Blog des 1S1 lycée Jean Jaurès Argenteuil

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Lectures personnelles

Si vous voulez rendre compte de vos lectures personnelles, qu'elles soient en rapport ou non avec le programme de cette année, cette rubrique est à vous.

Fil des billets

31 janvier 2013

Thérèse Desqueyroux , Mes impressions de lecture , par Marie-Mélanie Natarajan .

Tout d'abord j'ai choisi ce livre car le sujet m'a beaucoup plu .

L'auteur de ce roman est François Mauriac célèbre écrivain français qui s'est intéressé de près aux femmes qui empoisonnaient leur mari. Il s'est inspiré pour cette oeuvre du procès de Blanche Canaby, une femme qui aurait empoisonné son mari et qui a été condamné pour falsification d'ordonnance.L'histoire de Thérèse est très complexe à comprendre car il y a énormément de descriptions.

Analyse du roman :

Dans le premier chapitre: on voit Thérèse qui sort avec son père et son avocat du tribunal. Son père est un personnage assez froid, j'ai l'impression que l'auteur a fait exprès de le dévaloriser. Monsieur Larroque est un personnage qui se préoccupe tout d'abord de son nom et de son rang social. Elle y'a eu une ordonnance de "non-lieu". 

Puis du chapitre 2 au chapitre 9: c'est un long monologue,Thérèse nous raconte sa vie avant et après son mariage avec Bernard (le frère de sa meilleur amie: Anne ) elle nous explique comment elle en est arrivé à empoisonné son propre mari et elle essaye de trouver des motifs de son acte ce qui est impressionnant,c'est la façon dont Thérèse explique son acte:elle est indifférente. Les changements de temps rend le livre assez difficile à comprendre car elle alterne le passé à son avenir. Elle évoque son enfance ainsi que son adolescence heureuse Thérèse est la fille la plus instruite et riche des Landes,nous remarquons une soumission permanente: elle est soumise à son père quand elle est petite et après être mariée elle est soumise à son mari , elle ne supporte plus cette domination masculine qui se préoccupe seulement de leurs noms et de leurs fortunes. On découvre aussi qu'elle est enceinte d'une petite fille,qu'elle ne respecte pas : elle continue à fumée sachant que cela à des impacts sur son enfant. Elle explique tellement bien sa souffrance, sa solitude et surtout ce qui l'a poussée à empoisonné son mari. On se met plus à la place de Thérèse car on voit tout à travers ces yeux .Tout cela se fait pendant son voyage jusqu'à Argelouse.

 Du chapitre 9 au chapitre 12: Thérèse arrive à Argelouse où elle rencontre Bernard son mari et il décide qu'elle n'aura plus le droit de faire ce qu'elle veut il y'a des règles à présent (par exemple: elle n'a pas le droit d'accès à certaine pièces de la maison) Elle n'aura aucune liberté jusqu'au mariage de Anne avec le fils Deguilhem. Thérèse se laisse mourir : elle fume, elle mange pas ,elle ne se lève plus de son lit... Bernard aura pitié d'elle et lui rendra sa liberté sur une terrasse de Paris.

 Au chapitre 13: Bernard demande à Thérèse quel est le motif de cet acte et elle lui répond de manière implicite il ne comprend pas et elle décide de ne pas lui expliquer car il ne comprendra jamais. Elle decide de errer dans les rues de Paris , elle rit car elle a beaucoup fumé et bu : elle retrouve sa liberté et elle est heureuse.

Mise en relation :

Ce roman a été plusieurs fois adapté au cinéma il y a eu un film qui est sorti le 17/11/12 de Claude Miller qui était très intéressent car il était très fidèle au livre .

Il y'a beaucoup de livres qui raconte la même histoire que celle de Thérèse Desqueyroux par exemple celle de Madame Bovary qui est un roman écrit par Flaubert qui raconte l'histoire d'une femme mariée qui n'est pas du tout heureuse avec son mari et qui se tournera vers ses amants pour trouver le bonheur et le réconfort à la fin Mme de Bovary se suicide et son mari en découvrant la vérité meurt de chagrins en la pardonnant . Les deux histoires se ressemble car dans les 2 romans une femme est malheureuse à cause de l'égoisme de son mari.

Sentiments personnelles à l'égard des personnages du roman :

J'éprouve un désintérêt total envers Monsieur Larroque,le père de Thérèse, car dés le début du roman ,il est froid c'est un homme qui s'intéresse à son nom et à sa fortune plutôt qu'à sa propre famille il ne fait même pas attention à la souffrance qu'éprouve Thérèse il ne la regarde même pas. Je n'aime pas le personnage de Bernard car il est le symbole même de l'homme hypocrite de la  bourgeoisie qui se préoccupe tout d'abord de son nom que de sa propre femme. Je n'ai pas aimé le comportement de Thérèse à un moment du livre c'était quand elle a empêchée Anne de voir Jean Azévèdo un juif bordelais qui est décrit ,dans ce roman, comme un jeune homme beau et intelligent ,  grâce à un stratagème terrible elle a abusé de la confiance qu' Anne avait et je trouve cela assez horrible elle pouvait faire raisonner la famille d'Anne mais elle voulait la détruire elle était jalouse. J'ai trouvé que Thérèse un moment du livre s'est  intéressé à Jean car il a la même passion qu'elle pour les livres, il a beaucoup de culture...etc . Un moment du livre Thérèse m'a beaucoup touché c'est quand elle déchire et brûle la photographie que Anne lui a envoyait : on voit à qu'elle point Thérèse est seule et déprimée.

J'aime beaucoup le personnage de Anne car c'est une femme douce elle rêve malgré sa famille qui l'en empêche et elle est différente car elle aime des choses que forcément des femmes n'aime pas (par exemple : quand elle était petite elle aimait la chasse ce qui est assez impressionnant ) Elle est naive c'est ce qui fait sa douceur et son envie de vivre que je trouve très agréable c'est une femme qui est décrite de façon charmante.J'aime l'aspect rebelle de Thérèse car c'est grâce à cela qu'on peut découvrir la vie et les pensées des femmes mariées à l'époque et qu'est ce qu'elle ressentaient .

Ce roman est sujet de plusieurs débats dont le mariage arrangé car Thérèse a était marié de force pour l'honneur de sa famille et cela l'a menée à empoisonné son mari . Et je pense aussi que ce roman parle beaucoup de la liberté : en effet Thérèse est un esprit libre pour elle la liberté était de se libérer des "griffes"de son mari  , chacun à son point de vue sur la liberté , sur ce sujet j'ai trouvé sur internet un site assez intéressant je vous le donne car il est facile à comprendre et très bien construit , il explique de manière très explicite de quoi Thérèse voulait se libérer et est ce qu'elle pouvait faire pour s'en libérer  Le site c'est:  http://www.info.sophia.ac.jp/futsubun/sotsuron/sotsuronSuekaneAiri.pdf 

                                                                                                                                                                                                                                                    Mélanie N.

14 janvier 2013

La Religieuse, Mes impressions de lecture, par Ryma MAZRI

Diderot, grand écrivain et philosophe français, rédige cet ouvrage La Religieuse en se mettant dans la peau de Suzanne Simonin. Il s'agit de mémoire destiné au Marquis de Croismare, dans lequel elle raconte toute les mésaventures, malheurs et peines qu'elle rencontre dans les différents couvents où elle fut placée contre sa volonté. En effet, Suzanne connaît une enfance peu heureuse et se voit faire face à une injustice, ses parents ayant une préférence très marquée à l'égard de ses sœurs aînées ne se soucient guère de la vie future qu'elle pourrait avoir. Ce manque de considération est dû au fait que Suzanne soit issue d'une liaison jusqu'alors secrète de sa mère, elle lui rappelle son adultère passé. C'est pourquoi ils décident de la placer au couvent de Sainte-Marie.

Dès le début de son séjour au couvent Suzanne se voit faire face à d'horrible évènements, sa tristesse et son souhait d'annuler ses vœux n'a cessez de s'accroître. De plus la supérieure du couvent était à l'origine des mauvaises actions dont était victime Suzanne, alors qu'elle aurait dû les empêcher. Suzanne se voit alors enfermé, ce terme est plus approprié à sa situation car en effet jamais elle n'a souhaité devenir religieuse, elle est privée de liberté alors que l'on devrait tous être en droit d'en disposer. Après la mort de ses parents l'annulation de ses vœux est une évidence elle ne se voit pas rester religieuse plus longtemps et fait appel à un avocat grâce à qui elle pourras comparaître devant un tribunal.

Tout au long du roman Diderot se donne pour but de critiquer et dénoncer la vie de religieuse et il y parvient grâce à des scènes qui nous marquent par leur apparence très réelle, elles ont un impacte sur nos esprits que l'on ne pourrait se l'imaginer. On partage les douleurs physiques et morales que subit Suzanne, elle est maltraitée et malmenée par les autres religieuses, réduite à se nourrir du strict minimum. Nous découvrons des pratiques faites au sein même d'un lieu religieux qui sont contre la religion même. Toute humanité a disparu, la protagoniste perd toute envie de vivre, mais sa force d'esprit et sa détermination l'ont aidée à surmonter ces épreuves. Ce roman vous touche du début jusque la fin de sa lecture, nous compatissons aux souffrances de la pauvre femme. C'est une réalité qui nous frappe car nous n'imaginions sûrement pas que de telles actions puissent être réelles. Nous mesurons à quel point notre liberté nous est chère, nous nous mettons alors à penser à ces autres religieuses qui sont peut-être encore de nos jours dans la même situation que Suzanne.

Nous pouvons parfois avoir l'impression qu'elle est en prison, mais pour elle la vie de religieuse est comparable à celle d'un prisonnier alors cette impression est justifiée et elle est probablement ressentie par chacun des lecteurs. Pour ma part, j'admire sa persévérance et son courage car elle n'a jamais baissé les bras et a toujours gardé dans l'idée qu'un jour elle serait libre.

13 janvier 2013

Eldorado, L.Gaudé Mes impressions de lecture par Guillaume Rainasse

Choix de lecture : Eldorado de Laurent Gaudé

Laurant Gaudé est un écrivain français de fin XXe, debut XXI siècle. Il a notamment reçu le Prix Goncourt en 2004 pour son roman Le Soleil des Scorta.

Résumé:

L’œuvre raconte deux histoires opposées.

D'un côté, c'est l'histoire de Salvatore Piracci, un officier de marine en Italie chargé de recueillir les bateaux d'immigrés venant en Europe. Cette officier rencontre une femme dans la rue par hasard. Il remarque qu'elle le suivait depuis un bon moment. Il l'invita chez lui à discuter. Elle lui raconta son histoire. Cette femme est une immigrée qui est venue par bateau avec son bébé. Malheureusement, son enfant est mort pendant le voyage. Elle lui demande une arme afin de se venger de celui qui a organisé ce voyage. Piracci accepta. Un jour, alors qu'il recueillait une énième fois des barques d'immigrés, un de ces derniers vint vers lui pour lui demander de l'aide. Piracci hésita, ce qui coûta à cet homme le renvoi dans son pays. Piracci en fut choqué. Il décida de s'exiler et de partir seul en barque le plus loin possible. Il débarqua en Afrique du Nord et voyagea avec le peu d'argent qu'il avait sur le continent.

L'autre partie du roman raconte l'histoire de deux frères ayant la possibilité d'aller en Europe. Les deux hommes ont quitté leur famille et sont partis à deux avec un guide. Lorsqu'ils allaient passer la frontière, le grand frère expliqua à l'autre qu'il était malade et qu'il devrait finir le voyage seul.Son frère fut bouleversé mais fut obligé de partir seul. Il voyagea à travers l’Égypte, l'Algérie et le Maroc en camion et fit la rencontre d'un homme. Ils firent le voyage ensemble jusqu'à la frontière espagnole. Là, s'engagea une lutte pour passer la frontière parmi près de 500 immigrés. Ils réussirent à passer et purent enfin vivre leur rêve.

Les derniers chapitre raconte que l'immigré a croisé la route de Piracci alors qu'il avait passé un collier à un mendiant.

Ce livre parle de l'immigration clandestine vers l'Italie.

Impressions de lecture:

Ce livre est agréable à lire. tout au long de la lecture, on se prend au jeu de savoir ce qui va arriver. On se surprend à se demander ce qu'il va se passer, à aimer telle ou telle personne.

La Religieuse, Mes impressions de lecture, par Mirantsoa Ratiarison

                  La Religieuse de Diderot est un roman qui met en scène la vie d'une jeune femme placée dans un couvent contre son gré. Il s'agit de mémoires écrites par cette dernière qui est nommée Suzanne, adressés au marquis de Croismare; elle lui demande son aide pour sortir du couvent. Dans le premier couvent où elle a été placée, qui est le couvent de Sainte Marie, elle vécut un véritable enfer oeuvré par la supérieure et d'autres soeurs, ce qui est contraire à la religion. De plus un enfermement trop important, une liberté très restreinte conduit à une dégradation de la nature humaine, une perte d'humanité. Cette société close est aussi un enfermement un moyen d'être coupé de la vie extérieure. Bien qu'elle soit entourée de personnes, cela ne suffit guère pour combler ce manque, car elle cotoie toujours les mêmes personnes. Ce roman a surtout comme visée de critiquer, dénoncer la vie religieuse. Pour ce faire, Diderot s'exprime et donne son point de vue en se mettant dans la peau de Suzanne, d'autant plus qu'il avait l'expérience des côtés néfastes de cette situation car sa soeur était devenue folle et était morte.

Les maltraitances qu'a dû subir Suzanne sont le fruit de l'inhumanité de la supérieure. En effet, nous vivons dans un monde où selon moi, la notion d'humanité a perdu de sa valeur contrairement à la notion d'inhumanité qui caractériserait mieux le monde. Ces deux notions sont aussi présentes dans le roman, Le rapport de Brodeck, de Claudel  qui traite de ce sujet pendant une guerre. On peut aussi ajouter un lien commun entre ces deux ouvrages: la manière dont l'homme peut asservir l'homme. Dans la Religieuse, les supérieures sont décrites comme étant des manipulatrices, par le biais des sentiments, du mensonge.

Ce roman dénonce parfaitement la vie religieuse en décrivant des scènes assez frappantes mais de manière très réaliste afin que le lecteur puisse réfléchir et se rendre compte de la vie menée par ces religieuses.

Je pense que tout le monde a besoin de contact, mais un enferment , une coupure avec le monde extérieur peut tout aussi bien être bénéfique. Pour illustrer mon propos, je prend l'exemple d'une prison: pendant le temps de sa détention, le prisonnier se remet souvent en question, médite sur ses fautes et change par la suite.

En tant que lecteur, je m'identifierai plus aux religieuses devenues folles et qui sont mortes par la suite. J'ai donc beaucoup d'admiration pour Suzanne qui malgré les mauvais traitements qu'elle a subis n'a pas failli et a su faire face à ses difficultés.

 

 

 

12 janvier 2013

Le rapport de Brodeck, Mes impressions de lecture, par Anissa Kochat

Le rapport de Brodeck de Phillipe Claudel (2007)

Le rapport de Brodeck raconte l'histoire d'un homme tourmenté par une vie tragique.Toute sa vie il a fait connaissance avec la part la plus sombre des Hommes, la part la plus avilissante et la plus monstrueuse. Cependant, il a aussi fait connaissance avec les sentiments les plus humains et les plus beaux de l'humanité : en rencontrant Emélia sa femme pour qui il porte un amour démesuré.

Brodeck est un homme venu de nul part, arrivé dans un village à l'âge de 4 ans avec la vieille Fédorine, mère de substitution; il vivra dans ce village les principales péripéties du roman. Bien qu'il est été accepté dans ce village, il a toujours été considéré comme un Fremder, un étranger, par les habitants du village. C'est d'ailleurs ce statut d'étranger qui mèneront ses voisins à le livrer aux Fratergekeime, les S.S. C'est cette lâcheté et cette peur de l'occupant de la part des villageois qui le mèneront aux camps de la seconde guerre mondiale. Il vivra les pires moments de sa vie, où il sera réduit à un simple animal, Chien Brodeck. On découvre alors dans toute sa splendeur, l'horreur des camps de la mort où on voit Brodeck subir des atrocités dont on n'imagine pas l'ampleur. Comment il devient esclave de ses bourreaux en subissant la malnutrition, des mauvais traitements, des humiliations et des tortures psychologiques incroyables. Pourtant il n'a qu'une seule idée en tête rester en vie pour retrouver Emélia, sa bien aimée. Il réussit à supporter toutes ces horreurs pour simplement la retrouver. 

Cependant lorsque enfin, il revient au village se situant "au bout du monde", par ses propres moyens à bout de force, il retrouve une Emélia détruite, devenue une ombre, un corps sans âme, figée, tombée dans un silence, fredonnant éternellement une mélodie simpliste propre à son histoire d'amour avec Brodeck. Toutefois à ses retrouvailles silencieuses, il découvre sa fille Poupchette, fruit du viol de sa femme, elle devient l'une des raisons de sa vie, l'aimant comme un bijou.

Puis, un an après la guerre, l'Anderer, l'Autre, arrive au village. La personne la plus "humaine" du livre, celle qui voit au-delà des apparences, celle qui lit les lignes des histoires des hommes, celle qui pénètre leurs coeurs... A cause de son "humanité", de son éclat de pureté tel un ange,  il se fera assassiné par les habitants du village de Brodeck. C'est là, que Brodeck commence son rapport à la demande des assassins (les hommes du village), où il devra relaté le faits de L'Ereignies, l'évènement, qui est en faite le soir du meurtre de l'Anderer. Il constituera alors un rapport remplit de ses réflexions, des évènements de sa vie qui l'ont marqué et bien entendu du meurtre de l'Anderer en expliquant le pourquoi du comment.

Lorsque enfin, il remet le rapport au maire Orschwir, celui-ci le jette aux flammes en lui affirmant que les hommes et particulièrement les habitants de son village, ont besoin d'oublier pour avancer. Brodeck prend alors la décision de partir avec Emélia, Fédorine et Poupchette pour enfin vivre, en jurant qu'il n'était pas responsable de la mort de l'Anderer. "Le village, mon village, avait complètement disparu. Et avec lui tout le reste, les figures, la rivière, les êtres, les douleurs, les sources, les sentiers que je venais d'emprunter, les fôrets, les rochers. C'était comme si le paysage et tout ce qu'il avait contenu s'étaient effacés derrière mes pas. Comme si à mesure que j'avançais, on avait démonté le décor, plié les toiles peintes, éteint les lumières. Mais de cela, moi, Brodeck, je ne suis pas responsable. De cette disparition, je ne suis pas coupable. Je ne l'ai pas provoquée. Je ne l'ai pas souhaitée. Je le jure." (page 375)

Le Rapport de Brodeck, est un livre violent qui nous prend au coeur. C'est un livre sublime qui relate parfaitement comment l'homme peut devenir épouvantable (comme les Fratergekeime; les S.S) ou bien comment l'homme peut aussi être un être de bonté et de pureté (comme l'Anderer). En effet, je crois bien que c'est les moments où il raconte sa condition atroce aux camps qui m'a le plus frappée et le plus marquée, car c'est bien dans ces pages-là que l'on voit l'homme ne plus être humain et devenir un animal, un monstre, une bête assoiffée de pouvoir et de vie détruite. J'ai tout de suite été aspiré par ma lecture, c'est vraiment le genre de livre que j'aime lire. Un livre psychologique qui interroge le lecteur sur des questions fondamentales de l'Histoire et qui nous remet en question tout au long de notre lecture. Dès la première phrase d'ailleurs, j'ai tout de suite accroché "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien." Cette phrase elle est violente, comme si il aurait voulu être maître de sa naissance, prendre la décision d'exister ou non, comme pour nous dire qu'il n'est pas responsable de son nom. Le livre a d'ailleurs pour principaux thèmes : "la responsabilité" et aussi "la culpabilité". 

Ce que j'aime beaucoup aussi c'est le fait que le livre est en quelque sorte embrouillé comme pour nous montrer qu'il ne cesse de réfléchir jour et nuit, que son esprit n'est jamais au repos, qu'il ne sait pas par où commencer, qu'il se rappelle de plusieurs choses à la fois. Il le dit à la page 134 "Ce récit, si jamais il est lu, le prouve assez où je ne cesse d'aller vers l'avant, de revenir, de sauter le fil du temps comme une haie, de me perdre sur les côtés, de taire peut-être, sans le faire exprès, l'essentiel.", et aussi à la page 239 "J'ai relu tantôt mon récit depuis le début. Je ne parle pas du Rapport officiel, je parle de toute cette confession. Cela manque d'ordre. Je pars dans tous les sens. Mais je n'ai pas à me justifier. Les mots viennent dans mon cerveau comme la limaille de fer sur l'aimant, et je les verse sur la page, sans plus me soucier de quoi que ce soit. Si mon récit ressemble à un corps monstrueux, c'est parce qu'il est à l'image de ma vie, que je n'ai pu contenir et qui va à vau-l'eau."

Le rapport de Brodeck m'a tout de suite fait pensé à La nuit sacrée de Tahar Ben Jelloun. Ces deux livres se ressemblent beaucoup sur la manière d'interroger le lecteur et sur la manière de présenter l'humanité et l'inhumanité des Hommes. Ensuite j'ai aussi mis ce roman en relation avec Souvenirs de la maison des morts de Dostoievski. La manière du narrateur de raconter les faits est pratiquement la même. On retrouve là aussi ces question d'humanité et d'inhumanité, les rencontres avec ces 2 aspects des Hommes, ainsi que le fait de subir sans révoltes les épreuves infligées dans les Goulags/les camps.

08 janvier 2013

La Religieuse, Mes impressions de lecture, par Marion Edoh

Denis Diderot est un écrivain et philosophe du 18e siècle. La Religieuse est l'un de ses derniers romans car il l'a écrit en 1780, quatre ans avant sa mort. Ce roman est écrit sous forme de mémoires, celles de Suzanne Simonin. Cette femme s'est engagée dans la religion sous la contrainte de ses parents, mais une fois ses parents morts elle souhaite l'annulation de ses voeux.

Dès le début du récit, la situation de Suzanne m'a émue et touchée, car à travers ses mémoires nous avons accès à tout ce qu'elle a ressenti dans chaque situation où elle s'est trouvée. J'ai aussi pu m'identifier à elle car très jeune elle a été victime d'injustice face à ses soeurs seulement parce qu'elles ont un père différent, ce qui n'est pas de sa faute. De plus, ses parents lui ont refusé une vie "normale" tant ils avaient dépensé pour ses soeurs aînées. Le couvent a donc été un moyen de se débarrasser d'elle pour des motifs financiers, et non pour son propre bonheur comme ils ont voulu lui faire croire. Elle passera donc plusieurs années dans différents couvents, sans jamais s'y sentir à sa place comme le montrent les différents procès qu'elle engagea pour essayer d'en sortir. Suzanne a donc été privé de liberté, et tout au long du roman elle se bat pour la récupérer.

J'ai perçu ce roman comme une défense de la liberté, ce dont chaque être humain devrait  disposer. Diderot définit la liberté comme "la prérogative inaliénable de l'homme" et l'Homme s'est longtemps battu pour l'obtenir. L'histoire de Suzanne peut toucher chacun d'entre nous, à toute époque car la liberté est un sujet universel. Par il nous est tous déjà arrivé de nous faire imposer des choix qui nous contrariaient par nos parents, nos professeurs... et dans ces cas nous sommes passés par les mêmes sentiments que Suzanne.

Ce roman m'a fait penser à la fable de La Fontaine Le Loup et le Chien que nous avons étudiée en classe car ils nous rappellent tous deux que la liberté n'a pas de prix.

06 janvier 2013

Le Rapport de Brodeck, Mes impressions de lectur, par Soraya Aïssat

Le Rapport de Brodeck est un roman paru en 2007, écrit par Philippe Claudel, écrivain et réalisateur français qui a remporté, grâce a cet ouvrage, le prix Goncourt des lycéens en 2007.

Je ne vous ferais pas de résumé détaillé par chapitre de ce roman, de peur de vous enlevez toute l'intrigue qu'il porte. Je vous invite néanmoins à visiter ce site  http://blogart.centerblog.net/6555676-LE-RAPPORT-DE-BRODECK  pour une brève présentation de l'oeuvre. J'évoque le mot intrigue étant donné que j'ai eu, par moment en lisant ce livre, j'ai eu l'impression d'être dans un roman policier, de m'identifier à Brodeck (le narrateur) pour reconstituer la cause de la mort de l'Anderer.

Philippe Claudel a choisi de donner une forme fragmentaire (très courante chez les romans contemporains) à son récit. Tout au long du romain, Brodeck passe avec aisance du présent, son présent où il parle du rapport qu'il doit faire en même temps que ce récit, à son histoire, son passé d'enfant, d'avant "l'Ereigniës" "la chose qui s'est passée" (page 13 Livre de Poche) autrement dit la mort de l'Anderer, en passant par "le passé proche" c'est à dire le temps où il a connu l'Anderer, l'arrivée de ce dernier au village. L'auteur consacre également une quatrième "partie" à l'Histoire du temps de la Seconde Guerre Mondiale en faisant témoigner Brodeck sur sa vie dans le camp.

 Cette partie me rappelle le film de Roman Polanski, Le Pianiste, par les détails dur le manque de nourriture et la lute pour garder celle-ci mais aussi parce que Brodeck me fait penser par son histoire, son courage et sa volonté de vivre à Szpilman (personnage principal du film). Il est dit dans la quatrième de couverture de ce roman: "Un livre qui fait penser à àla fois à Julien Gracq, celui d'Un balcon en forêt, pour ces descriptionsde la nature, à Dino Buzzati, pour la construction et l'attente qui se crée, et a Peimo Levi pour bien des choses. J.C.P., Livres Hebdo." Je rejoins l'avis de cette critique quant à la description. J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup trop de description ce qui a été pour moi l'un des points faibles de ce roman. C'est sans doute la partie qui m'a le plus plus et le plus ému. J'ai éprouvé beaucoup de peine pour " Chien Brodeck" qui doit se réduire à la vie d'un chien de Fratergekeime (d'allemand) pour avoir la vie sauve ou encore pour Scheizeman, "l'homme merde" qui passait ses journées à vider la fausse où se soulageait tout le camp. J'ai beaucoup admiré Brodeck pour avoir tenu ces deux rôles sans dire un mot, pour pouvoir survivre et retrouver Emélia, sa femme. 

Ce personnage, ainsi que celui de Fédorine, celle qui a recueilli Brodeck étant jeune, m'ont beaucoup intrigué. Je voulais en savoir d'avantage sur leurs sentiments ou encore sur leur passé. En revanche j'ai porté un désintérêt pour les autres personnages sans doute du fait que je ne les appréciais pas pour les relations qu'ils entretenaient avec Brodeck comme par exemple le passage où le Maire Orschwir est passé chez Brodeck pour l'inviter à la mairie afin de lire son Rapport (pages 135-136) ou encore lorsque Göbbler l’espionnait dans le chapitre 10 ( pages 86 ), lui dit : "Je veille, Brodeck... Attention à toi". Je pense aussi que, tout comme moi, les lecteurs prennent en sympathie Brodeck et de ce fait n’apprécient pas pour l'acte qu'ils ont eu envers l'Anderer.

Je trouve que l'ensemble de ce roman est une vraie leçon sur l'humanisme et le manque d'humanité chez certains Hommes qui sont comparé à des porcs. Une réplique donnée par Orschwir au sujet des porcs, m'a quelque peu marqué et donne à réfléchir: "Ils pourraient manger leurs propres frères, leurs propre chair, ça ne les dérangerait pas, ils chient, ils recommencent indéfiniment. Ils ne sont jamais rassasiés. Et tout leur est bon. Car ils mangent de tout, Brodeck, sans jamais se poser de questions. De tout... Comprends-tu ce que je dis? Ils ne laissent rien derrière eux, aucune trace, aucune preuve. Rien. Et ils ne pensent pas Brodeck, eux. Ils ne connaissent pas le remords. Ils vivent. Le passé leur est inconnu. [...]. Cette "description" m'a rappeler les Nazis tout comme la métaphore qu'emploie Ernst-Peter Limmat, enseignant de Brodeck, du renard. Ce livre nous donne tout de même un exemple d'humanité dont fait preuve un vieil homme qui a hébergé, lavé et nourris Brodeck à sa sortie du camp. Était-ce par pure bonté ou par sentiment de culpabilité et un moyen de demander pardon car son fils devait sans doute faire partie des gardes nazis... "S'il vous plaît, ajoutat le vieil homme, pardonnez-lui... pardonnez-leur..." Je vous laisse me donner vos avis et vous je invite à lire ce beau roman! 

Eldorado, mes impressions de Lecture par Zaburi Magnifique

*Laurent Gaudé:

Né le 6 juillet 1972, Laurent Gaudé vit à Paris. Passionné par le théâtre, Laurent Gaudé décide de vivre de sa passion. En 1999, ses efforts se révèlent payants avec la publication de sa toute première pièce,Combats de possédés. Sa seconde pièce, Onysos le furieux, est publiée en 2000.

En 2001, il publie son premier roman : Cris. Son roman Le soleil des Scorta, dont l'action se situe dans les Pouilles, remporte le prix Goncourt 2004 et couronne pour la première fois son éditeur Acte sud qui jusque là n'avait jamais remporté ce prestigieux prix.

Paraitront ensuite Eldorado, en 2006; La Porte des Enfers, en 2008 et Ouragan en 2010.
Pour seul cortège est apparu à le rentrée 2012.

*Eldorado,2006:

Résumé:

CHAPITRE 1: Le Commandant Piracci, qui est chargé d'intercepter des bateaux d'emmigrés clandestins sur l'Ile de Lampedusa, est suivi par une femme lors d'une balade dans son quartier. Cette femme entre en contact direct avec celui-ci et lui avoue qui elle est. Cette femme est en faite une des anciens passagers du Vittoria, bateau qui a été abandonné en pleine mer par des passeurs et a été intercepté par la frégate du Commandant Piracci. Le commandant ce souvenait de cette femme, il cherchait a savoir ce qu'elle etait devenue, elle lui raconta son histoire et lui demanda une arme. Lors du nauffrage prémedité du Vittoria, elle perd son bébé et en veut au responsible des passeurs Hussein Marouk. Le commandant a été touché par l histoire de cette femme est fini par etre convaincu de lui passer son arme. Lorsque cette femme partit de chez le commandant celui ci remis en question ces vingtannées de travail et ce demanda ce qu'allait devenir cette femme. Allait t'elle etre soulagée? Allait t'elle reussir a tuer cet homme ? Aurait elle le courage de le faire aprés ces deux années de douleur, survie pour assouvir son désir de vengeance ?

CHAPITRE 2: Soleiman, clandestin originaire du Soudan prépare son voyage, son Eldorado (quête d'une vie meilleur en Europe) avec son frére Jamal mais au moment du départ son frére Jamal lui annonce qu'il ne partira pas avec lui car celui ci est malade. Il est atteint du Sida. Il encourage son frère de faire ce voyage car ce voyage est le billet pour unevie meilleur, ine vie qu'il n'aurait pas au Soudan. Soleiman anéanti trouve la force pour son frére de faire ce voyage en souvenir de lui, Jamal, lui offre un collier de perle verte afin que son frère ne loubli pas et surtout afin qu'il garde yun bon souvenir de lui car il ne veut pas que son frère le voit détruit petit a petit par la maladie.

CHAPITRE 3: Le comandant Piracci décide de partir et de quitter sa vie aprés l'annoce d'un de ces hommes qui lui a parlé d'un navire affrété dans des conditions douteuses. Lecommandant n'hésite pas une seconde et part aider les Hommes de ces barques mais culpabilise tout de meme car il se considére comme un briseur de rêve pour ces émmigrés.

CHAPITRE 4: Jamal donne l'argent du voyage et sa part a son frère afin d'être sur que celui-ci soit sur d'arriver en Europe sans problèmes. Il connait la fatalité auquel il va être confronté mais est cependant plein d'espoirs pour son frère Soleiman. Soleiman part en voiture jusqu'à Al Zuwarah et ensuite prendra le bateau avec d'autre clandestins.

CHAPITRE 5: Lorsque le Commandant intercepte la barque de clandestins, il apprend qu'il y en a trois autres perdus avec, à bord des clandestins. Il essaye d'avoir des informations auprés des clandestins mais personne ne parle anglais sauf un seul émmigrant qui accepte de lui donner des informations. Lorsque vient le moment d'arriver au port pour être conduit au centre de détention afin d'être renvoyé dans leur pays, le traducteur clandestin tente de convaincre le commandant de le sauver en le cachant dans sa cabine mais celui ci refuse et s'en veut par la suite car ca ne 'aurais rien couté de cacher cet homme. Il rencontre un clandestin au cimetiére, il lui explique les raisons de ces voyages(l'eldorado) au commandant et celui ci est trouble et se met a réflechir sans cesse.

CHAPITRE 6: Soleiman arrive au port avec les autres clandestins mais les passeurs les rackettent et leur volent tout ce qu'il posséde. Soleiman tente de leur tenir tête et ce fait passer à tabac par les passeurs malhonnetes. Quand il reprend connaissance les passeurs étaient déjà partient et il ne restait plus personne sauf un homme. Cet homme, Boubakar décide de continuer le voyage avec Soleiman. Ils décident de ne plus passer par l'Italie mais par le Maroc.

CHAPITRE 7: Le commandant passe a tabac le capitaine du navire de clandestin et est par la suite ceratin qu'il sera mis a pied. Il refuse donc de se rendre a la convocation de son supérieur afin de rendre des comptes sur son geste. Il annoce donc a Angelo, qu'il va partir et tout quitter. Il a acheté une petite barque qui lui permettra de faire son voyage et décide partir a l'endroit où les voyageurs s'en vont.

CHAPITRE 8: Soleiman et boubakar décident de prendre la route pour se rendre a Ghardaïa mais sachant qu'il n'aura pas assez d'argent pour ce voyage, Soleiman agrésse un des passager du bus et lui volent tout ce qu'il posséde. Pris de culpabilité il se dit qu'il ne mérite pas ce voyage, qu'il devient une personne dépouru de sentiments et sans coeur. En clair, il n'assume pas son acte mais à présent n'a plus peur de rien.

CHAPITRE 9: Le commandant se fait arrêter par la police et est placé en garde a vue pendant une nuit. Le lendemain, il est conduit a la reine d'Al Zuwarah, une femme hautaine, extrèmement puissante a Al Zuwarah, assoifée de pouvoir et manipulatrice. Elle “l'oblige” a conduire des clandestins a bord d'un bateau jusqu'en Europe. Elle lui donne de l'argent et s'en va sans dire un mot puis décide de prendre route vers Ghardaïa.

CHAPITRE 10: Les clandestins décident de passer la barriére de Ceuta (Espagne). Ils étaient nombreux et attendèrent la nuit avant de prendre l'assaut durant la nuit. Ils attendèrent un long moment entre ces arbres au milieu de cette colline. Au moment venu, ils prenèrent l'assaut et dévalèrent la colline avec des échelles de fortunes et franchirent la barrière avec difficulté, souffrance, et meurties par les coups des policiers espagnoles. Boubakar et Soleiman reussirent a franchirent les deux barrières mais nombre d'entre eux furent stopés et passés a tabac. Soleiman était blessé, faible et tout deux, attérirent dans un centre de détention pour y être conduit à la frontiére et de là, ils pourraient aller où ils veulent.

CHAPITRE 11: Le commandant Pirraci, durant son errance, attéri autour du feu avec plein de clandestins. Il était désespéré et écoutais ce que les clandestins se disaient. Ils parlérent d' un messager silencieux “massambalo” si l'un des clandestins avait la chance de le croiser et lui disait simplement “Massambalo” et que ce messager repond “oui” cela signifie que Dieu lui prédit qu'il reussira son Eldorado, son voyage en quête du bohneur. Piracci s'exila au milieu de la conversation et décida de se suicider et se mettant de l'essence mais en vain car il ne trouva pas de quoi accomplir son geste. Il pris alors de nouveau le car.

CHAPITRE 12: Piracci donna tout son argent au chauffeur de car mais ce n'etait pas s=assez pour qu'il fasse tout le voyage prévu donc il dessendit à mi-chemin. En fait ce n'etait qu'un prétexte du chauffeur car Piracci donna une image négative de la vie en Europe au clandestins du bus. Il s'approcha d'un camps de clandestins, il avait froid, sentait l'essence. Ensuite, un homme se diriga vers lui et lui dit:” Massambalo”. Il fit oui de la tête et cet homme heureux lui fit une offrande: un collier de perle vertes qui'il avait autour du cou. Cet homme était en fait Soleiman. Piracci ressenti un sentiment heureux car il avait fait le bohneur de quelqu'un et s'en alla en conseillant a tout ces clandestins de continuer leur voyage coute que coute et ceux avec le même courage, la même force et la même volonté. Il traversa une route plus loin des voitures et des cars le klaxonnait mais un camion le percuta violemment et celui ci perdit connaissance. Des hommes l'encercla et il leur dit de continuer leur Eldorado. Le commandant fini par mourir de ses blessures.

*Mes impressions de lecture:

Ce roman a une visée argumentative car elle constitue une critique contre les passeurs et les personnes chargés de s'occuper des clandestins. Ce roman est construit avec deux histoires mises en parralléles: elles ont les mêmes points communs ,ce passent au même moment et sont alternées à chaque changement de chapitre et on observe que le dernier chapitre lie directement les deux histoires. Ce roman présente un sujet qui est un fléau de nos jours: l'immigration clandestine. Ce roman est à la fois surprenant et touchant car on essaye de prendre place dans l'histoire, de savoir où l'on se situe et pour qui on prend partie. Le fait d'avoir “deux points de vue” celui du commandant et celui de Soleiman nous permet de distinguer les deux rangs, positions. Le personnage qui m'a le plus plu est Soleiman car c'est un homme courageux, fort et touchant. Il est comme un héros aprés tout ce qu'il a vécu, il est même LE héros de l'histoire. Le personnage qui m'a le plus déplu est la reine d'Al Zuwarah car c'est une femme hautaine, assoifée de pouvoir et ayant une passion démesurée pour l'argent.

De surcroit, “Eldorado”: est un nom qui vient de l'espagnol el -pais- dorado (« le pays de l'or ») et désigne à l'origine un pays fabuleux d'Amérique du Sud supposé regorger d'or. Le mot désigne aujourd'hui un pays ou un lieu, imaginaire ou réel, où chacun vit dans l'abondance et la richesse. Ce titre est donc approprié au contexte de l'histoire: au rêve de tout ces clandestins et plus particulièrement a Soleiman. L'auteur se contente de traduire les faits et ne donne pas d'avis. Il compare l’Europe, ce continent inatteignable pour des milliers d’immigrants à l'Eldorado. A travers cette comparaison, il nous montre que depuis toujours, il y a toujours eu des hommes qui rêvaient d’un monde meilleur et qu’il y en aura toujours.

"Eldorado, Mes impressions de lecture, par Anissa ALLEGRET"

Laurent Gaudé est un écrivain moderne, qui fit ses débuts au théâtre avec Combat de possédés (1999). Il a écrit plusieurs romans dont La mort du roi Tsongor en 2000 qui lui valut le Prix Goncourt des Lycéens et des Libraires, ce ne sera d'ailleurs pas les derniers prix qu'il remporta.
Eldorado est l'une de ses oeuvres romanesque écrite et publiée en 2006. J'ai donc décider de d'abord vous la présenter sous forme de schéma narratif pour après avoir élaboré un schéma actanciel  vous livrer mes impressions.


                                                                     
Nous avons à faire à un récit croisé, croisant deux regards, ce qui peut laisser place à un double schéma narratif;
  • Situation initiale: Salavtore Piracci, commandant d'un navire chargé d'intercepter des clandestins, se promène dan les rues de Catane en Sicile. Au même moment deux frères soudanais se prépare à la conquête de leur eldorado;
  • Élément perturbateur: Le commandant Piracci rencontre une femme qu'il avait croisé lors de l'interception de Vitorrio 2004, un bateau clandestin il y a 2 ans. Du côté des deux frères, Jamal, l’aîné, laisse son frère à la frontière. Pour cause: il est atteint du Sida.
  • Péripéties: La femme du Vittorio 2004 fait par de son souhait de venger le meurtre de son bébé lancé par dessus bord par des membres de l’équipage au commandant et pour ce faire, lui demande une arme. Ce dernier est retissant mais finit par accepter. Salvatore d'après la demande d'un rescapé clandestin de le cacher, décision qui lui fit avoir de nombreux remords.Ces 2 rencontres sont le fruit d'une colère qu'il réparti sur le capitaine de l’équipage en le frappant. Il se rend ensuite au cimetière pour se recueillir sur les tombes des immigrants dans lequel il rencontre un inconnu évoquant l'eldorado. Il annonce à Angelo, son ami, qu'il quitte tout, se débarrasse de son identité et embarque à bord d'une barque à la recherche de son eldorado, en Lybie, en sens inverse du flux migratoire. Au même moment, Soleiman qui continue son voyage se fait battre et voler à l’exception du collier de perle laissé par Jamal. Il fait la rencontre de Boubakar avec qui il continue son voyage. Pendant ce temps, Salvatore qui a été abandonné par le bus dans lequel il voyageait tente de se suicider, sans succès, il est déposé à Ghardaia par des passants.
  • Élément de résolution: Il y croise Soleiman et Boubakar qui pensent avoir à faire à un certain Massambalo, dieu des immigrants selon une légende. Le commandant ne ne pas afin de les encourager dans leur conquête d'un monde meilleur. Soleiman lui enfile le collier laissé par son frère autour du coup. Les deux acolytes d'apprêtent à passer la frontière qui sépare l'Afrique de l'Europe à Ceuta. 
  • Situation finale: Les deux amis font partie des rescapés de cette traversée et dédient donc cette réussite à celui qu'ils pensent être à qui ils ont donné le collier. Salvatore Piracci lui, meurt, renversé par un car, le sourire aux lèvres, le collier défait formant un "tombeau" autour de lui.
Je propose maintenant un schéma actanciel
Pour moi, le sujet de l'action est Soleiman mais aussi Piracci, seulement leurs destins sont opposés, chacun fuit ce que l'autre voudrait atteindre. L'objet de l'action est ici la recherche d'un monde meilleur; les opposants étant les gardes frontières, les, passeurs et la maladie de Jamal. A l'instar de ces opposants, ce qui favorisent la réussite de ce voyage sont Soleiman et son frère, Boubakar, Salvator Piracci en quelques sortes et les passeurs honnêtes.
Enfin, je penses que ce roman est une façon d’aborder le sujet de l'immigration clandestine qui est un sujet mis à l'écart aujourd'hui et qui crée encore des tensions. Ce problème fait partie des nombreux autres qui se posent dans la société moderne. Soutenant le fait que l'on ait tous le droit à notre eldorado, je penses que ce livre donne l’espoir d'une réussite à sa conquête tout en montrant les risques et obstacles qu'y s'imposent. Ainsi, les trois protagonistes suscitent ici de l’admiration.

"Le rapport de Brodeck, Mes impressions de lecture, par Julie Le Vot"

Philippe Claudel

Philippe Claudel est né le 2 février 1962, en France. Il est enseignant, scénariste mais aussi écrivain. Philippe Claudel est considéré comme l'un des meilleurs auteurs contemporains, ces œuvres remportent de nombreuses récompenses dont un "Le Rapport de Brodeck".

Le rapport de Brodeck

Résumé:

Dans un village, peu après la Seconde Guerre Mondiale, l'Anderer, un étranger dont on ne sait rien de sa vie, se fait tuer dans l'auberge de Schloss par les autres villageois. Les villageois demande donc a Brodeck d'écrire un rapport qui justifie la mort de cet homme. A partir de ce moment, Brodeck nous raconte sa vie passer des les camps, dans la Capitale, la rencontre avec sa femme, son enfance tragique tout en parlant de la vie de l'Anderer passée au village.

Analyse de l'oeuvre:

Cette oeuvre, est enfaîte à la fois un roman mais aussi une fable. Le rapport de Brodeck est une sorte d'immense mise en abîme de 375 pages, il doit rédiger un rapport cependant il nous raconte sa vie en même temps que celle de l'Anderer. Ce roman a la particularité de croiser ces deux vies qui à la base sont différentes, le lecteur fait en sorte de nous faire comparer ces deux personnes. De plus, cette oeuvre ne suit aucun ordre précis, Brodeck parle du présent, puis du passé puis revient sur le présent, il parle comme ces souvenirs lui revient comme si un souvenir faisait surgir un autre et ainsi de suite.Philippe Claudel met en place de nombreux personnes quelconques qui rejettent en nous, l'incompréhension, l'humanisme, la colère mais aussi la pitié. Cette oeuvre, parle de l'après guerre, de la situation des juifs, ect cependant les mots "juif", "Allemands" ne sont jamais cités. Brodeck nous fait penser à un porte-parole, des personnes qu'il rencontrent au cours de sa vie, même lui le dit à deux reprises, au début et à la fin "Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien.".

Mise en relation:

"Les Ämes grises" écrit lui aussi par Phillippe Claudel, est très ressemblant à son autre roman "Le rapport de Brodeck". En effet, eux deux parlent de la guerres, de crimes atroces, cependant dans"Les Ämes grises", la période est précisée, la date aussi, alors que "Le rapport de Brodeck" l'histoire est implicite, les coupables ne sont pas nommés, tous est dans l'imagination que nous nous créons alors que dans "Les Ämes grises" les personnes sont reconnus. Leur point commun à tous les deux est que Claudel, fidèle à lui-même montre l'Homme tel qui est, impuissant face à la vie et monstrueux face à la mort.

Mes réactions personnelles:

J'ai beaucoup aimé ce livre, cependant au début je lisais sans vraiment comprendre de quoi il s'agissait. C'est un livre très complexe et très long donc au début j'avais du mal, mais plus l'histoire avançait et plus les choses devenait clair, des détails qui paraissaient sans aucune importance devenait enfaîte très importante. C'est un roman très détaillé et fait de beaucoup de métaphore pour que le lecteur s'imagine l'image. Ce texte montre la cruauté de la guerre, des camps, mais aussi la cruauté de l'Homme, l'Homme qui devient animal ou chose par envie d'un autre, mais aussi de l'importance de Dieux dans ce monde, de la violence, mais aussi de l'amour, un amour qui permet de faire vivre une personne. Philippe Claudel nous fait réflechir sur la condition humaine face à la souffrance.

Lien:

http://littexpress.over-blog.net/article-31348429.html

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