Je vous l'accorde, à première vue ce film réalisé par Billy Wilder semble léger au plus au point. La blonde naïve, l'ami un peu simple qui suit en permanence son meilleur ami... Mais dès les premières minutes du film, le véritable enjeux du film commence. Deux musiciens sont obligés de se travestir pour échapper à la mafia qui sévit dans Chicago. Manque de chance, ces deux jeunes musiciens innocents (pas si innocent puisqu'ils travaillent dans des "Speakeasies", bars clandestins) assistent au massacre de la Saint-Valentin, soit  le meurtre de 7 hommes dans un garage. Ils fuient alors en choisissant de se déguiser en femme pour fuir la ville. Mais alors, ce travestissement est il un moyen pour faire rire le public, ou pour dénoncer quelque chose? Déjà, lorsque les deux hommes sont perchés sur les talons, le spectateur rit. Le manque d'habitude de ce sport, disons délicat, crée une situation coquace. Arrive alors le modèle parfait de la féminité, Marylin Monroe, qui est, elle, bien habituée à cet exercice d'équilibre. Les deux hommes essaient alors de se rappeler qu'ils sont des femmes, et qu'ils ne peuvent donc pas fantasmer et séduire cette beauté. Une scène hilarante suit, où "Daphné" regarde avec gourmandise toutes les femmes en tenue légère pour dormir, et où "Joséphine" lui rappelle qu'il est une femme.  Personellement , je pense qu'il est très intelligent de la part du réalisateur d'utiliser cette histoire simple pour traiter du travestissement, thème tabou en 1959. On peut même aller jusqu'à imaginer qu'il veut aussi parler de l'homosexualité. En effet, "Daphné" finit avec un vieux millionnaire, qui a déjà connu son lot de femmes. Lors de l'aveu final "I'm a man" l'homme lui répond "Nobody is perfect"... Comme quoi, on peut apprendre à aimer quelqu'un peut importe son sexe.