En arrivant au bagne, je ressentis une sensation de terreur. Tout le monde me fixait, d'un air de mépris ou de tristesse. Je commençais à réaliser que j'allai devoir passer cinq ans de ma vie ici, pour avoir essayé de nourrir ma soeur et ses enfants.
On me marqua au fer rouge; la douleur était forte. Certains prisonniers avaient des bonnets rouges, d'autres verts. Je dus en porter un de couleur jaune, qui indiquait le crime que j'avais commis. De plus, on m'attacha une chaîne à la cheville; les boulets étaient réservés aux plus forts et aux plus brusques. La nourriture était très mauvaise: des haricots secs remplissaient nos assiettes et le vin était la seule boisson. La vie au bagne allait être très dure.
Marianne L.