Aujourd’hui, jour fatidique : vendredi 4 février. Jour d’angoisse pour tous les élèves de première du lycée entier ; il s’agit de la journée où les TPE (Travaux Personnels Encadrés, pour les lecteurs qui ont le bonheur, la chance, la jouissance de ne pas connaître cette définition) se doivent d’être rendus. Jour où toutes les conversations intercours se portent sur cet exposé long et fastidieux que les élèves ont préparé durant six mois (ou pendant la semaine qui précède pour les plus retardataires).
Traumatisés, déprimés, horrifiés ou encore angoissés par cette épreuve, je les ai interrogés très rapidement en leur posant la question suivante : « Si je te dis « TPE », en un mot que me réponds-tu ? ». Les réponses, pourtant variées, ramènent toutes à un même point : leur dégoût pour cette matière qui a quand même son importance au baccalauréat. Des réponses les plus « soft » (travail, stress, perte de temps, nuit blanche) aux plus affirmées (torture, suicide, pleurs et larmes, dépression), tout le monde a son mot à dire, excepté ceux qui se sont murés dans le silence à cause de ce stress permanent.
On pourrait se soulager en déclarant que c’est fini (ou non), que la date butoir est dépassée et qu’on ne craint plus rien, cependant c’est faux. Les épreuves orales arrivent d’ici peu, gardez encore un peu de vos larmes pour ce rendez-vous !
Maya Lombard