de Versailles aux 5 continents: les profs blog-trotteurs

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ma vie à l'étranger

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16 février 2010

Faites du sport !

Jeux olympiques oblige, je vais vous parler du sport en République tchèque. 


Je n'ai pas pu trouvé le pourcentage de tchèques qui pratiquent régulièrement un sport, mais je peux vous dire que dans mon entourage, tous font dans la semaine au minimum une activité sportive. Preuve en est, il existe en République tchèque un grand nombre d'écoles élémentaires spécialisées dans le sport (Sportovní základní škola).

Certes le football et le volleyball par exemple sont ici pratiqués, mais les tchèques apprécient également beaucoup:

- le ski sous toutes ses formes. Même si les tchèques n'ont pas de haute montagne (la montagne la plus haute du pays,Sněžka, s'éleve a 1602 metres), ils sont de grands adeptes de ce sport.

- le hockey sur glace, le sport national. La République tchèque se classe au 3ème rang mondial du  nombre de licenciés (près de 1% de la population en 2008) derrière le Canada et la Finlande. Pour l'anecdote, pendant les informations télévisées, l'annonce des résultats de hockey dure aussi longtemps que l'annonce des résultats de football. En 2009, la République tchèque était à la 6ème place du classement IIHF et elle compte bien renouveler sinon améliorer l'exploit des jeux olympiques de 2006, pendant lesquels elle avait gagné la médaille de bronze.

- le floorball: un sport d'équipe où 2 équipes de 5 plus un gardien par camp s'affrontent, l'objectif étant de mettre dans le but adverse une balle à l'aide d'une crosse. Les derniers championnats du monde de floorball ont eu lieu en 2008 en République tchèque. Le pays compte près de 30 000 pratiquants (elle est aussi au 3ème rang mondial du nombre de pratiquants derrière la Suède et la Finlande).

Bons jeux olympiques,

Na shledanou !

15 février 2010

LE CARNAVAL EN ESPAGNE!

LE CARNAVAL EN ESPAGNE!

Du 11 au 14 février, à Tolède il est indispensable de se trouver un déguisement pour descendre dans les rues et sentir la joie et la bonne humeur qui se dégagent en cette période de carnaval …Au rythme des percussions et de la verbena (orchestre de rue) on se laisse porter….Et le sourire est sur tous les visages…On oublie la crise et le fait de se déguiser nous désinhibe et c’est le rire et la fête qui règnent durant ces 3 journées de festivités…

Mais d’où vient ce fameux carnaval ?

Il s’agit probablement d’une fête païenne à l’origine, comme celles qu’on célébrait en l’honneur de Bacchus, le dieu du vin, ou en l’honneur du Bœuf Apis en Egypte. D’après les historiens, les origines du Carnaval remontent à l’Antiquité dans la civilisation romaine et égyptienne. Puis, à partir du xv ème siècle, les colons portugais et espagnols ont apporté cette tradition en Amérique.

Le Carnaval est une des fêtes les plus populaires. On le célèbre dans les pays de tradition chrétienne, avant le Carême. Le Carnaval dure trois jours et on l’appelle aussi  « carnestolendas ».

Les trois jours de célébration du carnaval précèdent le Mercredi des cendres « el miércoles de ceniza », soit le début du carême sur le calendrier chrétien. On suppose que le terme Carnaval provient du latin « carnelevarium » qui signifie « retirer la viande »et ceci renvoie à l’interdiction de manger de la viande durant les 40 jours de carême.

Au moyen age, il fallait suivre le carême avec rigueur au risque d’être puni par l’Eglise. A cette époque, on célébrait donc le carnaval avec des jeux, des banquets, des danses et des divertissements. A cela s’ajoute, une orgie de nourriture et de boissons qui permettait d’affronter la période du carême avec de la ressource.

En Espagne, sous le règne des Rois Catholiques, on avait l’habitude de se déguiser pour se divertir dans les lieux publics. Cependant, en 1523, Carlos I promulgua une loi interdisant le déguisement et le port du masque. Il faudra attendre Philippe IV pour que soit restaurée la splendeur du carnaval.

De nos jours, il y a des endroits rendus célèbres pour la beauté de leur carnaval, et qui attirent de nombreux touristes comme le Carnaval de Rio, ou celui de Cadiz en Espagne. Le carnaval se fête toujours avec un défile de chars, des comparsas ,troupes de gens déguisés et de danseurs sur une même thématique, des gens déguisés en personnages réels ou allégoriques, des lancés de cotillons …et un grand feu d’artifice !!!

30 janvier 2010

MON EXPERIENCE DU MILIEU HOSPITALIER IRLANDAIS

CE QUE J’AI  VECU

 

 

Le 06 janvier dernier, je suis transportée en urgence à un CHU de Dublin, suite à un malaise à mon domicile, survenu entre 6 heures et 7 heures du matin. Le 999 a bien fonctionné et les ambulances arrivent dans un délai raisonnable.

Arrivée à Saint Vincent’s Hospital, je suis très rapidement prise en charge. Plusieurs médecins se succèdent à mon chevet : ils se présentent et à chaque fois, j’ai droit au même ( ?) questionnement, à savoir relater les circonstances du malaise et parler de ses antécédents médicaux.

 

Quelques examens plus tard (examens sanguins, radio de la poitrine, échographie cardiaque), le diagnostic tombe : présence d’une tumeur bénigne mais de taille assez importante à l’intérieur du cœur ! Il s’agit là d’une urgence et il faut opérer !!

 

Le médecin qui me l’annonce est très calme. Selon lui, il n’y a pas d’autre alternative et l’intervention peut avoir lieu quelques jours plus tard. Dans un premier temps, j’accueille la nouvelle avec beaucoup de calme. Mais après de longues minutes, je revois le médecin : un lit est disponible à Saint James Hospital et une équipe  médicale m’attend pour une intervention dans la soirée !!!

 

C’est à ce moment que tout se précipite dans la tête et que les questions fusent. Que vont devenir mes enfants ? Mon époux pourra t-il être à mes côtés ? Après l’intervention, comment va s’organiser la vie quotidienne ? Et le travail à l’école ? Combien de temps vais-je être absente ? Il faut prévenir la Principale, trouver une remplaçante…. Et la suite du programme Jules Verne ???

 

Mon transfert s’organise. Et l’attente commence… J’en profite pour prévenir mon époux de ce qui se prépare (il va tout faire pour être là) ; je préviens aussi l’amie qui s’est chargée de mes enfants ainsi qu’une collègue … J’ai un entretien avec l’assistante sociale, qui se propose de prévenir ma Principale. J’ai un ami à mes côtés (il profite d’une pause entre deux réunions de travail pour me rendre visite !).  Nous évoquons ma situation et ses implications… Il me parle aussi des difficultés de circulation dues au mauvais temps. Et  là, je réalise que je suis sur ce lit d’hôpital depuis plus d’une demi-journée, à jeun (visiblement aucune consigne n’a été donnée me concernant mais j’ai toutes les chances de le rester en vue de ma prochaine opération !), esseulée… et que dehors, il neige. La neige a fait son apparition et s’est rapidement installée dans tout le pays, créant panique et pagaille.

 

Mon ambulance arrive enfin, et une fois que je suis à bord, met plus d’une heure et demie pour rallier les deux hôpitaux, la chaussée étant très glissante !  Saint James Hospital est doté d’un grand service de cardiologie, mais mon arrivée tardive va repousser l’intervention au lendemain, à savoir le jeudi 07 janvier. Celle-ci va très bien se passer, sans complication. Et ma sortie, initialement envisagée le mardi suivant, soit 5 jours seulement après une lourde opération à cœur ouvert, se fera finalement le jeudi 14 janvier.

 

La convalescence commence à la maison, avec comme consignes à respecter pendant au moins 3 mois et entre autres : éviter de conduire ; éviter de soulever, pousser ou tirer quelque chose de lourd ; éviter toute activité qui pourrait affecter la blessure… Maître mot : repos. Je n’aurai pas droit à l’aide à domicile pour quelques jours que je demande (mon assureur m’explique qu’ »il ne peut rien pour moi » et qu’ »il n’intervient qu’en France métropolitaine ! ». Tant pis pour moi donc ! Dieu merci, ici, amis et collègues se proposent de m’assister au quotidien.

 

J’ai vécu une expérience un peu particulière : hospitalisée d’urgence dans un pays étranger pour une intervention lourde. Il est vrai que découvrir un pays peut se faire de plusieurs façons ; l’hospitalisation en est une, même si ce n’est pas la plus habituelle. Et puis, n’est-ce pas aussi en cela que le  programme Jules Verne est intéressant : l’immersion peut passer par l’aspect sanitaire ! Mon témoignage n’en donne qu’une vision très partielle, j’en conviens, mais je voulais le partager.

 

 

CE QUE J’AI APPRIS

 

 

  • Tout au long de mon hospitalisation, j’ai eu affaire à un personnel très dévoué, accessible et compétent. Je leur doit d’être encore en vie !

 

  • J’ai découvert les ward, salles en open space qui permettent de loger plusieurs patients et qui donnent la possibilité de créer des espaces individuels, grâce à des rideaux, pour les soins ou activités délicates (kiné, par exemple).

 

L’inconvénient principal est la présence dans un même espace de patients ayant un niveau de prise en charge médicale différent : en attente d’intervention, intervention imminente, de retour d’intervention, sortie imminente… De plus, la tournée des différents personnels (équipe de médecins, infirmières, aides-soignantes, chargées des repas et du repas…), le relais entre les équipes de jour et de nuit avec transmission de consignes… tout cela fait qu’il  y a toujours du mouvement ou du bruit, sauf de 13 à 14 heures, où la sieste est « prescrite » pour tous !

 

La discrétion lors des visites n’est pas non plus toujours possible.

 

L’avantage du ward, c’est la possibilité de discuter, dans la mesure du possible,  avec les autres patients, et /ou d’entendre de nombreux accents !

 

  • La carte européenne d’assurance maladie a été acceptée pour couvrir les frais d’hospitalisation. A ce propos, il est important d’être enregistré auprès d’un médecin généraliste, le GP (General Practitioner), démarche à effectuer de préférence dès son arrivée dans le pays (et que je n’avais pas faite !).  Ainsi le titulaire de la carte peut ensuite bénéficier de la gratuité des consultations et prescriptions du GP (une consultation coûte tout de même 50 € !).

 

Par ailleurs, il faut savoir qu’une ordonnance délivrée par un hôpital n’est pas prise en charge par la carte européenne d’assurance maladie. Il faut soit la payer intégralement (et se faire rembourser par la suite), soit la faire « réécrire » par son GP. Pour ma part, j’ai dû régler cette première prescription (130 € pour deux semaines de médicaments !). En effet, je n’avais que la prescription de l’hôpital en main car je venais de quitter Saint James Hospital et je n’avais pas encore mon propre GP !

 

  • Je dois aussi dire que ce n’est que plusieurs jours après mon admission à Saint James Hospital, et en tout cas, bien après l’intervention elle-même (aussi lourde ait-elle été) que l’on m’a demandé mon numéro de carte européenne d’assurance maladie. J’en déduis donc que la préoccupation première était d’apporter les soins nécessaires, les formalités administratives intervenant après.

  

Marie-Ena PERIAC