
Après avoir longtemps constitué l’arrière-plan des scènes d’histoire, le paysage devient un genre pictural autonome, en Occident, au début du XVIIe siècle. Il traverse alors tous les courants esthétiques successifs, passant de l’idéalisation classique à la subjectivité romantique, puis à la sensation impressionniste, et enfin à l’exaltation expressionniste, où le sujet tend à disparaître au profit de l’abstraction. On le retrouve pourtant dans l’art contemporain, avec la photographie, et surtout le land art, qui substitue à la représentation de la nature sa transformation par l’artiste in situ.
Scéren-CNDP, 2011