuteur privilégié puisque en 4 ans, il a le temps de bien connaître tous les élèves, leurs points forts et faibles, leur famille etc. Pour en avoir discuté avec aussi bien des professeurs que des élèves, il est flagrant de voir à quel point les élèves sont vraiment très attachés à leurs professeurs principaux et à quel point ce système permet d'instaurer une relation de confiance entre les étudiants et le personnel enseignant.

Dans les établissements tchèques, il n'y a pas d'équivalent du Conseiller Principal d'Éducation. Ses fonctions sont donc réparties entre les différents membres de l'équipe pédagogique et éducative. Le professeur principal gère en particulier les absences et les retards des élèves de sa classe. Concrètement, cela signifie que les parents d'élèves appellent directement au "Kabinet" le professeur de la classe pour excuser l'absence de leur enfant. Régulièrement le professeur de classe met à jour le cahier d'appel (třídní kniha), fait le compte des absences et retards des élèves. De temps en temps, le professeur principal réunit les élèves pendant une heure (l'équivalent de l'heure de vie classe en France) mais cette heure n'est pas inscrite sur l'emploi du temps. A la fin de chaque semestre, le professeur principal distribue les bulletins de notes aux élèves. Enfin, il est d'usage pour les professeurs principaux d'organiser une excursion par an avec leur classe. 

  • Données pratiques
- le salaire moyen d'un professeur en République tchèque était de 24 599 couronnes en 2009 (le salaire moyen en République tchèque était de 23 542 couronnes) - source www.ceskaskola.cz
- les professeurs tchèques peuvent partir en retraite à partir de 60 ans. S'ils désirent continuer à enseigner après 60 ans, ils ont la possibilité de le faire. La décision finale revient au chef d'établissement.

08 février 2010

Compte rendu du lycée cardenal Cisneros de Madrid

I. Un peu d’histoire…

 

Le lycée Cardenal Cisneros  fut crée en 1845: il est l’un des établissements les plus anciens d’Espagne et fut l’un des établissements les plus illustres. Nombreux furent les élèves du lycée qui occupèrent, plus tard, des fonctions politiques majeures en Espagne. Citons l’exemple de Don José Antonio Primo de Rivera, fils ainé du dictateur Miguel Primo de Rivera, fondateur et lider de la Falange Espagnole. D’autres élèves du lycée jouèrent un rôle primordial dans la culture espagnole comme Antonio et Manuel Machado, Ramón Menéndez Pidal, Camilo José Cela, Fernando Fernán Gómez… Cette liste de noms non exhaustive permit au lycée de se forger une réputation qui transcenda l’enceinte de l’établissement.

 

II . Mon emploi du temps :

 

 

lundi

mardi

mercredi

jeudi

vendredi

8:30-9:20

Obs/EP

 

Obs/EP

 

Obs/EP

9:20-10:10

Obs/EP

français

français

Obs/EP

français

10:10-11:00

français

 

 

 

français

11:00-11:30

recreation

recreation

recreation

recreation

recreation

11:30-12:20

 

 

 

 

observation

12:20-13:10

 

 

 

 

français

13:10-14:00

 

 

 

 

français

14:00-14:10

recreation

recreation

recreation

recreation

recreation

14:10-15:00

français

observation

français

français

observation

 

Obs/EP : Observation/Elaboration de projets. Lors de mes heures d’observation, j’observe les classes qui m’intéressent en priorité. En tant que professeur de langue, je privilégie l’observation des cours d’anglais et d’allemand afin d’analyser les méthodes pédagogiques utilisées par les collègues de langue. Néanmoins, l’un de mes futurs projets consiste à m’intéresser aux cours de « diversificación », section spécialement conçue pour les élèves en grandes difficultés scolaires.

 D’autre part, les heures d’observation me permettent d’entrer en contact avec les principaux acteurs de l’éducation afin qu’ils me renseignent sur le fonctionnement du système éducatif espagnol.

Enfin, pendant ces heures, je crée également les nouveaux projets qui permettront aux élèves de pratiquer la langue étrangère de manière différente (voir chapitre projets).

 

Français : ces heures me permettent de travailler en collaboration avec Maria Jesús Fabra, professeure et chef du département de français du lycée cardenal cisneros. Pendant ces heures, la classe est divisée en deux groupes de niveaux : l’une des professeures s’occupe d’un groupe en difficulté pendant que l’autre professeure s’occupe des élèves qui ont un niveau supérieur.

 

Français : il s’agit d’heures que j’effectue en totale autonomie. Ces heures me permettent de mettre en pratique les projets que j’élabore pour les élèves.

 

III. Organisation du système éducatif espagnol et particularités du lycée cardenal Cisneros

 

a. Le système éducatif espagnol

 

En Espagne, L'éducation est obligatoire de 6 à 16 ans et se divise en deux niveaux : l'enseignement primaire (Educación Primaria)  et l'enseignement secondaire (El Instituto). Il n’existe donc pas de  séparation entre le collège et le lycée. Néanmoins, il existe une distinction à l’intérieur même de l’enseignement secondaire :

 

- Les quatre premières années sont appelées : Educación Secundaria Obligatoria (ESO). Les élèves accèdent à la première année de la Eso dès 12 ans. Elles correspondent à l’enseignement dispensé dans les collèges français.

-         Les deux années suivantes sont appelées : Bachillerato. Ces deux années d’études permettent aux élèves de préparer le baccalauréat. Elles correspondent à l’enseignement dispensé dans les lycées français.

 

b. Fonction des professeurs

 

Ils enseignent en moyenne 18 heures par semaine auxquelles peuvents s’ajouter une heure de bibliothèque et jusqu’à 3 heures de surveillance communément appelée “turno de guardia”. Lorsqu’un professeur est de surveillance, il peut être amené à remplacer un professeur absent ou à surveiller les couloirs.

Lorsqu’un professeur est “responsable de département” (jefe de departamento), il  enseigne 17 heures s’il est l’unique professeur du département ou 15 heures s’il a plusieurs professeurs sous sa responsabilité.

Le professeur principal enseigne, quant à lui, 16 heures auxquelles s’ajoutent une heure de vie de classe et une heure de permanence afin de recevoir les parents.

 

b. Le lycée Cardenal Cisneros

 

Le lycée cardenal Cisneros propose:

-                         Un enseignement de jour pour les élèves scolarisés : les cours commencent à 8 heures 20 et terminent à 15 heures. 

-                         Un enseignement du soir pour les adultes désireux d’obtenir leur baccalauréat.

 

Le Lycée cardenal cisneros est un lycée majestueux, de taille impressionnante et chargé d´histoire. Néanmoins, il se  doit de rester dymanique afin de garder ses effectifs qui s’élèvent actuellement à 607 élèves.

Afin d’attirer de nouveaux effectifs, le chef d’établissement a décidé de renforcer l’enseignement de l’anglais depuis deux ans, en créant un «  proyecto de Ampliación comunicativa en inglés ». Ainsi, les 99 élèves d’ESO qui font partie de ce projet reçoivent actuellement cinq heures d’anglais par semaine. D’autre part, le chef d´établissement a également mis en place un emploi du temps aménagé pour les élèves de Bachillerato qui se forment au conservatoire de musique se situant à côté du lycée.

 

La particularité du lycée consiste à séparer très rapidement les élèves en grandes difficultés scolaires du reste des élèves : ils sont ainsi placés dans une section spéciale dénommée « compensatoria » afin d’y  recevoir des cours de renforcement en langue castillane /littérature et en mathématiques dès leur première année en ESO. S’ils ne parviennent pas à améliorer leurs résultats scolaires, ces élèves seront placés dès la troisième année dans une section appelée « diversificación » fondée sur les mêmes principes que la section de « compensatoria ». L’avantage de ces sections réside dans le fait que les effectifs y sont très réduits. Par exemple, la première année de diversificación compte seulement 8 élèves ! la deuxième en compte 7, la troisième en compte 10 et la quatrième, 13 ! Un effectif qui permet aux enseignants de jouir d’une plus grande efficacité pour un suivi plus personnalisé des élèves.

 

IV. Mes projets

 

Lorsque je suis arrivée au lycée Cardenal Cisneros j’ai été accueillie de façon très chaleureuse par  María Jesús Fabra, professeure de français ainsi que par le chef d’établisement, Isidro Fadon, qui me donne la possibilité de mener à bien tous les projets que je compte mettre en place cette année. Il est cependant à déplorer qu’il n’y ait pas de section européenne française et que les enseignants du lycée Cardenal ne partagent pas de projets communs. En effet, le lycée regorge de départements qui confinent les enseignants d’une même matière dans des salles qui leur sont dédiées, ce qui ne leur permet pas d’échanger sur leurs pratiques pédagogiques ou encore de monter des projets pluridisciplinaires.

 

Cette année, je monte plusieurs projets très variés notamment dans le but de différencier mes pratiques pédagogiques :

 

·        Projet 1 : création d’un blog par les élèves de segundo de Bachillerato « le blog des élèves du lycée cardenal cisneros » qui leur permet de s’exprimer en français sur des thèmes qui les concernent (présentations physique, description de leur famille, goûts, passions…)

·        Projet 2 : correspondance internet entre les élèves de tercero de Eso du lycée et les élèves de mademoiselle Gomariz Sonia, professeure d’espagnol au collège Flora Tristan, à Carrière sous Poissy. Il s’agit pour les élèves de se rendre compte qu’une langue étrangère n’est pas une langue abstraite et qu’elle permet de rentrer en communication avec des adolescents de leur âge mais de culture différente. Les  élèves se  présentent, parlent de leurs goûts, posent des questions… Je remarque un véritable engouement des élèves pour la correspondance ! je poursuivrai ce projet en France.

·        Projet 3 : projet vidéo. A la fin de l’année scolaire, les élèves de primero de Bachillerato présenteront leur lycée en français dans une vidéo que je monte peu à peu. Il s’agit pour les élèves de développer leurs compétences orales (prononciation,

Intonation, prise de parole en continu) après avoir effectué un premier travail écrit afin d’organiser leurs idées.

·        Projet 4 : mise en pratique d’une pédagogie différenciée dans les groupes de niveau. Lorsque je m’occupe des groupes de niveau, je propose une série de fiches d’exercices que les élèves choisissent en fonction de leurs difficultés (fiches sur les verbes, les accords, le vocabulaire, la compréhension écrite d’un texte….) J’accorde une place essentiel au suivi personnalisé des élèves. A la fin de l´heure, je ramasse les exercices et les leur rend la semaine suivante.

·        Projet 5 : observation des classes de « diversificación » et de « compensatoria » afin de faire évoluer mes propres pratiques pédagogiques : quelles sont les techniques éducatives et pédagogiques utilisées par les professeurs afin d’aider les élèves en grande difficulté scolaire ?

·        Projet 6 : développement des pratiques ludiques en classe de français.

 

-                         Utilisation du laboratoire de langue pour mettre en pratique une leçon vue en classe (utilisation très fréquente de sites tels que Edufle)

-                         Etudes de séquences filmiques (Amélie Poulain) et de chansons.

-                         Jeux au tableau pour fixer le vocabulaire vu en classe…

 

·        Projet 7 : Planification d’une sortie à l’institut français et participation des élèves du lycée à un concours photographique :

 

 http://www.vivelaculture.com/bases-del-concurso.pdf

 

                       


30 janvier 2010

MON EXPERIENCE DU MILIEU HOSPITALIER IRLANDAIS

CE QUE J’AI  VECU

 

 

Le 06 janvier dernier, je suis transportée en urgence à un CHU de Dublin, suite à un malaise à mon domicile, survenu entre 6 heures et 7 heures du matin. Le 999 a bien fonctionné et les ambulances arrivent dans un délai raisonnable.

Arrivée à Saint Vincent’s Hospital, je suis très rapidement prise en charge. Plusieurs médecins se succèdent à mon chevet : ils se présentent et à chaque fois, j’ai droit au même ( ?) questionnement, à savoir relater les circonstances du malaise et parler de ses antécédents médicaux.

 

Quelques examens plus tard (examens sanguins, radio de la poitrine, échographie cardiaque), le diagnostic tombe : présence d’une tumeur bénigne mais de taille assez importante à l’intérieur du cœur ! Il s’agit là d’une urgence et il faut opérer !!

 

Le médecin qui me l’annonce est très calme. Selon lui, il n’y a pas d’autre alternative et l’intervention peut avoir lieu quelques jours plus tard. Dans un premier temps, j’accueille la nouvelle avec beaucoup de calme. Mais après de longues minutes, je revois le médecin : un lit est disponible à Saint James Hospital et une équipe  médicale m’attend pour une intervention dans la soirée !!!

 

C’est à ce moment que tout se précipite dans la tête et que les questions fusent. Que vont devenir mes enfants ? Mon époux pourra t-il être à mes côtés ? Après l’intervention, comment va s’organiser la vie quotidienne ? Et le travail à l’école ? Combien de temps vais-je être absente ? Il faut prévenir la Principale, trouver une remplaçante…. Et la suite du programme Jules Verne ???

 

Mon transfert s’organise. Et l’attente commence… J’en profite pour prévenir mon époux de ce qui se prépare (il va tout faire pour être là) ; je préviens aussi l’amie qui s’est chargée de mes enfants ainsi qu’une collègue … J’ai un entretien avec l’assistante sociale, qui se propose de prévenir ma Principale. J’ai un ami à mes côtés (il profite d’une pause entre deux réunions de travail pour me rendre visite !).  Nous évoquons ma situation et ses implications… Il me parle aussi des difficultés de circulation dues au mauvais temps. Et  là, je réalise que je suis sur ce lit d’hôpital depuis plus d’une demi-journée, à jeun (visiblement aucune consigne n’a été donnée me concernant mais j’ai toutes les chances de le rester en vue de ma prochaine opération !), esseulée… et que dehors, il neige. La neige a fait son apparition et s’est rapidement installée dans tout le pays, créant panique et pagaille.

 

Mon ambulance arrive enfin, et une fois que je suis à bord, met plus d’une heure et demie pour rallier les deux hôpitaux, la chaussée étant très glissante !  Saint James Hospital est doté d’un grand service de cardiologie, mais mon arrivée tardive va repousser l’intervention au lendemain, à savoir le jeudi 07 janvier. Celle-ci va très bien se passer, sans complication. Et ma sortie, initialement envisagée le mardi suivant, soit 5 jours seulement après une lourde opération à cœur ouvert, se fera finalement le jeudi 14 janvier.

 

La convalescence commence à la maison, avec comme consignes à respecter pendant au moins 3 mois et entre autres : éviter de conduire ; éviter de soulever, pousser ou tirer quelque chose de lourd ; éviter toute activité qui pourrait affecter la blessure… Maître mot : repos. Je n’aurai pas droit à l’aide à domicile pour quelques jours que je demande (mon assureur m’explique qu’ »il ne peut rien pour moi » et qu’ »il n’intervient qu’en France métropolitaine ! ». Tant pis pour moi donc ! Dieu merci, ici, amis et collègues se proposent de m’assister au quotidien.

 

J’ai vécu une expérience un peu particulière : hospitalisée d’urgence dans un pays étranger pour une intervention lourde. Il est vrai que découvrir un pays peut se faire de plusieurs façons ; l’hospitalisation en est une, même si ce n’est pas la plus habituelle. Et puis, n’est-ce pas aussi en cela que le  programme Jules Verne est intéressant : l’immersion peut passer par l’aspect sanitaire ! Mon témoignage n’en donne qu’une vision très partielle, j’en conviens, mais je voulais le partager.

 

 

CE QUE J’AI APPRIS

 

 

  • Tout au long de mon hospitalisation, j’ai eu affaire à un personnel très dévoué, accessible et compétent. Je leur doit d’être encore en vie !

 

  • J’ai découvert les ward, salles en open space qui permettent de loger plusieurs patients et qui donnent la possibilité de créer des espaces individuels, grâce à des rideaux, pour les soins ou activités délicates (kiné, par exemple).

 

L’inconvénient principal est la présence dans un même espace de patients ayant un niveau de prise en charge médicale différent : en attente d’intervention, intervention imminente, de retour d’intervention, sortie imminente… De plus, la tournée des différents personnels (équipe de médecins, infirmières, aides-soignantes, chargées des repas et du repas…), le relais entre les équipes de jour et de nuit avec transmission de consignes… tout cela fait qu’il  y a toujours du mouvement ou du bruit, sauf de 13 à 14 heures, où la sieste est « prescrite » pour tous !

 

La discrétion lors des visites n’est pas non plus toujours possible.

 

L’avantage du ward, c’est la possibilité de discuter, dans la mesure du possible,  avec les autres patients, et /ou d’entendre de nombreux accents !

 

  • La carte européenne d’assurance maladie a été acceptée pour couvrir les frais d’hospitalisation. A ce propos, il est important d’être enregistré auprès d’un médecin généraliste, le GP (General Practitioner), démarche à effectuer de préférence dès son arrivée dans le pays (et que je n’avais pas faite !).  Ainsi le titulaire de la carte peut ensuite bénéficier de la gratuité des consultations et prescriptions du GP (une consultation coûte tout de même 50 € !).

 

Par ailleurs, il faut savoir qu’une ordonnance délivrée par un hôpital n’est pas prise en charge par la carte européenne d’assurance maladie. Il faut soit la payer intégralement (et se faire rembourser par la suite), soit la faire « réécrire » par son GP. Pour ma part, j’ai dû régler cette première prescription (130 € pour deux semaines de médicaments !). En effet, je n’avais que la prescription de l’hôpital en main car je venais de quitter Saint James Hospital et je n’avais pas encore mon propre GP !

 

  • Je dois aussi dire que ce n’est que plusieurs jours après mon admission à Saint James Hospital, et en tout cas, bien après l’intervention elle-même (aussi lourde ait-elle été) que l’on m’a demandé mon numéro de carte européenne d’assurance maladie. J’en déduis donc que la préoccupation première était d’apporter les soins nécessaires, les formalités administratives intervenant après.

  

Marie-Ena PERIAC

21 janvier 2010

l'année scolaire en République tchèque

L'année scolaire en République Tchèque commence début septembre et se termine fin juin, exactement comme en France.

Toutefois le mois de juin est consacré aux voyages à l'étranger, à la mise en place des projets dans les différentes matières, et est donc un moment un peu particulier de l'année scolaire. D'autant plus particulier que les élèves de dernière année qui passent l'équivalent de notre baccalauréat (Maturita) quittent le lycée dès le mois de mai.

L'année scolaire est semestrialisée en République tchèque (un semestre = pololeti). Les parents d'élèves reçoivent donc, par an, seulement deux bulletins de notes. La remise des premiers bulletins aura lieu dans mon lycée vendredi prochain. Mais ces résultats ne seront pas pour les parents, une réelle surprise puisqu'ils peuvent suivre au jour le jour, par le biais d'un accès internet sécurisé, les notes de leurs enfants dans les différentes matières.

Pendant l'année scolaire, les élèves tchèques et par extension leurs professeurs, ont moins de vacances que leurs homologues français. Voici le détail des vacances et jours fériés spécifiques à la République Tchèque:

- le 28 septembre, la journée de l'état tchèque (Den ceské státnosti) en mémoire de St Venceslas, le patron des pays tchèques.

- le 28 octobre, la journée de la création de l'Etat tchécoslovaque indépendant (Den vzniku samostatného ceskoslovenského státu), en 1918. Cette journée est suivie par les "vacances" d'automne (Podzimní prázdniny), cette année du 29 octobre au 1er novembre soit 5 jours, week-end inclus.

- le 17 novembre, la journée du combat pour la liberté et la démocratie (Den boje za svobodu a demokracii) en souvenir de la manifestation étudiante de 1939 contre l'occupation nazie et de la grande manifestation de 1989.

- les vacances de Noël (Vánocní prázdniny), qui ont eu lieu cette année du 23 décembre au 3 janvier.

- les vacances de fin de semestre (Pololetní prázdniny), en fait un seul jour, le vendredi 29 janvier, qui est libéré pour la remise des bulletins.

- les vacances de Printemps (Jarní prázdniny), qui durent une semaine et dont les dates diffèrent selon les villes. Dans mon lycée, nous avons ces vacances juste après la fin du premier semestre, soit du 30 janvier au 7 février. Oui, elles s'appellent bien les vacances de printemps !

- les vacances de Pâques, (Velikonocní prázdniny), en fait au total deux jours, les 1er et 2 avril.

Bien évidemment, ici aussi les 1er et 8 mai sont fériés.

Voilà, vous savez maintenant tout sur l'année scolaire en République Tchèque,

Na shledanou !

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