L'épreuve écrite de langue vivante va évoluer, à partir de la session 2012 du concours Centrale-Supélec. La nouvelle épreuve aura une durée de 4 heures et consistera en la rédaction, dans la langue étrangère choisie, d'une synthèse de documents en langue étrangère.
Motivation
L'épreuve écrite de langue actuellement en vigueur au concours Centrale-Supélec a été définie il y a plus de 30 ans. À cette époque, les qualités linguistiques attendues d'un ingénieur étaient qu'il puisse comprendre et traduire en français, pour ses équipes, une documentation en provenance d'un fournisseur étranger et d'autre part qu'il puisse présenter à des partenaires étrangers, dans leur langue, un produit de son entreprise. Ce cahier des charges a conduit à la mise en place de l'épreuve actuelle composée d'une version et d'un thème résumé.
L'accélération des échanges, la mondialisation, l'apparition d'entreprises réellement internationales ont radicalement changé la donne. De nos jours l'ingénieur doit être capable de communiquer avec des correspondants de diverses origines et de travailler dans une langue qui n'est pas toujours sa langue maternelle. Cela requiert un certain nombre d'aptitudes qui ne sont pas facilement détectées par l'épreuve actuelle.
La nouvelle épreuve
La nouvelle épreuve sera une épreuve de synthèse de documents d'une durée de 4 heures. Quelques documents en langue étrangère (au minimum trois) seront proposés aux candidats qui devront en rédiger une synthèse, dans la langue étrangère choisie. Les documents proposés se rapporteront à un thème commun pouvant intéresser le citoyen du monde (questions politiques, sociales, environnementales, etc.). Aucune connaissance historique, politique ou sociologique spécialisée ne sera nécessaire pour comprendre ces documents. Une lecture régulière de la presse non spécialisée sera suffisante pour appréhender le thème abordé et les documents proposés.
La synthèse devra faire apparaître les arguments clefs de chaque article et faire émerger les lignes de force sans introduire de biais. Le but est de réaliser un exposé objectif des idées présentées par chaque document, de façon que le lecteur de la synthèse puisse se faire sa propre opinion du sujet, sans avoir à consulter les documents originaux. Les candidats ne devront donc en aucun cas introduire de commentaire personnel.
La forme de la synthèse est totalement libre. En particulier, il n'est pas demandé de respecter la structure des documents proposés, ni de citer les auteurs ou les ouvrages d'origine, sauf bien sûr si cela permet d'apporter un éclairage particulier au propos. Le jury considère toutefois qu'une bonne synthèse doit commencer en introduisant la problématique retenue. L'utilisation littérale d'extraits des documents proposés est à proscrire, si toutefois les candidats souhaitent citer un passage, ils doivent suivre pour cela les règles habituelles (par exemple, l'utilisation de guillemets).
Il est attendu du travail demandé qu'il restitue les éléments clefs contenus dans les documents proposés et qu'il montre comment ceux-ci se complètent, se renforcent, s'opposent, etc. La confrontation des points de vue proposés dans les différents documents est un élément essentiel de la synthèse.
Quelques écueils à éviter
- Omettre des éléments importants.
- Déformer le contenu proposé.
- Se contenter de résumer successivement chaque document sans établir de lien entre eux.
- Introduire des éléments personnels (avis, commentaire, remarque non présents dans les documents proposés).
- S'exprimer d'une manière qui nuise à la compréhension du propos.
Éléments d'évaluation
Les copies seront évaluées suivant 4 critères :
- Titre et problématique introductive
- Restitution des éléments clefs
- Mise en cohérence de l'argumentation
- Qualité de l'expression (critères linguistiques et stylistiques)
Les candidats devront donner un titre à leur synthèse. Il est attendu de ce titre qu'il soit informatif et précis. En effet, son rôle n'est pas d'inciter le lecteur à lire le reste du document mais d'indiquer le plus clairement possible le thème abordé.