le procès de cléopâtre

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10 juin 2012

La rencontre!

Le lundi 4 juin, les élèves de 3e du collège Léon Blum à Villiers le Bel et les élèves de 3e du collège Voltaire à Sarcelles sont venus rencontrer les lycéens de Rousseau à Sarcelles pour jouer le procès de Cléopâtre.

Ils sont tous partis ensuite à Paris pour visiter le quartier latin et pique-niquer dans les arènes de Lutèce... sous la pluie! Heureusement le reste de la journée fut plus clément (même s'il faisait assez froid) et tous ont pu répondre aux questions qui leur étaient posées.

19 mars 2012

La personnalité d'Antoine

Antoine lui ayant répondu qu'il n'irait pas à l'armée comme simple particulier, Gabinius le nomma commandant de sa cavalerie, et l'emmena avec lui. Envoyé d'abord contre Aristobule, qui avait fait révolter les Juifs, Antoine monta le premier sur la muraille d'une des places les plus fortes qu'il as, siégeait, chassa Aristobule de toutes ses forteresses; et lui ayant livré bataille, malgré l'infériorité de ses troupes, il le défit, tailla en pièces presque toute son armée, et le fit prisonnier avec son fils.

 

Dans les batailles importantes et dans les combats fréquents qui eurent lieu pendant cette expédition, il donna des preuves d'un courage extraordinaire, et de la sage prévoyance qui convient à un général.

 

Il avait ordonné qu'on donnât à un de ses amis deux cent cinquante mille drachmes, somme que les Romains expriment par un million de sesterces. Son intendant, surpris d'un don si considérable, et voulant qu'il put en juger lui-même, étala tout cet argent sur son passage. Antoine ayant demandé ce que c'était : « C'est, lui répondit l'intendant, l'argent que vous m'avez commandé de donner. — Je croyais, lui dit Antoine, qui s'aperçut de sa malice, qu'un million de sesterces faisait une bien plus grande somme; c'est si peu de chose, que vous en ajouterez encore autant. »

Antoine se fit aimer des soldats, en s'exerçant et en mangeant le plus souvent avec eux, en leur faisant toutes les largesses que lui permettait sa fortune; mais il se rendit insupportable à tous ses autres concitoyens, parce que sa paresse lui faisait voir avec indifférence les injustices qu'ils éprouvaient, qu'il s'emportait même contre ceux qui venaient s'en plaindre, et qu'il ne respectait pas les femmes de condition libre.

 

Antoine, ne pouvant supporter cet affront, répudia sa femme; et, s'unissant avec Asinius, il fit une guerre ouverte à Dolabella, qui, résolu de faire passer la loi de force, s'était emparé de la place publique. Antoine, d'après le décret du sénat qui ordonnait qu'on prendrait les armes contre lui, alla l'attaquer sur la place; il lui tua beaucoup de monde, et perdit lui même quelques-uns des siens.

 

Cette action le rendit odieux à la multitude ; et le reste de sa conduite le fit mépriser et haïr des gens sages et honnêtes, qui détestaient ses débauches de table à des heures indues, ses dépenses excessives, ses dissolutions dans les lieux les plus infâmes, son sommeil en plein jour, ses promenades dans un état d'ivresse, ses repas continués bien avant dans la nuit, ses comédies et ses festins pour célébrer les noces de farceurs et de bouffons.

 

La maison de Pompée ayant été vendue à l'enchère Antoine l'acheta; et quand on lui en demanda le payement, il en fut si indigné, que cela seul, comme il le dit lui-même, l'empêcha d'accompagner César à son expédition d'Afrique, parce qu'il n'avait pas été, disait-il, assez récompensé des premiers services qu'il lui avait rendus.

L'influence de Cléopâtre sur Antoine.

XXXVII. 1.Mais le plus funeste de ses maux, sa passion pour Cléopâtre, qui paraissait assoupie depuis longtemps, qui semblait même avoir cédé à des conseils plus sages, se réveilla tout à coup lorsqu'il fut près de la Syrie, et se ralluma avec plus de fureur que jamais.

                2. Mais rien ne paraissait plus honteux et plus humiliant aux Romains que les honneurs dont il comblait Cléopâtre.

XXXIX.Une armée si puissante, et les préparatifs de guerre qu'il avait faits, jetèrent l'effroi parmi le Indiens situés au delà de la Bactriane, et firent trembler l'Asie. Mais sa passion pour Cléopâtre les rendit inutiles. Impatient d'aller passer l'hiver avec elle, il commença la guerre avant la saison convenable, et agit en tout avec une extrême précipitation : incapable de faire usage de sa raison, et comme charmé par des breuvages et des enchantements, il tournait sans cesse ses regards vers cette femme, plus occupé d'aller bientôt la rejoindre que des moyens de vaincre les ennemis.

LVII. Antoine, attendri ou plutôt amolli par ces discours, et craignant que Cléopâtre ne renonçât en effet à la vie, retourna tout de suite à Alexandrie, et renvoya au printemps l'expédition de Médie, quoiqu'il eût appris que les Parthes étaient agités de séditions.

LXIV. Calvisius, ami de César, fit connaître le tort qu'Antoine s'était donné pour faire plaisir à cette reine,

LXXXII.Tout glorieux de cette victoire, il rentra dans le palais, embrassa Cléopâtre tout armé, et lui présenta celui de ses soldats qui avait donné les plus grandes marques de courage.

 

Au moment de mourir :

LXXXIV. « Cléopâtre, s'écria-t-il, je ne me plains pas d'être privé de toi, puisque je vais te rejoindre dans un instant; ce qui m'afflige, c'est qu'un empereur aussi puissant que moi soit vaincu en courage et en magnanimité par une femme. »

LXXXV.Antoine, apprenant qu'elle vivait encore, demande instamment à ses esclaves de le transporter auprès d'elle; et ils le portèrent sur leurs bras à l'entrée du tombeau.

XCIV.Cléopâtre mourut à l'âge de trente-neuf ans, après en avoir régné vingt-deux, dont plus de quatorze avec Antoine.

Synthèse sur l'influence de Cléopâtre sur Antoine :

Cléopâtre , reine d'Égypte , est connue pour être une femme intelligente, cultivée (connaissance de langues étrangères ) ,mais aussi pour être une incroyable séductrice. Lors de son retour en Égypte , peu après la mort de César, celle-ci rencontre Antoine, venu la questionner sur les méfaits de Cassius et Brutus sur César : elle le séduit. Antoine fut tellement passionné par Cléopâtre qu'il en vint à avancer la date de la troisième guerre civile opposant Antoine et Octave, en la saison la moins convenable pour un guerre, dans le but d'aller la rejoindre rapidement. Il fut à un moment, obligé de rentrer à Rome pour des affaires. Il revint en Égypte en 36, pour enfin être près de Cléopâtre. Lorsqu'Octave décida d'affronter Antoine, Cléopâtre prépara une flotte et ils allèrent rencontrer Octave près de la ville d'Actium. La reine fuit en Égypte lorsqu'elle et Antoine se vinrent être vaincus par Octave. Antoine se réfugia en Afrique.

En conclusion, Antoine fut aussitôt absorbé par l'amour et la beauté de Cléopâtre : en effet, dès leur premier regard, il perdit la raison et devint « attendri », « amolli » par ses flatteries. La preuve est, qu' au moment où il apprit la mort de Cléopâtre, il se suicida.

Cléopâtre mourut par morsure d'un aspic, dit-on caché dans un panier de figues. Elle fut enterrée avec Antoine.

                                                                                                                   par Emily, 501

Vie d'Antoine

Les élèves de latin, en 2nde, ont lu La vie d'Antoine de Plutarque et ont choisi quelques extraits qu'ils ont commentés sur les personnalités d'Antoine, de Cléopâtre, l'influence de celle-ci sur celui-là et le contexte historique de la guerre contre les Parthes.

06 mars 2012

L'art de l'éloquence

L’art de l’éloquence

 

L’art de persuader par un discours - l’éloquence- est un héritage gréco-romain. En Grèce puis à Rome, l’art de bien parler est une nécessité pour pouvoir accomplir son rôle de citoyen et se défendre dans les procès.

 

Quelques repères

·         En Grèce, il existe des professionnels de la parole (les logographes rédigent des discours prononcés dans les procès ; les rhéteurs enseignent l’art oratoire). L’art de composer un discours et de le prononcer de manière éloquente sont des métiers.

·         Au IVe siècle avant notre ère, Aristote a composé le plus célèbre des traités de rhétorique. Il porte le nom de la Rhétorique et explique comment persuader un auditoire.

·         A Rome, Cicéron est le plus célèbre des orateurs. En tant qu’avocat, il a plaidé (gratuitement) dans de nombreux procès dont les textes nous sont parvenus. Comme homme d’Etat, il nous a laissé de nombreux discours politiques.

 

 

Les genres de discours

Les Anciens distinguent trois types de discours qui correspondent chacun à un but précis.

1.     Le genre judiciaire. On l’emploie dans les procès. Dans ce genre de discours, l’orateur vise à accuser ou à défendre, à démontrer ce qui est juste ou injuste.

2.     Le genre délibératif. On l’emploie notamment dans les discours politique. Dans ce genre de discours, l’orateur vise à faire adopter une loi en démontrant qu’elle est utile et bonne pour la cité.

3.      Le genre épidictique. On l’emploie quand on fait l’éloge d’un personnage, notamment dans les éloges funèbres. Il vise faire l’éloge ou le blâme de quelqu’un.

 

 

 

« Enseigner, plaire, divertir » : la clef du succès

Pour convaincre son auditoire, l'orateur possède une arme : le pouvoir des mots. Grâce à eux, il peut

-             prouver ce qu'il avance en le démontrant rationnellement (docere)

-            charmer l’auditoire en lui rapportant des faits qu’il aimera entendre (placere) : plaisanteries, anecdotes piquantes

-            l'émouvoir (movere) en rapportant des faits qui lui feront peur ou susciteront sa pitié

 

Mais, quel que soit le registre choisi, l’orateur doit respecter des règles : parler avec clarté, sans faire d’erreur de langage, avec élégance, et respecter les convenances (ne jamais ridiculiser un personnage public ouvertement ou ne pas utiliser un registre de langue inadapté à la situation). Enfin, l’orateur doit faire un effort de mémoire et qu’il doit « jouer » son discours par la voix et les gestes.

Savoir composer un discours

Vademecum : préparer et prononcer un discours selon les Anciens

 

 

Un discours oratoire ne s'improvise pas, même si un bon orateur ne doit pas lire ou réciter mécaniquement son discours.

L'orateur prépare longuement le contenu de son discours (inventio). Puis il le construit en oragnisant ses idées (dispositio). Enfin il s'entraîne à le mémoriser (memoria ), à le prononcer avec naturel (elocutio) et à mettre le ton et les gestes (actio).  

 

 

Cumque esset omnis oratoris uis ac facultas in quinque partis distributa, ut deberet reperire primum quid diceret, deinde inuenta non solum ordine, sed etiam momento quodam atque iudicio dispensare atque componere; tum ea denique uestire atque ornare oratione; post memoria saepire; ad extremum agere cum dignitate ac uenustate.

 

“Tout l'art de la rhétorique se divise en cinq parties; que l'orateur doit d'abord trouver les matériaux de son discours, puis les ranger, non seulement dans un ordre convenable, mais les distribuer avec sagesse, de manière à leur donner plus de force; les embellir des ornements de style; ensuite les imprimer fortement dans sa mémoire; enfin, les débiter avec grâce et avec noblesse.“

 

                                                  Cicéron, Orator, XXXI-142 (texte et traduction en ligne, source : itinera electronica)

 

 

Suivons-en les étapes !

 

 

La préparation (inuentio)

 

Il s’agit de trouver ce qu’on dira. C’est la préparation du contenu des arguments.

 

 

L'organisation des idées (dispositio)

 

« Que reste t il en effet maintenant, qui soit du domaine de la technique, sinon d’introduire son discours par

un exorde dans lequel on se concilie son auditoire, ou on éveille son attention, ou on le dispose à se laisser

instruire ; d’exposer les faits, brièvement et d’une manière plausible et clairement, pour qu’on puisse

comprendre de quoi il s’agit ; d’étayer sa thèse et de démolir celle de l’adversaire et pour cela de procéder

non dans le désordre, mais en donnant à chacun des points de son argumentation la forme d’un

raisonnement, de manière que la conclusion résulte logiquement des prémisses qu’on a posées, en vue

d’établir chaque point ; enfin de conclure le tout par une péroraison qui enflamme ou qui éteigne la

passion ? » (Cicéron, L’orateur, XXXV, 122)

 

                                                                                                                                                                     Cicéron distingue quatre parties essentielles du discours :

 

1.          l'introduction, appelée exorde (exordium) est destinée à présenter le problème. Elle débute toujours par une phrase destinée à piquer l'attention du public. Il s'agit d'être sûr d'éveiller son attention et, autant que possible, le rendre bienveillant pour sa thèse!

 

2.         l'exposé des faits (narratio) : annonce du sujet en indiquant sous quel angle on va le traiter, et annoncer le plan du discours.

 

3.         l'argumentation  :

-           présente les arguments en faveur de la thèse défendue (confirmatio)

-           démontre pourquoi l’adversaire a tort (refutatio)

 

4.         la conclusion, appelée péroraison (peroratio) : C'est la touche finale ! L'orateur récapitule les points essentiels que l'auditeur doit garder en mémoire. C'est le moment où règne l'émotion.

 

 

 

L’ elocutio

 

          Ce point essentiel de l’art oratoir répond à quelques règles : parler avec clarté, sans faire d’erreur de langage, avec élégance, et respecter les convenances (ne jamais ridiculiser un personnage public ouvertement ou ne pas utiliser un registre de langue inadapté à la situation).

          Si ces règles ne sont pas respectées, l’orateur sera discrédité.

 

 

La memoria

 

Il s’agit du travail de mémorisation du discours. Un bon orateur parler quasiment sans note sous les yeux ! Attention, il ne doit pas, non, plus, réciter son discours par coeur. En effet, le discours manquera de vie. En fait, l’orateur doit faire semblant d’hésiter, de chercher ses idées…pour mieux préparer ses effets et captiver son public. C’est l’art du suspense.

 

 

L’actio

 

Elle correspond à la maîtrise des techniques oratoires en public : diction, gestes, place de la toge… Tout cela est codifié et très précis. C‘est comme si l’orateur devenait comédien.

 

« L‘orateur réglera aussi ses mouvements, de manière à n'avoir rien d'excessif dans son action. Il tiendra le corps droit et élevé. Il pourra, mais bien rarement, faire quelques pas. Il évitera de courir dans la tribune. Il ne penchera pas la tête nonchalamment ; il ne gesticulera pas avec les doigts ; il ne s'en servira pas pour battre la mesure. Quant aux mouvements du corps même, il mettra encore plus de soin à les régler ; même en se penchant, il conservera la dignité de l'action. Il étendra le bras s'il parle avec force ; il le ramènera s'il prend un ton plus doux. C'est le visage qui, après la voix, seconde le mieux l'action. Quelle grâce et quelle dignité n'y ajoute-t-il pas ? Mais il faut éviter l'affectation, les grimaces. Il faut aussi régler avec soin les mouvements des yeux ; car si le visage est le miroir de l'âme, les yeux en sont les interprètes : ils exprimeront la joie ou la tristesse, selon la nature du sujet.»

 

                                                                                                                 Cicéron, L’orateur, XVIII.

 

 

Vous voilà prêt à décrypter les postures des hommes politiques quand ils prononcent un discours !

04 mars 2012

Vocabulaire de la justice

absolvo,as,are avi, atum : acquitter, absoudre

aequus, a, um : égal, juste

arbitrium, ii, n : jugement

arbitror, aris, ari, atus sum : juger, estimer

caedes, is, f. : meurtre, massacre

condemno, as, are avi, atum : condamner

crimen, minis, n. :  faute, crime

culpa, ae, f. : faute

delator,oris, m : accusateur, dénonciateur

existimo, as, are, avi, atum : juger, penser

fraus, fraudis, f. : tort, tromperie

iniquus, a, um : inégal, inique, défavorable

injuria, ae, f. : injustice

judex, judicis, m. : juge

judica publica , judicae publicae f. : justice criminelle         

judicium, ii, n. : procès, jugement, opinion

judico, as, are,avi, atum : juger, décider

jus, juris, n. : droit

justitia, ae, f. : justice

justus, a, um : juste

nex, necis, f. : meurtre, exécution

patronus, i, m : avocat               

poena, ae, f. :punition, châtiment, peine

provocatio,onis f. : appel

scelus, eris, n. : crime, forfait

02 mars 2012

Auguste, le premier empereur

Présentation à travers diverses activités, textes et images, de quelques aspects de la vie d'Auguste : repères biographiques, qualités d'homme d'Etat, extension de l'Empire et modelage de l'Urbs sont au programme !

avant de commencer, n'oubliez pas de relire vos notes sur le Docu-fiction "Le destin de Rome", afin de pouvoir vous rappeler de quelle manière ce jeune homme ambitieux est arrivé à gouverner seul l'Empire.

01 mars 2012

La justice à Rome à la fin de la République


Le jugement d’un criminel à Rome sous la république

 

I. La justice criminelle

A Rome, relevaient de la justice criminelle (judica publica) les crimes de droit commun et les crimes politiques.

1. Le lieu

Le procès se déroulait au forum.

2. L’accusation

C’était un citoyen quelconque qui accusait (delator), il pouvait être représenté par un avocat (patronus). Il n’y avait pas de “ministère public” et afin de décourager les poursuites judiciaires injustifiées, la loi décrétait que tout procureur qui ne parviendrait pas à justifier sa plainte serait marqué au fer rouge sur le front d’un K, première lettre du mot «Kalumniator» (calomniateur).

3. La défense

L’accusé pouvait également être représenté par un avocat. Cette profession était aux yeux des Romains la plus brillante qui soit : c’était elle qui permettait de gravir, grâce au pouvoir de l’éloquence, tous les échelons dans la carrière des honneurs (cursus honorum). En revanche ce n’était pas une profession lucrative : la loi interdisait à l’avocat de recevoir quelque gratification que se soit de la part son client.

 4. Juge et jurys

Sous la République, la justice criminelle était rendue à l’origine par le Sénat ou les comices centuriates ou tributes (assemblées du peuple). La procédure était organisée par un consul ou un questeur mais ses lenteurs firent instituer de bonne heure des jurys criminels. Ces jurys, dont sénateurs et chevaliers se disputaient le monopole, étaient présidés par un préteur. Comme dans les procès modernes, les deux  parties (la défense et l’accusation) avaient le droit, dans une certaine mesure, de récuser des jurés.

5. le déroulement du procès

Sans être fixe, il suivait généralement l’ordre suivant : discours du ou des accusateurs, réponses de l’accusé et de ses avocats, production et discussion des témoignages. La défense avait le droit de parler plus longtemps que l’accusation.

Ce qui nous surprendrait par rapport aux procès modernes c’est la façon dont le public et l’accusé intervenaient. Les attaques personnelles contre les différents acteurs du procès étaient en outre largement tolérées.

II. Le verdict, les peines encourues et les ressorts des condamnés

1. Modalité du vote

A l’issue du procès, les jurys votaient sur des petites tablettes de cires : ils gravaient la lettre A pour absolvo (j’absous : non coupable) ou la lettre C pour condemno (je condamne : coupable). Une majorité simple suffisait pour rendre une sentence.

 2. Les peines (poenae)

A.  La peine capitale

Dans la Rome antique,  l'application de la peine de mort à l'encontre des citoyens romains était peu courante et jugée exceptionnelle. Il en était tout autrement pour les étrangers et les esclaves.

La peine de mort pouvait être prononcée par  les comices centuriates mais elle était le plus souvent remplacée par  l’exil hors du territoire romain au point que, dans les derniers siècles de la République, les tribunaux étaient obligés de laisser à un condamné le temps de s’échapper avant d’exécuter la sentence de mort.

 B.  Les peines non capitales

Amendes, infamie (restriction des droits civiques), emprisonnement, exil, expiation, et relégation étaient les sanctions les plus courantes sous la République. Les plus lourdes de ces peines s’accompagnaient d’une privation partielle ou totale des droits civiques, ce qui, pour un citoyen romain, équivalait presque à la mort.

Un citoyen frappé d’expiation ne pouvait plus participer à la religion. Il ne pouvait donc plus participer à la vie publique de Rome. C’était déjà une forme d’exil : le citoyen devenait un étranger tout en restant chez lui et n’avait plus droit à la moindre reconnaissance.

 Quant à l’exil, selon la formule de bannissement : exiler un homme, c’était lui interdire le feu et l’eau. Par ce feu, on entendait le feu sacré du foyer ; par cette eau, l’eau qui servait aux sacrifices. L’exil plaçait ainsi l’homme hors de la religion. De même qu’en cas d’expiation, le citoyen perdait donc ses droits civiques. Il était de surcroît privé du plaisir de vivre dans sa patrie et les anciens n’imaginaient pas de châtiment plus cruel. La relégation était une variante de l’exil (le citoyen condamné à la relégation était exilé dans un lieu désigné). Elle s’accompagnait donc des mêmes inconvénients pour celui qui la subissait.

 3. L’appel (provocatio)

Très tôt dans l’Histoire de Rome, le pouvoir de punir a été limité par le droit du condamné de faire appel devant l’assemblée du peuple. Mais vers la fin de la République ces appels cessèrent d’être pratiqués.

 

Bibliographie, sitographie

Dictionnaire de l'Antiquité, Mythologie, littérature et civilisation, dirigé par Margaret-C Howatson. Paris, Robert Lafont, 1998

 

http://www.alexis.lautre.net

http://lemonderomain.free.fr

 Fiche réalisée à partir du travail de Charlène et Rédouane

05 février 2012

Corpus de textes et d'images sur la vie de Cléopâtre

Corpus de textes et d'images sur la vie de Cléopâtre

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