Du plus réaliste au plus fantaisiste, César a inspiré de nombreux artistes, comme Goscinny dans sa célèbre BD d’Astérix le Gaulois.
Tafur Garcia Canela
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30 janvier 2012
Par Camille Hémard (lycée Rousseau Sarcelles 95) le 30 janvier 2012, 14:54
Du plus réaliste au plus fantaisiste, César a inspiré de nombreux artistes, comme Goscinny dans sa célèbre BD d’Astérix le Gaulois.
Tafur Garcia Canela
Par Camille Hémard (lycée Rousseau Sarcelles 95) le 30 janvier 2012, 14:38
Mon premier est un verbe du troisième groupe qui se finit en –er-.
Mon deuxième est la première lettre de l’alphabet.
Mon troisième est un mammifère d’Asie à cornes recourbées.
Mon quatrième est un adjectif possessif.
Mon cinquième est un point cardinal.
Mon tout est une célèbre phrase dite par un célèbre général romain.
Ophélie.D 501
27 janvier 2012
Par Camille Hémard (lycée Rousseau Sarcelles 95) le 27 janvier 2012, 14:51
Caius Julius Caesar est né à Rome le 12 ou 13 juillet100 av.
J.-C. et est
mort le 15 mars44 av. J.-C. Il affirmait avoir pour ancêtre Iule (ou Ascagne), fils d’Énée et de Créuse. C’était un général, homme politique et écrivainromain. Sa carrière politique se déroule
normalement jusqu’en 63 av. JC. Il est élu successivement tribun militaire, questeur,
édile et préteur.
César prend possession du pouvoir absolu en devenant dictateur. Il règne dans
l’intérêt général : il amnistie ses anciens adversaires, il entreprend une
série de réformes, comme l’introduction de Gaulois ou d’Espagnols au Sénat, il
donne des terres aux vétérans, réforme les impôts, contrôle sévèrement les
gouverneurs et magistrats des provinces, procure du travail aux pauvres....
Il est le général de nombreuses conquêtes, notamment celle des Gaules en 52
avant J.C.
Cependant ses ennemis ne désarment pas, un complot dans lequel participent des sénateurs comme Cassius et Brutus est tramé contre lui. César est assassiné en pleine séance du Sénat par Brutus son protégé, le 15 mars 44. Il se serait alors écrié: « tu quoque, fili - toi aussi, mon fils ! »
Auguste (appelé aussi Octave) son fils adoptif, lui succédera, conservera le nom de « César » comme synonyme d’empereur romain héritier du trône, et le transmettra à ses successeurs. Ce nom a donné « kaiser » et « tsar ».
L’œuvre administrative et politique de Caius Julius Caesar sera
poursuivie durant une trentaine d’années.
La guerre civile, César traverse le
Rubicon :
César peut se présenter comme la victime de
l’acharnement des conservateurs et comme le défenseur des tribuns de la plèbe[].
Crassus meurt dans une expédition contre les Parthes, et Pompée devient l’homme fort de Rome.
L’ambition de César ne pouvait accepter cela, aussi il veut se présenter aux élections consulaires tout en restant dans sa province avec son armée.
Or la loi exigeait une représentation personnelle des candidats. Il lui fut demandé de licencier son armée et de rentrer seul à Rome.
Prenant l’initiative de l’illégalité,
il décide en janvier 49
av. J.-C. de pénétrer en armes en Italie,
et franchit le Rubicon, rivière marquant la
frontière entre l’Italie et la Gaule cisalpine.
On attribue à César la citation « Alea jacta est »
(« Le sort en est jeté. »), signifiant
qu’il tentait la destinée. Pour César, il n’y a plus que deux issues : la
mort et le déshonneur ou la victoire et le pouvoir.
En deux mois, César est maître de toute
l’Italie. Il décide de détruire toutes les armées pompéiennes installées en
Gaule et en Espagne.
Après un long siège, il s’empare de Marseille et de la péninsule ibérique.
César prend le contrôle de Rome, mais Pompé son plus grand rival s’enfuit accompagné de Cicéron et Brutus. L’année suivante en janvier 48 av. J.-C., César est élu consul ; poursuivant sa stratégie fondée sur l’initiative et la rapidité de mouvement, il surprend Pompée en Épire.
De la victoire à la mort :
En 47 avant J-C , César réside en Egypte, il triomphe d’une rébellion à Alexandrie, il soumet l’Egypte et règle un différent entre Cléopâtre et son frère Ptolémée.
Il donne alors le trône à Cléopâtre. Lors d’un voyage sur le Nil, il goûte quelques mois de repos auprès d’elle, mais doit rapidement repartir en guerre contre le fils de Mithridate nommé Pharnace.
La victoire est rapide : « veni,vidi,vici - je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu ! »
A Rome, il alterne consulats et dictatures avant d’obtenir la dictature à vie. Il doit alors repartir pour l’Espagne où les fils de Pompée ont levé une armée.
César triomphe le 15 mars 45 à Munda près de Cordoue.
César se retrouve véritablement maître du monde connu alors, il fait l’objet d’un véritable culte, lors de la réforme du calendrier, le mois de sa naissance sera nommé « Julius » (juillet), il marque la monnaie de son effigie, sa statue est portée avec celle de la Victoire et il reçoit le titre de « divus » (divin ).
Jules César est sans doute un des génies les plus extraordinaires qui ait existé, tant par la diversité de ses dons que par les aspects de son caractère.
Une partie de ses œuvres littéraires ont été perdues, mais il reste l’œuvre intégrale des Commentaires formée de deux parties : « Sur la guerre des Gaules » (De Bello Gallico) et « Sur la guerre Civile » (De Bello Civili), écrite dans une langue d’une remarquable pureté. Ambitieux, excellent orateur, capitaine de génie, il est l’archétype du conquérant, du dictateur.
Ali - 508
23 janvier 2012
Par Camille Hémard (lycée Rousseau Sarcelles 95) le 23 janvier 2012, 14:46
Dans la vie des douze César, Suétone nous raconte comment et où César s'est fait assassiner.
Boccara Antoine 505
Assidentem conspirati specie officii circumsteterunt, ilicoque Cimber Tillius, qui primas partes susceperat, quasi aliquid rogaturus propius accessit renuentique et gestum in aliud tempus differenti ab utroque umero togam adprehendit: deinde clamantem: 'ista quidem uis est!' alter e Cascis auersum uulnerat paulum infra iugulum. Caesar Cascae brachium arreptum graphio traiecit conatusque prosilire alio uulnere tardatus est; utque animaduertit undique se strictis pugionibus peti, toga caput obuoluit, simul sinistra manu sinum ad ima crura deduxit, quo honestius caderet etiam inferiore corporis parte uelata. atque ita tribus et uiginti plagis confossus est uno modo ad primum ictum gemitu sine uoce edito, etsi tradiderunt quidam Marco Bruto irruenti dixisse: kai su teknon; exanimis diffugientibus cunctis aliquamdiu iacuit, donec lecticae impositum, dependente brachio, tres seruoli domum rettulerunt. nec in tot uulneribus, ut Antistius medicus existimabat, letale ullum repertum est, nisi quod secundo loco in pectore acceperat. Fuerat animus coniuratis corpus occisi in Tiberim trahere, bona publicare, acta rescindere, sed metu Marci Antoni consulis et magistri equitum Lepidi destiterunt.
Percussorum autem fere neque triennio quisquam amplius superuixit neque sua morte defunctus est. damnati omnes alius alio casu periit, pars naufragio, pars proelio; nonnulli semet eodem illo pugione, quo Caesarem uiolauerant, interemerunt.
Lorsqu'il s'assit, les conjurés l'entourèrent, sous prétexte de lui rendre leurs devoirs. Tout à coup Cimber Tillius, qui s'était chargé de commencer l'entreprise, s'approcha comme pour lui demander une faveur ; et César se refusant à l'entendre et lui faisant signe de remettre sa demande à un autre temps, il le saisit, par la toge, aux deux épaules. «C'est là de la violence», s'écrie César ; et, dans le moment même, l'un des Casca, auquel il tournait le dos, le blesse un peu au-dessous de la gorge. César, saisissant le bras qui l'a frappé, le perce de son poinçon, puis il veut s'élancer ; mais une autre blessure l'arrête, et il voit bientôt des poignards levés sur lui de tous côtés. Alors il s'enveloppe la tête de sa toge, et, de la main gauche, il en abaisse en même temps un des pans sur ses jambes, afin de tomber plus décemment, la partie inférieure de son corps étant ainsi couverte. Il fut percé de vingt-trois coups : au premier, il poussa un seul gémissement, sans dire une parole. Toutefois quelques écrivains rapportent que, voyant s'avancer contre lui Marcus Brutus, il dit en grec : «Et toi aussi, mon fils !» Quand il fut mort, tout le monde s'enfuit, et il resta quelque temps étendu par terre. Enfin trois esclaves le rapportèrent chez lui sur une litière, d'où pendait un de ses bras. De tant de blessures, il n'y avait de mortelle, au jugement du médecin Antistius, que la seconde, qui lui avait été faite à la poitrine. L'intention des conjurés était de traîner son cadavre dans le Tibre, d'adjuger ses biens à l'Etat, et d'annuler ses actes ; mais la crainte qu'ils eurent du consul M. Antoine et de Lépide, maître de la cavalerie, les fit renoncer à ce dessein.
Presque pas un de ses meurtriers ne lui survécut plus de trois ans, et ne mourut de mort naturelle. Condamnés tous, ils périrent tous, chacun d'une manière différente ; ceux-ci dans des naufrages, ceux-là dans les combats : il y en eut même qui se percèrent du même glaive dont ils avaient frappé César.
M. Nisard, Paris, 1855
Par Camille Hémard (lycée Rousseau Sarcelles 95) le 23 janvier 2012, 14:27
Dans le premier texte, René Pichon nous décrit César comme un homme ambitieux, qui « ne s’amuse pas à cueillir les fleurs de la poésie et de la rhétorique ». Il ne le considère pas comme un réel écrivain et lui reproche son «manque de désintéressement et de profondeur ».
Jean Bayet lui voit César surtout comme un politique et admire la puissance de son imagination. Il s’accorde cependant avec René Pichon sur le fait que César n’est pas un écrivain.
Il faut attendre 1993 et l’Histoire de la littérature latine de Hubert Zehnacker et Jean-Claude Fredouille, pour trouver un commentaire plus élogieux du travail littéraire de César. On parle de César comme d’un historien, qui fait ses recherches dans des rapports d’Etat major. Ils comparent son travail à celui « d’un journaliste militaire et politique ».
Pierre Grimal aime le style dans lequel César écrit ses livres. Il trouve une «grande pureté dans le choix de ses mots » et le considère ainsi comme un vrai écrivain contredisant ainsi René Pichon.
En conclusion, les avis divergent et évoluent sur les qualités et les défauts littéraires de Jules César. (Canela - 2nde 5)