Parcours philosophique de la classe T20 STG

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Tag - Hobbes

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03 octobre 2008

Hobbes : état de nature

1/ L’homme est un loup pour l’homme à l’état de nature chez Hobbes.

Hobbes est un des premiers philosophes à introduire l'idée d'un état de nature. Qui est selon lui « l’horrible état de guerre » car l’homme est un loup pour l’homme.Hobbes, qui a longuement médité sur la Politique d'Aristote, s'oppose à la tradition aristotélicienne selon laquelle l'homme est un animal naturellement social. Pour Hobbes, l'homme est sociable non par nature, mais par accident. Puisqu’ils vivent tous sans une puissance commune qui les maintienne tous en crainte, ils sont donc dans cette condition que l’on appelle guerre de chacun contre chacun. Selon Hobbes, le Léviathan est un monstre biblique dont aucune puissance sur terre n’y est comparable. Cette créature est surnaturelle et apparaît pour Hobbes une toute puissance artificielle créée par l’homme pour sa propre défense.

 L’état de nature, c’est l’état de la "guerre de tous contre tous". Hobbes dira que "l’homme est un loup pour l’homme". Il élabore sa théorie politique et son éthique sur une base naturaliste. À l'état de nature, l'homme est dénué de toute bonté, comme les animaux livrés à la "loi de la jungle". Il y règne la puissance anarchique de la multitude (potentia, en latin). Doué de raison, c’est-à-dire de la faculté de calculer et d’anticiper, l'homme prévoit le danger, et attaque avant d’être attaqué. L'homme le plus faible pourrait avec de la ruse l'emporter sur le plus fort. Chacun est donc persuadé d'être capable de l'emporter sur autrui et n'hésite pas à l'attaquer pour lui prendre ses biens. Des alliances éphémères se nouent pour l'emporter sur un individu. Mais à peine la victoire est-elle acquise que les vainqueurs se liguent les uns contre les autres pour bénéficier seul du butin.

2/ L’homme est naturellement bon chez Rousseau.

L’homme à l’état de nature n’est pas pour Rousseau, l’homme originaire historiquement parlant. Rousseau, pas plus que les autres théoriciens du contrat social, n’est pas assez naïf pour croire que l’état de nature à réellement existé dans le passé. L’état de nature n’est pas une époque historique. L'homme à l'état de nature n'est pas l'homme de Cromagnon !

Il n’a jamais été question pour Rousseau de prôner un retour à l’état de nature, et ce pour deux raisons : la première est que cela n’aurait pas de sens de retourner à un état qui n’a jamais existé; la deuxième est que l’homme à l’état de nature pour Rousseau n'est pas l'homme parfait, c'est un homme qui n'est pas encore dégradé, mais qui n'a pas encore développé son potentiel : un homme dont l’état de développement moral et intellectuel est nul. L’état de nature n’est donc pas l’état idéal.

L’homme à l’état de nature pour Rousseau est l’homme tel qu’il serait s’il n’était pas un être social. Rousseau dit d’un tel être qu’il serait « bon » parce qu’il serait dans l’impossibilité d’être méchant. En effet, pour être méchant, il faut vouloir le mal de son semblable. Mais pour avoir des semblables, il faut déjà vivre en société. N’ayant pas de « prochain », l’homme à l’état de nature ne peut lui vouloir ni bien ni mal. Sa « bonté » est donc purement négative : l’absence de mal, l'absence d'immoralité, due à son amoralité (absence de morale).

 Rousseau n’est donc pas si éloigné de Hobbes, l’état de nature (le second pour Rousseau) a nécessairement des germes belliqueux qui expliquent ce que la société démultiplie sous la forme de la guerre réelle. Dès qu’il y a commerce entre les hommes, il y a guerre. Le reproche que Rousseau adresse à Hobbes porte sur la définition de la nature humaine, il l’accuse de n’avoir pas écarté tous les faits et d’avoir décrit un homme social sans société. Mais la constance est là qui établit dans les deux cas que l’état de nature, quand il participe d’une guerre interindividuelle, décrit en fait la guerre dans la société. Rousseau transforme les analyses de Hobbes en impératif : il faut que la guerre soit, non dans la nature des hommes, mais dans un mauvais commencement de l’état social. Le bon commencement sous la forme d’un impératif moral et juridique se trouve dans le Contrat Social, à bien des égards suite du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.

 

 

 

 

Exercice 4

1/ L’homme est un loup pour l’homme à l’état de nature chez Hobbes.

Hobbes est un des premiers philosophes à introduire l'idée d'un état de nature. Qui est selon lui « l’horrible état de guerre » car l’homme est un loup pour l’homme.Hobbes, qui a longuement médité sur la Politique d'Aristote, s'oppose à la tradition aristotélicienne selon laquelle l'homme est un animal naturellement social. Pour Hobbes, l'homme est sociable non par nature, mais par accident. Puisqu’ils vivent tous sans une puissance commune qui les maintienne tous en crainte, ils sont donc dans cette condition que l’on appelle guerre de chacun contre chacun. Selon Hobbes, le Léviathan est un monstre biblique dont aucune puissance sur terre n’y est comparable. Cette créature est surnaturelle et apparaît pour Hobbes une toute puissance artificielle créée par l’homme pour sa propre défense.

 L’état de nature, c’est l’état de la "guerre de tous contre tous". Hobbes dira que "l’homme est un loup pour l’homme". Il élabore sa théorie politique et son éthique sur une base naturaliste. À l'état de nature, l'homme est dénué de toute bonté, comme les animaux livrés à la "loi de la jungle". Il y règne la puissance anarchique de la multitude (potentia, en latin). Doué de raison, c’est-à-dire de la faculté de calculer et d’anticiper, l'homme prévoit le danger, et attaque avant d’être attaqué. L'homme le plus faible pourrait avec de la ruse l'emporter sur le plus fort. Chacun est donc persuadé d'être capable de l'emporter sur autrui et n'hésite pas à l'attaquer pour lui prendre ses biens. Des alliances éphémères se nouent pour l'emporter sur un individu. Mais à peine la victoire est-elle acquise que les vainqueurs se liguent les uns contre les autres pour bénéficier seul du butin.

2/ L’homme est naturellement bon chez Rousseau.

L’homme à l’état de nature n’est pas pour Rousseau, l’homme originaire historiquement parlant. Rousseau, pas plus que les autres théoriciens du contrat social, n’est pas assez naïf pour croire que l’état de nature à réellement existé dans le passé. L’état de nature n’est pas une époque historique. L'homme à l'état de nature n'est pas l'homme de Cromagnon !

Il n’a jamais été question pour Rousseau de prôner un retour à l’état de nature, et ce pour deux raisons : la première est que cela n’aurait pas de sens de retourner à un état qui n’a jamais existé; la deuxième est que l’homme à l’état de nature pour Rousseau n'est pas l'homme parfait, c'est un homme qui n'est pas encore dégradé, mais qui n'a pas encore développé son potentiel : un homme dont l’état de développement moral et intellectuel est nul. L’état de nature n’est donc pas l’état idéal.

L’homme à l’état de nature pour Rousseau est l’homme tel qu’il serait s’il n’était pas un être social. Rousseau dit d’un tel être qu’il serait « bon » parce qu’il serait dans l’impossibilité d’être méchant. En effet, pour être méchant, il faut vouloir le mal de son semblable. Mais pour avoir des semblables, il faut déjà vivre en société. N’ayant pas de « prochain », l’homme à l’état de nature ne peut lui vouloir ni bien ni mal. Sa « bonté » est donc purement négative : l’absence de mal, l'absence d'immoralité, due à son amoralité (absence de morale).

 Rousseau n’est donc pas si éloigné de Hobbes, l’état de nature (le second pour Rousseau) a nécessairement des germes belliqueux qui expliquent ce que la société démultiplie sous la forme de la guerre réelle. Dès qu’il y a commerce entre les hommes, il y a guerre. Le reproche que Rousseau adresse à Hobbes porte sur la définition de la nature humaine, il l’accuse de n’avoir pas écarté tous les faits et d’avoir décrit un homme social sans société. Mais la constance est là qui établit dans les deux cas que l’état de nature, quand il participe d’une guerre interindividuelle, décrit en fait la guerre dans la société. Rousseau transforme les analyses de Hobbes en impératif : il faut que la guerre soit, non dans la nature des hommes, mais dans un mauvais commencement de l’état social. Le bon commencement sous la forme d’un impératif moral et juridique se trouve dans le Contrat Social, à bien des égards suite du Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes.