Parcours philosophique de la classe T20 STG

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MOREAU Angélique

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02 mars 2009

MOREAU A. : Peut-on dire à chacun sa vérité ?

Une vérité mathématique : On peut comprendre cela par plusieurs sens. Tout d’abord on relèvera la notion de modèle d’analyse, et là, nous devrons convenir que la modélisation des phénomènes naturels passe par une mathématisation des lois physiques, seule capable de donner son extension et sa validité formelle à ces relations entre causes et effets. En effet les mathématiques ont pour caractère particulier de produire des vérités qui sont à la fois nécessaires et certains.

Personne ne peut contester les énoncés « deux plus deux est égal à quatre » et « la somme des angles d'un triangle est égale à deux droits ». On comprend donc que les vérités mathématiques servent de modèle à toute recherche de la vérité.

 

Une vérité expérimentale : Question: les sciences humaines sont-elles des sciences puisqu'elles ne permettent pas l'expérimentation objective reproductible et qu'elles ont affaire a la dimension de la subjectivité et de la liberté, donc à des valeurs et à des interprétations toujours subjectives des comportements humains qu'elles modifient à leur tour d'une manière imprévisible; comportements eux-mêmes subjectivement conditionnés par des valeurs subjectives multiples et contradictoires? Ne sont-elles pas autre chose que des interprétations philosophiques et éthiques appliquées à l'observation dans des conditions plus ou moins objectivées, mais non totalement maîtrisables?

 

Une vérité universelle : Contre le relativisme, s'affirme l'exigence d'une vérité universelle, irrécusable. C'est cette requête qui opposait Platon déjà aux Sophistes de son temps. C'est cette même requête qui est à l'origine de la pensée cartésienne, soucieuse de certitude assurée.

Le but de la méthode cartésienne est d' "atteindre la vérité dans les sciences". Cf. 1ère règle: " Ne rien admettre pour vrai que je ne le connusse être évidemment tel". S'affirme ainsi l'exigence de certitude. Toute la première Méditation nous montre Descartes soucieux de quitter les sables mouvants de l'opinion pour atteindre le roc de la certitude rationnelle. Cf. Analyse du début de la première Méditation.

 

Dogmatisme. - Le dogmatisme est la doctrine selon laquelle l'esprit humain serait capable de connaître la vérité, c.-à-d. l'être, tel qu'il est en lui-même, et indépendamment de la représentation que nous en avons : en un mot l'absolu. 

Une vérité subjective : Le devenir subjectif comme accès à l'Absolu (Kierkegaard).   Le sujet cartésien, kantien ou hégélien (comme accès au général) se dilue dans une universalité abstraite qui au lieu de la vie ne propose qu'une fantasmagorie incapable de répondre aux attentes du sujet. Aussi, le « devenir subjectif » kierkegaardien pourrait paraître être la profession de foi d'un retour à la vie esthétique. Il n'en est rien ‑quoique l'esthéticien soit moins éloigné que l'éthicien du religieux. Pour comprendre cette conversion, ce saut qualitatif dans la foi, il faut relire l'histoire biblique d'Abraham: Dieu demande au "chevalier de la foi" de sacrifier son fils Isaac. Exigence absurde dérogeant à toute justification, paradoxe supra rationnel. Pourtant, Abraham obéira à Dieu. Telle est bien la foi, une obéissance sans condition à Dieu. Cette obéissance aveugle n'est pas sans "crainte et tremblement", mais seul Dieu est porteur de l'espoir de voir Isaac rendu à son père, comme Regina à Søren... Il existe bien un dépassement de l'éthique où l'homme s'isole des devoirs généraux pour se retrouver dans un face-à-face avec Dieu, dans un rapport subjectif à Dieu que le christianisme commande lui-même.


Le bien moral( le devoir), personnel (le bonheur ou le salut) ou intersubjectif (la justice) s'applique au domaine de l'action et de ses finalités et définit le souhaitable; La vérité ne peut s'y appliquer que par usage métaphorique (et donc non-vrai), et si l'on n'en est pas conscient, d'une manière illusoire: dès lors, en effet, que jugement de valeur et jugement de réalité sont confondus, la pensée prend nécessairement les projections imaginaires du désir pour la réalité existante ou possible; ce qui est la définition de l'illusion plus ou moins délirante. Or l'illusion est le seul ennemi de la vérité.
Donc examinons l'idée de la vérité dans les seuls champs de la connaissance.

Pb. De deux choses l'une semble-t-il: soit la vérité est une certitude absolue et dogmatique (identité entre la pensée avec la réalité et/ou avec elle-même), soit elle n'est pas. Mais le scepticisme qui récuse la possibilité de découvrir la vérité, lorsqu'il exige de prouver la preuve à l'infini, ce qui est impossible, ne peut non plus prouver la validité de sa propre thèse, et d'autre part semble se contredire puisqu'il admet que la proposition: «la vérité est impossible" est vraie. Comment alors poser l'idée de vérité entre ces deux écueils de la connaissance que semblent être le dogmatisme et le scepticisme? La vérité peut-elle être relative, A quelles conditions?
 

 

Approcher le problème de la vérité suppose en premier lieu de briser l’identification « non philosophique » entre vérité et réalité. Nous avons tendance à juger que ce qui est vrai est ce qui est réel. Pourtant, on ne peut qu’admettre la différence suivante : supposons que je regarde le soleil, je dirai sans hésitation qu’il est réel ; mais quel sens y aurait-il à dire que le soleil est vrai ? Lorsque j’affirme que quelque chose est réel, je ne fais rien d’autre que reconnaître son existence. La vérité semble exiger autre chose qu’une telle reconnaissance. Dans notre exemple, ce n’est pas le soleil lui-même qui peut être dit vrai ou faux mais notre représentation ou notre jugement : si je dis « cela est le soleil » en désignant la lune, alors mon affirmation sera fausse tandis que si je désigne le soleil elle sera vraie. La distinction de la vérité et de la réalité se dévoile encore si l’on reprend un exemple de Descartes : en effet, nous pouvons avoir en notre esprit des représentations qui ne sont qu’imaginaires (ex : la représentation d’une Chimère) donc fausses car ne renvoyant à rien d’existant en dehors d’elles, et qui pourtant ont une certaine réalité en tant qu’elles sont bien des choses dans notre esprit. Ayant ainsi explicité la différence de la vérité et de la réalité, il n’en faut pas pour autant conclure que ces deux concepts sont sans rapports aucun. C’est même autour de la question de ces rapports que s’affrontent les différentes conceptions de la vérité. On peut en effet prendre comme critère de vérité d’un jugement sa conformité avec la réalité. C’est la thèse de la vérité-correspondance. Inversement, on peut penser que la vérité se définit avant tout par la cohérence de la pensée avec elle-même, l’accord qu’elle manifeste entre ses différentes assertions. Étant donné notamment l’abîme ontologique qui sépare une idée d’une chose, la conformité du rapport de la pensée à la réalité ne peut être évaluée immédiatement. C’est la thèse de la vérité-cohérence. Les différentes théories de la vérité que nous allons à présent exposer se distribuent assez bien autour de ces deux pôles sans toutefois s’y réduire dans la mesure où elles fournissent chacune des contributions originales qui ne se laisse enfermer dans aucun modèle prédéfini.

 

12 février 2009

MOREAU A. : L’illusion est-elle une erreur ?

Illusion

En dehors des illusions répertoriées sur la perception par les sens, et qui continuent à s'enrichir, le philosophe s'intéresse aux illusions auto-entretenues par les êtres humains qui apprécient parfois de croire en des affirmations qu'un examen rationnel leur ferait rejeter.

La méthode expérimentale a permis de rejeter bien des illusions.

Le mot perception lui-même a un double sens : perception par les sens, et perception par l'esprit. En psychologie, la perception est le processus de recueil et de traitement de l'information sensorielle.

L'illusion est une forme de biais cognitif. Voir Illusion du choix.

L'Avenir d'une illusion est un ouvrage de Sigmund Freud, paru en 1927, sous le titre Die Zukunft einer Illusion.

 

Une erreur désigne une opinion, un jugement ou une parole non conforme à la réalité, à la vérité ; lorsque l'acte est conscient, il ne s'agit plus d'une erreur mais d'un mensonge.

 

La vérité est un terme de philosophie qui exprime la qualité de ce qui est vrai. C'est la conformité de l'idée avec son objet, conformité de ce que l'on dit ou pense avec ce qui est réel.

La diversité des interprétations du mot a constitué dans le passé et jusqu'à maintenant bien des controverses. Et les réflexions de penseurs et de philosophes au cours des siècles constituent autant d'écoles différentes .On donne quelquefois au mot vérité le sens de réalité. Mais il vaut mieux entendre par vérité un caractère de la connaissance, et de la connaissance seulement. Ce caractère, dont l'erreur est l'opposé, appartient-il déjà aux idées, aux représentations, ou bien ne peut-il résider que dans le jugement, c'est-à-dire dans l'affirmation ou la négation? Une idée peut être appelée fausse, en ce sens qu'elle ne correspond à rien de réel ni de possible (par exemple, des idées de chimères, de centaures, etc.), ou vraie en ce sens qu'elle correspond à des choses réelles (par exemple, des idées d'homme ou de cheval). Mais c'est dans le jugement seul que résident l'erreur et la vérité proprement dites. Il n'y a erreur que pour celui qui affirme l'existence de la chimère et du centaure, de même il n'y a vérité que pour celui qui nie leur existence, ou qui affirme par exemple celle de l'homme ou du cheval.

 

Le Discours de la méthode (sous-titré pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences), publié en 1637, est le premier texte philosophique écrit par René Descartes.

Ce texte a été écrit directement en français par Descartes, qui voulait ainsi s'opposer à la tradition scolastique qui avait pour habitude d'écrire en latin. Le discours de la méthode est ainsi le premier ouvrage philosophique écrit en français.

Descartes disait de son discours qu'il le voulait accessible « même aux femmes ». Dans ce court discours divisé en six parties, Descartes expose sa philosophie selon laquelle il faut douter de tout pour établir toutes les vérités qui ne résistent pas au doute. Ainsi, avec comme ennemie la précipitation et les préjugés, il espère pouvoir fonder une morale stable et acceptée de tous.

 

C'est dans ce discours que l'on retrouve la célèbre phrase « je pense donc je suis » (cogito, ergo sum), c'est la base de toute connaissance, la première chose dont on ne peut douter : je peux douter de tout sauf de mon doute, c'est-à-dire de l’existence de ma pensée pendant que je doute.

 

Descartes rompt avec la tradition antique et judéo-chrétienne de la philosophie. Il juge la scolastique trop « spéculative » et déclare que les hommes doivent se « rendre comme maîtres et possesseurs de la nature » .

 

L’illusion des sens (comme l’illusion d’optique ,trompe-l’œil ),le mirage ou “l’illusion des amputés” (lorsqu’ils ressentent une douleur qu’ils localisent à l’endroit qu’occupait le membre amputé). Ce type d’illusion pose le problème de la confiance que nous pouvons faire en nos sens. Dans les exemples évoqués ci-dessus, peut-on dire, selon l’expression commune, que « nos sens nous trompent » ? Ne serait-ce pas plutôt notre esprit qui se trompe sur ce qu’il peut attendre des sens, qui ne font que nous transmettre des informations par des processus qui nous échappent parfois ? Il ne s’agit peut-être pas tant d’une sensation fausse que d’une interprétation fausse – mais impossible à dissiper – d’une sensation. Cette illusion est-elle donc bien celle des sens ?

 

En fait, l’illusion la plus forte est celle dont il n’existe aucune désillusion possible. Pour certains par exemple, la foi religieuse serait l’illusion suprême : la croyance en Dieu et celles qui l’accompagnent généralement (un être tout-puissant et infiniment bon, l’immortalité de l’âme, le paradis et l’enfer pour ceux qui les méritent respectivement, …) se rapportent précisément à ce qu’il y a de plus désirable parmi tout ce que les hommes peuvent espérer, sans qu’aucune justification rationnelle n’en confirme l’existence. Il n’en reste pas moins qu’aucune véritable désillusion ne peut mettre fin à de telles croyances, puisqu’elles se situent précisément hors de toute expérience. C’est la raison pour laquelle nul ne peut affirmer qu’elles sont bien des illusions, ou plutôt qu’elles ne sont que des illusions, sans conformité à la réalité. En effet, croire ce qui m’arrange pour la seule raison que cela m’arrange, c’est bien être dans l’illusion, mais cela n’empêche pas que, par chance, la réalité soit conforme à mes désirs, sans que je le sache vraiment. C’est pourquoi on peut enfin se demander si l’illusion, qui réconforte, n’est pas parfois préférable à la réalité, qui peut être désespérante – pour peu que l’on soit à l’abri de la désillusion.

Qu'elle soit illusion des sens, abusés par les apparences, ou illusion de la conscience, abusée par le désir, l'illusion se distingue de l'erreur.

L'erreur, qui consiste à se tromper, est seconde. Elle procède d'un jugement, inconsidéré, alors que l'illusion est immédiate. L'illusion elle est affaire de perception ou de sentiment. Elle est le fait d'être trompé.

 

L'allégorie de la caverne, au Livre VII de la République de Platon, est emblématique du rapport de la philosophie à l'illusion.

Les prisonniers croient voir le monde réel, alors qu'ils n'en voient qu'une image. Ils sont à la fois victime (ne voyant pas le monde réel) et complices (refusant d'être détrompés) de leur illusion.

L'expérience du prisonnier libéré - symbole du philosophe - montre la difficulté qu'il y a à perdre, seul, ses illusions, en raison de l'attachement qui nous lie à elles.

Tout le scénario imaginé par Platon montre que l'illusion a pour effet de fausser notre rapport au réel. Loin d'être une illusion parmi d'autres, l'illusion des prisonniers est le paradigme de toute illusion, l'illusion ayant pour effet de nous tromper sur la réalité des choses.

La situation imaginée par Platon repose sur une distinction, qui est au coeur de son ontologie, entre le monde (trompeur) des apparences, le monde sensible, et le vrai monde, le monde intelligible. Platon nous donne à comprendre que l'illusion nous retient prisonniers des apparences, dont seule la liberté de l'esprit, peut nous délivrer, grâce à la philosophie !


20 janvier 2009

Douter : MOREAU A.

Peut on douter de tout ?

 

Définition :

 

  • peut : Est-il possible, est-il légitime.
  • Le doute est une interrogation. Il peut être le pressentiment, l’impression d’une réalité différente. Il s’oppose à la certitude, notion de ce qui est sûr et qui n’est pas discutable. Le doute est  État de l'esprit quand nous nous demandons si un fait est réel ou non, si une proposition est vraie ou non. Douter n'est pas nier : la négation est une certitude, le doute revient à admettre qu'on ne sait pas.
  • tout : La totalité sans exception.
  •  Doute méthodique : ce doute est en fait une méthode provisoire préconisée par Descartes qui consiste à faire table rase de ses opinions pour reconsidérer les choses (« rejeter la terre mouvante et le sable ») et parvenir ainsi à une certitude (« trouver le roc et l’argile »). Il est aussi appelé doute hyperbolique.
  •   Doute sceptique : les Sceptiques pensaient que la vérité était impossible à déterminer et préconisaient l’épochè ou suspension définitive du jugement.

 

 

On peut considérer le doute comme inséparable, et même constitutif, de toute véritable entreprise philosophique. De Socrate à Descartes, en passant par les sceptiques, en effet, on retrouve ce doute.

Chez les sceptiques, le doute est une attitude de suspens : on dit que, étant donné la nature (précaire) de l'homme, on ne peut rien affirmer avec certitude, mais qu'on doit au contraire douter de tout.

Chez Descartes, on retrouve le même doute radical que chez les sceptiques, mais, avec un mélange du doute socratique : le doute radical sert à ne pas être dupe des opinions ou des faux savoirs; c'est une méthode qui sert à nous purger de nos illusions, et à atteindre la vérité, sans se précipiter.

En tout cas, se demander si "on peut" douter de tout, c'est sous-entendre que douter de tout est quelque chose qui ne va pas de soi, qui pose problème : que, si ce n'est pas impossible, ce sera au moins difficile.

Bref le doute : attitude positive, ou négative? Est-il seulement une attitude théorique, n'ayant de conséquences que pour la cohérence de la pensée avec elle-même, ou bien est-ce une attitude qui a des conséquences pratiques? (selon réponse, on répond à première question différemment)

 

 

Le doute, c'est ce qui permet le progrès de l'humanité, à la fois au sens moral mais aussi au sens historique, scientifique, etc. Car douter ce n'est rien d'autre que faire preuve d'esprit critique.

Les connaissances sont diverses : on a l'histoire, la religion, la science, etc. On nous les enseigne comme étant certaines, ou, du moins, on ne nous apprend pas à en douter.     

Rien n'est sûr, ou définitivement tenu pour acquis : croire le contraire, donc, ne pas douter. On croira tout ce qu'on nous dit, sans en examiner le bien-fondé, sans même le comprendre. Douter de tout, c'est interroger le bien fondé de tout, et par là, refaire nous-mêmes le cheminement de tout ce qui se présente comme savoir .

Mais, si rien n'est certain, n'est-il pas exagéré d'en conclure que dès lors, on peut douter de tout, au sens où cette fois on rejetterait tout ce qui est douteux comme si c'était faux? Douter de tout en ce sens, ne serait-ce pas le propre du fou? Plus encore, ne serait-ce même pas prétentieux de croire qu'il est possible de douter de tout? Nous sommes incapables de douter de tout. 

Descartes lui-même nous conseille de ne pas adopter la pratique du doute dans la vie quotidienne : en théorie, le doute est conseillé car il ne faut pas se précipiter, il ne faut pas confondre sa croyance avec un vrai savoir, etc. Mais en pratique, ie, quand il s'agit de vivre, d'agir, il ne faut pas douter.

Pour Descartes, autant dans le domaine de la théorie que dans le domaine de la pratique, nous ne pouvons douter de tout. Le doute est impossible à maintenir jusqu'au bout dans la théorie, même quand on a le temps et qu'il s'agit seulement de rechercher la vérité. Mais dans le domaine de la pratique, c'est encore plus impossible, car nous devons agir, et la vie est urgente. Le doute radical nous ferait ici tomber dans les affres de la folie.


 

 

05 novembre 2008

Des gouts et des couleurs, on ne discute pas Qu’en pensez-vous ? (MOREAU A.)

Le beau ou la beauté est une notion abstraite liée à de nombreux aspects de l'existence humaine. Ce concept est étudié principalement par la discipline philosophique de l'esthétique, mais il est également abordé en partie par d'autres domaines (histoire, sociologie, psychologie).

Le beau est communément défini comme la caractéristique d'une chose qui au travers d'une expérience sensorielle (perception) procure une sensation de plaisir ou un sentiment de satisfaction ; en ce sens, la beauté provient par exemple de manifestations telles que la forme, l'aspect visuel, le mouvement, le son.

La distinction entre ce qui est beau et ce qui ne l'est pas varie suivant les époques et les individus. Ce que l'on entend même par sentiment du beau diffère selon les penseurs et bien des cultures n'ont pas de mot qui corresponde exactement au beau du français actuel.

Dans l'Hippias majeur, Socrate demande ce qu'est le beau. Une réponse d'Hippias est : « une belle vierge, voilà ce qu'est le beau ». Contre cette affirmation, Socrate fait valoir qu'il existe aussi de belles juments et de belles lyres. La diversité des beaux objets semble décourager l'analyse de la beauté en soi, et, de fait, ce dialogue de Platon se termine par une aporie : aucune définition satisfaisante du beau n'est trouvée.

 

Par ailleurs, des personnes différentes n'ont pas les mêmes jugements sur le même objet. David Hume, le premier, prend véritablement en compte cette donnée : « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente ». Toutefois, cette approche ne conduit pas nécessairement à un relativisme absolu, Hume lui-même évoque l'éducation et l'unité de la nature humaine pour justifier un certain consensus qui semble régner sur les beaux objets.

Par ailleurs, accorder souligner le rôle de l'individu dans le jugement de goût ne revient pas à définir la beauté. Hume donc doit également donner une définition de la beauté. Pour lui l'idée de beauté est une projection du plaisir que produit un objet. IL écrit en effet : « le plaisir et la douleur ne sont pas seulement les compagnons nécessaires de la beauté et de la laideur, ils en sont l’essence même ». Cette définition toutefois n'est pas universellement acceptée. Kant, dans la Critique de la faculté de juger (1790), dissocie vigoureusement l'idée de beauté et la sensation de plaisir. Pour Kant La beauté est une « satisfaction désintéressée », aucun intérêt pour l'existence de l'œuvre ne doit rentrer en compte dans le jugement de goût. De plus il souligne qu’il y a dans tout jugement de goût une prétention à l’universalité. Elle n’est simplement pas démontrable : « Est beau ce qui plait universellement sans concept. »

 

Agréable qualifie ce qui procure une sensation ou un sentiment positif. Pour le philosophe Emmanuel Kant, l'agréable est rattaché à la sensation : « Est agréable ce qui plaît aux sens dans la sensation » [1] Le philosophe rattache l'agréable à la satisfaction du plaisir. De même l'influence de l'agréable sur l'esprit est seulement quantitative (répétition et continuité des excitations sensibles), et non qualitative. « Ce qui est agréable ne cultive donc point, mais appartient à la simple jouissance. »

 

Étymologie :

Goût vient du latin gustus, « action de goûter, dégustation; saveur (au sens propre et figuré) ». Gustus dérive peut-être du grec, et le terme grec du sanscrit (gush, « aimer, trouver bon »).

Le goût est la faculté innée ou acquise de percevoir et juger des choses esthétiques, notamment celles liées à l'art et au jugement du beau. Une personne possède ainsi du goût ou bien « n'a pas de goût » Par extension, le goût est la caractéristique d'une chose jugée agréable ou belle. Une chose est de (bon) goût ou bien de mauvais goût, voire dégoûtante.

 

Le gout diffère des personne selon la culture, des pays, les coutumes, les traditions, l’éducation apporter.

Une personne a bas revenu ne pourras pas ou très peu allez dans un musée pour développé son goût a l’art et apprécier les choses exposer. Au contraire une personne de la classe aisé peu avoir une éducation qui lui a permis de développer ce sens d’apprécier l’art et la culture étrangère.


26 septembre 2008

Exercice 2

Quelques liens pour vous guider :

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx

 

Dictionnaire Littré

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/int%C3%A9r%C3%AAt

Ethocentrisme

Relativisme culturel

La culture et les cultures

  Pourquoi la question se pose : « Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre » ?

Réponse :

je ne pense pas qu'il faut se poser cette question, ceci consiste a degrader une civilisation et de valoriser uen autre, c'est notemment avec cette ideologis que des guerres ont éclatées et d'autres tragédies,         


 Qu'est-ce qu'une attitude « ethnocentrique? »

c'est une attitude qui consiste a prendre sa civilisation comme le centre du monde a s'estimer au dessus des autres civilisations,____________________________________________________


 En quoi consiste le relativisme culturel ?

Réponse 1 :

Le relativisme culturel affirme qu'il est impos­sible d'attribuer des valeurs comparatives aux cultures, de les  distribuer selon l'ordre hiérarchique qui va de l'inférieur au  supérieur.___________________________________

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