17 avril 2013
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 17 avril 2013, 12:44 - PREMIERES
Nous avons cours ce vendredi 19 avril :
- 8h30 : retour sur les oraux blancs en groupes et mise au point de la clôture du projet poésie
- 9h30 : exposés sur les personnages féminins
Samedi 20 avril : bac blanc écrit 8h30-12h30, apportez copies et brouillon.
Lundi 22 avril : manuel, texte 1de Claude Lévi-Strauss
Mardi 23 avril : manuel, texte 2 de Claude Lévi-Strauss
Jeudi 25 avril : - 8 h45 sortie lycéens et cinéma "conte d'été" Rohmer
- 15h30 manuel texte 3 de Claude Lévi-Strauss
30 mars 2013
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 30 mars 2013, 17:14 - SECONDES
Chers élèves de seconde,
le calendrier de ce mois d'avril est particulièrement chargé en activités culturelles et en réflexion, mais nous n'aurons que peu d'heures de cours du fait des oraux blancs du 11 au lundi 19 avril.
Voici donc un rappel du planning, et des consignes de travail personnel OBLIGATOIRE. Ces consignes viennent compléter ce qui figure sur le cahier de texte en ligne Pronotes. Vous pourrez accéder au CDI, et demander de l'aide aux assistants pédagogiques.
LISEZ ATTENTIVEMENT afin de bien comprendre ! N'hésitez pas à me contacter par mail si vous avez des questions. ATTENTION : plusieurs heures sont nécessaires pour mener à bien votre travail. N'attendez pas la dernière minute...
Planning :
-mardi 2 : 1/2 g au CDI
- jeudi 4 DST contrôle lectures cursives (voir billet antérieur sur ce blog)
- vendredi 5 : semaine égalité rencontre avec le MAG (13h30-15h30)
- lundi 8 : semaine égalité projection conférence par Mme Françoise PICQ au Colombier (13h30-16h30)
- lundi 22 : projet arts plastiques "rire de rien, rire de tout" (prévoir blouse ou vêtements non fragiles)
- mardi 23 avril : 1/2g au CDI
- jeudi 25 avril : DST contrôle sur les lumières et l'argumentation
- vendredi 26 avril: MANUEL, exposés élèves sur "une partie de campagne" de Maupassant
Consignes
1 - vous devez avoir terminé votre fiche sur l'exposition en ligne de la BNF, questions I-II-III en vue d’une évaluation le 25 avril
liens vers les documents :
fiche TICE les lumières
fiche TICE les lumières suite
ou accès en ligne sur le site compagnon du manuel, fiche TICE n°18 à télécharger :http://www.lerobert.com/passeurs-de-textes/seconde/eleve/activites-tice.html
et accès à l'exposition en ligne par un moteur de recherche :http://expositions.bnf.fr/lumieres/
2 - en complément de votre lecture cursive d'un roman réaliste et naturaliste, nous étudierons la nouvelle de Maupassant "Une partie de campagne", dont vous trouverez le texte intégral dans votre manuel pp 293 à 304.Vous devez la lire attentivement (au moins deux lectures consécutives).
- Pour préparer les exposés à présenter le 26 avril.
Au choix ( se répartir les questions dans la classe ; travail individuel ou en binôme) :
chaque élève ou groupe volontaire ou désigné présentera ses réponses sous la forme d'un exposé oral s'appuyant sur des citations précises du texte
- questions 1 et 2 p. 304 : l'organisation de l'action
- questions 7, 8 et 9 : les personnages
- questions 10-11 et 12 : l'espace
- synthèse : questions 13 et 14
- Travail personnel obligatoire : fiche TICE n° 35 du manuel à télécharger sur le site élève ou en cliquant sur le lien ci-après. Il faut faire la fiche en entier, et plusieurs élèves seront invités à présenter à la classe la question 7 de la fiche sous la forme d'un rapide exposé.fiche TICE une partie de campagne
23 mai 2012
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 23 mai 2012, 21:07 - PREMIERES
Pour compléter l'exposé de vos camarades, un lien utile :
http://cours.arts.free.fr/MetropolisVille.htm
05 juin 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 05 juin 2011, 20:42 - TERMINALE L
Voici la question traitée par April sur Tous les matins du monde
Je vous rappelle que vous pouvez m'envoyer vos questions traitées sous format traitement de texte afin de les partager avec les autres sur le blog !
Merci par avance à cette contribution importante pour vos révisions.
Question tous les matins du monde-April
31 mars 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 31 mars 2011, 01:08 - TERMINALE L
Voici les exposés qui m'ont été envoyés au cours du mois de mars. Je les publie sans les avoir corrigés pour vous permettre d'en prendre connaissance et d'échanger sur le fond comme sur la forme.
Je proposerai une correction collective sur le fond : pour l'orthographe et la syntaxe, un effort de relecture attentive s'impose...
exposéTL-de Gaulle villes province-Meriem
exposé TL- Paris de Gaulle- Charlotte
exposéTL-épopée de Gaulle-MarieAnge
exposé TL-le salut de Gaulle-Hélène
exposéTL-Roosevelt-de Gaulle- FannyG
exposéTL-autoportrait de Gaulle-Sony
15 mars 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 15 mars 2011, 21:04 - TERMINALE L
Osei-bonsu
Michael-Jordan
TL
A propos de quel président de la République française le mémorialiste tient-il ce jugement:
"Au fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué:qu'il fût un chef; qu'il y eût un Etat"?
Charles de Gaulle est un général et un homme d'Etat français né le 22
novembre 1890 à Lille et mort le 9 novembre 1970 à
Colombey-les-Deux-Eglises. Dans ses Mémoires de Guerre Charles de Gaulle
expose l'épopée de la France Libre des années 1940 à 1946.Ces Mémoires
sont divisés en Trois tomes:L'Appel(1940-1942),L'
Unité(1942-1944)
et Le Salut(1944-1946).Dans ce dernier tome, il rencontre un président
de la république française et tient à son propos le jugement suivant "Au
fond, comme chef de l'Etat, deux choses lui avaient manqué:qu'il fût un
chef, qu'il y eût un Etat"p.32 . Qui est cet homme et quel jugement
porte véritablement le mémorialiste?
Lors de la libération de la France, Charles de Gaulle traverse chacune
des régions les une après les autres afin d’asseoir son autorité et
réunir tous les résistants sous sa bannière. Après que le peuple lui
ait reconnu une légitimité sans failles, ce sont les institutions
administratives qui se soumettent naturellement à son autorité « Il n’y
avait, dans l’administration, la magistrature, l’enseignement, non plus
que dans les armées, aucune réticence à l’égard de mon autorité.
»p.31.Le général reçoit de nombreux soutiens d’alliés, du clergé et même
de l’Académie française. Après que chaque grande autorité lui ai «
prêté allégeance », c’est finalement Albert Lebrun, ancien président de
la IIIème République qui se présente à lui. Charles de Gaulle donne son
point de vue sur cet entretien dès le début « Enfin M. Albert Lebrun
vint joindre à l’approbation générale celle du fantôme mélancolique de
la IIIe Républi
que. »L’utilisation du terme « fantôme mélancolique » montre qu’à ses
yeux, le président Lebrun équivaut à la représentation d’un souvenir
lointain et l’importance de son approbation est minimisée. Le personnage
inspire de la pitié, notamment avec l’utilisation du champ lexical de
la tristesse quant aux évènements évoqués « Albert Lebrun revint avec
chagrin sur cette journée du 16 juin » « Ah ! Quel malheur » p.32 que
Charles De Gaulle accompagne avec la description d’une gestuelle
pathétique « Les larmes aux yeux, levant les bras du ciel »p.32.
En décrivant un personnage pathétique, De gaulle montre clairement que
Lebrun n’a pas eu, selon lui, la carrure d’un homme d’Etat. Pourtant
derrière cette description, le mémorialiste met aussi en avant la
faiblesse d’un Etat « qu’il y eût un Etat »p.32. Lebrun prétend qu’il
se serait allié à De Gaulle s’il avait eu le choix « Pourtant, je
croyais, comme Reynaud, Jenneney, Herriot, Mandel, vous-même, qu’il
fallait aller en Afrique »p.32. Pourtant lui et le conseil ont fait une
erreur, céder à un seul homme « il confessait son erreur. « ce qui
m’a, dit-il, décidé dans le mauvais sens, comme la plupart des
ministres, ce fut l’attitude de Weygand. Il était si catégorique en
exigeant l’armistice ! ». Cette confession est la preuve d’un manque de
volonté, non pas seulement de l’ancien président mais également de la
plupart des ministres. Selon Lebrun « Le Conseil a cédé aux arguments
véhéments du Commandant en chef ». Cha
rles de Gaulle signe ici la description des actes d’un président et
d’un gouvernement qui ne correspondent pas à l’idée qu’il se fait d’une
certaine France.
Dans la phrase qu’il tient à propos du président Albert Lebrun, Charles
De Gaulle juge un homme lâche qui n’a pas la force d’assumer ses erreurs
mais à travers cet homme, c’est également tout un gouvernement qu’il
peint sous un mauvais jour. Le mémorialiste retransmet tout l’entretien
le plus objectivement possible sur plus d’une dizaine de lignes avant
d’émettre un jugement sur une seule phrase. Bien qu’il écrit lui avoir
serré la main avec « compassion et cordialité », les sentiments de De
Gaulle sont clairement critique à l’égard de son prédécésseur.
Contrairement aux portraits qu’il dresse d’ autres chefs d’Etat, qu’ils
soient positifs ou négatifs, Lebrun n’apparaît pas en tant que tel mais
plutôt comme quelqu'un qui a à se justifier. Quelqun qui à échouer à
représenter les valeurs de la France.
14 mars 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 14 mars 2011, 21:28 - TERMINALE L
Merci aux élèves qui m'ont fait parvenir leurs questions traitées. Je me permets de les publier sans prendre le temps de les lire attentivement (donc sans corriger la syntaxe et/ou l'orthographe) pour vous permettre d'échanger.
Je proposerai ensuite en classe une rapide reprise collective.
Voici donc les questions traitées :
exposéTL -titre des parties-Alexandrine
exposéTL- le Salut- sabrina
exposéTL-les alliés- Mégane
exposéTL-les alliés-Elodie
exposé TL- portraitsMussolini Hitler- FannyP.
exposéTL-Libération-SarahW.
08 mars 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 08 mars 2011, 22:32 - TERMINALE L
Voici de nouvelles propositions de questions traitées proposées par les élèves de la classe : n'hésitez pas à échanger à l'aide des commentaires. Il ne s'agit pas de se critiquer ou de se congratuler les uns les autres, mais de proposer des remarques sur le contenu traité et/ou sur le plan choisi.
Merci aux auteurs...et aux commentateurs.
Exploitez cet espace de travail pour vos révisions !
exposéTL -différends Staline De Gaulle-Charlotte
02 mars 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 02 mars 2011, 19:49 - TERMINALE L
Voici deux exposés -questions traitées sur les Mémoires de guerre T3.
Merci aux auteurs !
exposé TL sentiments De Gaulle Hiroshima- Chloé
rxposéTL image de la France De Gaulle-Maéva
27 février 2011
Par Catherine LE FAOU (lycée Léopold Sédar Senghor Magnanville (78)) le 27 février 2011, 20:14 - TERMINALE L
Voici une surprise de dimanche de fin de vacances, de la part de Sarah W.
Je le publie sans l'avoir corrigé.
Comment violence et pitié sont-elles associées dans Fin de Partie ?
Fin de partie est la deuxième pièce de Samuel Beckett à avoir été
représentée. Elle se rapproche du théâtre de l'absurde. Crée en 1957,
elle a d'abord été écrite en français puis traduite en anglais par
Beckett sous le titre d'Endgame. Elle met en scène quatre personnages
infirmes dans un espace clos et presque vide avec un extérieur stérile
et déshumanisé. La violence et la pitié sont deux termes qui à priori ne
s'associent pas, et pourtant l'auteur parvient à nous faire éprouver de
la pitié au travers de la violence. Comment violence et pitié
sont-elles associées dans Fin de Partie ?
Nous allons voir dans un premier temps une violence omniprésente et dans
un deuxième temps un sentiment de pitié suscité par plusieurs éléments
dans la pièce.
I.a. Des parents martyrisés par une brûtalité verbale et physique.
Tout d'abord, notons que les personnages se font du mal les uns aux
autres. En effet, on apprend que Nagg est le père de Hamm, par l'insulte
qui acceuille celui-ci à sa première apparition « Maudit progéniteur
! »(p,21). Hamm lui reproche de ne penser qu'à manger mais ordonne à
Clov de lui donner sa bouillie, puis en l'absence de bouillie, un
biscuit. Les injures qu'il profère sont les mêmes que celles qui sont
adressées habituellement aux enfants gourmands. Hamm ordonne à Clov de
« boucler » Nagg dans sa poubelle et de « s'assoir dessus » (p,22) ce
qui prouve son absence de sentiment pour son père, mais il a peur de lui
et n'ose le faire ouvertement « il glousse précautionneusement » p,31.
Nell est la mère de Hamm et celui-ci la traite avec plus de brûtalité
encore. Exaspéré par son bavardage avec Nagg, il ordonne à Clox de jeter
leurs poubelles à la mer, puis de condamner les ouvertures avant de se
raviser « enlève moi ces ordures, je
tte les à la mer ».
Entre temps, Clov a constaté que Nell n'avait plus de pouls et Hamm fait
allusion à une poudre « formidable » ce qui laisse entreprendre qu'il a
fait empoisonner sa mère. Deux passages de dialogue entre Hamm et Nagg
se répondent. Tout d'abord à la page 67 Hamm insulte son père de
« salopard » après l'avoir fais réveiller pour qu'il écoute son
histoire. Celui ci négocie pour un dragée. De plus, Hamm et Clov à la
page 43 s'exclament de manière violente comme l'indique la didascalie
« avec violence » ou « s'arrêtant avec violence » pour une histoire de
lunette.
Hamm affirme qu'aucun Dieu n'existe « Le salaud ! Il n'existe pas »
p,74. Il ne croit pas en la force divine. Dans un passage, Nagg frappe
sur le couvercle de la poubelle de Nell « il frappe plus fort » p,75. On
retrouve souvent la didascalie « avec colère » p,78. Pour finir,
n'oublions pas le passage où on voulait exterminer le rat « tu ne l'as
pas encore exterminé »p,73 et quand il s'agit du môme « va
l'exterminer » p.48
b. Une relation maître-exclave entre Hamm et Clov
Ensuite, nous retrouvons une certaine violence dans le relation de Clov
et Hamm. En effet, notons que les noms des deux personnages principaux
constituent un calembour, qui marque dès l'abord le lien qui les unit.
« Hammer » signifie en anglais le marteau et clov le clou. Les deux
hommes sont associés immédiatement dans un rapport d'inégalité. Puisque
le marteau frappe sur le clou pour l'enfoncer. Comme Pozzo et Lucky dans
en attendant Godot. Le rapport Hamm/Clov est très violent. « Si tu dois
me frapper, frappe moi avec la masse ou avec la golf ».
Et lorsque Hamm avec le chien en peluche lui assassine le crâne p.99. Hamm est un tyran qui
accable Clov d'ordres répétitifs auxquels celui-ci obéit « clov_ Fais
ceci, fais cela, et je le fais. Je ne refuse jamais. Pourquoi Hamm tu ne
peux pas » p.59. Clov s'interroge sur la raison de son obéissance
envers Hamm et celui-ci suggère la pitié en profitant pour prophétiser
la difficulté que Clov aura à le quitter p.98.
c) Un monde violemment détruit. Cet aspect de Fin du Monde donne une
ambiance dévastatrice. Le monde a subi une certaine violence, une
certaine brutalité. L'apocalypse offre une idée de destruction. Le monde
a perdu de sa chaleur et de sa douceur. Maintenant, il y fait froid,
« je gèle » dit Nell p.29. La citation il « fait gris »p.40 fait peut
être référence à la tempête, à l'orage, au mauvais temps. « Il n'y a
plus de pluie » p.10 « plus de nature » p.23. Il n'y a plus de vie, il
n'y a plus rien. Le monde est vide et dévasté. Le lieu est privé de
tout. Le monde semble détruit autour du refuge des quatres personnages.
Le mot « refuge » fait également penser à une idée de sécurité, d'abris
d'un danger. Cette destruction a commencé longtemps auparavant et se
poursuit. La Terre est à présent dit Hamm dans sa tirade « c'est la faim
et le froid » et Clov la qualifie « d'ordure »p.96 et de
« degoutation » quand Hamm l'oblige a
la regarder avec la lunette p.100.
Ainsi, la violence est un sentiment prédominant que ce soit en rapport
avec les personnages qu'avec le monde qui les entoure. Cependant, la
pitié est tout aussi présente pour justement compléter la violence.
II.a) La pitié suscité par les personnages.
Tout d'abord, nous pouvons supposer que Clov accepte de réaliser les
ordres de Hamm seulement par pitié. En effet, celui-ci est infirme, il
n'a pas de mobilité de ses jambes. Il est donc paraplégique.
Clov est l'opposé de Hamm, il ne peut s'asseoir. Mais comme ils ont
besoin autant l'un de l'autre et qu'au fond ils s'aiment, Hamm suscite
de la pitié chez Clov. « Je te quitte » mais Clov ne part pas. Ils sont
devenus aussi dégradés que le monde. Le temps les dégrade « Mais nous
respirons, nous changeons ! Nous perdons nos cheveux, nos dents ! Notre
fraicheur ! Nos idéaux ! » p,23.
Cela provoque une nostalgie du passé qui est un autre leitmotiv de la
pièce. « Autre fois tu m'aimais » « autrefois » « je l'avais hier. Ah
hier ! » s'écrie Nell à propos de la dent de Nagg. Il y a ,0.un regret
du passé. « Nous aussi on était on était jolis. Autrefois » dit aussi
Clov; Donc il y a vraiment un passé idéalisé, une nostalgie. Ils ont
pitié de leur présent. Ils se remémorent des souvenirs passés.
II.b) La pitié suscité chez le lecteur
Ensuite, la pitié n'est pas seulement suscité chez le personnage, elle
l'est aussi suscité chez le lecteur. En effet, chaque violence commise
nous interpelle et provoque chez nous un sentiment de pitié. Notamment
pour la maltraitance des parents (le passage des poubelles et le chien
jetté).
Nagg se moque de Hamm, mais il en a peur. On ressent réellement une
absence de sentiment et d'affetion envers Nagg. La position
d'infériorité chez Clov entraine un sentiment de pitié car celui-ci se
laisse faire et ne s'affirme pas. De plus, leur handicap accentue ce
privé de faculté. Hamm a perdu l'usage de ses jambes, il est aveugle et
Clov ne peut pas s'asseoir. Leur handicap font qu'ils veulent en finir
et attendre la mort avec impatience. « ça ne va donc jamais
finir? »p.36. La situation dans laquelle se trouvent les personnages
semble la même depuis longtemps. Chaque jour est un même jour. On les
voit tourner en rond, perdre espoir, et un ralentissement du rythme dans
un monde cyclique. On attend la mort avec eux, on ressent leur douleur
et de la pitié vouée à la misère et à la condition humaine.
II.c) Un registre tragique qui est donc présent
Enfin, nous pouvons constater que le registre tragique est un élément
présent voire central au sein de cette pièce Fin de Partie. En effet, la
violence et la pitié sont les thèmes typic de la tragédie classique. La
violence guide les pulsions des personnages, l'allusion à la souffrance
suscite la pitié chez le lecteur ainsi que le milieu où ils vivent. La
violence de la mort de Nell montre le dénouement fatal dans une scène
typiquement tragique du XVII ème siècle. Il y a vraiment un clin d'œil
de la tragédie classique à travers cette pièce.
Pour conclure, Samuel Beckett associe dans sa pièce violence et pitié
pour faire référence à la tragédie. La pitié n'est que la réaction de la
violence. Ils sont omniprésents et complémentaires, cela renforce donc
le côté tragique. Nous pouvons donc faire une ouverture sur la tragédie
classique.