11 mai 2012

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L'arbre de la connaissance 

Il doit commencer tout de bon à s'appliquer à la vraie philosophie, dont la première partie est la métaphysique qui contient les principes de la connaissance entre lesquels est l'explication des principaux attributs de Dieu, de l'immatérialité de nos âmes et de toutes les notions claires et simples qui sont en nous. La seconde est la physique, en laquelle, après avoir trouvé les vrais principes des choses matérielles, on examine en général comment l'univers est composé [...]. En suite de quoi il est besoin aussi d'examiner en particulier la nature des plantes, celle des animaux, et surtout celle de l'homme, afin qu'on soit capable par après de trouver les autres sciences qui lui sont utiles. Ainsi toute la philosophie est comme un arbre dont les racines sont la métaphysique, le tronc est la physique et les branches qui sortent de ce tronc sont toutes les autres sciences, qui se réduisent à trois principales : à savoir la médecine, la mécanique et la morale ; j'entends la plus haute et la plus parfaite morale, qui présupposant une entière connaissance des autres sciences, est le dernier degré de la sagesse.

DESCARTES
Principes de la Philosophie, lettre-préface

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Travaux des élèves de la classe de 101

 

Définition des mots :

 

Création : La création est une œuvre réalisé par un artiste que se soit dans la peinture, la musique, la sculpture …

 

Fabrication : C’est un procédé qui s’appui sur une technique ou un art pour crée de nouveaux objets.

 

Production : La production est l'activité économique qui apporte de la valeur ajoutée par création ce qui signifie que la production est création de produits ou de services et en même temps création de valeurs.

 

Ready-made :Objet trouvé considéré comme un objet d'art. L'attitude du ready-made consiste, initialement, à simplement choisir un objet manufacturé et le désigner comme œuvre d'art.

 

Marcel Duchamp (1887-1968) : Inventeur des ready-made au début du xxe siècle, sa démarche artistique exerce une influence majeure sur les différents courants de l'art contemporain.

 

Travail :Le travail est l'activité rémunérée qui permet la production de biens et services.(Esnault et Theuvenin)

 


L'homme expérimente parfois son agir comme un agir créateur, et il vit celui-ci comme l'affirmation exaltante de tout son être dans la libre production d'une valeur nouvelle. L'analyse de ce fait vécu de la création permet de la distinguer de toute autre forme de production, naturelle ou humaine. La poésie de la création, d'une part, est bien différente de la prose de la fabrication : l'homo faber ne s'engage pas de tout son être dans le travail par lequel il matérialise un projet déjà tout constitué ; le mécanisme de la fabrication s'oppose à la spontanéité de la création.

Dans les religions du Livre, la Création est envisagée comme un acte absolu, Création ex nihilo, qui du néant sort le Tout l’univers. Dieu crée à partir de rien, absolument, (R) sans être déterminé par quoi que ce soit, et il reste transcendant (R) à sa Création placée en dehors de lui.

Lauren LOPES

 


Définitions

Création: nom féminin

Sens 1: Action de créer

Sens 2: œuvre, modèle, concept … créé.

Sens 3: la toute première représentation d'une pièce de théâtre, la première fois qu'est joué un rôle.

Sens 4: l'univers considéré comme l'œuvre de Dieu.

Fabrication: nom féminin

Action, manière de fabriquer.

Travail pur et simple:

Productivité: nom féminin

Sens 1: capacité de production

Sens 2: rapport entre la quantité produite et les moyens utilisés pour cette production.

 

Anaïs Lagoyer, Clémentine Pelle  , Mathilde Hubault
101

Le beau

I/ Définition générale.


Le beau ou la beauté est une notion abstraite liée à de nombreux aspects de l'existence humaine. Ce concept est étudié principalement par la discipline philosophique de l'esthétique. Depuis l'antiquité, certains philosophes s'accordent pour penser que tout ce qui existe possède une identité, une apparence, une réalité, et que celle-ci est soumise nécessairement au concept du beau. Tout être peut être qualifié de beau ou de laid avec toutes les nuances intermédiaires possibles. La beauté est peut être prendre du plaisir à contempler une personne ou une chose.

II/ A chacun ses critères.

En effet tout est relatif, en matière de beauté les critères changent au fil du temps. Par exemple à la Renaissance la beauté idéale était d’avoir certaines formes et un teint relativement pâle, alors que de nos jours une femme mince et bronzé semble être l’idéal féminin. Un même individu peut à la fois juger «beaux» une belle femme
 On pourrait dans ce cas dire que le beau se définit de manière subjective: est beau pour quelqu'un ce qui éveille chez lui le sentiment de beauté. Mais les choses sont moins simples. On peut certes dire que ce qui est beau est ce qui plait d'un point de vue esthétique. Mais il existe une multiplicité de manières de plaire.

Ces conventions sont importantes, il y en a dans chaque société et même dans chaque groupe. Elles permettent aux hommes de définir ce qui est beau et de partager leurs expériences de beauté et de laideur.
Cela varie selon la société, la culture et la façon de penser. C’est nous même qui imposons une étiquette de « beau » en effet notre esprit détermine la définition de la beauté.
La beauté de quelque chose que l’on aime ne peut être décrite et comprise que par soi.


III/ Les philosophes et le « beau »

Chez Platon, le beau est associé au vrai et au bien comme une des idées les plus élevées. L'intuition de la beauté en soi est supérieure à la jouissance provoquée par les beaux objets particuliers. Dans le Banquet, il montre comment on peut passer du désir des beaux corps à l’amour des belles âmes pour parvenir à la contemplation de la beauté en soi. Etre beau, c’est alors se rapprocher d’un idéal, c’est être ce qui doit être, ce qui assimile la beauté à la perfection esthétique.

Hegel affirme une différence conceptuelle entre le beau de nature et le beau artistique. Pour lui, le beau artistique est « très au-dessus de la nature », parce qu’il est œuvre de l’esprit. Il a pour but « la présentation de la vérité » sous sa forme sensible et permet à l’homme d’accéder à la conscience de soi.

Le beau doit avoir quelque chose de la nature humaine. C'est ce que Saint-Marc-Gérardin fait très justement observer dans son cours de littérature dramatique. Ce que nous cherchons partout dans l'art, c'est nous-mêmes. Un paysage n'est pas beau par lui-même: ce qui fait sa beauté, ce qui le rend capable de devenir l'objet d'une émotion esthétique, ce sont les sentiments que ce paysage éveille en nous.

David Hume a été, au XVIIIe siècle, le pionnier de cette approche. Il écrit: « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente »

Kant, dans la Critique de la faculté de juger, considère qu’il n’y a ni règle ni critère de beauté. Mais Kant remarque aussi que la beauté n’est pas nécessaire au plaisir et réciproquement. De plus il souligne qu’il y a dans tout jugement esthétique une prétention à l’universalité et à l’objectivité. Elle n’est simplement pas démontrable : « le beau est ce qui plait universellement et sans concept. » La beauté est pour Kant une « satisfaction désintéressée », une finalité sans représentation, une impression que tout est à sa place.

 

Le Beau

Le beau ou la beauté est une notion abstraite car universel ? Le beau est une notion chimérique. Certaines personnes vont dire « c’est beau » quant d’autres proclameront « c’est laid ». Serait-elle une notion relative ?

Synonymes de beau : absolu, aimable, achevé, adéquat, admirable, adorable, adroit, agréable, aimable, angélique, approprié, astucieux, attrayant, avantageux, bellâtre, bellissime, bienséant, charmant, éminent, enchanteur, enjoué, énorme, ensoleillé, épatant, esthétique, estimable, étonnant…(…)

Le beau est très proche de l’esthétique, il fait naître un sentiment de satisfaction et d’admiration.

L’esthétique est rapport à la perception de la beauté et au sentiment qu’elle fait naître. C’est l’ensemble des principes fondant une expression artistique pour la conformer d’un idéal de beauté : l’esthétique classique.

C’est l’harmonie, l’ordre et non le chaos. Le beau serait donc une idée arrêté et conformiste ?

L’harmonie est l’accord parfait entre les différentes parties d’un ensemble, l’accord entre els sentiments et les idées de différentes personnes.

Le beau respecte donc la norme et la conformité ? Tous ces exemples convergent en ce même point.

Charlotte torres

 

L'homme expérimente parfois son agir comme un agir créateur, et il vit celui-ci comme l'affirmation exaltante de tout son être dans la libre production d'une valeur nouvelle. L'analyse de ce fait vécu de la création permet de la distinguer de toute autre forme de production, naturelle ou humaine. La poésie de la création, d'une part, est bien différente de la prose de la fabrication : l'homo faber ne s'engage pas de tout son être dans le travail par lequel il matérialise un projet déjà tout constitué ; le mécanisme de la fabrication s'oppose à la spontanéité de la création.

Dans les religions du Livre, la Création est envisagée comme un acte absolu, Création ex nihilo, qui du néant sort le Tout l’univers. Dieu crée à partir de rien, absolument, (R) sans être déterminé par quoi que ce soit, et il reste transcendant (R) à sa Création placée en dehors de lui. (Lauren Lopes"=)

Sujet de réflexion : Le peintre crée en imitant son modèle

 

1)      L. De Vinci soutient que les meilleures peintures sont celle qui imite la nature, le réel. En effet  De Vinci explique dans le texte 2 : « si le peintre étudie d’après les créations de la nature il aura de bons résultats » et dans le texte 1 « La peinture la plus digne d’éloges est celle qui a le plus de ressemblance avec ce qu’elle imite ».

2)      En s’appuyant sur l’exemple de Giotto, il convient « d’imiter » la nature dans la mesure où il ne fait pas qu’imiter les ouvrages, il vit dans la nature « étant porté à cet art par sa nature » Il faut imiter la nature quand on est en symbiose avec elle.

3)      Selon l’auteur, le peintre doit vaincre les obstacles de l’imitation en effet : «  Les peintres qui s’imitent toujours l’un l’autre faisant que l’art déclinait toujours d’âge en âge » mais aussi «les peintres qui prétendent corriger les œuvres de la nature »

 

Sujet de réflexion : Au théâtre, le vrai est la conformité avec un modèle idéal »

 

1)      A l’expression « être vrai » au théâtre, Diderot dit que c’est la conformité des actions, des discours, de la figure, de la voix, du mouvement, du geste, avec un modèle idéal imaginé par le poète, et souvent exagéré par le comédien. Pour lui ce n’est pas montrer les choses comme elles sont en nature. Aucunement, car le vrai en se sens ne serait que le commun.

2)      Une femme « vraiment malheureuse » ne « vous touche point » car elle pleure et fait des grimace et nous voulons qu’au plus fort des tourments l’homme garde le caractère d’homme la dignité de son espèce. Nous voulons que cette femme tombe avec décence avec noblesse.

 

Peinture Hollandaise : Perspective, reproduction et création.

 

La peinture : Hels, maître portraitiste hollandais du Siècle d’or. Autoportrait, il copie la réalité, c’est une imitation mais aussi une création car il peint ce qu’il pense être et comment il se voit. De plus, le fond du tableau est crées de toute pièce. C’est donc un portrait ce qui donne l’effet de réel est con costume et son chapeau de l’époque, son regard fixe avec un léger sourire en coin. On a vraiment l’impression qu’il est là devant nous, à nous regarder.

L’art Hollandais a été considéré comme une beauté idéale. Pour autant, toute représentation n’est pas une représentation exacte. La peinture et la sculpture sont des arts qui représentent la réalité, elles tirent leur contenu du monde extérieur.  Mais le but de l’art est bien de représenter le monde. La création artistique est une affaire personnelle. L’artiste n’imite pas, mais il ne s’isole pas non plus de toute influence.

 

Description : 800px-Anatomie Nicolaes Tulp

 

L’imitation : « La vie imite l’art beaucoup plus que l’art imite la vie » O. Wilde

 

« L’imitation est donc loin du vrai, et si elle façonne tous les objets, c’est semble t-il, parce qu’elle ne touche qu’à une petite de chacun, laquelle n’est d’ailleurs qu’une ombre. Le peintre, disons-nous par exemple, nous représenter un cordonnier, un charpentier ou tout autre artisan sans avoir aucune connaissance de leur métier ; et cependant s’il est bon peintre, ayant représenté un charpentier et le montrant de loin, il trompera les enfants et les hommes privés de raison, parce qu’il aura donné sa peinture l’apparence d’un charpentier véritable » Platon

 

L’imitation est donc une représentation du réel. Lorsque nous sommes représentés en peinture et que l’on dit : « sur cette peinture c’est moi » ce n’est enfaite qu’une représentation de la personne, ce n’est donc pas le corps qui est peint mais l’apparence qui est représentée et pas forcément vraie.

 

Définition artistique : Dessin

 

Le mot désigne de la même manière la technique qu’est le dessin quelque soit celle-ci, pierre noire ou fusain, même le plomb ou sanguine, encre de Chine etc. Que l’œuvre soit une esquisse ou une ébauche. Mais le mot dessin désigne plus encore une exigence, presque une morale L’affirmation de Ingres « Le  dessin est la priorité de l’art » ne laisse pas le moindre doute. Pendant des siècles, l’injonction d’Apelle « pas un jour sans une ligne » a hanté les ateliers. Au conseil de Delacroix « apprenez à dessiner et aurez votre pensée au bout de votre crayon comme l’écrivain au bout de sa plume », il convient d’ajouter l’avertissement de Degas « Le  dessin n’est pas la forme, il est la manière  de voir la forme « Comment s’étonner que la première Académie qui ait été crée créée en Europe en 1563 par Va sari ait prit pour nom Académie del desegno, Académie du dessin ?

 

L’imagination : Par définition, l’imagination produit des « images » qui peuvent soit « imiter » le réel, soit au contraire s’en détacher. Dans un cas comme un autre, la tradition rationaliste est méfiante et volontiers critique à l’égard de la constitution  d’un univers imaginaire. C’est la faculté pour la pensée de se représenter des objets « L’imagination n’est autre chose qu’une certaine application de faculté qui connait, ou corps qui lui est intimement présent » Descartes.

Pour Platon, l’image ne constitue que le plus bas degré de ce qui peut exister : simple reflet du monde sensible, elle ne suicide qu’une connaissance elle-même  inferieure

-Imagination reproductrice : Fonction  par laquelle la conscience fait revivre les images

-Imagination créatrice : Fonction par laquelle l’esprit produit des idées en créant de nouvelles combinaisons d’images.

 

 

Julie Correia, Marie Geoffrion, Elodie Jacquet, Inès Dakouri et Assan Diawara.

 

Elise Mollet / Mohamed Essabar

Prométhée                                  

- Prométhée a créé le premier homme
  « Il futjadis un temps où les dieux existaient, mais non les espèces mortelles. Quand le      temps que le destin avait assigné à leur création fut venu, les dieux les façonnèrent dans les entrailles de la terre d’un melange de terre et de feu et des éléments qui s’allient au feu et à la terre »

- Prométhée apprend aux hommes à lire , à écrire , à compter , à travailler

- Prométhée trompe Zeus en lui sacrifiant les os et la graisse des animaux , les Grecs continueront à honorer les dieux de cette manière

- Prométhée vole le feu à Zeus pour le donner aux hommes
Mais quand Zeus s'en aperçut, il ordonna à Héphaistos d'attacher son corps au mont Caucase qui est une montagne scythe. Donc après avoir été cloué sur celui-ci, Prométhée resta attaché pendant un grand nombre d'années; et chaque jour un aigle, en fondant sur lui, lui dévorait un morceau de son foie qui repoussait pendant la nuit.

-       les dieux vont se venger en répandant sur terre le mal et en condamnant Prométhée à se faire manger chaque jour le foie par un aigle ou un vautour ( il sera libéré par Héraclès )

L’art, le beau

Il y a cette notion de mode, en effet les goûts changent au fil temps, selon notre évolution, notre passé, nos idée. Ce qui paraissait beau autrefois, peut paraître laid aujourd’hui, et vice-vers-ça. L’art a une forte place dans la société actuelle. L’art est souvent considéré comme la référence en matière de beauté. Lorsque l’on pense au beau, on ne pense pas aussi au monde, à la nature qui nous entoure.  La beauté est avant tout une émotion qui nous submerge, qui nous donne une satisfaction, engrangeant un plaisir sensoriel. Le beau inspire, mais le beau fait réfléchir tout autant. Le beau, implique un jugement, un jugement esthétique. La perception d’un bel objet est un plaisir universel, tout le monde se met d’accord sur un jugement. Le jugement est aussi une question de classe sociale, les plus pauvres trouveront plus de choses belle, dû a leur manque d’objets personnel, un riche sera beaucoup plus exigeant. L’art n’a pas forcément le but du beau; il peut choquer pour faire évoluer le mode de penser ou la société.

Philippe Thomazie, Armelle Béraud, Marine Milac

Travaux des élèves de la classe de 102

Audrey Adam, Awa Soumaré, Dorine Gnafou, Sophie Joseph

Synthèse

La beauté est une chose relative : le fait qu’un objet plaise ou non est assez relatif. Non seulement, en matière de beauté et de laideur, les critères ne sont jamais les mêmes au fil du temps, mais en plus, il existe des conventions importantes dans chaque société et dans chaque groupe : elles permettent aux hommes de définir ce qui soit beau, de partager leurs expériences .

 Clavel Souabe, Lamberto Baudin

Le don et le talent.

Le don peut permettre d’accéder plus rapidement à la création, mais il peut aussi être un discriminant à l’égard des personnes qui nous entoure.

Quelques questions nous sont venues à l’esprit :

-                        Quelle est la différence entre le don et le talent ? La nature et la culture ?

-                        Peut-on naître avec un don ou peut-on l’acquérir ?

Le don est inné, mais peut être considéré comme un handicape négatif mais aussi positif. Le talent en revanche est une facette du don qui se crée avec du travail, il sert à comprendre l’essence de la chose.

 

Nous avons pris comme exemple le personnage de Mozart, qui lui ressemble le don ; et son rival Salieri, représentant le talent, la perfection du travail. Le don de Mozart a été exploité par son père dès son plus jeune âge, son amour passant par cet apprentissage. Sa sœur, Anna-Maria plus connue sous le nom de Nannerl, quant à elle, détestait son frère car son propre talent a été éclipser par le don de Mozart. Ce qui reflète ici le discriminant négatif du don.

La Beauté.

Pour les Hommes, la beauté est une valeur précieuse. Essayer de présenter l’histoire du Beau est donc une chose impossible. Par ailleurs, les critères de beauté n’arrêtent pas de changer, nous jugeons trop souvent que la Beauté est égale à l’Art, mais ce n’est qu’une partie de la vérité. Au Moyen-âge, la Beauté est vue comme un don de Dieu.

Dans le texte, des conseils nous sont donnés afin d’améliorer cette Beauté : par exemple « Le port (de tête) allonge la silhouette, le maintien fait la grâce et la mécanique physique accentue une théâtralité inédite. »

Selon Kant « Le beau plaît universellement sans concept ». Mais dans les faits, deux personnes n’auront pas forcément le même avis sur ce qu’est le « Beau ». Chacune de ces deux personnes tentera de convaincre l’autre sur la beauté ou la laideur de la chose en question. Le Beau est à différencier de l’Agréable, qui prend en compte le goût et les caprices de chacun. En opposition au Beau, qui exige l’universalité.

La Beauté peut être naturelle tout comme elle peut être artistique. Kant considère que le beau naturel est peut-être supérieur au beau artistique car il est purement gratuit. Il ne cherche pas à plaire car il n’est pas, contrairement au beau artistique, fait pour cela. Ce dernier en revanche peut être gâché par l’intention trop vive de plaire. Rien ne vaut un beau paysage, selon Kant.

La notion de Beau :

La notionBeau est, plus qu’une simple définition d’un sujet, une construction sociale. On distingue deux notions de « Beau », le beau personnel, dépendant des goûts des individus, et le beau universel, basé sur des standards historiques et sociologiques. La différence entre le beau personnel et le beau universel s’inscrit en ce point, car le beau personnel, contrairement à l’universel, résulte d’une réflexion personnelle et intime, où l’individu fait le choix d’apprécier ou de ne pas apprécier.

La création du beau est elle aussi définit par cette notion, car elle sollicité  les deux points de vue à la fois, tant la création de l’œuvre que dans son exposition. Dans l’art, par exemple, le créateur est influencé par le mouvement artistique de son siècle, mais aussi par ses goûts personnels, le regardeur, lui, puisque extérieur à l’œuvre, se basera sur les vérités générales et universelles qu’il connait pour comprendre l’œuvre.

Du reste, la notion de beau, et sa création, sont soumis à la force du temps, les vérités d’il y a un siècle ne sont pas celles d’aujourd’hui : il n’y a pas une seule définition, elles sont aussi multiples qu’il y a d’individus et de temps.

Enfin  on ce posera la question de savoir si la notion de beau sert à quelque chose.  Car c’est une idée métaphysique et purement psychologique, qui n’est finalement qu’une projection humaine sur le monde. En fin de compte la notion de beau n’est-elle pas juste une structure servant l’homme à appréhender et comprendre le monde qui l’entoure, et peut-être l’exploiter ?

L’art en Philosophie :

L’art est une imitation de la nature et pour Léonard de Vinci, il faut imiter la nature telle qu’on la voit et ne pas recopier ce que font ou ont déjà fait les autres artistes. L’art est une présentation sensible d’une idée. Il est donc un mode de représentation du vrai. L’art n’est beau que dans la mesure où il est

L’œuvre d’art ne reproduit pas le monde des apparences.

Alors que l’art n’était avant que le produit de l’artisan, à fonction uniquement utile, l’art désigne maintenant quelque chose de « beau », d’esthétique, œuvre d’un artiste, qui cherche à toucher la sensibilité du spectateur .

L’artiste quant à lui, vise-t-il toujours le beau ? Pour certains artistes, l’ont n’a rien à voir des l’esthétique des artistes veulent changer les hommes, les transformer, en les choquant par exemple. Généralement, le « grand » publique ne souhaite pas être bouleversé. Le jugement du spectateur  est subjectif, mais le jugement de connaissances, c’est le jugement légitime (par analyse). Cependant, l’ont vise à communiquer en s’adressant à notre sensibilité (même si l’on y connait rien en art)

Que veut dire pratiquer un art ?

Objectifs 


« Bien loin de s’effrayer ou de rougir même du nom de philosophe, il n’y a personne au monde qui ne dût avoir une forte teinture de philosophie ; elle convient à tout le monde ; la pratique en est utile à tous les âges, à tous les sexes et à toutes les conditions : elle nous console du bonheur d’autrui, des indignes préférences, des mauvais succès, du déclin de nos forces ou de notre beauté ; elle nous arme contre la pauvreté, la vieillesse, la maladie et la mort, contre les sots et les mauvais railleurs ; elle nous fait vivre sans une femme, ou nous fait supporter celle avec qui nous vivons ! »

(Jean de LA BRUYÈRE, Les Caractères, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, nrf Gallimard 1951, p.335 XII § 132)

Donner sens par rapport au statut, une place aux enseignements dispensés, dans l’échiquier des disciplines.

Faire pousser un arbre de connaissances, (lycée vert oblige !) avec les élèves en les invitant à construire et organiser leurs savoirs étape après étape, tous ensemble, ce qui devrait à terme leur permettre de percevoir de l’unité dans les savoirs, tout en développant le sens de la rigueur intellectuelle. »

Contenu

« À ce stade du parcours des élèves, cette première approche de la démarche philosophique n’a pas pour but de transmettre un corpus philosophique aux lycéens, mais de les entraîner progressivement à construire une réflexion rigoureuse.(BO)

En aucune manière, il s’agira de faire un cours magistral, mais bien au contraire de laisser la parole circuler entre les élèves, de dialoguer avec la classe, d’inviter les élèves à mieux formuler leurs interrogations, à organiser leurs savoirs, à les remettre en question aussi parfois, à prendre un recul critique par rapport à certaines de leurs certitudes, à leur montrer que la manière dont est traitée une question dans une discipline donnée n’est qu’une parmi d’autres possibles, que l’on peut parler d’un même problème autrement, que l’ouverture d’esprit est nécessaire à tout discours.

En un mot, il s’agira d’effectuer un travail de variation eidétique :

Sans doute le créateur, l’artiste, crée-t-il en vue de créer une œuvre indépendante de lui. En ce sens le contre-exemple que constitue le Pygmalion de Rousseau appellera la violente critique de Goethe, qui dénonce « la fausse ambition de faire en sorte que l’Art se résorbe dans la Nature » : « Nous voyons un artiste qui a accompli ce qu’il y a de plus parfait et qui, ayant projeté hors de lui-même son idée […] n’y trouve pourtant pas la satisfaction […] ce que l’esprit et l’action ont produit de plus haut, il veut le détruire par l’acte de sensualité le plus vulgaire »). Mais l’acte de créer, s’il est bien transitif comme l’acte de produire, se distingue de ce dernier en ce qu’il revendique, pour lui-même, une radicale nouveauté, une originalité fondamentale.

Il faut toujours avoir en vue, quand on utilise le mot de création à propos de l’art, le travail brut de l’artiste dans sa matérialité, le « métier ». Mais rien ne va plus si l’on entend en faire le critère social de distinction de l’ait par opposition à l’artisanat ou aux autres activités de l’esprit. Nietzsche (1844-1900) pensait que l’activité du génie ne lui semblait en rien différente de l’inventeur en mécanique. « Le génie, disait-il, ne fait rien d’autre que d’apprendre d’abord à poser des pierres, ensuite à bâtir, que de chercher toujours des matériaux et de travailler toujours à y mettre la forme. » (Humain, trop humain). Surtout, on se condamne alors à se faire une fausse représentation de l’artiste comme producteur d’objets sacrés, et de l’œuvre d’art comme fétiche. C’est en fait tout le contraire : l’œuvre est d’autant plus sacralisée et fétichisée qu’elle est moins consistante, qu’il y a moins de création et de travail en elle. La conception spiritualiste de la création trouve d’une certaine manière sa vérité dérisoire dans l’acte d’un Marcel Duchamp exposant une roue de bicyclette, ou d’un Andy Warhol signant des boîtes de conserve ; la spiritualité sombre dans la spéculation. La fausse création aussi se moque de la création. Notre siècle l’a hélas consacrée.

Problématiser

« À ce stade du parcours des élèves, cette première approche de la démarche philosophique n’a pas pour but de transmettre un corpus philosophique aux lycéens, mais de les entraîner progressivement à construire une réflexion rigoureuse. Cette démarche apporte sa contribution aux grands objectifs assignés au lycée ; elle aide notamment les élèves à gagner en autonomie et elle favorise une orientation personnelle et réfléchie. » (BO)

Il ne saurait être question bien entendu de fournir aux élèves des prérequis pour la classe terminale, mais bien de les inviter à problématiser, à partir du cours qui aura été dispensé par le collègue. On pourrait amener les élèves à se poser les questions suivantes :

Le sujet nous invite, par sa formulation même, à réfléchir sur un concept : celui de création. En même temps, il spécifie le domaine dans lequel on l’utilise : l’activité artistique. La tâche revient donc à analyser la pratique artistique dans le but d’y repérer ce qu’il y a en elle qui mérite d’être appelé création. Pour cela, nous prendrons des exemples d’activités artistiques que les élèves connaissent ou pratiquent eux-mêmes.

Comme souvent, le sens d’une notion apparaît bien mieux par contraste avec une autre. Sans pouvoir encore très bien caractériser l’activité artistique, il est aisé de voir qu’elle se différencie du travail de l’ouvrier, mais aussi de celui de l’artisan. Il est vrai que les frontières de l’art et de l’artisanat sont moins nettes à établir, mais on devrait néanmoins pouvoir parvenir à distinguer création et fabrication. Quant à la notion de création, elle désigne plusieurs choses : l’activité même de l’artiste, le geste créateur du peintre, par exemple ; employée après un article indéfini, une création se dit aussi de l’œuvre résultant de cette activité. La création s’oppose alors autant au travail pur et simple, ou à la production, qu’à un simple produit. La problématique peut consister ici à se conformer à la consigne de l’énoncé : rendre compte du mot création utilisé à propos de l’activité artistique ; cerner en quoi consiste cette dernière. Mais il faut aller plus loin, en se demandant, par exemple, si c’est à juste titre que l’on parle de création en art. Ne pourrait-on pas parler simplement du travail de l’artiste ? Inversement, n’y a-t-il aucun élément de création dans le travail non artistique ? Toute entreprise de définition comporte en effet le risque de redessiner les frontières préétablies, comme celles qui séparent l’art et l’artisanat.

La création est surgissement. Elle est aurore, naissance, commencement sans précédent. Elle arrache l’être au néant. Comme le disait très joliment Gaston Bachelard, « Le poète parle au seuil de l’être » (La Poétique de l’espace). Seul parmi les hommes, l’artiste s’égale à Dieu ; lui ne crée pas la matière, mais des formes. Mais au fait, pourquoi parle-t-on de « création » à propos de l’activité artistique ?

Pour répondre à cette question, nous devrons au préalable tenter de définir le type d’activité de l’artiste par opposition au travail en général. Se distingue-t-elle en tant qu’activité, ou bien par la nature des produits qu’elle fabrique, ou encore par les deux ? D’autre part, en va-t-il du mot « création » comme d’une appellation contrôlée sur laquelle veilleraient jalousement les professions artistiques ? N’y aurait-il aucun élément de création dans les productions non artistiques ?

Travailler sur les termes

« Ces interventions auront pour objectif de préparer l’élève « à développer l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle.

  Ces interventions auront pour objectif de préparer l’élève « à développer l’aptitude à l’analyse, le goût des notions exactes et le sens de la responsabilité intellectuelle ». En lien avec les différentes disciplines, elles contribueront également à donner à l’élève la perception de l’unité des savoirs et le sens de la rigueur intellectuelle. » (BO)

Le travail mené sur plusieurs séances pourrait conduire à clarifier un certain nombre de notions et concepts tels que : art, artiste, artisan, création, fabrication, produit, production, travail, technique, réel, génie, don, inspiration.

Pour patienter, je vous invite à parcourir ces quelques lieux insolites…

L'atlas imaginaire, éditions « autrement »
L’atlas imaginaire, éditions « autrement »

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