Présente dans la création plastique, la littérature, les arts du
spectacle, au cinéma ou en musique, la question de l’ailleurs rend
possible une histoire confluente des arts. Elle permet de nouer le passé
et le présent et d’intégrer dans des classes elles-mêmes diversifiées à
la fois des exemples issus des arts non occidentaux et des formes
créatives qui ne sont pas réputées académiques.
Mais qu’est-ce que l’ailleurs ? Il conviendrait plutôt de parler « des »
ailleurs, le pluriel rendant compte des formes diverses d’altérité
contenues dans ce mot. Si l’ailleurs de l’art peut être, d’évidence, un
exotisme, il lui arrive aussi de se dissimuler sous d’autres formes :
recherche d’une époque révolue, traversant des âges antérieurs et les
reconstruisant idéalement ; quête d’une spontanéité que les canons
esthétiques enseignés ont fait perdre, et que l’on peut croire trouver
dans l’art brut, dans les productions des enfants ou dans l’art
asilaire.
Questionner l’acculturation des arts exotiques permet également
d’aborder l’histoire des musées et plus généralement la question de la
réception : quelles ont été les conditions de l’exposition des œuvres
venues d’ailleurs et comment ont-elles été non seulement collectionnées,
mais aussi imitées, citées ou reprises avec de grandes variations, dans
l’art de l’Occident ?
L’ailleurs ne serait-il pourtant pas une réalité en voie de
disparition : les pays émergents n’imposent-ils pas leur propre
culture ? Dans une économie artistique mondialisée, ne voit-on pas
triompher un métissage et une hybridation qui restent à interroger ?
Enfin, les terres découvertes par la psychanalyse, celles explorées par
les adeptes de l’art brut, de la création par le hasard ou l’usage de
psychotropes, tout cela n’est-il pas désormais champs rebattus ?
Faudrait-il conclure que l’altérité d’un âge nouveau résiderait dans le
retour à la tradition ? Ou maintenir qu’il demeure, encore et malgré
tout, des voies nouvelles où s’engager ?
CNDP 2013
Sans aucun doute, Charles Perrault, Hans Christian Andersen ou les
frères Grimm connaissaient des autruches. Pourtant aucune d'entre elles
ne figure dans un de leurs contes. Vous allez comprendre pourquoi.
Apprendre à parler, à structurer son langage, à l’enrichir, à lui
donner sens… Ces objectifs fondamentaux de l’école maternelle, qui
visent à la maîtrise de la langue française, ne peuvent exister sans
moyens pratiques pour les mettre en action.
Choisir, dans la littérature de jeunesse, des livres adaptés aux
besoins langagiers de chacun des élèves de la classe est une
démarche passionnante, qui aide à mettre en œuvre cette compétence du
socle. Ce choix n’est pas simple, que l’on soit enseignant débutant
ou expérimenté. Comment repérer les albums pertinents et surtout
comment les utiliser dans le cadre de séances d’entraînement au langage ?
C’est à cette problématique que répond cet ouvrage, en proposant
de nombreux outils pour simplifier la pratique.
Outre une large sélection d’albums analysés puis classés par
intérêts pédagogiques, cet ouvrage met à la disposition des
enseignants des outils concrets : une grille d’analyse précise pour
identifier les qualités d’un album, enrichie d’exemples commentés, des
fiches d’évaluation du langage de l’élève, ainsi que tous les éléments
nécessaires à l’utilisation efficace de ces fiches.
Un ouvrage qui propose une démarche complète, à la fois
théorique et pratique, pour enseigner en maternelle, et travailler à la
maîtrise de la langue avec des albums judicieusement choisis.
Devenir élève : ce nouveau domaine d’activité est au cœur de l’école
maternelle. Entré dans les programmes en 2008, ses enjeux sont
essentiels pour la réussite scolaire. Il s’agit d’aider chaque enfant à
reconnaître son identité et à la conforter, à vivre avec les autres : il
va apprendre à respecter les règles de la vie collective, les usages de
l’école et plus largement ceux de la vie en société. Devenir élève,
c’est aussi trouver sa place dans l’école : l’enseignant va conduire
l’enfant vers son autonomie. Conçu pour aider les enseignants de
maternelle, cet ouvrage accompagne la mise en œuvre de ce domaine
d’activité. Devenir élève apporte un éclairage théorique sur la notion ;
des outils pour construire sa démarche ; des pistes pour élargir la
réflexion. Chacun(e) peut s’en saisir pour mener ses propres pratiques
pédagogiques, en s’inspirant d’expériences concrètes et en s’appuyant
sur une lecture des programmes articulée autour de propositions
d’actions au service des progrès des enfants. Les auteures, inspectrice
de l’Éducation nationale et conseillère pédagogique, livrent ici un
ouvrage précieux. Elles font le tour de la question sans éluder les
interrogations qu’elle suscite. Leur propos s’inscrit dans une optique
résolument engagée : l’héritage de chercheurs qui ont souhaité se mettre
au service des enfants.
Influencé par le positivisme et le scientisme, Émile Zola entend appliquer au roman la méthode expérimentale pour montrer le déterminisme à l’œuvre dans la société à travers l’observation des milieux populaires et de leur misère. Un temps fédérateur, l’écrivain réunit un clan de fidèles mais ses engagements politiques finiront par le disqualifier et par mettre fin au mouvement qu’il avait initié.
Ce document pédagogique s’adresse aux éducateurs (enseignants, formateurs, animateurs) qui souhaitent monter des projets EDD consacrés à la biodiversité. Pour chaque fiche proposée, un lien est établi avec les programmes scolaires.
Aussi ancienne que les sociétés humaines, la question de l'asile se pose aujourd'hui avec une acuité nouvelle, en raison de l'augmentation des populations déplacées et des réticences croissantes à les accueillir.
La guerre avait mangé le monde. La nuit dura longtemps. Le jour cependant revint et notre île doucement s’éveillait. Elle était si petite ! Juste une colline... Restait-il d’autres terres, quelque part, hors des eaux ? L’idée de construire un bateau flottait dans nos rêves... Un soir à la veillée, quelqu’un posa la question : "Comment imaginez-vous notre futur vaisseau ?"