Le 1er septembre était également le jour de la rentrée des classes en République Tchèque, mais ici s’arrête la comparaison entre ce pays et la France.

En effet, en République Tchèque, la rentrée des classes ne représente pas comme en France l’événement majeur du mois de septembre. Ainsi, cette année, dans un certain nombre de médias, la rentrée des classes a été traitée principalement sous deux angles : la réforme prochaine de l’examen final et la distribution de lait à la cantine. Mais ces sujets ne se sont pas vus octroyer les gros titres. J’y vois à cela deux raisons. La première est inhérente à l’organisation du système scolaire en République Tchèque : les élèves restent au minimum 4 ans dans la même classe, constituée des mêmes élèves, avec la même équipe éducative et le même professeur principal. Pour les élèves, la rentrée des classes est donc plus synonyme de retrouvailles, de retour dans un cadre familier que d’angoisses causées par l’inconnu. En conséquence, dès le 2 septembre, la « rentrée » était déjà terminée et les élèves d’ores et déjà « dans le bain ».

La deuxième raison serait, selon moi, la préparation anticipée de la rentrée des classes. Les professeurs recommencent plus d’une semaine avant la date officielle : ce temps est consacré au rangement, à la vérification du matériel, à la consultation entre collègues. Dans mon lycée d’accueil, les professeurs ont passé deux jours tous ensemble dans un centre de vacances. L’objectif de ce séjour, financé par l’établissement, était de favoriser le « team-building ». Apparemment, ce type de séjour est en plein essor dans les établissements scolaires de République Tchèque.

Mais les professeurs ne sont pas les seuls à connaître une rentrée anticipée. Chaque élève du Gymnázium doit consacrer au minimum deux jours de ses vacances aux « brigades » , celles-ci sont chargées d’aider le personnel de l’établissement à préparer le lycée pour la rentrée et s‘occupent du rangement, de la maintenance, de l‘affichage … Le retour des élèves dans l’enceinte du lycée a donc lieu bien avant le jour de la rentrée.

Il existe certainement d’autres raisons expliquant les différentes manières d’appréhender la rentrée en France et en République Tchèque, mais une chose est sûre, pour moi le dépaysement fut complet dès le premier jour de classe.