Un rouge, un bleu, un vert,
L'enfer tapait à ma porte. Le ciel prenait la forme des flammes qui embrasseraient mon être. Le paysage printanier prenait la forme d'une femme. Une femme beaucoup trop redoutée. Une femme qui avait été la cause de mon enfermement.
Un rouge, un bleu, un vert,
J'avais oublié dans ma fugue ce qui enfermait cette femme dans une boîte en plomb. J'avais oublié mes comprimés.
Un rouge, un bleu, un vert,
Des âmes vagabondes se mirent à traverser le pont où je me trouvais et à danser une danse de feu autour de moi. Mon coeur commença alors une prière frénétique dans l'angoisse. Ce moment-là je ne l'avais plus revécu depuis 5 ans.
Un rouge, un bleu, un vert,
Des voix. Des cris planèrent dans l'horizon, atterrissant tout droit dans mon crâne. De cris de plus en plus amplifiés. Les plaintes de ces âmes errantes.
Un rouge, un bleu, un vert,
Non je ne voulais pas. Non, je ne voulais plus les entendre. C'en était trop ! Ces voix qui avaient pourri mon être. Je ne voulais plus de cette vie tourmentée, angoissée, pourrie. Tout aurait été différent si cette femme ne leur exigeait pas ma fin, ma douleur.
Un rouge, un bleu, un vert,
Cet enfer se répercutait sur mon corps, je me griffais, fermais les yeux, arrachant mes cheveux, et ma bouche évacuait un cri viscéral de souffrance. Je n'en pouvais plus ...
Un rouge, un bleu, un vert,
Quelque soit ma douleur. La femme ricanait dans un coin de ma tête, et les cris se firent plus plaintifs encore, plus bruyants, plus exigeants.
Un rouge, un bleu, un vert ...