Le Pro Archia fut probablement prononcé en 62 avant Jésus-Christ, l'année qui suivit le consulat de Cicéron, devant un jury présidé par Quintus Cicéron, le  frère de l'orateur (né en -102 à Arpinum, édile en -66 et préteur en -62 frère cadet de Marcus Tullius Cicero). Le poète grec A. Licinius Archias a vu son droit de cité contesté ; Cicéron s’emploie à défendre son maître et ami à travers ce discours.
Il s’agit d’un discours atypique.
En théorie, il appartient à la rhétorique judiciaire et en présente le plan type : 
Structure du discours
Exorde (chap.1-2) : L'orateur se doit de défendre Archias qui l'a initié aux lettres. Il se permettra aussi d'évoquer l'importance de la poésie, devant un public qu'il sait cultivé.
Narration (chap. 3) : Biographie d'Archias, et son acquisition du droit de cité.
Réfutation (chap. 4-5) : L'absence de registres ne pèse pas lourd face aux témoignages favorables à Archias.
Confirmation (chap. 6-11) : Éloge des lettres, de la poésie (particulièrement la poésie grecque), idéale pour chanter la gloire des Romains.
Péroraison (chap. 12) : Rejeter Archias serait injuste, rejeter cet excellent poète serait absurde.
Mais l'essentiel du discours est consacré à l'éloge d'Archias et de la poésie, et par-delà à la littérature en général. Ce discours relève donc également de l'éloquence démonstrative. Là est l'originalité du discours, ce qui donne au Pro Archia une place à part dans le corpus judiciaire de Cicéron.