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les spectacles

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20 janvier 2012

Ecrire ses réflexions personnelles sur "L'éveil du printemps" (mise en scène d'Omar Porras)

Voici quelques pistes de réflexion :

1)Quelle interprétation du texte Omar Porras nous propose-t-il? Quels aspects du texte met-il en valeur? A-t-il fait une adaptation de certains passages? Sa "lecture" correspond-elle à celle que tu avais du texte avant de voir le spectacle?

2)Analyse les choix de mise en scène qui te paraissent intéressants : interprétation (jeu individuel, travail de groupe), musique, scénographie (décor, costumes, lumières), etc... Quelle est leur justification?

3)Ce spectacle peut-il à ton avis nous fournir des pistes pour notre propre travail? Si oui, lesquelles?

 

Consignes :

A rédiger dans votre cahier de théâtre (avec soin, notamment pour les Terminales). N'oubliez pas d'y coller le prospectus du Théâtre 71 si vous l'avez gardé ou d'autres documents éventuels. 

Vous pouvez travailler seul ou en groupe.

Durée de préparation : 30 minutes. Lecture des différents textes au groupe : 15 minutes.

06 janvier 2012

préparation à "l'éveil du printemps"

Allez chercher le dossier de presse du spectacle sur le site du Théâtre 71

http://www.theatre71.com/IMG/pdf/th71_dp_eveil_du_printemps.pdf

Parcourez-le en notant dans votre cahier de théâtre ce qui vous paraît intéressant :

           - sur la pièce de Wedekind

           -sur le spectacle de Omar Porras

           -sur les pistes que nous pourrions éventuellement suivre dans notre travail de l'année.

Préparation individuelle (25 minutes) puis mise en commun (25 minutes).

28 mars 2010

Critique de Littoral par François Pala

Critique De Littoral

Littoral est un livre de Wajdi Mouawad, publié en 1999. Il s’inscrit dans une trilogie comprenant deux autres ouvrages: Incendies et Fôrets.

Le livre raconte les péripéties d’un jeune homme orphelin, Wilfrid, qui cherche à enterrer son père (jusqu’alors inconnu) dans son pays natal. 

Ce choix difficile est contraignant, il se l’impose après que les membres de sa famille excluent la possibilité d’enterrer dans le caveau familial le cadavre. 

Mais arrivé au pays (non nommé dans le texte) les cimetières sont pleins et les anciens proches de son père rejettent le cadavre. 

C’est ainsi qu’il va faire la connaissance de personnages ayant tous leur histoire à raconter, dans ce pays déchiré par les blessures d’une guerre meurtrière. 

C’est à travers de ce « voyage initiatique » que Wilfrid va chercher le fondement de son existence même, dans une relation étroite entre la vie et la mort.

Dans la mise en scène du Théâtre 71, la lumière et les sons sont très importants. C’est grâce aux jeux de lumières qu’on se retrouve à la fois dans une chambre, une colline, un désert en variant un éclairage aux néons, brut, blanc et froid, et des projecteurs avec des tons plus doux (orange sombre, violet) pour figurer des lieux plus vastes propres à l’imagination du spectateur. Les lumières sont accompagnées de sons (clavier, guitare et djembé) qui donnent aux scènes plus d’intensité et de relief. On peut remarquer qu’au fur et à mesure que la pièce se joue, les lumières deviennent de moins en moins agressives tout comme les sons deviennent plus doux, moins violents qu’au début. Cela va de pair avec le fait que Wilfrid se rapproche peu à peu d’une « vérité » absolue sur son existence.

Dans cette pièce, W.M joint deux mondes antagonistes: la vie et la mort, avec comme «littoral » la relation entre le père et le fils. Cette présence du père comme spectateur du destin de son fils, projette le spectateur (le vrai cette fois) dans une dimension étrange, faite de rêves (avec le chevalier) et de folie. 

Les compagnons de route de Wilfrid sont la pour montrer au spectateur la situation de désespoir dans laquelle se trouvent les héros, tous marqués par la guerre: la mort de leurs parents, parfois provoquée par eux et leur haine envers leurs géniteurs amène cette fois-ci de la violence dans la pièce qui prend alors une tournure grave.

C’est à la fin de la pièce que les personnages, ayant maintenant un but commun, sont libérés du père de Wilfrid, de son corps en tout cas, dans une scène à la fois tragique et amusante, alliant la mort et la vie, la terre et la mer dans un moment d’ « apothéose » où tout se fini. Le chevalier part en même temps que le père, ce qui est dû au changement de Wilfrid qui n’a plus peur et se libère de ses craintes et ses questionnements sur ses origines.

Tout au long de la pièce, on retrouve le littoral, la frontière entre deux mondes (au sens propre entre la mer et la terre), celui des vivants incarné par Wilfrid et celui des morts, des rêves, représenté par le père mort et le chevalier. Si tout au long de la pièce, le père, continue à converser avec son fils, c’est peut-être que l’auteur veut nous montrer qu’on ne meurt jamais vraiment, en tout cas pas dans l’esprit des gens et que la vraie mort arrive quand nos regrets s‘en vont, comme une sorte de libération.

21 mars 2010

Ciritque de Littoral par Victor Marchand

 

(photo de Thibaut Baron trouvée ici)

« Nous, c'est quoi notre rapport à notre père ? » C'est ainsi que Wajdi Mouawad, l'auteur de Forêts et d'Incendies définit l'interrogation au cœur de Littoral.  La figure paternelle, cher à l'auteur, est en effet celle qui va pousser Wilfrid, jeune homme dans la vingtaine, à se poser des questions sur sa propre existence; ce qui le conduira enterrer son père dans sa terre natale, dévastée par la guerre. 

  Dés les premiers instants, Mouawad dérange, déstabilise, brouille nos nos repères habituels spectateur. Il n'hésite pas en effet à faire bouger et parler les morts ( le père observe et commente ce qui se passe autour de lui comme si de rien n'était) et à briser l'illusion théâtrale (en plein milieu d'une scène tragique, les acteurs se demandent entre eux si le changement de lieu a été effectué et s'ils se trouvent ou bien chez Wilfrid, ou bien aux funérailles du père de celui-ci).

  On peut distinguer deux parties distinctes dans Littoral. La première partie est marquée par un fort côté artistique presque expérimental qui prend ici tout son sens. Mouawad n'hésite par à utiliser de la peinture à même le corps des acteurs pour intensifier certaines scènes. C'est le cas notamment de la scène où la mère de Wilfrid meurt en lui donnant naissance; celle-ci déverse alors sur elle un pot de peinture rouge sur son visage, symbolisant ainsi le flot de sang.

  En outre, l'auteur a choisi de personnifier les pensées et les peurs de Wilfrid en un chevalier étrange, part d'enfance de celui-ci, qui le protège contre la réalité du monde qu'il doit affronter.

La deuxième partie commence alors que le décor qui formait un mur bascule littéralement, ce qui peut être interprété comme un retour à la source de l'être qu'il est. Débute ensuite un voyage initiatique dont le but pour Wilfrid est d'enterrer son père. Sur son chemin, il rencontre plusieurs personnages qui ont également perdu leur famille, et qui décident de l'accompagner jusqu'au littoral.

(photo de Thibaut Baron)

« J'avais envie de faire un spectacle qui mettrait en scène trois personnages » nous dit Mouawad: l'Idiot de Dostoïevski, qui cherche à venger son père; Œdipe, qui a tué le sien; et Hamlet de Shakespeare, qui lui ne l'a pas connu. On retrouve donc ces trois personnages dans Littoral.

 Mais Wadji Mouawad va plus loin en critiquant "ces pères qui ont sacrifiés leurs fils » en les envoyant à la guerre, comme le dit l'un des personnage qui suggère: « les parents, on devrait les éventrer ».

  Dés lors, comment interpréter le titre de la pièce, Littoral ? Nous savons tous que ce terme désigne « la zone située en bordure de mer » (Hachette) c'est à dire ce qui relie la mer à la terre; un ensemble à un autre. On peut donc y voir l'un des autres thèmes de la pièce, à savoir la relation entre les vivants et les morts, comme en témoigne l'omniprésence du défunt père qui semble bien vivant sur scène et qui est pourtant mort. En définitive, Wajdi Mouawad interroge donc le spectateur sur la place que tient le père dans une famille ainsi que sur nos rapports avec celui-ci. 

09 décembre 2009

critique de "We are l'Europe" par Angélique Benoit

    We are l’Europe est une pièce mise en scène par Benoît Lambert d’après le texte de Jean-Charles Massera. Cette pièce met en scène un groupe de sept amis ou collègues philosophant sur l’état du monde et cherchant où est leur place en tant qu’européen.

    Cette pièce n’est pas moralisatrice et son but n’est pas de nous convaincre de quoi que ce soit. Elle veut nous faire réfléchir et nous poser des questions. Le sujet n’est pas simple et le vocabulaire peut, pour les non économistes, sembler obscur. Le décor est neutre, il est composé d’une table et de chaises ; la scène est encadrée par deux panneaux de bois : ce décor est une sorte d’archétype des bureaux occidentaux. Les personnages semblent découragés et dégoûtés de la vie quotidienne bien qu’ils se soit réunis pour essayer d’apporter des solutions au déclin de l’Europe qui « part en sucette ». Cette pièce pourrait  être trop cérébrale, mais la mise en scène de B.Lambert la rend vivante, drôle et positive.

    Au bout d’une petite demi-heure de jeu, les acteurs laissent leurs vêtements  pour revêtir des costumes, de supers héros, : leur mission est de mettre en place le projet WALE (We Are L’Europe). A travers plusieurs petites saynètes, entrecoupée de chansons de variétés françaises, chaque personnage expose son mal de vivre ou ses envies d’une nouvelle humanité. Au cours de la pièce les personnages confrontent leurs idées, menant, parfois, à des conflits violents .Mais aucun ne part donnant l’impression oppressante d’un huis clos psychologique. S’ils restent tous c’est, aussi peut-être par solidarité. Ainsi We are l’Europe soulève des questions et des problèmes graves sur la société actuelle sans nous imposer de réponse. Mais We are l’Europe nous donne de l’espoir dans l’avenir, par la normalité de ses personnages, qui en recherchant la véritable valeur de la vie peuvent améliorer les choses : c’est à notre génération de modifier le cours de l’histoire.

critique de "We are l'Europe" par Victor Marchand

    Le 26 novembre, nous sommes allés voir au théâtre 71 la pièce We are l’Europe. Elle montre les réflexions d’une sorte de troupe, une bande d’amis, qui se réunissent afin de sauver l’Europe « qui part en sucette ». Pour sauver celle-ci, ils vont mettre en place un spectacle de super-héros avec lumières tapageuses, chansons de variété,  et costumes super moulants ; donnant à leur spectacle un gout kitch assez particulier. Néanmoins, celui-ci véhicule un vrai message, une vraie réflexion sur notre société, sur l’Europe, la crise, et surtout les valeurs, besoins et désirs artificiels façonnés par la société de consommation.

    Sur scène, il y a 6 acteurs : ils forment une ligue ( ?) de super-héros dont le membre semblant le plus expérimenté et imposant en serait  le leader. Tous ces personnages s’animent tour à tour individuellement ou collectivement pour tantôt chanter ou exprimer son point de vue ; tantôt pour danser collectivement ou simultanément. C’est d’ailleurs ces images de chorégraphie collective en costume de super-héros, façon comics américain, qui font la plus forte impression. Il en est de même pour la « scène du roller » où l’un des acteurs mime un ressenti intérieur en l’extériorisant de façon à ce que le spectateur ressente lui-même les « sensations » du roller : le vent dans les cheveux, la sensation du sol qui défile en dessous de nous, etc.

    Le décor a également une grande importance dans la pièce. Les grandes cloisons de contre plaqué  de part et d’autre de la scène, les rangées de néons au plafond et à l’arrière scène, rappelle l’idée d’un décor neutre, type bureau ou salle d’attente, et confère a la scène une impression d’espace, mais aussi d’enfermement.

    On peut être étonné devant la capacité qu’ont les acteurs ; pouvant se concentrer durant une aussi longue période tout en dansant, chantant (superbement, en plus !) et jouant un texte dont les répliques, difficiles, sont dans un vocabulaire complexe et recherché.

    En définitive, on peut dire que cette pièce est un divertissement complet, car elle a su captiver le spectateur durant près de 2 heures grâce à ses chansons, ses « effets spéciaux », son humour, ainsi que les ressorts liés au monde du spectacle. Elle parvient également à faire rentrer le spectateur dans un monde, une sorte de bulle en dehors de la réalité où les mots ont une sonorité austère; mais qui, passé le moment d’adaptation, révèlent une certaine douceur, une joie de vivre, malgré l’artificialité de nos existences ; car ce monde, en définitive, c’est bien le notre. On ressort donc du théâtre content, heureux d’avoir passé un bon moment.

Critique "Au fil d'Œdipe" par Angélique Benoit

     Au fil d’Œdipe  est une pièce mise en scène par la compagnie des Anges au plafond. Cette pièce, comme son nom l’indique, est une adaptation du mythe de Sophocle, dont les « acteurs » principaux sont des marionnettes de chiffon. Ces marionnettes sont animées par un acteur  qui, à lui seul, donne vie à une dizaine de personnages, en variant le ton de sa voix et ses attitudes. Les marionnettes sont simples, faites de morceaux de tissu cousus grossièrement les uns aux autres, mais le jeu de l’acteur et sa complicité avec ces personnages-objets rendent ces bouts de chiffons plus expressifs et plus émouvants que s’ils étaient vivants.

     La scène, de taille réduite, est un véritable métier à tisser. Tout le décor est animé par des  cordes : pour représenter la mer en furie, des feuilles de papier sont reliées à un levier permettant de faire se lever les « vagues ». Malgré tous ces fils, la scène est simple : une planche de bois représentant tous les lieux. Les marionnettes, elles, sont rangées au plafond, roulées en boule, permettant aux personnages du mythe de « tomber du ciel ». La lumière aussi est simple : une lumière blanche et des effets « d’ombres chinoises » permettant, tour à tour, de représenter la ville et d’afficher les lettres de menace que reçoit Œdipe. Cette simplicité permet de rendre marquants certains passages, les rendant symboliques. Par exemple lorsque Œdipe se crève les yeux la scène et le public sont plongés dans le noir complet.

    La beauté d’Au fil d’Œdipe tient aussi à la musique. En effet, le comédien est entouré de trois musiciens, rythmant l’intrigue du mythe avec des instruments plus insolites les uns que les autres.

    Cette pièce est très intéressante à voir pour notre propre mise en scène, non  par le décor -trop difficile à réaliser pour nous. Mais  les marionnettes, la musique et le jeu du comédien nous montrent qu’avec des objets simples , beaucoup de sincérité et d’imagination, on peut mettre en place une pièce crédible et même émouvante.

22 novembre 2009

We are l'Europe

Nous irons voir notre troisième spectacle, "We are l'Europe", ce jeudi 26 novembre, au Théâtre 71.
RV à 19 heures devant le théâtre.

La durée du spectacle est à peu près de 2 heures. A l'issue de la représentation, je vous propose d'assister à une rencontre avec les comédiens et le metteur en scène, pendant une  demi-heure-trois-quart-d'heure. Comme ils font relâche le lundi et qu'il ne pourra pas y avoir de rencontre au lycée, c'est un bon moyen de pouvoir discuter avec eux.

A demain!

KIWI » par Mathilde Enixon

Kiwi , nous a été présenté au théâtre 71 de Malakoff le 20 octobre dernier. Cette pièce écrite et mise en scène par Daniel Danis, raconte l’histoire d’une «famille» d’adolescents dont chaque membre porte un nom de fruit ou de légume. Le personnage éponyme de cette pièce baptisé Kiwi dès son arrivée dans cette famille, tente de survivre dans un monde où misère, drogue et prostitution font désormais partie de son quotidien.
 
Deux écrans, une caméra infrarouge, deux acteurs. Voici les seuls éléments qu’a choisis  Daniel Danis pour représenter l’environnement de Kiwi. Tandis que les deux acteurs, jouant respectivement Kiwi et son ami Litchi, évoluent sur scène dans un noir presque complet, une caméra retranscrit sur deux écrans le jeu de scène, permettant au public d’observer leur visage en détail. Un jeu important sur le son permet de déformer les voix pour les rendre plus effrayantes, d’entendre les soupirs, les  respirations. Cette mise en image des acteurs donne une dimension très sombre à la pièce et plonge les spectateurs plus intimement dans la vie de ses personnages. Ces gros plans sur les visages, les regards, créent un lien direct avec le public, à qui les protagonistes s’adressent  en racontant leur histoire. Leurs récits sont parfois entrecoupés d’images d’archives illustrant des bidonvilles, des visages déformés par la douleur ou le rire, des enfants errant dans bâtiments délabrés. En choisissant d’utiliser des techniques cinématographiques, Daniel Danis se débarrasse de plusieurs problèmes de mise en scène comme faire jouer une quinzaine d’adolescents sur scène, mais donne une intensité à la pièce qui est presque déstabilisante pour le spectateur confronté à ces témoignages d’enfants sur un monde qui ne devrait pas être le leur.
 
Il était intéressant de voir Kiwi en ce début d’année sachant qu’il s’agit de la pièce sur laquelle nous avons choisi de travailler. Cependant il sera difficile de s’inspirer de cette mise en scène pour préparer notre travail pour des problèmes de décor. Néanmoins, en jouant cette pièce nous réaliserons peut être  la première idée de Daniel Danis qui était de voir évoluer sur scène une bande d’adolescents  aux noms de fruits.

Mathilde ENIXON

Critique de Kiwi par Benjamin Muscat Martin

       Avec cette pièce, on découvre le cadre de vie d’une famille formée d’enfants des rues vivant « dans un ancien abris souterrain contre les bombardements », portant des noms de fruits, et parmi eux, une jeune adolescente qui au début à 11 ans et 14 à la fin. Dans la vie qu’ils mènent, « la nourriture, les tâches, les odeurs, tout se partage. ». On suit donc ces enfants dans leur chemin de survie et d’espoir.

   La mise en scène est assez particulière. En effet, la scène est plongée dans le noir complet, ce qui permet l’utilisation d’une caméra infrarouge, pour filmer les deux comédiens présents sur scène. A cela s’ajoutent deux écrans sur lesquels sont projetées des images tirées d’archives, des images authentiques qui traduisent la dureté des conditions de vie de ces enfants. Le caractère tragique de la pièce – notamment avec la mort de la plupart des personnages à la fin- est toutefois atténué par la « langue bleue » de Kiwi, qui parle de manière poétique. Cette « langue bleue » est avant tout celle de Daniel Danis, celle qu’il utilise dans l’ensemble de sa pièce, et qui nous transmet un puissant et intense message d’espoir, celui d’enfants qui se battent pour se sortir de « ce monde dégueulasse à chier » dans lequel ils vivent.                   

       Les thèmes abordés par la pièce sont divers : celui de la prostitution, de la misère, de la mort, de la drogue et avant tout de l’espoir, souvent repris avec l’exclamation « Les canards ! Les canards ! La lumière ! La lumière ! » de Kiwi et « on va s’en sortir » de Litchi. 

      Aux voix des acteurs s’ajoute une musique vibrante qui semble emplir tout l’espace de la salle plongée dans le noir, aussi intense que la pièce elle-même. Les acteurs sont habillés de manière neutre, avec des sweat-shirts à capuche sombres.                                                                                Le fait d’aller voir cette pièce nous permet de nous donner de ce que nous allons jouer, ce qui n’est pas forcément aussi évident qu’avec le texte seul. Le matériel employé lors de cette mise en scène, mous ne pourrons certes pas l’utiliser, mais nous allons nous inspirer de cette pièce pour la mise en scène de la notre, peut être dans la mise en scène du mariage.

            

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