TITE-LIVE  I, 19-20 – Les institutions fondées par Numa Pompilius

Ce passage de l’Histoire de Tite-Live évoque les différentes institutions religieuses mises en place par Numa Pompilius, successeur de Romulus. 

Consignes

A rendre pour le vendredi 17 Février, sous forme de publication sur le blog dans le billet présent.

Je vous ai attribué à chacune un passage.

- En confrontant texte latin et traduction française proposée, élaborer la structure syntaxique du texte latin.
Copiez le texte latin dans un document Word. Faites la construction avec le code couleur et en ménageant des alinéas pour indiquer comment les propositions s’organisent les unes par rapport aux autres. Une fois le travail terminé, copiez le dans le blog sous le tableau présentant le passage latin dont vous vous occupez en regard de la traduction.

- Etablir les notes grammaticales qui vous semblent nécessaires à la lecture du texte latin.
Insérez manuellement une note dans votre texte latin appareillé. En-dessous du texte, reprendre le numéro et rédigez votre note.

- Faire des recherches sur tous les éléments culturels évoqués par le passage. Apporter tous les éléments qui vous paraissent nécessaires pour éclairer le sens du texte. Ce peut être :

un texte de synthèse donnant les éléments de connaissance essentiels ;
Souligner en gras, dans le texte latin non appareillé, le terme ou l’expression commentée.

A la suite de votre travail de construction et de notes grammaticales, placez les encarts explicatifs.

un lien vers un site qui vous paraît intéressant ;

Dans la barre d’outil, l’icône mappemonde avec main blanche vous permet d’insérer un lien. Sélectionnez le terme voulu ; cliquez sur l’icône ; dans la fenêtre qui s’ouvre, recopiez l’adresse du site souhaité.

un lien vers un article en ligne ;
Mêmes manipulations.

un lien vers un autre billet dans lequel vous publierez un texte complémentaire qui vous paraît utile.
Dans la barre d’outil, l’icône deux pages blanches avec une main vous permet de faire un lien vers un autre billet. Créez d’abord l’autre billet et importez dedans ce qui vous intéresse. Ne pas oublier de mettre un titre et d’enregistrer. Ensuite sur le billet principal, cliquez sur l’icône. S’affiche le tableau récapitulant les billets du blogs ; choisissez le billet souhaité. Validez.

Vous pouvez insérer une illustration si cela vous paraît pertinent.
Deux solutions :
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PAULINE

[19] Qui regno ita potitus urbem novam conditam vi et armis, iure eam legibusque ac moribus de integro condere parat. Quibus cum inter bella adsuescere videret non posse—quippe efferari militia animos—, mitigandum ferocem populum armorum desuetudine ratus, Ianum ad infimum Argiletum indicem pacis bellique fecit, apertus ut in armis esse civitatem, clausus pacatos circa omnes populos significaret. Bis deinde post Numae regnum clausus fuit, semel T. Manlio consule post Punicum primum perfectum bellum, iterum, quod nostrae aetati di dederunt ut videremus, post bellum Actiacum ab imperatore Caesare Augusto pace terra marique parta.

— Clauso eo cum omnium circa finitimorum societate ac foederibus iunxisset animos, positis externorum periculorum curis, ne luxuriarent otio animi quos metus hostium disciplinaque militaris continuerat, omnium primum, rem ad multitudinem imperitam et illis saeculis rudem efficacissimam, deorum metum iniciendum ratus est. Qui cum descendere ad animos sine aliquo commento miraculi non posset, simulat sibi cum dea Egeria congressus nocturnos esse ; eius se monitu quae acceptissima dis essent sacra instituere, sacerdotes suos cuique deorum praeficere.  

[Qui ((regno)itapotitus(urbem novam(conditam (vi et armis)), (iure) (eam) legibusque) (ac moribus) (de integro) (1) condere parat.] (2)

[(Quibus[cum (inter bella) adsuescerevideret [non posse[quippe efferari (militia) animos]—, [mitigandum (3) (ferocem populum) ((armorum) desuetudine)ratus],     

[(Ianum) (ad infimum Argiletum) (indicem (pacis bellique)fecit], [apertus  [ut] (in armis)

esse civitatem], [clausus (4) (pacatos circa omnes populos)] (5) significaret.

[Bis deinde (post (Numae) regnum) clausus fuit], [semel T. Manlio (consule) (6) (post Punicum primum perfectum bellum)], [iterum, [quod (nostrae aetatidi dederuntut videremus, [(post bellum Actiacum) (ab imperatore Caesare Augusto) pace (terra mariqueparta (7)].

[Clauso eo (8)[cum (omnium circa finitimorum) (societate ac foederibus) iunxisset (animos)], [positis (externorum periculorum) curis (9)], ne luxuriarent (otio (animi)[quos metus (hostiumdisciplina que militaris 

continuerat], [omnium primum, [rem (ad multitudinem imperitam et (illis saeculis) rudem) (efficacissimam)] (10), [((deorummetum) iniciendum (11)ratus est]

[Qui (12) cum descendere (ad animos) (sine aliquo commento miraculi) non posset], simulat [(sibi) (cum dea Egeria) (congressus nocturnos) esse] ; [(eiusse (monitu) [quae (acceptissima(13) (dis) essent(sacra) instituere], [(sacerdotes suos) (cuique (deorum)praeficere]. (14)

(1) Désormais maître du trône, Numa voulut que la ville naissante, fondée par la violence et par les armes, le fût de nouveau par la justice, par les lois et la sainteté des mœurs : (2) et comme il lui semblait impossible, au milieu de guerres perpétuelles, de faire accepter ce nouvel ordre de choses à des esprits dont le métier des armes avait nourri la férocité, il crut devoir commencer par adoucir cet instinct farouche, en le privant par degrés de son aliment habituel. Dans ce but, il éleva le temple de Janus. Ce temple, construit au bas de l'Argilète, devint le symbole de la paix et de la guerre. Ouvert, il était le signal qui appelait les citoyens aux armes; fermé, il annonçait que la paix régnait entre toutes les nations voisines. (3) Deux fois il a été fermé depuis le règne de Numa, la première, sous le consulat de Titus Manlius, à la fin de la première guerre punique; la seconde, sous César Auguste, lorsque, par un effet de la bonté des dieux, nous vîmes, après la bataille d'Actium, la paix acquise au monde, et sur terre et sur mer.

(4) Quand donc Numa l'eut fermé, quand par des traités et par des alliances il eut consommé l'union entre Rome et les peuples circonvoisins, quand il eut dissipé les inquiétudes sur le retour probable de tout danger extérieur, il redouta l'influence pernicieuse de l'oisiveté sur des hommes que la crainte de l'ennemi et les habitudes de la guerre avaient contenus jusqu'alors. Il pensa d'abord qu'il parviendrait plus aisément à adoucir les mœurs grossières de cette multitude et à dissiper son ignorance, en versant dans les âmes le sentiment profond de la crainte des dieux. (5) Mais ce but ne pouvait être atteint sans une intervention miraculeuse. Numa feignit donc d'avoir des entretiens nocturnes avec la déesse Égérie. Il disait que, pour obéir à ses ordres, il instituait les cérémonies religieuses les plus agréables aux dieux, et un sacerdoce particulier pour chacun d'eux.


(1) de integro = de nouveau

(2) urbem condere = fonder une ville

(3) Proposition infinitive commandée par “ratus” dans laquelle “esse” est sous-entendu ; esse + adjectif verbal a une valeur d’obligation ; adjectif verbal accordé avec “ferocem populum” qui est COD

(4) apertus et clausus sont apposés au sujet ; ils ont une valeur circonstancielle temporelle  (“quand [le temple] était fermé....quand il était ouvert”)

(5) deux proposition infinitives juxtaposée dépendantes de la proposition “ut significaret” ; dans la deuxième proposition infinitive, “esse” est sous-entendu

(6) ablatif absolu à valeur temporelle

(7) ablatif absolu à valeur temporelle

(8) ablatif absolu à valeur temporelle

(9) ablatif absolu

(10) proposition infinitive dépendante de “ratus est” dont le sujet est “rem” et dans laquelle “esse” est sous-entendu ; “efficacissimam” est donc attribut

(11) adjectif verbal accordé avec “metum”

(12) relatif de liaison qui renvoie à Numa

(13) attribut ; neutre pluriel car renvoie à “monitu”, repris par “quae”

(14) trois propositions infinitives juxtaposées dépendantes de “simulat”




Temple de Janus sur l'Argilète :


Numa Pompilius est le deuxième roi légendaire de Rome (-715 , - 673), il promulgua une réforme du calendrier dans le but d’ajuster les anciens mois lunaires et solaires. Il ajouta deux mois au calendrier (janvier et février). Les calendes de janvier étaient consacrées au dieu Janus dont les deux visages regardaient l’année qui venait de finir et celle où l’on entrait. 

Janus, dieu exclusivement romain, est le dieu des portes (de “ianua” qui signifie porte) et a pour particularité d’avoir deux visages (puisque la porte donne ou la possibilité d’être dedans, ou celle d’être dehors). Ces visages peuvent symboliser le regard vers le passé et l’avenir, le pouvoir de Janus à la fois sur l’espace du haut (le ciel) et celui du bas (les mers et les terres), ou encore les directions de l’orient et de l’occident. Il gouverne par conséquent l’ensemble de l’univers, dans toute son étendue. 

Ses deux têtes peuvent aussi symboliser le succès ou l’échec d’une guerre. Les portes de son temple étaient, selon les auteurs romains, ouvertes en temps de guerre et fermées en temps de paix. On trouve plusieurs explications pour ce phénomène. Selon Ovide, les portes ouvertes en temps de guerre permettaient aux soldats d’éviter de rencontrer des obstacles sur leur retour, et les portes fermées empêchaient la paix de trouver une issue. Certains autres pensaient que le génie de la guerre résidait dans le temple et qu’il fallait donc laisser les portes ouvertes pour le laisser libre d’agir en temps de guerre. De manière plus pragmatique, les portes ouvertes en temps de guerre permettait d’apporter des offrandes dans le temple.

Plusieurs temples ont été érigés en l’honneur de Janus à Rome. Celui que Numa Pompulius aurait fait construire se trouvait sur la colline du Janicule, dans la rue nommée Argiletum, une importante voie qui reliait le forum romain et les zones résidentielles dans le nord-est. Ce temple était en bois, ce qui suggère que le culte de Janus était très ancien, même si l’on peut douter de la précision de sa date de construction.


Sources : http://www.roma-quadrata.com/

http://www.lauragais-patrimoine.fr/  => http://www.lauragais-patrimoine.fr/VILLES_ET_VILLAGES/VILLE%20DE%20SOREZE/DIEUJANUS/JANUS01.htm



Titus Manlius :


Titus Manlius était un homme politique romain qui a assumé trois consulats en 347, 344 et 340 avant J-C. Il est connu pour avoir, en tant que tribun légionnaire pendant la dictature de Sulpicius, avoir tué un gaulois qui l’avait provoqué en combat singulier. Il lui aurait enlevé son collier pour le mettre autour de son cou, d’où son nom Titus Manlius Torquatus. De ce fait, il compte parmi les héros mythiques qui fondent ce que l'on nomme la "virtus romana", c'est-à-dire les qualités essentielles de l'homme romain qui concernent à la fois les activités guerrières et les activités politiques. La virtus résulte d'un ensemble de virtutes (desquelles font partie le travail, labor, et la force, fortitudo), est associée à l'honneur (honos) et est même divinisée. Elle désigne au départ une valeur des nobiles et s'ajoute donc à la valeur conférée par la naissance.


Sources : cours de latin de terminale



Première guerre punique :


La Première Guerre punique ou Guerre de Sicile est la première des trois guerres qui opposèrent Rome et Carthage, deux puissances majeures en Méditerranée occidentale. L’adjectif punique vient du nom Poenici que les Romains donnent à leurs adversaires, assimilés aux Phéniciens (Phoenici). Ce conflit, engagé pour le contrôle de la Sicile et qui dura 23 ans, de 264 avant J-C à 241 avant J-C, fut l'un des plus longs menés par Rome. 

En 283 av. J.-C., les Mamertins, mercenaires de Campanie, s'emparèrent de la ville de Messine en Sicile, et demandèrent l'aide des Carthaginois afin de combattre le tyran de Syracuse, Hiéron II. Les Carthaginois envoyèrent alors une flotte au secours des Mamertins mais ceux-ci se ravisèrent et cherchèrent une alliance auprès des Romains, contre Carthage. C'est l'arrivée de Rome en Sicile qui déclencha la Première Guerre Punique qui eut lieu principalement sur mer.

Pendant les premières années de la guerre, aucune des eux cités ne se démarqua, les forces en présence étant sensiblement égales. Mais en 260, les Romains découvrirent un moyen de faire une guerre terrestre sur mer grâce à l'invention du Corbeau, une passerelle munie d'un câble permettant de s'attacher à un navire ennemi. Cette invention donna alors l’avantage aux Romains, meilleurs à la guerre sur terre que sur mer, contrairement aux Carthaginois, et leur permit de remporter les victoires de Myles et d'Ecnome entre 260 et 256. Les Carthaginois reprirent cependant vite pieds avec l'arrivée du mercenaire spartiate Xanthippos qui redonna l'espoir aux armées, ainsi que de nouvelles victoires carthaginoises, notamment grâce aux éléphants de guerre. Ainsi, les Carthaginois remportèrent la bataille de Drépane en 249, et l’arrivée du général Hamilcar Barca correspondit à un certain affaiblissement des troupes romaines. Mais en 242, après le renouvellement de leur alliance avec Hiéron II de Syracuse, Rome prit le dessus lors de batailles en Sicile et vainquit Carthage. Cette  victoire de l’armée romaine menée par le consul Caius Lutatius Catulus fut suivie d’un traité de paix dont les conditions restreignaient la puissance de la cité ennemie. Carthage dut effectivement évacuer la Sicile, restituer les prisonniers sans rançon et verser une importante indemnité de guerre.


Sources : J.-P. MARTIN, A. CHAUVOT, M. CÉBEILLAC-GERVASONI, Histoire romaine, Armand Colin

http://www.histoiredumonde.net/-Premiere-guerre-punique-.html



Auguste :


Auguste (Caius Julius Caesar Octavianus Augustus), d'abord appelé Octave puis Octavien, né en 63 avant J-C à Rome et mort en 14 après J-C à Nola, est le premier empereur romain. 

Lien vers le site de l’”encyclopédie gratuite” Imago Mundi sur lequel se trouve une biographie d’Auguste : http://www.cosmovisions.com/Auguste.htm



Bataille d’Actium :


Lien vers le site “Histoire des civilisations européennes” qui propose un court résumé illustré de cette bataille : http://www.hist-europe.fr/bataille1/actium.html



Égérie :


La “déesse Égérie” est ici en réalité la nymhe Égérie. On raconte que le Roi Numa Pompilius avait des rendez-vous fréquents avec elle, la nymphe des sources, et l'aurait consultée pour mettre au point sa législation religieuse. Ils auraient eu l’habitude de se retrouver à l'endroit où un bouclier sacré était tombé du ciel et Numa avait consacré le bois de Camènes, où vivait Egérie. Après la mort de Nurna, Egérie, inconsolable, se serait réfugiée dans le bois d'Aricie, où elle aurait été changée en une source pour avoir interrompu les rites de Diane par ses lamentations.

Son nom est passé dans le langage courant pour caractériser une femme qui conseille ou qui inspire secrètement un homme.


NB : La déesse Égérie était la déesse des Romains à laquelle les femmes enceintes faisait des sacrifices pour lui demander un accouchement facile, c’est-à-dire que l’enfant sorte sans complications. Le nom d’Égérie viendrait alors d’egere qui signifie faire sortir.


Sources : http://mythologica.fr/rome/egerie.htm

http://books.google.fr/books?id=vdMRAAAAYAAJ&pg=PA114&lpg=PA114&dq=déesse+égérie&source=bl&ots=rf3jEl9ZZb&sig=WYmG-_IuabUDoL27UYsGgylU2z4&hl=fr&sa=X&ei=MJxJT4ClK_OK4gTiwP2DAw&ved=0CFMQ6AEwBg#v=onepage&q=déesse%20égérie&f=false




CAMILLE

Atque omnium primum ad cursus lunae in duodecim menses discribit annum ; quem quia tricenos dies singulis mensibus luna non explet desuntque sex dies solido anno qui solstitiali circumagitur orbe, intercalariis mensibus interponendis ita dispensavit, ut vicesimo anno ad metam eandem solis unde orsi essent, plenis omnium annorum spatiis dies congruerent. Idem nefastos dies fastosque fecit quia aliquando nihil cum populo agi utile futurum erat.

 [20] Tum sacerdotibus creandis animum adiecit, quamquam ipse plurima sacra obibat, ea maxime quae nunc ad Dialem flaminem pertinent. Sed quia in civitate bellicosa plures Romuli quam Numae similes reges putabat fore iturosque ipsos ad bella, ne sacra regiae vicis desererentur flaminem Iovi adsiduum sacerdotem creavit insignique eum ueste et curuli regia sella adornavit. Huic duos flamines adiecit, Marti unum, alterum Quirino, virginesque Vestae legit, Alba oriundum sacerdotium et genti conditoris haud alienum. His ut adsiduae templi antistites essent stipendium de publico statuit; virginitate aliisque caerimoniis venerabiles ac sanctas fecit.

[Atque omnium primum (ad cursus (lunae)) (in duodecim menses) discribit (annum) ] ; [quem [quia (tricenos dies(singulis mensibus) luna >1 non explet] [desuntque sex dies (solido anno) ]qui (solstitiali) circumagitur (orbe)], (intercalariis mensibus interponentisita dispensavit, >2 [ut [ (vicesimo anno) (ad metam eandem (solis)unde orsi essent ], (plenis (omnium annorum) spatiis) dies congruerent] [Idem (nefastos dies fastosque) fecit ] [quia aliquando nihil (cum populo agi utile) futurum erat]

[20] [Tum (sacerdotibus creandis animum adiecit), quamquam ipse plurima sacra obibat, (ea maxime quae nunc ad (Dialem flaminem))pertinent.][ Sed quia in (civitate 

 

bellicosa (plures Romuli quam Numae) similes reges) putabat fore ] [(iturosque ipsos ad bella, ne sacra regiae vicis) desererentur (flaminem Iovi adsiduum sacerdotem)creavit ]

[( insignique (eum) ueste)][ et (curuli regia sella) adornavit. ] [Huic (duos flamines) adiecit(Marti unum, alterum Quirino) ][(virginesque Vestae legit, Alba oriundum 

sacerdotium)][ et (genti) (conditoris) haud alienum).[ His ut (adsiduae (templi) antistites essentstipendium de publico statuit; (virginitate))][( aliisque caerimoniis venerabiles ac 

sanctas fecit.]

 

1> Ablatif absolu 

2> Proposition principale avec pour COD quem 

 

(6) Avant tout, il divisa l'année suivant les cours de la lune, en douze mois; mais comme chaque révolution lunaire n'est pas régulièrement de trente jours, et que par conséquent l'année solaire eût été incomplète, il suppléa cette lacune par l'interposition des mois intercalaires, et il les disposa de telle façon que tous les vingt-quatre ans, le soleil se retrouvant au même point d'où il était parti, chaque lacune annuelle était réparée. (7) Il établit aussi les jours fastes et les jours néfastes, car il pressentait déjà l'utilité de suspendre parfois la vie politique. 
[I, 20]

(1) Il songea ensuite à créer des prêtres, quoiqu'il remplît lui-même la plupart des fonctions qu'exerce aujourd'hui le flamine de Jupiter. (2) Mais il prévoyait que cette cité belliqueuse compterait plus de princes semblables à Romulus qu'à Numa, de princes faisant la guerre et y marchant en personne; et, de peur que les fonctions de roi ne gênassent les fonctions de prêtre, il créa un flamine, avec mission de ne jamais quitter les autels de Jupiter, le revêtit d'insignes augustes, et lui donna la chaise curule pareille à celle des rois. Il lui adjoignit deux autres flamines, l'un consacré à Mars, l'autre à Quirinus. (3) Il fonda ensuite le collège des Vestales, sacerdoce emprunté aux Albains, et qui n'était point étranger à la famille du fondateur de Rome. Il leur assigna un revenu sur l'état, afin de les enchaîner exclusivement et à toujours aux nécessités de leur ministère : le vœu de virginité et d'autres distinctions achevèrent de leur imprimer un caractère vénérable et sacré.


 LES FLAMINES :étaient des prêtres attachés au culte d'une divinité nommés par le grand pontife de chaque ville. Ils sont perçus comme avoir été créés par Romulus et Numa (2e roi de Rome).   Son costume, en public, était une toge prétexte et un manteau lourd et épais (laena) fait de laine tissé par sa propre femme, puis un bonnet épais en laine (ou en cuir blanc) au sommet duquel était fixée une sorte de tige de bois enveloppée d'un fil de laine dont le bout flottait au gré du vent (apex). Il ne devait ni monter à cheval ni passer plus de deux nuits hors de chez lui, ni couper les vignes... Logé aux frais de l'Etat, c'est chez lui qu'on allait chercher le feu sacré pour les cérémonies religieuses. Le flamine devait rester toute sa vie durant l'homme d'une seule femme; il devait être marié par confarreatio, ne point divorcer et si sa femme venait à mourir il perdait sa fonction. Son épouse (flaminica dialis), la flaminique était d'ailleurs elle aussi soumise aux mêmes observances que son époux.

LE FLAMINE DE JUPITER : le plus considéré de tous les flamines, il avait son siège au Sénat, son licteur et sa chaise curule. Le flamine Dialis ne pouvait rien toucher d'impur, ni les objets, ni les animaux. Il ne portait rien sur lui qui n'entravait sa liberté de mouvement. 

ROMULUS: fils de Rhea Silvia et de Mars, jumeau de Remus. Les jumeaux ont été recueillis par une louve après été jetés dans le Tibre par Amulius, puis ils ont été adoptés par un berger Faustulus. En grandissant ils s'illustrèrent par leurs capacités de guerriers cela leur permis de retrouver Numitor, roi détrôné par Amulius. Les deux frères sont à l'origine de la création de la ville de Rome à l'endroit où ils ont été sauvés dont ils ne se souvenaient pas l'emplacement exact. Pour le connaitre ils interrogèrent les présages: Romulus s'installa sur le Palatin et Remus sur l'Aventin. Remus vit 6 vautours et Romulus 12, les présages lui sont favorables. Lorsque Romulus traça sa ville, Remus le provoqua et entra dans l'enceinte marquant le périmètre de son frère. Romulus, en réaction à sa sacrilège le tua. Malgré le désespoir causé par son crime il fini de fonder Rome et le peupla en le transformant en lieu d'asile. Manquant de femme il enleva celles des Sabins, qui ripostèrent rapidement, mais Romulus adressant une prière a Jupiter sorti vainqueur de la bataille achevant ainsi la fusion des deux peuples. A la mort de Titus Tatius avec lequel il régnait jusque là Romulus devint le seul roi. Une trentaine d'année plus tard lors de nones de juillet à la suite d'un orage et d'une éclipse solaire Romulus disparu. On dit par la suite qu'il a été enlevé par le dieux, ainsi il est devenu le dieu Quirinus. 

NUMA POMPILIUS: Deuxième roi légendaire de Rome de 715 a 673 il est le roi religieux: on lui attribue la plupart des créations de cultes et les institutions sacrées. C'est lui qui rendit les premiers honneurs divins à Romulus (Quirinus). Il créa les collèges des Flamines, des Vestales, des Augustes, des Pontifes… On prétendait qu'il était inspiré par la nymphe Egérie.  

CHAISE CURULE :

VESTALES: Instituées par Numa, les vestales étaient recrutées parmi les jeunes filles des plus anciennes familles de Rome pour entretenir le feu sacré de la déesse Vesta. La candidate était choisie par le Grand Pontife parmi les petites filles préalablement sélectionnées par les prêtres sans le consentement explicite du père qui pouvait toutefois proposer sa fille. Le soin principal des Vestales était de garder et d'entretenir le feu sacré nuit et jour; la négligence dans cette fonction devenait un présage funeste pour les affaires de l'Etat. Si le feu venait à s'éteindre, la Vestale en faute était battue de verges par ordre du Grand Pontife. Elles étaient tenues d'observer une stricte chasteté. Celle qui manquait à ce voeu était condamnée à mourir, accusée du crime "d'incestus".

ALICE

Salios item duodecim Marti Gradiuo legit, tunicaeque pictae insigne dedit et super tunicam aeneum pectori tegumen; caelestiaque arma, quae ancilia appellantur, ferre ac per urbem ire canentes carmina cum tripudiis sollemnique saltatu iussit. Pontificem deinde Numam Marcium Marci filium ex patribus legit eique sacra omnia exscripta exsignataque attribuit, quibus hostiis, quibus diebus, ad quae templa sacra fierent, atque unde in eos sumptus pecunia erogaretur. Cetera quoque omnia publica priuataque sacra pontificis scitis subiecit, ut esset quo consultum plebes veniret, ne quid divini iuris neglegendo patrios ritus peregrinosque adsciscendo turbaretur; nec caelestes modo caerimonias, sed iusta quoque funebria placandosque manes ut idem pontifex edoceret, quaeque prodigia fulminibus a Iove quo visu missa susciperentur atque curarentur. Ad ea elicienda ex mentibus divinis Iovi Elicio aram in Aventino dicavit deumque consuluit auguriis, quae suscipienda essent.

 

(4) Il institua aussi en l'honneur de Mars Gradivus douze prêtres, sous le nom de saliens; il leur donna pour insignes la tunique brodée, recouverte, sur la poitrine, d'une cuirasse d'airain; leurs fonctions étaient de porter les boucliers sacrés qu'on nomme anciles, et de courir par la ville en chantant des vers et en exécutant des danses et des mouvements de corps particulièrement affectés à cette solennité. (5) Il nomma grand pontife Numa Marcius, fils de Marcus, sénateur; il lui confia la surveillance de tout ce qui tenait à la religion. Par des règlements consignés dans des registres spéciaux, il lui conféra la prérogative de diriger les cérémonies religieuses, de déterminer la nature des victimes, à quels jours et dans quels temples elles seraient immolées, quels fonds subviendraient à toutes ces dépenses, (6) et enfin, la juridiction sur tous les sacrifices célébrés soit publiquement, soit dans l'intérieur des familles. Ainsi, le peuple savait où venir puiser des lumières, et la religion ne courait pas le risque d'être offensée par l'oubli des rites nationaux et l'introduction des rites étrangers. (7) Le grand pontife ne réglait pas seulement les sacrifices aux dieux du ciel, mais encore les sacrifices aux dieux mânes, et les cérémonies funéraires, et il apprenait aussi à distinguer, parmi les prodiges annoncés par la foudre et d'autres phénomènes, ceux qui demandaient une expiation. Pour obtenir des dieux la connaissance de ces secrets, Numa dédia, sur le mont Aventin, un autel à Jupiter Elicius, et consulta le dieu par la voie des augures, sur les prodiges qui étaient dignes d'attention.