Parcours philosophique de la classe T20 STG

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RAZIN Ludovic

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05 mars 2009

RAZIN L. : LA JUSTICE TEND-ELLE A L’EGALITE ?

Vertu morale qui fait que l'on rend à chacun ce qui lui appartient, que l'on respecte tous les droits d'autrui.

Il désigne aussi la Rectitude que Dieu met dans l'âme par sa grâce. La justice originelle. Persévérer dans la justice.

Il se prend aussi, dans le style de l'Écriture, pour l'Observation exacte des devoirs de la religion. Souffrir persécution pour la justice. Marcher dans les voies de la justice. Des oeuvres de justice et de charité.

Justice commutative. Voyez COMMUTATIF.

Justice distributive. Voyez DISTRIBUTIF.

JUSTICE signifie aussi Bon droit. Ne comptez pas sur la justice de votre cause. J'ai la justice de mon coté. Il a reconnu la justice de mes prétentions. On le nomma à un poste plus élevé, c'était justice, Il a bien servi, il faut le récompenser, c'est justice. Votre réclamation est de toute justice. Et ce sera justice, Formule qui termine certains actes de procédure.

Il se dit encore du Pouvoir de faire droit à chacun, de récompenser et de punir, ou l'exercice de ce pouvoir. La justice divine. La justice humaine. Avoir droit de justice. L'administration de la justice. Le garde des sceaux, ministre de la Justice. Il y a bonne justice en ce pays. La justice suivra son cours. Les magistrats chargés de rendre la justice.

Avoir justice d'un juge, Obtenir qu'il s'occupe de l'affaire, qu'il la juge.

Déni de justice. Voyez DÉNI.

Faire justice de quelqu'un, Punir, châtier, traiter quelqu'un comme il le mérite. Il se dit au propre et au figuré. On a fait justice de ces bandits. On dit de même Faire justice de quelque chose, surtout au figuré. La comédie fait justice des ridicules et des travers de la société. L'opinion publique a fait prompte justice de ces impostures. La critique a fait bonne justice de ces doctrines absurdes.

JUSTICE signifie particulièrement Action de reconnaître le droit de quelqu'un à quelque chose, d'accueillir sa plainte, etc.; et, dans une acception plus étendue, Action d'accorder à une personne ce qu'elle demande et qu'il est juste qu'elle obtienne. Faire justice à quelqu'un. Soyez certain que justice vous sera faite. Demander, obtenir justice. Se faire rendre justice. Nous ne pouvons obtenir justice. On dit à peu près dans le même sens : Il n'y a plus de justice en ce pays. N'y a-t-il donc plus de justice?

Se faire justice à soi-même, Se venger soi- même, se payer par ses mains, etc., sans avoir recours aux voies ordinaires de la justice. On ne doit pas se faire justice à soi-même. Absolument, Se faire justice, Se tuer pour se punir soi-même d'un crime, d'une mauvaise action dont on se reconnaît coupable. Le meurtrier se fit justice.

Rendre justice à quelqu'un, lui rendre la justice qui lui est duc, etc., Apprécier ses bonnes qualités, sa conduite, etc. Je lui rends justice, il a fait tout ce qu'il pouvait faire. Le public lui rendra tôt ou tard justice. Au fond de son coeur, il me rend justice. Les historiens n'ont pas assez rendu justice à ce prince. On doit lui rendre cette justice, ou, simplement, On lui doit cette justice. C'est une justice que j'aime à lui rendre. On dit aussi Rendre justice au mérite, au courage, aux bonnes intentions de quelqu'un, etc.

JUSTICE désigne aussi les Tribunaux, les officiers et magistrats qui sont chargés d'administrer la justice. Les gens de justice. Un homme de justice. La justice en connaîtra. Déférer quelqu'un à la justice. Appeler en justice. La justice est descendue en tel endroit. La justice est à sa recherche. Un homme repris de justice ou, ordinairement et par ellipse, Un repris de justice. Traduire en justice. Avoir affaire à la justice de son pays.

Bois de justice Voyez BOIS.

Fam., Se brouiller avec la justice, S'exposer par quelque méfait aux poursuites de la Justice. On dit, dans un sens analogue, Ce qu'il a fait pourrait bien le brouiller avec la justice.

JUSTICE se prend aussi pour Juridiction. Justice civile. Justice criminelle. Justice militaire. Justice de paix.

Justice seigneuriale se disait autrefois de la Justice qui s'exerçait au nom des seigneurs, par opposition à la justice royale exercée au nom du roi. On distinguait en outre trois degrés de justice appelés Haute, moyenne, basse justice.

L'équité est un sentiment de justice naturelle et spontanée, fondée sur la reconnaissance des droits de chacun, sans qu'elle soit nécessairement inspirée par les lois en vigueur. Ce sentiment se manifeste, par exemple, lorsqu'on doit apprécier un cas particulier ou concret sans se laisser guider par les seules règles du droit. C'est une forme de justice qui prend plutôt en considération l'esprit de la loi que la lettre, pour en tempérer les effets ou la faire évoluer si, comme dit Aristote, "elle se montre insuffisante en raison de son caractère générale".

L'équité est donc un état d'esprit qui veut aller au-delà de ce qui est juste sur le plan légal et peut dont s'opposer à la loi lorsque celle-ci présente des lacunes ou s'avère inadaptée, voire injuste. L'équité est sous-tendue par un principe de justice non-écrit, antérieur aux lois et supérieur à celles-ci. Il est donc très difficile de définir ce qui est équitable.

En matière politique ou économique, l'équité est le principe qui conduit à corriger des inégalités que subissent des personnes ou des groupes défavorisés (exemple : le commerce équitable).

En matière sociale, une répartition équitable ne correspond pas à l'égalité au sens strict. C'est une "juste mesure", un équilibre, qui permet de rendre acceptable une forme d'inégalité lorsque l'égalité ne serait pas acceptable.

 


L'égalité est l'état, la qualité de deux choses égales ou ayant une caractéristique identique (égalité d'âge de taille ...).
Pour l'être humain, l'égalité est le principe qui fait que les hommes doivent être traités de la même manière, avec la même dignité, qu'ils disposent des mêmes droits et sont soumis aux mêmes devoirs.

On peut distinguer diverses formes d'égalité :

  • L'égalité morale portant sur la dignité, le respect, la liberté. Elle considérée comme étant au-dessus de toutes les autres formes d'égalité.
  • L'égalité civique, c'est-à-dire devant la loi, par opposition aux régimes des privilèges.
  • L'égalité sociale qui cherche à égaliser les moyens ou les conditions d'existence.
  • L'égalité politique (par rapport au gouvernement de la cité).
  • L'égalité des chances mise en avant par le libéralisme.

On peut définir l'égalité de plusieurs manières, notamment pour la répartition des biens matériels ou des ressources financières.
- chacun a la même chose ("justice commutative") ;
- chacun selon ses besoins (Aristote) ;
- chacun selon son mérite.

Il convient de ne pas confondre égalité et identité, les hommes n'étant semblables que par leur nature (appartenance à la même espèce) et leur dignité (égalité morale), mais peuvent être différents sur tous les autres plans.
On distingue aussi égalité et justice. L'inégalité sociale peut exister dans la mesure où elle est compatible avec la justice. Cette conception se fonde plutôt sur l'équité que sur l'égalité.

 

Aristote et la justice
 

Puisque l'injuste ne respecte pas l'égalité et que 1injuste se confond avec l'inégalité, il est évident qu'il y a une juste mesure relativement à l'inégalité. Cette juste moyenne, c'est l'égalité. Dans les actes qui comportent le plus et le moins, il y a place pour une juste moyenne.  Si donc l'injuste, c'est l'inégal, le juste est l'égal. Pas besoin de raisonnement pour que tous s'en aperçoivent.

Or, puisque l'égal consiste dans une juste moyenne, il pourra en être ainsi du juste.  L’égal suppose au moins deux termes. Il faut donc que le juste, qui est à la fois moyenne et égalité, ait rapport à la fois à un objet et à plusieurs personnes. Dans la mesure où il est juste moyenne, il suppose quelques termes : le plus et le moins, dans la mesure où il est égalité : deux personnes; dans la mesure où il est juste : des personnes d'un certain genre. Nécessairement, le juste implique au moins quatre éléments. Pour qu'il se réalise, il faut deux personnes et deux objets par rapport auxquels il existe. Il en sera de même de l'égalité, si l'on examine les personnes et les choses. Le rapport qui existe entre les objets se retrouvera entre les personnes. Si les personnes ne sont pas égales, elles n'obtiendront pas l'égalité dans la façon dont elles seront traitées.

De là viennent les disputes et les contestations, quand des personnes sur le pied d'égalité n'obtiennent pas des parts égales, ou quand des personnes, sur le pied d'inégalité, ont et obtiennent un traitement égal. Ajoutons que la chose est claire si l'on envisage l'ordre de mérite des parties prenantes. En ce qui concerne les partages, tout le monde est d'accord qu'ils doivent se faire selon le mérite de chacun; toutefois, on ne s'accorde pas communément sur la nature de ce mérite, les démocrates le plaçant dans la liberté, les oligarques dans la richesse ou la naissance, les aristocrates dans la vertu. 

Aristote: une réflexion sur l'équité

« Ce qui fait la difficulté, c’est que l’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. La raison en est que la loi est toujours quelque chose de général, et qu’il y a des cas d’espèce pour lesquels il n’est pas possible de poser un énoncé général qui s’y applique avec exactitude. Dans les matières, donc, où on doit nécessairement se borner à des généralités et où il est impossible de le faire correctement, la loi ne prend en considération que les cas les plus fréquents, sans ignorer d’ailleurs les erreurs que cela peut entraîner. La loi n’en est pas moins sans reproche, car la faute n’est pas à la loi, ni au législateur, mais tient à la nature des choses, puisque par leur essence même la matière des choses de l’ordre pratique revêt ce caractère d’irrégularité. Quand, par suite, la loi pose une règle générale, et que là-dessus survient un cas en dehors de la règle générale, on est alors en droit, là où le législateur a omis de prévoir le cas et a péché par excès de simplification, de corriger l’omission et de se faire l’interprète de ce qu’eût dit le législateur lui-même s’il avait été présent à ce moment, et de ce qu’il aurait porté dans sa loi s’il avait connu le cas en question. De là vient que l’équitable est juste, et qu’il est supérieur à une certaine espèce de juste, non pas supérieur au juste absolu, mais seulement au juste où peut se rencontrer l’erreur due au caractère absolu de la règle. Telle est la nature de l’équitable : c’est d’être un correctif de la loi, là où la loi a manqué de statuer à cause de sa généralité. »

D’un coté, il n’y a pas de justice sans lois pour tous et donc sans égalité mais il n’y a pas de justice dans l’application mécanique de la loi à tous, c’est le comble de l’injustice.
Pas de justice sans équité et pas d’équité sans charité

20 février 2009

RAZIN : Peut-ondire « A chacun sa vérité »

Vérité informatique = Logique mathématique

La logique mathématique (La logique mathématique (Les mathématiques désignent la science du vrai et du faux en général. C'est-à-dire qu'elle ne s'attache pas à dire ce...) est née à la fin du XIXe siècle (Un siècle est maintenant une période de cent années. Le mot vient du latin saeculum, i, qui signifiait race,...) de la logique au sens philosophique du terme. Ses débuts furent...) est née à la fin du XIXe siècle de la logique au sens philosophique du terme. Ses débuts furent marqués par la rencontre entre deux idées nouvelles :

  • la volonté chez Frege, Russell ou chez Hilbert plus tard de donner une fondation axiomatique aux mathématiques ;
  • la découverte par George Boole (Georges Boole (2 novembre 1815 à Lincoln Royaume-Uni - 8 décembre 1864 à Ballintemple, Irlande) est un logicien,...) de l'existence de structures algébriques permettant de définir un « calcul de vérité ».

La logique mathématique a donc repris l'objectif de la logique, étudier le raisonnement, mais en se restreignant au langage des mathématiques qui présente l'avantage d'être extrêmement normalisé. C'est ce qui a rendu possible la définition (Une définition est un discours qui dit ce qu'est une chose ou ce que signifie un nom. D'où la division entre les...) de divers « systèmes logiques » formalisant le raisonnement en mathématique et le développement très rapide de la logique mathématique au cours du XXe si

 

La vérité expérimenale :

 

La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel.Elle qui consiste, en un accord de la pensée avec les objets physiques.

 

 

Dogmatisme :

Au sens le plus général, « dogmatisme » est devenu le synonyme d'intransigeance, d'autoritarisme, d'étroitesse d'esprit et de raideur : il est le fait de quiconque « dogmatise », c'est-à-dire affirme sans preuve, ne tolère aucune discussion, parle d'un ton tranchant, porte des jugements péremptoires.En philosophie, dogmatisme s'est d'abord opposé à scepticisme ou à pyrrhonisme (du nom de Pyrrhon d'Élée, le premier des grands sceptiques grecs, ~ 365-~ 275). Dans ce sens, attesté par Diogène Laërce (IIIe s.), dogmatisme désigne toute doctrine selon laquelle il est possible d'aboutir à des certitudes ; le scepticisme consiste, au contraire, à professer que l'esprit humain, malgré ses ambitions spéculatives, n'a aucun moyen d'atteindre des vérités d'ordre général, de les démontrer, et doit, en conséquence, s'abstenir d'affirmer, s'abstenir de nier, se réfugier dans un doute prudent, réservé, et laisser tout jugement en suspens.

 

Relativisme

 

Le relativisme désigne un ensemble de doctrines variées qui ont pour point commun de défendre la thèse selon laquelle la pensée et la morale peuvent se concevoir par rapport à autre chose qu’à elles-mêmes, elles ne sont pas fondées sur un absolu qui serait transcendant. Le relativisme concerne tous les domaines de la philosophie et il existe donc un relativisme épistémologique, un relativisme moral, un relativisme culturel et sur toute réalité en général.

Le relativisme épouse un point de vue selon lequel le sens et la valeur des croyances et des comportements humains n’ont pas de références absolues. Les relativistes professent que l’homme comprend et évalue croyances et comportement seulement en termes, par exemple, de leur propre histoire et d’un contexte culturel. Si l’on veut prendre un point de vue absolu, on peut prétendre que les philosophes identifient plusieurs types de relativisme.

sophistique ont trois sens différents :

  1. un ensemble de penseurs, d'orateurs et d'enseignants grecs du Ve siècle av. J.-C. (et du début du siècle suivant) ;
  2. chez Platon, une perversion volontaire du raisonnement démonstratif à des fins le plus souvent immorales, en faisant usage de méthode, d'argument divers, afin de rendre indiscutable son propos. Le philosophe n'usant que de sa raison (maïeutique chez Socrate, doute hyperbolique chez Descartes) pour arriver à ses fins.
  3. le développement de la réflexion et de l'enseignement rhétorique, en principe à partir du IVe siècle av. J.-C., en pratique à partir du IIe siècle ap. J.-C. dans l'Empire romain.

D'après Michel Onfray, l'historiographie passée de la philosophie, a discrédité et méprisé ce courant philosophique.

 

Protagoras (en grec ancien Πρωταγόρας / Prôtagóras) est né à Abdère en Thrace vers 485 et mort vers 420 av. J.-C. Il fut un philosophe présocratique et l'un des enseignants professionnels grecs appelés sophistes par Socrate. Il enseigna une pensée proche de Démocrite qui lui succéda probablement, si l'on se fie à l'âge de ce dernier. Par son ami Périclès, il influença la pensée politique contemporaine d’Athènes. Ses idées sur la rhétorique et le droit ont amené le système adversaire dans lequel on amène un étudiant à débattre pour les deux parties en guise d'entraînement en droit.

 

14 novembre 2008

Le jugement de goût (RAZIN L.)

On entend par goût l’appréciation purement esthétique d’une chose les objets sur lesquelles s’exercent le gout est les objets qui se laissent appréhender seulement par les sens ou les sensibilités dans le sujet. On comprend les couleurs mais aussi les odeurs, les sons et les sensations de toutes sortes. Dans le sujet, il faut donc considérer l’ensemble du jugement de gout.

 La discussion désigne l’acte par lesquelles des individus échanges des paroles et des arguments en mettant en jeu, en soumettant des opinions, leurs idées et leurs gouts.

Peut-on se mettre d’accord ? Les gouts sont-ils en eux-mêmes indiscutables ? En va-t-il de même pour ce que nous jugeons beaux comme pour ce qui nous plait simplement ?

  

Les gouts sont logiquement uniques mais être partager par une opinion commune. Dans le cas ou ils font partie d’une opinion on peut un débat peut avoir lieu entre deux groupe qui on des gouts différents cependant si le gout est unique convaincre celui  qui ne pense pas pareil que est plus difficile. Moura fait des erreurs.

21 octobre 2008

Razin : Qu'est-ce qui distingue un œuvre d'art d'un objet quelconque ?

Une œuvre d'art est un produit purement humain, d'êtres capables de sensibilité, et qui tentent de représenter dans des formes et des structurations d'éléments interagissant une perception construite, réelle ou transcendante. Elle demeure toujours une tentative d’ordonnance matérielle d'éléments a priori distincts. Matière et forme, conscience et inconscience vont toucher des affects particuliers. Certains aspects esthétiques du phénomène, de l’apparent, sont donc plutôt confiés à notre sentiment qu’à la raison.                                     Mais un objet commun ne devient œuvre d’art que dans la mesure où le regard humain le voit comme tel

 

Un objet estune entité (une chose) définie dans un espace à trois dimensions, soit naturelle, soit fabriquée par l'homme(un artéfact), qui a une fonction précise, désignable par une étiquette verbale (un nom). En ce sens, l'objet est sensible, c'est à dire qu'il est ou doit pouvoir être perceptible par au moins un des cinq sens ou par un dispositif ad hoc (instrument de laboratoire en physique, par exemple). Il est défini par les relations externes qu'il entretient avec son environnement, par son état et les mouvements ou modifications qu'il subit ou qu'il cause. De ce fait, puisque rien n'est permanent, il évolue dans le temps. Les objets des sciences, ou des disciplines académiques sont, selon l'opinion commune, des objets naturels. Les philosophes constructivistes allèguent que ces objets deviennent, par le fait même d'être objets d'études et d'être mis en équation et formulations spécifiques à l'observation ou l'usage qu'on en fait, des créations humaines, des inventions ou des artéfacts. Toujours est-il que chaque discipline a son objet (ou ses objets), et que le sens de ce mot, au sein d'une discipline, est relatif à celle-ci.

Par ailleurs, certains objets sont incorporels (c’est à dire qu'ils ne sont pas 'objet' des sens): créations de l'esprit, idéalités, concepts, fantaisies, fictions, constructions mathématiques, classes ou catégories, définitions universelles, but poursuivi, etcetera. Ces objets manquent de concrétude, mais sont, pourtant, les uns réels, les autres irréels... sans exclure une troisième catégorie d'objets: ceux qui, n'étant pas réels aujourd'hui, peuvent le devenir demain (une œuvre d'art, un immeuble, la concrétisation d'une démarche ou d'une procédure, par exemple).

Ce qui nous amène aux objets des langages de programmation. La corporéité des objets en informatique n'est ni bien établie ni bien comprise. Ce sont bien des objets concrets, manipulables et exécutables par une machine. Ils ont des effets dans le monde réel. Le virtuel ne doit donc être compris ni comme non concret, ni comme non réel. Les objets, en informatique ont un statut d'existence similaire aux objets qui impliquent une action déterminée non seulement quant au but, mais aussi quant aux procédures, méthodes et modes d'action: un plan d'action, par exemple ou une stratégie, etc... Ainsi, une rencontre sur l'Internet, pour être virtuelle, n'est pour autant démunie ni d'objectivité ni de réalité.

 L'œuvre d'art se distingue des autres productions humaines parce qu'elle ne vise pas d'abord à remplir une fonction utilitaire. On peut dire aussi qu’un objet quelconque peut devenir une œuvre d’art par rapport à l’être humain qui l’observe. La notion d’œuvre d’art est donc une vision relative a chacun.

 

26 septembre 2008

Exercice 5

Sujet : Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre ?

Exercices

 En quoi consiste un problème philosophique ?

Réponse 1 : _____________________________________________________

_______________________________________________________________

Réponse 2 : _____________________________________________________

______________________________________________________________

«   Notre culture se caractérise par un haut degré de développement scientifique et technique. C'est un fait. Tout le problème est de savoir si ce fait nous "autorise" à affirmer que notre civilisation (notre culture) est supérieure aux autres c'est à dire si ce fait rend légitime cette affirmation. La question est celle du droit. Avons-nous le droit de considérer notre culture comme supérieure sous prétexte que son niveau scientifique et technique et élevé ? Si la réponse était négative il serait alors légitime de se demander quel autre critère de hiérarchisation entre les cultures utiliser si tant est que ce critère existe. C'est peut-être justement la notion même de critère de hiérarchisation qui est à interroger. L'intérêt de ce problème est double. D'abord il nous permettra de nous situer par rapport aux autres cultures qu'elles soient éloignées de nous dans le temps ou dans l'espace. Ensuite il nous éclairera sur la mondialisation de notre culture qui s'impose de plus en plus aux autres. Cette mondialisation est-elle légitime (elle viendrait de notre supériorité) ou au contraire est-elle une aberration de l'histoire conduisant à la destruction des autres cultures dont les valeurs seront alors perdues pour l'homme ? »

 

1/ D'après le paragraphe ci-dessus : quelle est le problème soulevé par le sujet proposé ?

Réponse :

 

 Que faut-il faire pour mener à bien le travail de problématisation du sujet proposé ?

Réponse 1 : _____________________________________________________

Réponse 2 :  _____________________________________________________  

Réponse 3 : _____________________________________________________

Réponse 4 : _____________________________________________________

Réponse 5 : _____________________________________________________

Réponse 6 : _____________________________________________________

Réponse 7 : _____________________________________________________

 Quelle question faut-il se poser pour éviter le hors sujet ?

 En quoi consiste un problème philosophique ?

Réponse 1 : _____________________________________________________

_______________________________________________________________

 

Pour vous aider, vous pouvez consulter les liens suivants :

 

Cours de philosophie 2008-2009

http://evelyne-rogue.ac-versailles.fr/coursphilosophie/culture.html

 

Blog de la classe de T20 STG

http://blog.crdp-versailles.fr/parcoursphilosophiquedet20/index.php/

 

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx

 

 

 

23 septembre 2008

Razin Ex1

Sujet : Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre ?

Exercices

 En quoi consiste un problème philosophique ?

Réponse 1 : _____________________________________________________

_______________________________________________________________

Réponse 2 : _____________________________________________________

______________________________________________________________

«   Notre culture se caractérise par un haut degré de développement scientifique et technique. C'est un fait. Tout le problème est de savoir si ce fait nous "autorise" à affirmer que notre civilisation (notre culture) est supérieure aux autres c'est à dire si ce fait rend légitime cette affirmation. La question est celle du droit. Avons-nous le droit de considérer notre culture comme supérieure sous prétexte que son niveau scientifique et technique et élevé ? Si la réponse était négative il serait alors légitime de se demander quel autre critère de hiérarchisation entre les cultures utiliser si tant est que ce critère existe. C'est peut-être justement la notion même de critère de hiérarchisation qui est à interroger. L'intérêt de ce problème est double. D'abord il nous permettra de nous situer par rapport aux autres cultures qu'elles soient éloignées de nous dans le temps ou dans l'espace. Ensuite il nous éclairera sur la mondialisation de notre culture qui s'impose de plus en plus aux autres. Cette mondialisation est-elle légitime (elle viendrait de notre supériorité) ou au contraire est-elle une aberration de l'histoire conduisant à la destruction des autres cultures dont les valeurs seront alors perdues pour l'homme ? »

 

1/ D'après le paragraphe ci-dessus : quelle est le problème soulevé par le sujet proposé ?

Réponse :

 

 Que faut-il faire pour mener à bien le travail de problématisation du sujet proposé ?

Réponse 1 : _____________________________________________________

Réponse 2 :  _____________________________________________________  

Réponse 3 : _____________________________________________________

Réponse 4 : _____________________________________________________

Réponse 5 : _____________________________________________________

Réponse 6 : _____________________________________________________

Réponse 7 : _____________________________________________________

 Quelle question faut-il se poser pour éviter le hors sujet ?

 En quoi consiste un problème philosophique ?

Réponse 1 : _____________________________________________________

_______________________________________________________________

 

Pour vous aider, vous pouvez consulter les liens suivants :

 

Cours de philosophie 2008-2009

http://evelyne-rogue.ac-versailles.fr/coursphilosophie/culture.html

 

Blog de la classe de T20 STG

http://blog.crdp-versailles.fr/parcoursphilosophiquedet20/index.php/

 

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx


 

Razin Ex2

Civilisation et culture :

 

Une civilisation est un héritage de croyances, de coutumes et de connaissances, lentement acquises au cours des siècles, difficiles parfois à justifier par la logique, mais qui se justifient d’elles-mêmes, comme des chemins, s’ils conduisent quelque part, puisqu’elles, puisqu’elles ouvrent à l’homme son étendue intérieure.
La question du sens respectif des mots culture et civilisation s'est posée très tôt. Selon André Suarès, la culture est le fait de l'intelligence individuelle, tandis que la civilisation, ou privilège de civilité, est la culture incarnée à tout un peuple, passée dans les mœurs et dans la moelle de la vie.

 

L'étymologie est instructive ici. Le mot latin civitas signifie cité. Il y a civilisation là où l'on trouve les qualités caractéristiques des bonnes cités: un respect des autres membres de la cité allant jusqu'à l'amitié et un respect semblable pour les monuments, les objets usuels, les vêtements, les rites.

On s'exclut de la civilisation quand, comme le fit Staline, on extermine des paysans par millions au nom d'un idéal abstrait de propriété collective ou quand on envoie au four crématoire, comme le firent les nazis, des êtres humains appartenant à une race déterminée. On s'éloigne de la civilisation quand pratique l'excision sur le corps des femmes; on s'éloigne aussi là où l'on jette les objets usuels.

Culture à du mot latin colere (« habiter », « cultiver », ou « honorer ») :

 

« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »

 

La culture se définit de cette manière et comme un ensemble de connaissances transmis par des systèmes de croyance, par le raisonnement ou l’expérimentation, qui la développent au sein du comportement humain en relation avec la nature et le monde environnant. Elle comprend ainsi tout ce qui est considéré comme acquisition de l’espèce, indépendamment de son héritage instinctif, considéré comme naturel et inné. Ce mot reçoit alors des définitions différentes selon le contexte auquel on se réfère.

 

 

Montaigne et Barbarie :

 

À l’origine, le terme barbare — emprunté en 1308 au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien βάρβαρος (bárbaros) (« étranger ») — était un mot utilisé par les anciens Grecs pour désigner d’autres peuples n’appartenant pas à la civilisation grecque, dont ils ne parvenaient pas à comprendre la langue. Barbare n’a à l’origine, aucune nuance péjorative ; il signifie simplement « non-grec » ou désigne plus largement toute personne dont les anciens Grecs ne comprenaient pas la langue.

L'adjectif et substantif « barbare », ainsi que la notion de barbarie lui étant attaché, dérive du latin « barbarus », lui même venant du grec « barbaros », signifiant tous deux « étranger ». A l'origine, « barbaros » n'a aucune connotation péjorative et signifie simplement « non-grec », ou plus largement toute personne dont les Grecs ne comprennent pas la langue, quelqu'un s'exprimant par onomatopées : "Bar-bar-bar". Les Grecs antiques, se considérant eux-même comme civilisés, percevaient les peuples Celtes, Germaniques, Slaves ou encore Asiatiques comme des barbares, pour cette raison linguistique, et aussi parce que ces sociétés ne vivaient pas selon le principe grec de la démocratie (peuple souverain) mais sous des régimes « tyranniques ».
Ainsi, ces différences politiques et linguistiques finirent par déformer le terme « barbaros », présentant une vision méprisante et haineuse des étrangers, vision transmise au monde latin.

Michel de Montaigne, qui vécut l’époque « barbare » des guerres de religion de la fin du XVIe siècle, exprime fort bien ce sentiment, lorsqu’il écrit dans ses Essais : « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. »

 

Comme Montaigne qu'il admire tant, et avec les moyens d'un occidental moderne, Gilles Bibeau a non seulement parcouru les principaux continents mais sa passion pour la diversité des civilisations l'a poussé à vivre pendant de longues périodes aussi bien en Inde qu'en Afrique centrale (au Mali, en Côte d'Ivoire et dans l'ex Zaïre, dont la culture forme le sujet de sa thèse de doctorat), et en Amérique du Sud. À l'heure actuelle, il séjourne encore trois mois par année dans le pays de Ghandi.

Pour en savoir plus sur le travail de l'élève : Cliquez ici

08 septembre 2008

Exercice 1

Civilisation et culture :

 VOIR

Une civilisation est un héritage de croyances, de coutumes et de connaissances, lentement acquises au cours des siècles, difficiles parfois à justifier par la logique, mais qui se justifient d’elles-mêmes, comme des chemins, s’ils conduisent quelque part, puisqu’elles, puisqu’elles ouvrent à l’homme son étendue intérieure.
La question du sens respectif des mots culture et civilisation s'est posée très tôt. Selon André Suarès, la culture est le fait de l'intelligence individuelle, tandis que la civilisation, ou privilège de civilité, est la culture incarnée à tout un peuple, passée dans les mœurs et dans la moelle de la vie.

 

L'étymologie est instructive ici. Le mot latin civitas signifie cité. Il y a civilisation là où l'on trouve les qualités caractéristiques des bonnes cités: un respect des autres membres de la cité allant jusqu'à l'amitié et un respect semblable pour les monuments, les objets usuels, les vêtements, les rites.

On s'exclut de la civilisation quand, comme le fit Staline, on extermine des paysans par millions au nom d'un idéal abstrait de propriété collective ou quand on envoie au four crématoire, comme le firent les nazis, des êtres humains appartenant à une race déterminée. On s'éloigne de la civilisation quand pratique l'excision sur le corps des femmes; on s'éloigne aussi là où l'on jette les objets usuels.

Culture à du mot latin colere (« habiter », « cultiver », ou « honorer ») :

 

« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »

 

La culture se définit de cette manière et comme un ensemble de connaissances transmis par des systèmes de croyance, par le raisonnement ou l’expérimentation, qui la développent au sein du comportement humain en relation avec la nature et le monde environnant. Elle comprend ainsi tout ce qui est considéré comme acquisition de l’espèce, indépendamment de son héritage instinctif, considéré comme naturel et inné. Ce mot reçoit alors des définitions différentes selon le contexte auquel on se réfère.

 

Montaigne et Barbarie :

 

À l’origine, le terme barbare — emprunté en 1308 au latin barbarus, lui-même issu du grec ancien βάρβαρος (bárbaros) (« étranger ») — était un mot utilisé par les anciens Grecs pour désigner d’autres peuples n’appartenant pas à la civilisation grecque, dont ils ne parvenaient pas à comprendre la langue. Barbare n’a à l’origine, aucune nuance péjorative ; il signifie simplement « non-grec » ou désigne plus largement toute personne dont les anciens Grecs ne comprenaient pas la langue.

L'adjectif et substantif « barbare », ainsi que la notion de barbarie lui étant attaché, dérive du latin « barbarus », lui même venant du grec « barbaros », signifiant tous deux « étranger ». A l'origine, « barbaros » n'a aucune connotation péjorative et signifie simplement « non-grec », ou plus largement toute personne dont les Grecs ne comprennent pas la langue, quelqu'un s'exprimant par onomatopées : "Bar-bar-bar". Les Grecs antiques, se considérant eux-même comme civilisés, percevaient les peuples Celtes, Germaniques, Slaves ou encore Asiatiques comme des barbares, pour cette raison linguistique, et aussi parce que ces sociétés ne vivaient pas selon le principe grec de la démocratie (peuple souverain) mais sous des régimes « tyranniques ».
Ainsi, ces différences politiques et linguistiques finirent par déformer le terme « barbaros », présentant une vision méprisante et haineuse des étrangers, vision transmise au monde latin.

Michel de Montaigne, qui vécut l’époque « barbare » des guerres de religion de la fin du XVIe siècle, exprime fort bien ce sentiment, lorsqu’il écrit dans ses Essais : « Chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. »

 

Comme Montaigne qu'il admire tant, et avec les moyens d'un occidental moderne, Gilles Bibeau a non seulement parcouru les principaux continents mais sa passion pour la diversité des civilisations l'a poussé à vivre pendant de longues périodes aussi bien en Inde qu'en Afrique centrale (au Mali, en Côte d'Ivoire et dans l'ex Zaïre, dont la culture forme le sujet de sa thèse de doctorat), et en Amérique du Sud. À l'heure actuelle, il séjourne encore trois mois par année dans le pays de Ghandi.