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Tag - Théâtre 71

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21 mars 2010

Ciritque de Littoral par Victor Marchand

 

(photo de Thibaut Baron trouvée ici)

« Nous, c'est quoi notre rapport à notre père ? » C'est ainsi que Wajdi Mouawad, l'auteur de Forêts et d'Incendies définit l'interrogation au cœur de Littoral.  La figure paternelle, cher à l'auteur, est en effet celle qui va pousser Wilfrid, jeune homme dans la vingtaine, à se poser des questions sur sa propre existence; ce qui le conduira enterrer son père dans sa terre natale, dévastée par la guerre. 

  Dés les premiers instants, Mouawad dérange, déstabilise, brouille nos nos repères habituels spectateur. Il n'hésite pas en effet à faire bouger et parler les morts ( le père observe et commente ce qui se passe autour de lui comme si de rien n'était) et à briser l'illusion théâtrale (en plein milieu d'une scène tragique, les acteurs se demandent entre eux si le changement de lieu a été effectué et s'ils se trouvent ou bien chez Wilfrid, ou bien aux funérailles du père de celui-ci).

  On peut distinguer deux parties distinctes dans Littoral. La première partie est marquée par un fort côté artistique presque expérimental qui prend ici tout son sens. Mouawad n'hésite par à utiliser de la peinture à même le corps des acteurs pour intensifier certaines scènes. C'est le cas notamment de la scène où la mère de Wilfrid meurt en lui donnant naissance; celle-ci déverse alors sur elle un pot de peinture rouge sur son visage, symbolisant ainsi le flot de sang.

  En outre, l'auteur a choisi de personnifier les pensées et les peurs de Wilfrid en un chevalier étrange, part d'enfance de celui-ci, qui le protège contre la réalité du monde qu'il doit affronter.

La deuxième partie commence alors que le décor qui formait un mur bascule littéralement, ce qui peut être interprété comme un retour à la source de l'être qu'il est. Débute ensuite un voyage initiatique dont le but pour Wilfrid est d'enterrer son père. Sur son chemin, il rencontre plusieurs personnages qui ont également perdu leur famille, et qui décident de l'accompagner jusqu'au littoral.

(photo de Thibaut Baron)

« J'avais envie de faire un spectacle qui mettrait en scène trois personnages » nous dit Mouawad: l'Idiot de Dostoïevski, qui cherche à venger son père; Œdipe, qui a tué le sien; et Hamlet de Shakespeare, qui lui ne l'a pas connu. On retrouve donc ces trois personnages dans Littoral.

 Mais Wadji Mouawad va plus loin en critiquant "ces pères qui ont sacrifiés leurs fils » en les envoyant à la guerre, comme le dit l'un des personnage qui suggère: « les parents, on devrait les éventrer ».

  Dés lors, comment interpréter le titre de la pièce, Littoral ? Nous savons tous que ce terme désigne « la zone située en bordure de mer » (Hachette) c'est à dire ce qui relie la mer à la terre; un ensemble à un autre. On peut donc y voir l'un des autres thèmes de la pièce, à savoir la relation entre les vivants et les morts, comme en témoigne l'omniprésence du défunt père qui semble bien vivant sur scène et qui est pourtant mort. En définitive, Wajdi Mouawad interroge donc le spectateur sur la place que tient le père dans une famille ainsi que sur nos rapports avec celui-ci. 

07 février 2010

nos prochains rendez-vous

Demain, lundi 8 février, répét un peu particulière : rendez-vous pour tout le monde à 18 heures. Je vous distribuerai le dossier de presse sur "Littoral" que nous allons voir ce jeudi 11. Nous commencerons à le lire puis je partirai au centre d'art pour une réunion sur l'organisation du spectacle de fin d'année.
Magali arrivera à 19 heures : elle travaillera avec deux groupes seulement, le groupe 2 et le groupe 1. Les éléves des autres groupes peuvent rester s'ils sont concentrés. La fin de la repèt est prévue comme d'habitude à 21 heures. 

Jeudi 11 : nous allons voir "Littoral" de Wajdi Mouawad, au Théâtre 71. Attention, c'est un spectacle archi-complet, il va y avoir beaucoup de monde. Le théâtre fera rentrer les spectateurs à partir de 19h10 (début du spectacle à 19h30). Solange m'a bien recommandé d'être à l'heure si nous voulons avoir de bonnes places. Donc, rendez-vous à 19 heures dans le hall du 71 pour que je puisse vous distribuer vos billets. 


Si jamais vous ne pouvez pas venir, signalez-le moi lundi pour que je puisse en informer le théâtre (il y a des listes d'attente de spectateurs sans billet). Et téléphonez le plus vite possible à Solange pour trouver une date de remplacement. 

A demain!

04 décembre 2009

Répèt 4 (30/11/09)

Etaient absentes : Orane, Léa (blessée au genou), Adelice. 

Le jeudi précédent, nous étions allés voir "We Are L'Europe" au Théâtre 71, en même temps que la 1L du lycée, qui travaillent sur leur projet de classe "Les mots et les images". 5 membres de l'option font d'ailleurs partie de cette classe de 1L : Tess, Lorenzo, Camille, Raphaëlle et Gilly. Nous avions pu assister à la fin de la représentation à une rencontre avec le metteur en scène, benoit Lambert, et ses sept comédiens, que nous remercions d'être venus discuter avec nous malgré la fatigue de la représentation. L'échange a été intéressant.
Nous avons donc commencé notre répétition par la partie "dramaturgie", dans laquelle nous avons échangé nos impressions sur le spectacle. Pour la semaine prochaine, nous allons rédiger une critique (facultative pour les 1ières), et nous en placerons certaines sur ce blog.

Puis sur le plateau, nous avons repris l'exercice de l'aveugle que nous avions expérimenté la semaine dernière. Nous avons essayé de nous en servir pour la scène d'ouverture, mais ce n'était pas encore très concluant. Manque de concentration.
Ensuite, les différents groupes ont achevé le découpage de leur partie du texte. Le groupe 4 et un autre groupe ont montré une partie de leur travail.

Pour la semaine prochaine, troisième séance avec Magali 
-rédiger la critique "We are l'Europe"
-chaque groupe doit apprendre une petite partie du texte et faire une proposition sur un petit passage.

22 novembre 2009

We are l'Europe

Nous irons voir notre troisième spectacle, "We are l'Europe", ce jeudi 26 novembre, au Théâtre 71.
RV à 19 heures devant le théâtre.

La durée du spectacle est à peu près de 2 heures. A l'issue de la représentation, je vous propose d'assister à une rencontre avec les comédiens et le metteur en scène, pendant une  demi-heure-trois-quart-d'heure. Comme ils font relâche le lundi et qu'il ne pourra pas y avoir de rencontre au lycée, c'est un bon moyen de pouvoir discuter avec eux.

A demain!

KIWI » par Mathilde Enixon

Kiwi , nous a été présenté au théâtre 71 de Malakoff le 20 octobre dernier. Cette pièce écrite et mise en scène par Daniel Danis, raconte l’histoire d’une «famille» d’adolescents dont chaque membre porte un nom de fruit ou de légume. Le personnage éponyme de cette pièce baptisé Kiwi dès son arrivée dans cette famille, tente de survivre dans un monde où misère, drogue et prostitution font désormais partie de son quotidien.
 
Deux écrans, une caméra infrarouge, deux acteurs. Voici les seuls éléments qu’a choisis  Daniel Danis pour représenter l’environnement de Kiwi. Tandis que les deux acteurs, jouant respectivement Kiwi et son ami Litchi, évoluent sur scène dans un noir presque complet, une caméra retranscrit sur deux écrans le jeu de scène, permettant au public d’observer leur visage en détail. Un jeu important sur le son permet de déformer les voix pour les rendre plus effrayantes, d’entendre les soupirs, les  respirations. Cette mise en image des acteurs donne une dimension très sombre à la pièce et plonge les spectateurs plus intimement dans la vie de ses personnages. Ces gros plans sur les visages, les regards, créent un lien direct avec le public, à qui les protagonistes s’adressent  en racontant leur histoire. Leurs récits sont parfois entrecoupés d’images d’archives illustrant des bidonvilles, des visages déformés par la douleur ou le rire, des enfants errant dans bâtiments délabrés. En choisissant d’utiliser des techniques cinématographiques, Daniel Danis se débarrasse de plusieurs problèmes de mise en scène comme faire jouer une quinzaine d’adolescents sur scène, mais donne une intensité à la pièce qui est presque déstabilisante pour le spectateur confronté à ces témoignages d’enfants sur un monde qui ne devrait pas être le leur.
 
Il était intéressant de voir Kiwi en ce début d’année sachant qu’il s’agit de la pièce sur laquelle nous avons choisi de travailler. Cependant il sera difficile de s’inspirer de cette mise en scène pour préparer notre travail pour des problèmes de décor. Néanmoins, en jouant cette pièce nous réaliserons peut être  la première idée de Daniel Danis qui était de voir évoluer sur scène une bande d’adolescents  aux noms de fruits.

Mathilde ENIXON

15 novembre 2009

Quelques liens utiles sur "Kiwi"

Pour vous aider à rédiger votre critique sur le spectacle ou approfondir votre réflexion sur la pièce, vous pouvez aller voir ici :

http://www.theatre71.com/kiwi.html,

http://compagniedanieldanis.blogspot.com/

http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Kiwi/

ou même là :

http://regarder-pousser-ma-barbe.over-blog.com/20-index.html