Blog des 1S2 lycée Jean Jaurès Argenteuil

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29 janvier 2012

Séance d'AP du 26/01/2012

Lors de cette séance, des élèves ont exposé des autoportraits. Ces photos  représentaient leur métier qu'il voulait faire plus tard. Pour cela, ils devaient disposer sur leur photo des indices ou des symboles qui faisaient référence à leur métier futur. le métier étaient choisi en fonction de leur goût et de leur compétence. Il y a eu quatre métiers qui ont été affichés pendant la séance:   

-Opticien:Commercial, technicien, professionnel de la santé… il cumule les fonctions ! Et peut regarder l'avenir avec confiance : le vieillissement de la population et un meilleur suivi médical lui garantissent une clientèle toujours plus nombreuse.   Compétences requises: Avoir le goût pour le commerce, le contact avec les gens et le travail de précision.  Niveau d'accès: bac +2

 - Préparateur en pharmacie:Il n'est ni pharmacien ni médecin. Et pourtant, il connaît les médicaments et leur usage sur le bout des doigts ! C'est le préparateur en pharmacie, chargé de la gestion des stocks et de la vente. Compétences requises : Avoir le goût du contact avec les gens, ainsi que pour le travail de précision. Niveau d'accès: bac ou équivalent 

 -Pédiatre: Médecin spécialiste qui s'occupe des enfants ( 0-18 ans). Compétence requises: Avoir la vocation de soigner, le sens du contact, et d'avoir envie d’être utile. Niveau d'accès: bac +9 ou plus

 - Médecin généralisteLa médecine généraliste, paradoxalement, est devenue une spécialité. Elle traite toutes les maladies par des soins appropriés et des actions de prévention.  Compétences requises: Avoir la vocation de soigner, le sens du contact, et d'avoir envie d’être utile. Niveau d'accès: bac +9 ou plus

Vers la fin de la séance, nous les élèves devaient répondre à la question et justifier notre réponse: "pourquoi avez vous choisi ce métier ?"                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

                      

23 janvier 2012

Questions de l'oral blanc

Ph. Claudel, Le Rapport de Brodeck

Texte 1:
Quelle est l'originalité de cet incipit?
Le premier extrait remplit-il sa fonction d'incipit?
Quel autoportrait involontaire Brodeck livre-t-il dès l'incipit?
En quoi cet incipit est-il révélateur des enjeux du roman?
Comment cet incipit ouvre-t-il au roman?
Texte2:
En quoi ce récit fait-il éprouver au lecteur des sentiments ambigus?
En quoi l'extrait du camp est-il représentatif du roman tout entier?
D'où l'extrait n°2 tire-t-il son originalité?
Brodeck, héros ou anti-héros?
Comment Ph. Claudel permet-il au lecteur de penser la réalité des camps?
Comment ph. Claudel interroge-t-il l'existence des camps?
Texte3:
Fonctions des portraits et paysages
De quoi les dessins de l'Anderer sont-ils révélateurs?
Texte4:
Emotions éprouvées par le lecteur de l'excipit?
Qu'est-ce qui fait de l'extrait n°4 un excipit?
Comment cet excipit constitue-t-il une conclusion au roman?
Comment ce passage remplit-il sa fonction d'excipit?

 

14 décembre 2011

Musée du Jeu de Paume



Le 6 décembre 2011, nous avons été au musée du Jeu de Paume situé à Paris sur la place de la Concorde. C'est un lieu d'exposition d'art contemporain et de photographie. Nous avons participé à une exposition des photographies de Diane Arbus.

  • Diane Arbus est née le 14 mars 1923 à New York et décédée le 26 juillet 1971 à Greenwich Village par suicide. C'est une photographe américaine marié à Allan Arbus. Ils ouvrent ensemble un magasin de photo de mode après la seconde guerre mondiale. Son influence sur la photographie américaine est considérable. Diane Arbus a contribué a imposer l'idée que la photographie est un art à part entière. Elle travaillait en noir et blanc et développait elle-même ses travaux afin de maîtriser complètement le résultat de ses œuvres. Elle interpellait les passants dans la rue pour les prendre en photo. Du 18 octobre 2011 au 5 février 2012, la galerie nationale du Jeu de Paume à Paris présente une exposition de plus de 200 clichés de Diane Arbus. Le sujet principal de ses photos est le portrait et les titres qu'elle donne à ses œuvres illustre la photo prise.

  • Nous avons vu plusieurs portraits :

- Photo sur canapé ( 1966 ) : L'homme a une posture particulière, il montre de l'aisance. Par choix on peut identifier quelqu'un par la couleur de ses yeux, ses cheveux, ses habits, son odeur ou bien sa morphologie. Cet homme nous montre qu'il a pris possession de son corps.

- Hermaphrodite et son chien ( 1970 ) : Ce personnage est mi homme, mi femme. Ce qui nous interpelle est la partie droite de son corps rasé alors que l'autre non. Il montre qu'il s'accepte des deux manières. On suppose qu'il rentre de son travail car il est habillé avec des vêtements de cabaret, un costume professionnel. À travers son métier il met en scène son problème personnel, il gagne sa vie avec la moquerie des gens. On le voit comme quelqu'un de solitaire. On peut voir en arrière plan un grille-pain ce qui nous montre qu'il est chez lui avec son costume de scène.
Le chien montre le mélange entre sa vie privée et publique.

- James Brown : Il se donne à fond sur scène et a intégré dans son spectacle des choses jugés négative. On observe une photographie naturelle à cause de la transpiration.

- Femme avec son bébé singe : Diane Arbus nous suggère une idée avec " son " , c'est à dire que la femme considère ce singe comme son bébé. La femme voudrait un bébé et l'image montre que c'est réel, la photo crée un contraste avec le titre. Le singe porte de vrai habits ce qui montre qu'elle veut un vrai bébé et qui confirme ce que Diane Arbus nous suggère. Elle déguise le singe ce qui peut nous faire penser aussi à un jeu. On suppose que le personnage est dans un « bonheur imaginaire ».

  • Voici quelques photographies de Diane Arbus :

Jeune homme en bigoudis chez lui ( 1966 )

Jumelles identiques ( 1966 )


Hermaphrodite avec son chien ( 1970 )

08 décembre 2011

Représentations de la structure narrative du Rapport de Brodeck

                  

                                                   

                     

                                

                                                         

                                                 

Le Rapport de Brodeck : Le Contexte Historique

Introduction :

Le Rapport de Brodeck écrit par Philippe Claudel en 2007, qui a reçu le Prix Goncourt des lycéens, narre l'histoire d'un homme nommé Brodeck. Il est chargé de rédiger un rapport sur l'Ereigniës, le meurtre d'un certain « L'Anderer ». Cependant, ce livre n'est pas le rapport en lui-même, mais le récit de son enquête, déclencheur de l'ouverture de sa mémoire, par bribes, faisant émerger son passé, ses souvenirs de la guerre.

Cette histoire semble intemporelle et universelle, mais plusieurs éléments du récit font clairement référence à la Seconde Guerre Mondiale, de 1939 à 1945 avec sa cruauté, son inhumanité, la Shoah et ses conséquences. L'intrigue du meurtre quant à elle, se déroule un an après la guerre (page 23), dans un petit village du Nord Est de la France, parlant un dialecte germanique.

A-L'avant Guerre et l'Invasion des «  Fratergekeime ».

La guerre est explicite dans le roman, car elle y figure dès les premières pages du récit. (page 23).

En remettant dans l'ordre chronologique les éléments historiques, Philippe Claudel parle de la « Pürische Nacht » ou « la Nuit de Purification » en dialecte germanique, dont l'équivalent historique la « Kristallnacht » qui est un évènement unique de la Seconde Guerre Mondiale appelée «Nuit de Cristal» du 9 au 10 novembre 1938. Au cours de cette nuit, plusieurs centaines de synagogues et des milliers de magasins sont pillés, des vitrines brisées. Des centaines de juifs ont été blessés ou tués, 30 000 arrêtés pour être déportés dans les camps de concentration de Dachau et Buchenwald (p 217à page 231).

En effet, Brodeck ne nous dit pas clairement qu'il s'agit de la Nuit de Cristal, mais nous raconte ce qu'il voit (p225 à 226), mais surtout la terreur ressentie, lorsqu'il assiste au meurtre d'un vieillard, par trois jeunes agresseurs supposés des jeunesses hitlériennes (p226 à 231).

On sait également au fil de la lecture, que Brodeck est resté deux longues années loin de son village, car il a été « emmené, comme des milliers de gens, parce que nous avions des noms, des visages ou des croyances qui n'étaient pas comme ceux des autres » (page 26). Cela fait référence à la Déportation des juifs (p287 à 289), après l'arrivée des allemands entre le 15 et 22 juin 1940 (page 49) sous l'occupation des nazis appelés les « Fratergekeime » dans ce roman.(page 261 « Je ne suis pas [...]Toi », page269).

2-Une Guerre du XX ème siécle : Les camps de concentration

Le voyage : Brodeck a passé six jours dans un wagon avant son arrivée au camp (p347).

Ces trains dits « de la mort », principalement constitués de wagons à bestiaux en bois ou en métal, avec de grandes portes dotées de verrous, devaient transporter de nombreux déportés, nommés par Brodeck « Fremdër » ou prisonniers. Les Nazis utilisèrent la déportation par voie ferrée pour enlever par la force des groupes ethniques du territoire où ils vivaient. Leur intention était de faire partir tous les Juifs d'Europe, éventuellement par une extermination systématique. Les Allemands utilisèrent les réseaux ferrés de l'ensemble du continent pour transporter les Juifs vers la Pologne. Cela pourrait expliquer les six jours de voyage effectués par Brodeck. Beaucoup y mourraient piétinés, de froid, de faim et de soif (page 347 : « un vieillard tomba [...] et le vieil homme fût piétiné par ceux là mêmes qui avaient tenté de le sauver ».)

L'arrivée au camps : « ils nous sortaient des convois à coups de triques dans les hurlements. On devait ensuite en courant rejoindre le camp. Trois kilomètres de mauvais chemin, sous les cris, les aboiements des chiens, leurs morsures parfois. Ceux qui tombaient étaient achevés sur place, à coup de bâton. » (page 73). Brodeck nous décrit la façade du camp (page 79), qui nous rappelle étrangement les différents récits de déportés, notamment ceux de Jean Léger et Emma Bruchard.

La vie dans les camps : les conditions y sont particulièrement pénibles, le travail forcé est épuisant, la nourriture est de faible quantité et les gardiens persécutent les prisonniers, surtout les prisonniers "juifs". On a l'exemple de la « Büxte, la boîte, une petite cage de pierre d'un mètre cinquante sur un mètre cinquante, dans laquelle on ne pouvait ni se tenir debout, ni se coucher. » L'objectif n'est pas de tenir en vie la main d'oeuvre, mais de l'humilier, la déshumaniser. C'est l'extermination par le travail. Les détenus ne sont plus des hommes, mais sont considérés comme des animaux, des chiens (page 30 et 31).

Brodeck nous raconte comment se terminent ses deux ans au camp (page 136 à 144). L'Allemagne nazie a perdu la guerre, elle abandonne les déportés à leur triste sort, en donnant l'ordre à ses SS d'en massacrer le plus possible, ou les déplacer ailleurs.

Historiquement, ce sont les marches de la mort.

3-Les traumatismes de l'Après-Guerre.

Durant cette période, l'organisation et l'économie des nations sont développées par les Alliés et la plupart des dégâts causés par la guerre sont réparés. Elle est fréquemment marquée par le manque de nourriture, de produits de tous types et des conditions de vie mauvaises. Les Alliés s'attachent à supprimer toute l'influence du IIIème Reich en Europe.

Brodeck exprime son point de vue en disant que « depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal et il faudra je crois beaucoup de temps pour que cela se rétablisse ».(page 21)

Cependant, Brodeck nous montre aussi les conséquences de la guerre sur lui-même, le village et les relations entre les hommes.

En effet, « Moi, j'ai choisi de vivre, et ma punition, c'est ma vie. C'est comme cela que je vois les choses. Ma punition, ce sont toutes les souffrances que j'ai endurées ensuite. C'est Chien Brodeck. C'est le silence d'Emelia, que parfois j'interprète comme le plus grand des reproches. Ce sont les cauchemars toutes les nuits. Et c'est surtout cette sensation perpétuelle d'habiter un corps que j'ai volé jadis grâce à quelques gouttes d'eau. » (page 355)

Conclusion

Le rapport de Brodeck n'est pas un roman historique, ni même l'autobiographie d'un survivant de la guerre, de la Shoah. Et pourtant, il nous retrace un contexte historique qui ressemble étrangement au réel.

Cependant, en l'utilisant, l'auteur génère chez le lecteur une prise de conscience, que ce soit sur notre Histoire commune, relatant les faits monstrueux de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi ses conséquences plus personnelles sur les différents protagonistes qui pourraient très bien être chacun d'entre nous.

"Rapport de Brodeck" Construction des personnages.

Sujet: Construction des personnages.

On va classifier les personnage au travers d'une gradation: des personnages purs aux personnages les plus vicieux. C'est ce qui donne une lueur d'espoir ou renforce notre idée d'un monde cruel.                       

On peux classifier les personnages du "Rapport de Brodeck" en 5 catégories:

- Les personnages purs.                                                                                                                                  

-Les personnages relativement bons.

-Les personnages faisant souffrir autrui.

-Les personnages relativement mauvais.

-Les personnages rongé par le mal et le vice.

      Les personnages purs

Ce sont les personnages auxquels Brodeck pensait lorsqu'il était enfermé. C'est pour eux que Brodeck ne s'est pas rebellé sur le camp.

-Poupchette: Il s'agit de la fille de Brodeck. Elle est née durant la détention de Brodeck à la suite d'un viol. Son innocence et son jeune âge en font un personnage pue. Pour Brodeck, elle a été une nouvelle raison de vivre une fois revenu au village.

Fédorine: C'est une vielle femme qui a recueilli Brodeck et qui vit avec lui et sa famille dorénavant. Fedorine a pris une image maternelle pour Brodeck. Pour son âge, elle est travailleuse et hardie. Elle fait preuve de bonté envers tout le monde. Malgré la faucheuse qui est à ces trousses, elle lutte pour ne pas s'endormir de peur de se faire prendre par celle-ci.

-Emilia: Il s'agit de la femme de Brodeck. Tout comme Poupchette, elle est la raison importante de la survie de Brodeck. Elle voue un amour inconditionnel à celui-ci. Elle est la seule survivante de la rafle qu'a subie le village. Elle en sortira tellement choquée au point de devenir simple d'esprit. Elle va délaisser sa fille qu'elle ne considère pas comme sienne et ses devoirs de femme au foyer. Elle est dorénavant incapable d'aller de l'avant.

       Les personnages relativement bons

     -Brodeck : Il s'agit du personnage principal du roman. Il se sent chez lui au village bien qu'il n'y soit pas né. Dans le village, il est l'un des seul à avoir le privilège de pouvoir faire des études. Il sera trahi par les habitants du village et dénoncé aux Allemands ainsi qu'un certain Frippman. Brodeck de cette période gardera beaucoup de peine.

-Diodème: Ce personnage est le maître d'école de Brodeck. Bien quil a apprécie grandement Brodeck, Il finira pas le dénoncer. Cependant c'est tout de même une assez bonne personne. Cette trahison le marquera et aura une incidence sur les livres qu'il rédigera. Pour se racheter, il s'occupe de la famille de Brodeck durant sa concentration.

L'Anderer: Il s'agit d'un personnage important de l'histoire.Comme son nom l'indique "L'Anderer", c'est un étranger. Lors de sa venue au village il suscita l'inquiétude et la curiosité. Son allure peu commune et bourgeoise suscite l'intérêt mais surtout la méfiance. Il a un assez bon caractère, il est poli mais très discret. On ne connait pas son nom. Il a un gout pour la littérature et la nature, tout comme Brodeck et c'est ce qui a permis de les rapprocher. La seule erreur qu'il a commise fut lors du vernissage de ses tableaux qui conduit à L'Ereignies. Son seul défaut fût d'être étranger.

           Les personnages faisant souffrir autrui.

    -La plupart des villageois: Ces villageois sont froids, distant ils ont leurs habitudes. Ils ne supportent pas le changement et l'arrivée de l'Anderer va les chambouler. Ils se posèrent des questions. Les villageois se connaissent depuis des générations, ils on peur des inconnus. Du fait de leur manque d'instruction, ils sont très influençables jusqu'à commettre un acte irréparable: un meurtre.

-Schloss: c'est un aubergiste du village, c'est lui qui héberge l'Anderer durant sont séjour. Personnage obscur mais avec un bon fond. Il a vécu des épreuves difficiles, celle fais par d'un homme fort, un homme faible.

-Joss Scheidegger: C'est un soldat Allemand, c'est lui qui promenait Brodeck lorsqu'il devais faire "le chien" dans le camps. Il le délivrera malgré tout. C'est un soldat, il exécute les ordres. Il finit par être lassé et devient tolérant.

            Les personnages relativement mauvais.

-Orschwir: C'est le maire du village de Brodeck et aussi un éleveur de porcs. C'est lui qui décidera de dénoncer Brodeck à Büller. c'est lui aussi qui lui demandera la rédaction d'un rapport. c'est également lui qui le brûlera et demandera implicitement son départ.Il est égoïste est n'inspire aucune confiance. Il pense malgré tout au bien de son village.

-Bôbbler: C'est un homme assez âgé, c'est le voisin de Brodeck. Personnage plutôt détestable qui ne cessa d'espionner Brodeck lorsqu'il rédige le rapport. Lors de l'arrivée des Allemands, Il s'est allié à eux et a collaboré. Il emmenait les juifs jusqu'à Büller. C'est un traitre et un opportuniste au détriment des siens.

              Les personnages rongés par le mal et le vice.

- Le Zeilenesseniss: c'est un personnage mauvais. Comme son surnom l'indique c'est "la mangeuse d'âme". Chaque jours elle se rend à la cérémonie du pendu dans le camp. Elle s'y rend avec son enfant de quelques mois ce qui montre sa cruauté. Elle se delecte de la mort des juifs. Lors de la mise à mort, elle laisse dégager un sentiment de joie, de satisfaction.

-Adolf Büller: C'est le chef des Allemands installés au village. Dès son arrivée, il fût très strict et ordonna une fouille minutieuse chez chacun des villageois. Dès le premier jour il décapita un homme pour mettre en place un climat de terreur et de répression. Il mit en suite en place une "purification du village" comme il l'appelle en exterminant les juifs. Malgré toutes les atrocités qu'il a faites il reste courtois envers les villageois comme pour cacher son inhumanité. Son nom peut-être approché a celui de Adolf Hitler.

Conclusion : Au fil du livre, on fait la connaissance de personnage varié et on découvre leur véritable côté qu'il soit blanc ou sombre. Certain on les admirait et d'autre on les haïssait mais il n'en reste que c'est au travers d'eux que nous ait décrit une époque sombre ou les lueurs d'éspoir étaient peux nombreuses. Ce sont ces personnages qui sont à l'origine de l'émotion que l'on perçoit de ce livre.

Exposé présenté par Mohamed Menouer, Raffael Borelli, Julien Papail, Pierre Melou, Loïc Lise.

Pour vos révisions de l'oral blanc

Voici les questions qui ont été posées à l'ral blanc de l'année dernière sur Le rapport de Brodeck. Vous pouvez organiser vos révisions autour de ces problématiques.

 Attention néanmoins: la problématique générale de la séquence n'est pas la même que celle de l'année dernière, les questions posées pourront donc être légèrement différentes.

L'incipit

Cet extrait remplit-il sa fonction d'incipit?

Quels sont les enjeux de cet incipit?

Par quels moyens cet incipit capte-t-il l'attention du lecteur?

Quel pacte de lecture est ici mis en place?

Dans quelle mesure cet incipit est-il étonnant?

Les portraits

De quoi ces tableaux sont-ils révélateurs?

Comment l'écriture parvient-elle à évoquer la puissance de l'image ici?

En quoi ces tableaux sont-ils des révélateurs de l'horreur?

Quelles relations entretiennent peinture et écriture ici?

En quoi cet extrait met-il mal à l'aise?

En quoi ces tableaux sont-ils parlants?

Comment l'art se fait-il révélation ici?

Le camp

En quoi ce récit met-il l'accent sur l'humiliation subie par le personnage?

En quoi ce récit révèle-t-il l'horreur des camps?

Comment le narrateur évoque-t-il l'horreur du camp?

En quoi ce récit présente-il les camps comme le lieu de la déshumanisation?

L'excipit

Peut-on parler ici d'un excipit de la disparition?

Fin ou commencement?

Cet extrait remplit-il sa fonction d'excipit?

En quoi s'agit-il d'une fin de roman?

En quoi a-t-on ici un dénouement heureux?

D'où naît le bonheur dans cette fin de roman?

07 décembre 2011

Séance du premier décembre

Pendant la séance du cours de français nous avons commencé à faire notre autoportrait; mais nous n'avons pas rédigé pendant cette séance nous avons seulement écrit les idées qui nous viennent à l'esprit.

Pour cela nous avons utilisé le portrait chinois qui consiste à dire  " SI J'ETAIS ?"

Par exemple : si j'étais une table, je serais une table basse car j'aime bien poser mes pied sur les tables basses :)

Donc nous voyons bien qu'on a essayé de trouver nos traits de caractère avec des objets complexes comme la table ou bien un arbre.

Nous avons fait, en fait, de l'introspection. C'est-à-dire nous nous sommes regardé à l'intérieur. Car dans l'autoportrait il ne sagit pas seulement de décrire  l'aspect physique de la personne.

Durant la séance de physique, nous avons fait du soutien en utilisant l'activité sur la réaction chimique lors du tirage des photos.

Nous avons noté premièrement  les réactifs puis les produits de cette réaction chimique,  ensuite nous avons trouvé les formules brutes de l'hydroquinone et de la quinone;  et nous avons ensuite fait des calculs de concentration et de quantité de matière pour pouvoir dresser le tableau d'avancement de cette réaction.

 

27 novembre 2011

Exposé sur la structure du récit : Le Rapport de Brodeck

  • Introduction :


Philippe Claudel, né le 2 février 1962 en Meurthe et Moselle est un auteur comtemporain. Il a gagné le pris Goncourt grâce au livre Le Rapport de Brodeck (2007) . Ce roman aborde le thème de la guerre comme son autre roman La Petite Fille de Mr.Linh et est écrit a la 1er personne du singulier. L'auteur fait des Analepses entre le passé et le présent, nous allons donc nous demander comment ce récit est il construit.


  • La structure initiale :


Dans ce récit, Brodeck doit faire un rapport sur des événement mystérieux qui se sont passer dans le village, au début du roman on ne connait rien sur ces évènements. Dès la première phrase du roman Brodeck dit "je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien" ce qui nous montre un commencement étrange du roman. On peut comparer ce récit a un casse-tete qu'il faut résoudre tout au long de l'histoire.

Les nombreuses analepses présentent dans ce roman nous permette de reconstitué ce casse tête, car Brodeck, nous apprend comment était l' Anderer et les causes de sa mort.
IL y a également des flashback qui nous permette d'en savoir plus sur brodeck, sur ses études, sa vie avec Emelia, sa vie dans les camps etc.
On peut également observé que le roman suit un schéma narratif, ce n'est qu'a la fin du récit que l'énigme est totalement résolue.


  • Brodeck et le lecteur :


Tout au long du roman le lecteur découvre Brodeck petit a petit. Le lecteur peut parfois être confus car il n'y a aucun ordre chronologique respecté, mais il est touché par la personnalité de Brodeck . On apprend qu'il est solidaire envers ses voisins ( du village ) alors que ces derniers l'on envoyer dans un camps ou il a subit des tortures et des humiliation. On apprend que Brodeck est un enfant recueillie par Fédorine, et qu'il est sorti vivant du camps de concentration grâce a l'amour qu'il avait envers sa femme, ce qui nous montre qu'il tient énormément à sa femme et sa fille . On en déduit qu'il a vécu beaucoup de chose difficiles mais que malgré tout il est encore la ce qui montre que c'est un homme courageux. Ce n'est qu'à la fin du récit quand Brodeck est libre et qu'il prend un nouveau départ que le lecteur se sent libéré.


  • Conclusion :


Ce roman est construit de façon surprenante et original, basé sur les pensée de Brodeck dans un ordre pas chronologique, qui n'a aucun sens logique. Il force le lecteur a se concentrer sur son histoire et nous montre l'horreur qu'il a vécu, ce récit reste très intéressant.


Marie et Tania.



26 novembre 2011

Exposé sur Le Rapport de Brodeck: La structure du récit

Introduction:

Le roman Le Rapport de Brodeck, écrit par Philippe Claudel, présente une structure assez particulière, elle est complexe. En effet, la lecture de cet œuvre peut nous paraître déroutante, on a tendance à s'égarer en ce qui concerne l'ordre chronologique des faits passés racontés par le narrateur-personnage Brodeck. On peut alors se demander sur ce qui fait de la structure de ce roman, une structure complexe et quels en sont les intérêts pour le lecteur.

I- L'écriture des Confessions du narrateur dans le récit

        A- L'histoire de Brodeck

Le récit est souvent marqué par des ruptures chronologiques dans lesquels Brodeck dévoile progressivement ce qui a le plus marqué sa vie, et tout cela avec les temps du passé par l'écriture de ses Confessions. On peut remarquer qu'il y a des retours en arrières faisant référence au passé de Brodeck. En effet, le narrateur raconte sa sombre enfance (p.28 à 29) puis sa rencontre avec Fédorine qui celle-ci l'a recueilli. Il se remémore ensuite de son arrivée avec elle au village ( p.69-70) et raconte aussi comment le village l'a aidé à faire des études à l'Université dans la Capitale ( p.207-212). Il raconte aussi sa rencontre avec Emélia durant ses études (p.76).

On peut observer qu'il y a dans de nombreux passages une rupture du récit liée aux souvenirs de Brodeck, des souvenirs qui peuvent être agréables (comme p.159) mais quelques uns de ses souvenirs lui sont au contraire désagréables. Il décrit tout au long du roman la vie très dure qu'il a mené dans le camp. Il a des craintes (p.26)et des cauchemars durant la nuit ; Brodeck décrit aussi toutes les obligations subies là-bas ( statut de Chien Brodeck p.30, les pendaisons p.80-82 ) mais aussi son arrivée dans ce lieu déshumanisé ( ex :le voyage dans le wagon p.73 ). De plus, il finit aussi par raconter son départ forcé pour le camp (p.287-288), ce ce qui avait entraîné ce départ forcé (p.271-279). Brodeck raconte aussi ce qui s'est passé au village après son départ pour le camp (p.291).

Par ailleurs, il y a une rupture du récit à la page 87: Brodeck se souvient de son retour au village devant les visages choqués des villageois, c'est ainsi qu'il raconte le chemin qu'il a traversé depuis le camp pour arriver chez lui et sa rencontre avec le vieil homme qui l'avait recueilli (p.89-98). Par conséquent, Brodeck décrit la situation mouvementé dans le camp durant les derniers jours qu'il avait passé là-bas (p.137).

        B- Les évènements de l'Histoire et la vie de Brodeck

Certains retours en arrières référant aux souvenirs de Brodeck sur son passé ont la caractéristique de décrire sur ce qui s'était passé politiquement durant ces périodes évoqués par le narrateur. Ainsi, Brodeck raconte à plusieurs reprises, par rupture du récit, sa vie d'étudiant marquée par des mouvements de xénophobie et des manifestations dans les rues (p. 213 à 221). Il décrit aussi les quartiers remplis de cadavres dus au massacre d'étrangers (p.224). Brodeck raconte alors que cette insécurité a entraîné son retour au village avec Emélia (p.232 à 238).

Par conséquent, Brodeck évoque l'arrivée des soldats allemands dans le village trois mois après le début de la guerre (p.261).

Tout ces souvenirs lui viennent d'une manière naturelle ce qui fait de la structure du roman une structure complexe étant donné qu'il y a toujours des parallèles entre le présent de l'énonciation et le passé utilisé pour l'écrit de ses Confessions, ce procédé n'est donc pas si simple à suivre puisque Brodeck raconte comme il se souvient, d'autant plus qu'il n'y a aucune organisation vu qu'il mélange toutes les périodes de sa vie.

II- L'écriture du Rapport dans le récit

        A- L'Histoire de l'Anderer à travers le souvenir

La structure du récit peut ainsi paraître complexe par l'écriture des Confessions de Brodeck qui est faite d'une manière fragmentée, mais en parallèles de celles-ci il fait aussi l'écriture du Rapport sur l'Anderer. Le Rapport accentue le caractère complexe de la structure du roman. Son écriture est faite au passé et il y a en effet aussi un parallèle avec le présent de Brodeck ; c'est d'abord à l'aide de ses souvenirs qu'il va pouvoir rédiger le Rapport. Ainsi, dès le début du roman, Brodeck fait allusion à cet événement qu'il appelle « L'Ereignies » dont il doit faire le récit. On remarque tout au long du roman des ruptures du récit au présent pour mettre en place le récit au passé du Rapport ( par exemple dans les pages 15 à 17 puis à partir des pages 17 à 25).

Plusieurs événements sur la vie de l'Anderer dans le Rapport sont datés précisément par Brodeck, (ex : page 60). Il se rappelle donc bien des dates qui peuvent être importantes pour lui pour l'écriture du Rapport et cela guide un peu le lecteur.

L'écriture du Rapport est quelques fois interrompue par le discours qui constitue la vie de Brodeck dans le présent, comme on peut le voir au début du roman à la page 18 où Brodeck commence à parler de l'Anderer et du meurtre mais il coupe ce récit pour parler de lui et du village. De même, on peut voir que l'écriture du Rapport est aussi coupée par des retours en arrières sur la vie de Brodeck, par exemple dans les pages 282 à 286 il raconte les confidences faites à l'Anderer. De ce fait, lorsque Brodeck raconte dans le Rapport ce qui a mené l'Anderer à la mort ( p.308 à 346 ), il coupe son récit pour ensuite pouvoir évoquer ce regret qu'il a encore, d'avoir volé auparavant de l'eau à une femme.

        B- L'Histoire de l'Anderer à travers les témoignages

Brodeck essaie de reconstituer l'histoire de l'Anderer à l'aide de ses souvenirs mais pour avoir plus de précisions sur son arrivée au village il fait appel à des témoignages faits au présent des villageois. Il y a par exemple à la page 60 un témoignage d'un villageois, cela lui permet d'introduire tout ces indices dans son Rapport pour raconter l'arrivée de l'Anderer ; il y a alors un parallèle entre l'écriture du Rapport et les faits racontés par le témoin au discours direct ce qui perturbe le lecteur car il est parfois difficile de distinguer les deux cas.

De plus, les témoignages ne sont parfois pas très complet ce qui entraîne un désordre sur la chronologie de l'Histoire de l'Anderer car à n'importe quel moment Brodeck peut se souvenir de quelque chose sur l'Anderer et l'ajouter à son Rapport alors que le lecteur, lui, s'attend à ce que le narrateur raconte la suite des faits. De plus, on peut voir que d'autres témoignages permettent à Brodeck de compléter l'histoire de l'arrivée de l'Anderer ( cas dans les p.182 à 187 ).

III- Les intérêts de la structure complexe

        A- L’intérêt des Confessions de Brodeck

Brodeck écrit ses Confessions en ne suivant pas vraiment d'ordre pour raconter les événements de sa vie, cela caractérise en partie la structure complexe du roman et permet au lecteur de mieux connaître le personnage Brodeck. On voit en effet dès le début du roman que Brodeck se sous-estime toujours, il croit qu'il n'est pas capable d'écrire le Rapport et se présente comme quelqu'un de faible par rapport aux autres villageois. Lorsqu'il va raconter son passé, et surtout le fait qu'il a été envoyer dans un camp de concentration , on commence à mieux le connaître car on comprend pourquoi il a maintenant cette fragilité. De plus, même ses études lui ont causés un petit traumatisme. Tout cela a donc marqué son esprit, le lecteur va alors pouvoir faire un lien avec les événements de son passé pour donc comprendre le comportement qu'a maintenant ce personnage. Par ailleurs, les Confessons permettent aussi d'en savoir plus sur les autres personnages du roman, comme c'est le cas pour Emélia.

       B- L’intérêt de l'écriture du Rapport

L'écriture du Rapport qui, tout comme les Confessions de Brodeck, est faire d'une manière fragmentée dans le roman, a pour intérêt de provoquer une attente chez le lecteur et aussi de lui faire connaître les détails sur les faits en même temps que le narrateur lui-même. Il y a en effet des passages où Brodeck ne peut pas écrire la suite comme il est en manque d'informations sur l'Anderer, il continue alors d'écrire le Rapport en racontant un fait en rapport avec l'Anderer qui ne répond pas vraiment à l'attente du lecteur vu que ce n'est pas la suite des faits racontés précédemment. L'Anderer apparaît alors comme un personnage assez mystérieux. Le lecteur va donc lire la suite du Rapport pour ainsi pouvoir en connaître davantage sur l'Anderer et masquer le suspens. De plus, le lecteur apprend parfois des informations en même temps que le narrateur Brodeck, surtout avec les témoignages. Les faits paraissent alors plus réels car il est plus facile de s'identifier à Brodeck et on peut comprendre pourquoi l'Anderer est vu par les villageois comme quelqu'un de surprenant et étrange.

Conclusion:

On peut en conclure que ce roman est structuré à partir d'un récit au présent dans lequel il y a deux récits écrits au passé: celui du Rapport sur l'Histoire de l'Anderer dont est chargé d'écrire Brodeck et celui des Confessions de ce narrateur même, tout cela est marqué par les ruptures chronologiques qui créent une lecture déroutante et contribue alors à faire de la structure du récit une structure complexe.

On peut voir que l'écriture du Rapport est faite à partir de souvenirs qui sont restés dans la mémoire du narrateur mais aussi de témoignages de certains habitants du village. Le récit que fait le narrateur sur sa vie, lui, constitue les événements de son passé l'ayant le plus marqué. Tout cela qui constitue la structure complexe du roman a pour intérêt de mieux faire connaître les personnages au lecteur et aussi de l'inciter à continuer sa lecture, attirer sa curiosité, pour parvenir à connaître la vérité sur l'Anderer.


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