Parcours philosophique de la classe T20 STG

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Tag - société

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05 novembre 2008

Art et société

Le 23/03/2008 (durée 76 minute(s))

L'art, reflet de la societé - Jean Arrouye

  Le 23/03/2008 (durée 76 minute(s))

Lycée Alpes Durance Embrun (Embrun, 05)...

Une conférence de l'UTLS au Lycée

avec Jean Arrouye ( Professeur des Universités et sociétaire de l'Association Internationale des Critiques d'Art)

Lycée Alpes Durance Embrun (Embrun, 05)

Pour en savoir plus

01 novembre 2008

L'oeuvre d'art est-elle le reflet de la société ? (IERNO V.)

  L'art n'est-il que le reflet de la société ? L'oeuvre d'un artiste dépend-elle de son temps, de la société dans laquelle elle est éclose, de la civilisation qui la porte ?
Le sujet est classique et il suppose à la fois que nous reconnaissions le lien nécessaire de l’œuvre à son époque, c'est-à-dire à la société et que nous montrions comment une telle prétention est réductrice. L’art ne pourrait-il avoir une portée universelle, dépassant l’enracinement dans une socio-culture donnée ?

 

L’art est en rapport à un contenu qui n’est pas esthétique, qui est la réalité, et qui le menace car ce contenu est toujours dépassé par l’histoire. Adorno évoque toute la littérature sur l’adultère, par exemple, Madame Bovary. Mais plus encore, c’est la volonté d’autonomie de l’art qui marque en négatif son rapport à un monde dans lequel la seule liberté peut être le détachement. « Le contenu thématique peut également entraîner dans sa chute ce qui le dépasse. Mais l’art et les œuvres d’art sont menacées de déclin, non pas seulement parce qu’ils sont hétéronomes mais parce que jusque dans la formation de leur autonomie qui confirme la constitution sociale de l’esprit, isolé du reste par la division du travail, ils ne sont pas seulement de l’art. ». En effet, la forme n’est pas une pure invention subjective, une pure recherche de style. La forme a un lien étroit avec la réalité. La forme est une transposition du contenu : ainsi, l’abstraction esthétique apparaît comme une réaction à un monde devenu abstrait du fait de la généralisation des échanges marchands. Adorno donne l’exemple de l’œuvre de Kafka : « Du point de vue de la société, l’élément décisif des oeuvres d’art est le contenu révélé par leurs structures formelles. Kafka, chez qui le capitalisme monopolistique n’apparaît que de loin, codifie plus fidèlement et puissamment dans le rebus du monde administré ce qui arrive aux hommes placés sous l’emprise totale de la société que ne le font les romans traitan

31 octobre 2008

L'oeuvre d'art est-elle le reflet de la société ? (SOULIMAN V.)

 L'art n'est-il que le reflet de la société ? L'oeuvre d'un artiste dépend-elle de son temps, de la société dans laquelle elle est éclose, de la civilisation qui la porte ?
Le sujet est classique et il suppose à la fois que nous reconnaissions le lien nécessaire de l’œuvre à son époque, c'est-à-dire à la société et que nous montrions comment une telle prétention est réductrice. L’art ne pourrait-il avoir une portée universelle, dépassant l’enracinement dans une socio-culture donnée ?

 

L’art est en rapport à un contenu qui n’est pas esthétique, qui est la réalité, et qui le menace car ce contenu est toujours dépassé par l’histoire. Adorno évoque toute la littérature sur l’adultère, par exemple, Madame Bovary. Mais plus encore, c’est la volonté d’autonomie de l’art qui marque en négatif son rapport à un monde dans lequel la seule liberté peut être le détachement. « Le contenu thématique peut également entraîner dans sa chute ce qui le dépasse. Mais l’art et les œuvres d’art sont menacées de déclin, non pas seulement parce qu’ils sont hétéronomes mais parce que jusque dans la formation de leur autonomie qui confirme la constitution sociale de l’esprit, isolé du reste par la division du travail, ils ne sont pas seulement de l’art. ». En effet, la forme n’est pas une pure invention subjective, une pure recherche de style. La forme a un lien étroit avec la réalité. La forme est une transposition du contenu : ainsi, l’abstraction esthétique apparaît comme une réaction à un monde devenu abstrait du fait de la généralisation des échanges marchands. Adorno donne l’exemple de l’œuvre de Kafka : « Du point de vue de la société, l’élément décisif des oeuvres d’art est le contenu révélé par leurs structures formelles.