Parcours philosophique de la classe T20 STG

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LAMBERT Steeven

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13 février 2009

LAMBERT S. : L’illusion est-elle une erreur ?

Freud pousse plus loin l'analyse et soutient que l'illusion est positive, elle n'est pas un vain jeu de tromperie réciproque, par exemple l'illusion religieuse permet de reconduire de manière dérivée le désir enfantin de protection (voir L'avenir d'une illusion).             L'erreur ne semble avoir aucune fonction sociale, et comme l'écrit Deleuze dans Différence et répétition elle est toujours liée à une norme du vrai et du faux, inscrite dans une relation binaire. Mais l'illusion, à l'inverse ne témoigne en faveur d'aucune norme, elle devient elle-même norme (la religion par exemple). L'erreur paraît avoir bien plus de parenté avec la faute (cf les problèmes juridiques et éthiques : une erreur médicale est-elle une faute professionnelle ? Ou à l'inverse, la maladie qu'on prenait avant pour une malédiction et qui est devenue une simple « erreur de recopiage » dans la chaîne Adn, voir Canguilhem « Un nouveau concept en pathologie : l'erreur »).   III-La résistance de l'illusion.               Au début de « la dialectique transcendantale », dans la Critique de la raison pure Kant distingue entre deux sortes de paralogismes, « Le paralogisme logique consiste dans la fausseté formelle d'un raisonnement, quel qu'en puisse être par ailleurs le contenu. Un paralogisme transcendantal, en revanche, possède un fondement transcendantal qui incite à produire des conclusions formellement fausses ». Ce fondement c'est une illusion de la raison, celle-ci a l'impression de connaître à l'aide de raisonnement les Idées : l'âme, le monde et Dieu. Or Kant montre que cette connaissance est illusoire, en cela qu'elle n'est fondée sur aucune intuition sensible, simplement c'est une illusion interne à la raison ; et si la critique peut mettre une telle carence en évidence, elle ne peut la vaincre entièrement, à l'inverse de l'erreur qui elle ne résiste pas à la correction (paralogisme logique).

Une illusion n'est pas la même chose qu'une erreur, elle n'est pas non plus nécessairement une erreur. L'opinion d'Aristote selon laquelle la vermine se développerait à partir des déchets - opinion à laquelle le peuple dans son ignorance reste aujourd'hui encore attaché - était une erreur, tout comme celle d'une génération antérieure de médecins qui voulait que le tabes dorsalis (affection neurologique due à la syphilis de la moelle épinière) soit la conséquence d'une débauche sexuelle. Il serait abusif d'appeler ces erreurs illusions. En revanche, ce fut une illusion de Christophe Colomb d'avoir cru découvrir une nouvelle voie maritime vers les Indes. La part que prend son souhait à cette erreur est très nette. On peut qualifier d'illusion l'affirmation de certains nationalistes selon laquelle les Indo-Germains seraient la seule race humaine capable de culture, ou bien la croyance selon laquelle l'enfant serait un être sans sexualité, croyance qui n'a finalement été détruite que par la psychanalyse. Il reste caractéristique de l'illusion qu'elle dérive de souhaits humains ; elle se rapproche à cet égard de l'idée délirante en psychiatrie, mais elle s'en distingue par ailleurs, indépendamment de la construction plus compliquée de l'idée délirante. Dans l'idée délirante, nous soulignons comme essentielle la contradiction avec la réalité effective ; l'illusion, elle, n'est pas nécessairement fausse, c'est-à-dire irréalisable ou en contradiction avec la réalité. Une jeune fille de la bourgeoisie peut, par exemple, se créer l'illusion qu'un prince viendra la chercher. C'est possible, quelques cas de ce genre se sont produits.

Qu'un jour le Messie vienne et fonde un âge d'or, c'est bien moins vraisemblable ; selon sa position personnelle, celui qui jugera de cette croyance la classera comme illusion ou comme l'analogue d'une idée délirante. Il n'est d'ailleurs pas facile de trouver des exemples d'illusions qui se soient révélées vraies. Telle pourrait bien être néanmoins l'illusion des alchimistes de pouvoir transformer tous les métaux en or. Le souhait d'avoir énormément d'or, d'avoir tout l'or possible, est très émoussé par la compréhension que nous avons aujourd'hui des conditions de la richesse, et cependant la chimie ne tient plus la transmutation des métaux en or pour impossible. Nous appelons donc une croyance illusion lorsque, dans sa motivation, l'accomplissement de souhait vient au premier plan, et nous faisons là abstraction de son rapport à la réalité effective, tout comme l'illusion elle-même renonce à être accréditée.

Illusion vue par Platon


Les idées avaient été « ces mots qui façonnent le monde, ainsi que des modèles ou des prototypes ; mais comme le rocher qui n’est ni un rectangle ni un ovale, se révèle toujours autre… », il fallait saisir la réalité : ce fut la tâche de la dialectique, dans le Parménide dont on trouve ici une analyse serrée (spécialement de 135b-137c) avec son histoire, pour laquelle on s’accordera à voir le tournant de la pensée platonicienne : « Zénon, Gorgias, Parménide lui-même étaient solidaires de l’histoire de la philosophie, de cette dialectiquenaissante et de son geste ». Encore fallait-il situer l’instance illusoire de sa conclusion (166c).À ne pas voir les illusions de la dialectique encourt-on une dialectique de l’illusion ? Plotin reprend le problème sur des bases différentes, mais la suite montre que c’était, pour lui, l’enjeu de la dialectique. Le traité I, 3 indique qu’il cherchait, à partir des figures du musicien, de l’amoureux et du philosophe à conférer à la dialectique un tour plus concret, plus vivant, avant de la définir comme ce « pouvoir de distinguer les êtres », et d’accéder à la Sagesse, permettant peut-être ainsi d’éviter les écueils d’une mythologie du vrai, auxconfins de l’illusion.


23 janvier 2009

La vérité : LAMBERT Steeven

A la vérité qui dérange, faut-il préférer l’illusion qui réconforte ?

 

 

Vérité : On donne quelquefois au mot vérité le sens de réalité. Mais il vaut mieux entendre par vérité un caractère de la connaissance, et de la connaissance seulement. On peut dire que la vérité est l'affirmation de ce qui existe ou la négation de ce qui n'existe pas; donc, finalement, l'accord de nos jugements avec la réalité.

 

Illusion : En dehors des illusions répertoriées sur la perception par les sens, et qui continuent à s'enrichir, le philosophe s'intéresse aux illusions auto-entretenues par les êtres humains qui apprécient parfois de croire en des affirmations qu'un examen rationnel leur ferait rejeter.

Spinoza et illusion : L’  homme n’est pas un empire dans un empire»: autrement dit, il n’est pas indépendant de l’empire de la nature; il est au contraire étroitement déterminé par les enchaînements nécessaires qui la régissent. À la lumière de ce principe, Spinoza entreprend de dissiper quelques illusions tenaces, qui empêchent l’homme de prendre une conscience lucide de lui-même.

 

Illusion et Freud :Une illusion n'est pas la même chose qu'une erreur, une illusion n'est pas non plus nécessairement une erreur. L'opinion d'Aristote, d'après laquelle la vermine serait engendrée par l'ordure * - opinion qui est encore celle du peuple ignorant -, était une erreur; de même l'opinion qu'avait une génération antérieure de médecins, et d'après laquelle le tabès * aurait été la conséquence d'excès sexuels. Il serait impropre d'appeler ces erreurs des illusions, alors que c'était une illusion de la part de Christophe Colomb, quand il croyait avoir trouvé une nouvelle route maritime des Indes. La part de désir que comportait cette erreur est manifeste. On peut qualifier d'illusion l'assertion de certains nationalistes, assertion d'après laquelle les races indogermaniques seraient les seules races humaines susceptibles de culture, ou bien encore la croyance d'après laquelle l'enfant serait un être dénué de sexualité, croyance détruite pour la première fois par la psychanalyse. Ce qui caractérise l'illusion, c'est d'être dérivée des désirs humains ; elle se rapproche par là de l'idée délirante en psychiatrie, mais se sépare aussi de celle-ci, même si l'on ne tient pas compte de la structure compliquée de l'idée délirante.
      L'idée délirante est essentiellement - nous soulignons ce caractère - en contradiction avec la réalité ; l'illusion n'est pas nécessairement fausse, c'est-à-dire irréalisable ou en contradiction avec la réalité. Une jeune fille de condition modeste peut par exemple se créer l'illusion qu'un prince va venir la chercher pour l'épouser. Or, ceci est possible ; quelques cas de ce genre se sont réellement présentés. Que le Messie vienne et fonde un âge d'or, voilà qui est beaucoup moins vraisemblable : suivant l'attitude personnelle de celui qui est appelé à juger de cette croyance, il la classera parmi les illusions ou parmi les équivalents d'une idée délirante. Des exemples d'illusions authentiques ne sont pas, d'ordinaire, faciles à découvrir ; mais l'illusion des alchimistes de pouvoir transmuter tous les métaux en or est peut-être l'une d'elles. Le désir d'avoir beaucoup d'or, autant d'or que possible, a été trés atténué par notre intelligence actuelle des conditions de la richesse ; cependant la chimie ne tient plus pour impossible une transmutation des métaux en or. Ainsi nous appelons illusion une croyance quand, dans la motivation de celle-ci, la réalisation d'un désir est prévalente, et nous ne tenons pas compte, ce faisant, des rapports de cette croyance à la réalité, tout comme l'illusion elle-même renonce à être confirmée par le réel.

Illusion et Descartes : Lorsque j'étais enfant, j'aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche * ; au moyen de quoi, l'impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s'y faisait aussi pour émouvoir la passion de l'amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu'à en aimer d'autres, pour cela seul qu'elles avaient ce défaut ; et je ne savais pas néanmoins que ce fût pour cela. Au contraire, depuis que j'y ai fait réflexion, et que j'ai reconnu que c'était un défaut, je n'en ai plus été ému. Ainsi, lorsque nous sommes portés à aimer quelqu'un, sans que nous en sachions la cause, nous pouvons croire que cela vient de ce qu'il y a quelque chose en lui de semblable à ce qui a été dans un autre objet que nous avons aimé auparavant, encore que nous ne sachions pas ce que c'est. Et bien que ce soit plus ordinairement une perfection * qu'un défaut, qui nous attire ainsi à l'amour, toutefois, à cause que ce peut être quelquefois un défaut, comme en l'exemple que j'en ai apporté, un homme sage ne se doit pas laisser entièrement aller à cette passion, avant que d'avoir considéré le mérite, de la personne pour laquelle nous nous sentons émus.


 

13 novembre 2008

Le jugement de goût (LAMBERT S.)

On entend par goût l’appréciation purement esthétique d’une chose les objets sur lesquelles s’exercent le gout est les objets qui se laissent appréhender seulement par les sens ou les sensibilités dans le sujet. On comprend les couleurs mais aussi les odeurs, les sons et les sensations de toutes sortes. Dans le sujet, il faut donc considérer l’ensemble du jugement de gout.

 La discussion désigne l’acte par lesquelles des individus échanges des paroles et des arguments en mettant en jeu, en soumettant des opinions, leurs idées et leurs gouts.

Peut-on se mettre d’accord ? Les gouts sont-ils en eux-mêmes indiscutables ? En va-t-il de même pour ce que nous jugeons beaux comme pour ce qui nous plait simplement ?

  

Les gouts sont logiquement uniques mais être partager par une opinion commune. Dans le cas ou ils font partie d’une opinion on peut un débat peut avoir lieu entre deux groupe qui on des gouts différents cependant si le gout est unique convaincre celui  qui ne pense pas pareil que est plus difficile. Moura fait des erreurs.

24 octobre 2008

L’œuvre d’art est-elle le reflet de la société ? (LAMBERT S.)

Il faut distinguer objet d’art et objet technique. Un objet technique est un instrument, un outil. Une chose fabriquée en vue d’une certaine utilité (ex : L’avion, voiture, …). Il a donc une finalité pratique. Il est un moyen déterminé vers un but et il est fabriqué en série.

L’objet d’art est quelque chose qui a une valeur artistique. Il n’est pas déterminé vers un but extérieur et il est une création unique.

Sur quel critère se fondait pour distinguer un objet technique d’une œuvre d’art ? N’y a-t-il pas un critère qui identifie un objet technique à un objet d’art ? La production technique d’un objet diffère-t-elle essentiellement de la production artistique ?


29 septembre 2008

Exercice 4

 
Quelques liens pour vous guider :

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx

 

Dictionnaire Littré

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/int%C3%A9r%C3%AAt

Ethocentrisme

Relativisme culturel

La culture et les cultures

  Pourquoi la question se pose : « Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre » ?

Réponse :La civilisation au singulier désigne l'ensemble des acquis et des institutions et sociétés humaines par opposition à la nature. La civilisation a presque le même sens que le mot culture au singulier. Mais les civilisations désignent des ensembles culturels délimités par une aire géographique, une période historique donnée en possédant des traits distinctifs commun ou ressemblant, religieux artistique ou politique.

Les civilisation revoient alors à ce moment là à des cultures différentes.

Culture: (vient du latin "colere", signifiant "habiter"). Deux orientations qui s'applique à l'individu ou à la société:

-         Pour un individu, la culture désigne une formation acquise par l’esprit et s'assimile à l' éducation, non seulement dans le domaine intellectuel (instruction), mais aussi plus largement dans le domaine moral et même affectif

-         Pour être spécifiquement culturels, les processus de transformation évoqués doivent être symboliques beaucoup plus que pratiques ou techniques : le travail, par exemple, n'est pas en lui-même un processus culturel mais une pratique, une action ; la culture éventuellement, c'est tout ce qui peut s'ajouter comme éléments symboliques - règles, représentations, valeurs - au travail.

La culture est aussi constituée de la Nature.

Nature: C'est d'abord l'ensemble des choses qui existent, abstraction faite des transformations que l'homme y a produites.


 Qu'est-ce qu'une attitude « ethnocentrique? »

Elle consiste à placer sa civilisation au centre pour la considérer comme exemple aux autres.
 

 En quoi consiste le relativisme culturel ?

Réponse 1 :C' est une thèse selon laquelle les croyances individuelles sont relatives à la culture où elles sont formulées. Le relativisme culturel est parfois ramené à sa composante de relativisme moral, thèse selon laquelle il n'est pas possible de déterminer une morale absolue ou universelle mais que la morale émerge de coutumes sociales et d'autres institutions humaines. Ce relativisme considère les valeurs morales comme applicables uniquement à l'intérieur de frontières culturelles.

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