Parcours philosophique de la classe T20 STG

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Exercices Gr1/Gr2

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09 mars 2009

ROQUE S. : Peut-on dire à chacun sa vérité ?

Une vérité mathématique : On peut comprendre cela par plusieurs sens. Tout d’abord on relèvera la notion de modèle d’analyse, et là, nous devrons convenir que la modélisation des phénomènes naturels passe par une mathématisation des lois physiques, seule capable de donner son extension et sa validité formelle à ces relations entre causes et effets. En effet les mathématiques ont pour caractère particulier de produire des vérités qui sont à la fois nécessaires et certains.

Personne ne peut contester les énoncés « deux plus deux est égal à quatre » et « la somme des angles d'un triangle est égale à deux droits ». On comprend donc que les vérités mathématiques servent de modèle à toute recherche de la vérité.

 

Une vérité expérimentale : Question: les sciences humaines sont-elles des sciences puisqu'elles ne permettent pas l'expérimentation objective reproductible et qu'elles ont affaire a la dimension de la subjectivité et de la liberté, donc à des valeurs et à des interprétations toujours subjectives des comportements humains qu'elles modifient à leur tour d'une manière imprévisible; comportements eux-mêmes subjectivement conditionnés par des valeurs subjectives multiples et contradictoires? Ne sont-elles pas autre chose que des interprétations philosophiques et éthiques appliquées à l'observation dans des conditions plus ou moins objectivées, mais non totalement maîtrisables?

 

Une vérité universelle : Contre le relativisme, s'affirme l'exigence d'une vérité universelle, irrécusable. C'est cette requête qui opposait Platon déjà aux Sophistes de son temps. C'est cette même requête qui est à l'origine de la pensée cartésienne, soucieuse de certitude assurée.

Le but de la méthode cartésienne est d' "atteindre la vérité dans les sciences". Cf. 1ère règle: " Ne rien admettre pour vrai que je ne le connusse être évidemment tel". S'affirme ainsi l'exigence de certitude. Toute la première Méditation nous montre Descartes soucieux de quitter les sables mouvants de l'opinion pour atteindre le roc de la certitude rationnelle. Cf. Analyse du début de la première Méditation.

 

Dogmatisme. - Le dogmatisme est la doctrine selon laquelle l'esprit humain serait capable de connaître la vérité, c.-à-d. l'être, tel qu'il est en lui-même, et indépendamment de la représentation que nous en avons : en un mot l'absolu. 

Une vérité subjective : Le devenir subjectif comme accès à l'Absolu (Kierkegaard).   Le sujet cartésien, kantien ou hégélien (comme accès au général) se dilue dans une universalité abstraite qui au lieu de la vie ne propose qu'une fantasmagorie incapable de répondre aux attentes du sujet. Aussi, le « devenir subjectif » kierkegaardien pourrait paraître être la profession de foi d'un retour à la vie esthétique. Il n'en est rien ‑quoique l'esthéticien soit moins éloigné que l'éthicien du religieux. Pour comprendre cette conversion, ce saut qualitatif dans la foi, il faut relire l'histoire biblique d'Abraham: Dieu demande au "chevalier de la foi" de sacrifier son fils Isaac. Exigence absurde dérogeant à toute justification, paradoxe supra rationnel. Pourtant, Abraham obéira à Dieu. Telle est bien la foi, une obéissance sans condition à Dieu. Cette obéissance aveugle n'est pas sans "crainte et tremblement", mais seul Dieu est porteur de l'espoir de voir Isaac rendu à son père, comme Regina à Søren... Il existe bien un dépassement de l'éthique où l'homme s'isole des devoirs généraux pour se retrouver dans un face-à-face avec Dieu, dans un rapport subjectif à Dieu que le christianisme commande lui-même.

 

Le bien moral( le devoir), personnel (le bonheur ou le salut) ou intersubjectif (la justice) s'applique au domaine de l'action et de ses finalités et définit le souhaitable; La vérité ne peut s'y appliquer que par usage métaphorique (et donc non-vrai), et si l'on n'en est pas conscient, d'une manière illusoire: dès lors, en effet, que jugement de valeur et jugement de réalité sont confondus, la pensée prend nécessairement les projections imaginaires du désir pour la réalité existante ou possible; ce qui est la définition de l'illusion plus ou moins délirante. Or l'illusion est le seul ennemi de la vérité.
Donc examinons l'idée de la vérité dans les seuls champs de la connaissance.

Pb. De deux choses l'une semble-t-il: soit la vérité est une certitude absolue et dogmatique (identité entre la pensée avec la réalité et/ou avec elle-même), soit elle n'est pas. Mais le scepticisme qui récuse la possibilité de découvrir la vérité, lorsqu'il exige de prouver la preuve à l'infini, ce qui est impossible, ne peut non plus prouver la validité de sa propre thèse, et d'autre part semble se contredire puisqu'il admet que la proposition: «la vérité est impossible" est vraie. Comment alors poser l'idée de vérité entre ces deux écueils de la connaissance que semblent être le dogmatisme et le scepticisme? La vérité peut-elle être relative, A quelles conditions?
 

 

Approcher le problème de la vérité suppose en premier lieu de briser l’identification « non philosophique » entre vérité et réalité. Nous avons tendance à juger que ce qui est vrai est ce qui est réel. Pourtant, on ne peut qu’admettre la différence suivante : supposons que je regarde le soleil, je dirai sans hésitation qu’il est réel ; mais quel sens y aurait-il à dire que le soleil est vrai ? Lorsque j’affirme que quelque chose est réel, je ne fais rien d’autre que reconnaître son existence. La vérité semble exiger autre chose qu’une telle reconnaissance. Dans notre exemple, ce n’est pas le soleil lui-même qui peut être dit vrai ou faux mais notre représentation ou notre jugement : si je dis « cela est le soleil » en désignant la lune, alors mon affirmation sera fausse tandis que si je désigne le soleil elle sera vraie. La distinction de la vérité et de la réalité se dévoile encore si l’on reprend un exemple de Descartes : en effet, nous pouvons avoir en notre esprit des représentations qui ne sont qu’imaginaires (ex : la représentation d’une Chimère) donc fausses car ne renvoyant à rien d’existant en dehors d’elles, et qui pourtant ont une certaine réalité en tant qu’elles sont bien des choses dans notre esprit. Ayant ainsi explicité la différence de la vérité et de la réalité, il n’en faut pas pour autant conclure que ces deux concepts sont sans rapports aucun. C’est même autour de la question de ces rapports que s’affrontent les différentes conceptions de la vérité. On peut en effet prendre comme critère de vérité d’un jugement sa conformité avec la réalité. C’est la thèse de la vérité-correspondance. Inversement, on peut penser que la vérité se définit avant tout par la cohérence de la pensée avec elle-même, l’accord qu’elle manifeste entre ses différentes assertions. Étant donné notamment l’abîme ontologique qui sépare une idée d’une chose, la conformité du rapport de la pensée à la réalité ne peut être évaluée immédiatement. C’est la thèse de la vérité-cohérence. Les différentes théories de la vérité que nous allons à présent exposer se distribuent assez bien autour de ces deux pôles sans toutefois s’y réduire dans la mesure où elles fournissent chacune des contributions originales qui ne se laisse enfermer dans aucun modèle prédéfini.

 

02 octobre 2008

L’homme est-il un loup pour l’homme ?

Préalables

Cet adage est très ancien. On le trouve pour la première fois sous forme écrite dans une comédie du dramaturge latin Plaute (254-184 av. J.-C.), La Comédie des ânes. Bien plus tard, il sera au centre de la pensée politique du philosophe anglais Thomas Hobbes (1588-1679), et c'est généralement à ce dernier que l'on pense lorsqu'on l'entend prononcer.

Ces quelques remarques nous amènent à dire que cette phrase : l'homme est un loup pour l'homme, a deux sens. D'abord, un sens anthropologique général. Il serait dans la nature humaine d'être cruel à l'égard de son prochain. On peut donc y lire un certain pessimisme sur la nature humaine. Mais cet adage a aussi un sens pour la philosophie politique : justement parce que l'homme est naturellement un loup pour l'homme, il est dans la nécessité de créer un État qui ne transformera peut-être pas sa nature, mais qui du moins la neutralisera, et qui l'empêchera de se comporter comme un « loup ». Il faudra, dans l'étude de la question, qu'apparaissent ces deux significations.

Problématique

La problématique se constituera autour de l'interrogation suivante : est-ce dans l'état de nature que l'homme est un loup pour l'homme, ou bien le reste-t-il au cœur même de la civilisation et des sociétés évoluées? Faut-il imputer la sauvagerie dont il donne de nombreux exemples à sa nature profonde, ou bien est-elle propre à son existence sociale? Ce sujet demande qu'on porte l'interrogation sur les paradoxes de la sociabilité humaine.

Pourquoi la question se pose

A en juger par les cruautés, les atrocités, les guerres dont se montrent capables les hommes les uns envers les autres, individuellement ou collectivement, il semble légitime de s'interroger au moins sur le fond de la nature humaine. A-t-on plus de raisons d'être optimiste ou pessimiste ? Le lien social ne fait-il que recouvrir un mauvais instinct, ou peut-il véritablement parvenir à transformer

l'homme, en lui faisant prendre conscience qu'il n'y a pas de salut pour lui en dehors de la coopération avec  ses semblables ? Finalement, il s'agit de se demander quel est le destin de la sauvagerie dans la civilisation.


 

Introduction rédigée

 L'animal est une source inépuisable de référence pour l'homme. Les fables le montrent de manière éclatante. Renard, lion, singe ou rat illustrent les caractères et forcent le trait à la manière de caricatures. Mais le loup est peut-être de toute la figure la plus emblématique. Ce solitaire vit en bande et a le sens du groupe, ne supporte pas la captivité, et hante de sa cruauté l'imaginaire des petits enfants. Belle image de l'homme, cruel lui aussi, et de son « insociable sociabilité ». Faut-il donc avoir plus peur du loup que des hommes ? Sans doute pour ne pas avoir à répondre, un vieil adage soutient que l'homme est un loup pour l'homme.  Que doit-on en penser ?

 Doit-on le comprendre comme l'aveu que l'homme serait de manière innée un être sanguinaire et cruel pour ses semblables ? On pose alors la question de l'origine du mal. L'homme est-il ou non bon naturellement ?

 Que l'homme soit un loup pour l'homme intéresse aussi la réflexion politique. Comment doit-on interpréter ce principe ?

 Dans le sens de l'impossibilité d'un lien social authentique, menant à l'apologie sans réserve d'une société dans laquelle survit le plus fort (que ce soit physiquement ou économiquement, ou les deux)? Ou au contraire, doit-on fonder sur lui l'impératif rationnel de constituer un lien social fort chargé d'empêcher que les hommes se comportent entre eux comme des loups ?

A l’aide des documents suivants rédigez les paragraphes argumentatifs afin de montrer et démontrer que :

 

1/ L’homme est un loup pour l’homme à l’état de nature chez Hobbes

 

2/ L’homme est naturellement bon chez Rousseau

 

A l’aide des documents suivants répondez de manière argumentée à la question « l’homme est-il bon ou méchant ? »

 Document 1



Document 2



Document 3

 
 Document 4


 Document 5


22 septembre 2008

Exercice 3

Quelques liens pour vous guider :

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx

 

Dictionnaire Littré

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/int%C3%A9r%C3%AAt

Ethocentrisme

Relativisme culturel

La culture et les cultures

  Pourquoi la question se pose : « Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre » ?

Réponse :La civilisation au singulier désigne l'ensemble des acquis et des institutions et sociétés humaines par opposition à la nature. La civilisation a presque le même sens que le mot culture au singulier. Mais les civilisations désignent des ensembles culturels délimités par une aire géographique, une période historique donnée en possédant des traits distinctifs commun ou ressemblant, religieux artistique ou politique.

Les civilisation revoient alors à ce moment là à des cultures différentes.

Culture: (vient du latin "colere", signifiant "habiter"). Deux orientations qui s'applique à l'individu ou à la société:

-         Pour un individu, la culture désigne une formation acquise par l’esprit et s'assimile à l' éducation, non seulement dans le domaine intellectuel (instruction), mais aussi plus largement dans le domaine moral et même affectif

-         Pour être spécifiquement culturels, les processus de transformation évoqués doivent être symboliques beaucoup plus que pratiques ou techniques : le travail, par exemple, n'est pas en lui-même un processus culturel mais une pratique, une action ; la culture éventuellement, c'est tout ce qui peut s'ajouter comme éléments symboliques - règles, représentations, valeurs - au travail.

La culture est aussi constituée de la Nature.

Nature: C'est d'abord l'ensemble des choses qui existent, abstraction faite des transformations que l'homme y a produites.

 Qu'est-ce qu'une attitude « ethnocentrique? »

Elle consiste à placer sa civilisation au centre pour la considérer comme exemple aux autres.


 En quoi consiste le relativisme culturel ?

Réponse 1 :C' est une thèse selon laquelle les croyances individuelles sont relatives à la culture où elles sont formulées. Le relativisme culturel est parfois ramené à sa composante de relativisme moral, thèse selon laquelle il n'est pas possible de déterminer une morale absolue ou universelle mais que la morale émerge de coutumes sociales et d'autres institutions humaines. Ce relativisme considère les valeurs morales comme applicables uniquement à l'intérieur de frontières culturelles.

16 septembre 2008

Fiche : exercice 4


Comment préciser le sens et la fonction conceptuelle des termes employés dans un sujet de dissertation ?

 À savoir :

Dans une conversation courante, si vous avez à vous prononcer pour ou contre le clonage, vous distinguez nécessairement le clonage thérapeutique du clonage reproductif, et vous vous prononcez éventuellement pour l’un et contre l’autre. Dans un devoir de philosophie, vous parlez de la liberté, du doute, du droit, comme si le sens de ces notions ne demandait pas à être clarifié.

Les définitions conceptuelles nous ouvrent les yeux, sollicitent notre regard, élargissent notre compréhension au delà de que nous savons déjà ou croyons savoir.

 Ce qu’il ne faut surtout pas faire :

Il ne faut pas faire comme s’il n’y avait qu’un arbre dans une forêt ! Si l’on vous dit de vous rendre en forêt et de faire une croix sur l’arbre, vous allez demander des précisions car vous ne saurez pas de quel arbre on vous parle. De même dans un devoir de philosophie, pensez à préciser le sens des termes :

Exemple : « L’état est-il l’ennemi de la liberté ? » La liberté, en quel sens ? De quelle liberté parle-t-on quand on affirme que l’état est le garant des libertés ? S’agit-il de sa liberté extérieure, physique ou bien de sa liberté intérieure, morale, psychologique, etc. ?

 

 Ce qu’il faut faire :

Il faut préciser le sens des notions qui se trouvent convoquées par la question du sujet de la manière la plus explicite, détaillée, claire possible, et claire préciser leur fonction.

Exemple : « Pour philosopher, faut-il commencer par doute ? »

Cette question philosophique, nous invite à réfléchir sur la notion de doute, à prendre conscience qu’il y a plusieurs manières de douter : méthodique ou sceptique. Le sujet nous invite implicitement à nous interroger non seulement sur la nécessité de douter, mais aussi sur les conséquences qui découlent du doute selon qu’il est pratiqué de manière méthodique ou de manière sceptique.

Exercices

Quelques liens pour vous guider :

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx

 

Dictionnaire Littré

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/int%C3%A9r%C3%AAt

Voir aussi l'ethnocentrisme

Voir aussi le relativisme culturel

La culture et les cultures

Synthèse

1/  Pourquoi la question se pose : « Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre » ?

Réponse : _____________________________________________________

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2/ Qu'est-ce qu'une attitude « ethnocentrique? »

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3/ En quoi consiste le relativisme culturel ?

Réponse 1 :____________________________________________________

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15 septembre 2008

Fiche : exercice 3


Comment définir ?

 

 À savoir :

On attend de vous que vous définissiez les termes importants qui se trouvent dans la question du sujet, et tout particulièrement que vous soyez capable de passer du sens lexical d’un mot à son sens conceptuel.

 

 Ce qu’il ne faut surtout pas faire :

Il ne faut pas faire comme si le sens des termes était entendu, compris par tous. Il ne faut pas faire comme si tout allait de soi, comme si tout était clair.

 

 Ce qu’il faut faire :

1.       Il faut définir les notions qui se trouvent convoquées par la question du sujet de la manière la plus claire, explicite et détaillée possible.

 

Exemple : « Peut-on douter de tout ? »

Si cette question se trouvait dans un texte que vous devez commenter, il faudrait expliciter la notion de « doute ». En effet, on attend de vous que vous distinguiez :

A/ Le doute (selon l’opinion commune) entendu comme un état d’esprit provenant d’une absence de certitude,

B/ du doute naturel et spontané compris comme une hésitation due à l’incertitude d’une assertion,

C/ du doute philosophique compris comme une attitude réfléchie, volontaire et critique.

2.   Il faudrait faire apparaître dans votre explication que Descartes n’entend pas le « doute » au sens général du terme, mais bien au sens philosophique. Le doute en ce sens repose sur une résolution de douter.

3. Il faudrait clarifier la notion de « doute » en distinguant d’un point de vue conceptuel « le doute méthodique » du « doute sceptique », par exemple :

A/ Le doute méthodique constitue le point de départ de la philosophie de Descartes. C’est une suspension du jugement momentanée. Elle ne durera, dans la perspective de Descartes, que le temps qu’il trouve quelque chose d’indubitable.

B/ Le doute sceptique est une suspension radicale et définitive du jugement. C’est un doute dont on ne sort pas. Il ne constitue pas un point de départ.

Exercices

1/ Du point de vue de la définition des termes, quels sont les sens que vous devez distinguer ?

Réponse : ______________________________________________________

______________________________________________________________

 

2/ Qu’est-ce qu’il ne faut surtout pas faire ?

Réponse : ______________________________________________________

______________________________________________________________

3/ Que faut-il faire ?

Réponse : ______________________________________________________

______________________________________________________________

 

4/ Comment définiriez-vous ?

« Peut-on dire d’une civilisation qu’elle est supérieure à une autre  ? »

Réponse : ______________________________________________________

______________________________________________________________

 

5/ A quelle attitude philosophique la question fait-elle ici référence ?

Réponse : ______________________________________________________

______________________________________________________________

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14 septembre 2008

Fiche : exercice 2


Comment réussir une bonne dissertation de philosophie ?

 

« Dissertation et explication de texte sont deux exercices complets, qui reposent d'abord sur l'acquisition d'un certain nombre de normes générales du travail intellectuel, telles que l'obligation d'exprimer ses idées sous la forme la plus simple et la plus nuancée possible, celle de n'introduire que des termes dont on est en mesure de justifier l'emploi, celle de préciser parmi les sens d'un mot celui qui est pertinent pour le raisonnement que l'on conduit, etc. Les deux exercices permettent de former et de vérifier l'aptitude de l'élève à utiliser les concepts élaborés et les réflexions développées, ainsi qu'à transposer dans un travail philosophique personnel et vivant les connaissances acquises par l'étude des notions et des œuvres. La maîtrise des distinctions contenues dans la liste des repères aide l'élève à analyser et à comprendre les sujets et les textes proposés à la réflexion et à construire un propos conceptuellement organisé. » (Texte du Bulletin officiel)

 

 Ce qu’il ne faut pas faire :

1.       Il ne faut pas vous comporter comme si la réponse à la question était évidente. Si elle l’était on ne vous la poserait pas en sujet de dissertation !

2.        Il ne faut pas répondre par « oui » ou par « non ».

3.        Il ne faut pas vous contenter de la réponse qu’apporterait l’opinion commune à la question posée par le sujet. 
 

 Ce qu’il faut faire :

1.       Il faut commencer par chercher à quelle notion au programme renvoie le sujet.

2.       Il faut définir les termes importants du sujet.

3.       Il faut chercher quel problème « se cache » derrière le sujet.

4.       Il faut envisager comment le problème peut être compris, abordé, traité, c'est-à-dire dans quel domaine il se réfléchit : scientifique, religieux, moral, politique, etc.

5.       Il faut prendre en considération les différentes manières qui ont été pu être proposée pour résoudre, ou du moins tenter de répondre au problème.

6.       Il faut prendre en compte la réponse que vous, vous proposeriez pour résoudre le sujet, et chercher quelles sont les objections que l’on pourrait vous faire.

7.       Il faut chercher quelles sont les conséquences qui découleront de votre thèse.

8.        

Il s'agit, bien entendu, d'un exercice scolaire qui s'apprend progressivement;toutefois, cet exercice est moins artificiel qu'on ne le croit le plus souvent. Aussi ne faut-il pas s'encombrer l'esprit de prétendus im­pératifs méthodologiques, comme si pour réussir il fallait connaître quelques recettes secrètes. Avant tout, il s'agit de manifester sa capacité à_penser par soi-même. Plus précisément, une dissertation consiste en la démonstration d'une thèse à partir de l'analyse d'un problème. Tout ce qui contribue à atteindre cet objectif est bon, tout ce qui lui nuit est mauvais. Cependant, il faut encore que la démarche soit philosophique. Là encore, rien de bien mystérieux. Mais il faut tout de même donner quelques explications.

 

Il s’agit de la démonstration construite que vous élaborez tout au long de votre devoir dans le but d’apporter une réponse au problème posé par le sujet, réponse toujours critiquable, mais que vous soutenez cependant fermement, mais non obstinément, c'est-à-dire que vous êtes prêt à faire des concessions à vos adversaires… s’il le faut ; ouverture d’esprit oblige !


Exercices

Quelques liens pour vous guider :

Dictionnaire Larousse

http://www.larousse.fr/LaroussePortail/encyclo/XHTML/EUL.Online/explorer.aspx

 

Dictionnaire Littré

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/definition/int%C3%A9r%C3%AAt

 Peut-on dire d'une civilisation qu'elle est supérieure à une autre ?

 

1/ Que faut-il faire ?

Il faut mettre en évidence le problème  essentiel posé par le sujet, en cherchant :

 

2/  A quelle notion au programme le sujet renvoie :

Réponse : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

3/ La définition des termes importants contenus dans le sujet :

Réponse : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

civilisation : --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

 

 

supérieure à une autre :----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

4/ La portée philosophique, c'est-à-dire problématique, exprimée par l’intermédiaire du sujet :

Réponse : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

5/ Il faut être attentif à ce que l’on attend de vous.

Réponse : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

 

6/ Il faut comprendre de manière précise le sujet :

Réponse : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

7/ Il faut être attentif aux différents sens que revêt la notion de « civilication » :

 

Réponse :

8/ Il faut se demander : « à quoi veut-on me faire réfléchir ? »

Réponse : ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------



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12 septembre 2008

Fiche : exercice N°1

Qu’est-ce qu’une dissertation de philosophie ?

« La dissertation est l'étude méthodique et progressive des diverses dimensions d'une question donnée. À partir d'une première définition de l'intérêt de cette question et de la formulation du ou des problèmes qui s'y trouvent impliqués, l'élève développe une analyse suivie et cohérente correspondant à ces problèmes, analyse nourrie d'exemples et mobilisant avec le discernement nécessaire les connaissances et les instruments conceptuels à sa disposition. » (Texte du Bulletin officiel)

 Qu’est-ce qu’un problème philosophique ?

Il n’existe pas de problème en soi, il n’y a de problème qu’à partir du moment où une formulation explicite des difficultés a été donnée.

1.       Problématiser, c’est repérer les configurations conceptuelles diverses, voire opposées, qui sous-tendent la question posée par le sujet.

2.       Le problème, pas plus que la question ou, plutôt, le questionnement, n’est donné dans l’énoncé.

3.       Le problème que la dissertation aborde correspond à une difficulté de nature théorique pour laquelle est recherchée une résolution.

4.       Il s'agit, bien entendu, d'un exercice scolaire qui s'apprend progressivement;toutefois, cet exercice est moins artificiel qu'on ne le croit le plus souvent. Aussi ne faut-il pas s'encombrer l'esprit de prétendus impératifs méthodologiques, comme si pour réussir il fallait connaître quelques recettes secrètes. Avant tout, il s'agit de manifester sa capacité à_penser par soi-même. Plus précisément, une dissertation consiste en la démonstration d'une thèse à partir de l'analyse d'un problème. Tout ce qui contribue à atteindre cet objectif est bon, tout ce qui lui nuit est mauvais. Cependant, il faut encore que la démarche soit philosophique. Là encore, rien de bien mystérieux. Mais il faut tout de même donner quelques explications.

Penser, c’est penser les différences.

 Qu’est-ce qu’une analyse suivie ?

Il s’agit de votre travail de réflexion.

1.       Le problème que la dissertation aborde correspond à une difficulté de nature théorique pour laquelle est recherchée une résolution.

2.       La réflexion réfléchit alors sur elle-même pour saisir ses propres conditions et cette singularité d’une pensée qui en pensant quelque chose se pense elle-même constitue la spécificité de la pensée philosophique.  

3.       Toute pensée qui cherche la vérité dépasse la situation particulière vers un horizon de sens en droit valable partout et toujours.

4.       L’écriture est par excellence le lieu de la réflexivité, du retour de la pensée sur elle-même, du travail de la langue.

5.       Il s’agit d’une étude approfondie d’un problème philosophique auquel vous tentez d’apporter une réponse construite, argumentée, cohérente, et réfléchie.

6.        Ecrire une dissertation c’est à partir d’une interprétation pertinente de l’énoncé, tracer un parcours signifiant pour élucider les significations problématiques qui s’y donnent. La difficulté pour vous qui avez à écrire un texte philosophique, c’est que vous devez à la fois poser le problème dans ses multiples composantes, affirmer et démontrer des thèses, les interroger dans leurs présupposés et leurs implications, envisager des objections, répondre aux objections, faire éventuellement intervenir des auteurs philosophiques dans ce débat, le tout devant être pris en charge comme « réflexion personnelle » : c'est-à-dire que vous devez gérer une multiplicité d’instances d’énonciation, savoir « donner la parole à d’autres (par exemple à l’opinion commune, à tel auteur), tout en assumant l’ensemble de ce discours comme le vôtre propre. Cela présuppose de votre part, une capacité à vous décentrer par rapport à votre propre expérience et à votre propre discours, une capacité à dialoguer avec et contre d’autres, réels ou fictifs, vivants ou morts, la capacité à vous interroger.

C’est philosophiquement que l’on traite un sujet de philosophie.


Exercices
 

 A partir de la définition de la dissertation donnée dans  bulletin officiel relevez les expressions importantes :

Définition : « La dissertation est l'étude méthodique et progressive des diverses dimensions d'une question donnée. À partir d'une première définition de l'intérêt de cette question et de la formulation du ou des problèmes qui s'y trouvent impliqués, l'élève développe une analyse suivie et cohérente correspondant à ces problèmes, analyse nourrie d'exemples et mobilisant avec le discernement nécessaire les connaissances et les instruments conceptuels à sa disposition. »

 

Expression 1 : ___________________________________________________

Expression 2 : ___________________________________________________

Expression 3 : ___________________________________________________

Expression 4 : ___________________________________________________

Expression 5 : ___________________________________________________

Expression 6 : ___________________________________________________

Expression 7 : ___________________________________________________

 

 Quelles sont les expressions qui renvoient au travail de problématisation ?

Expression 1 : ___________________________________________________

Expression 2 : ___________________________________________________

Expression 3 :___________________________________________________

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