Ce mardi 9 novembre, dans la prestigieuse salle Richelieu de la Comédie Française, se jouait  Andromaque de Racine mis en scène par Muriel Mayette. Lorsque nous sommes entrés dans ce lieu mythique, nous avons été transportés au XVII ème siècle, temps où le tout Paris se retrouvait pour voir jouer les plus grands dramaturges français. Nous montâmes les escaliers tout de rouge vêtus et fûmes conduits au troisième balcon. Quelques minutes plus tard, le rideau se levait.

Tout de suite, le décor, composé de grandes colonnes qui semblaient épouser le plafond, rappelant la Grèce antique dont on peut encore voir les vestiges, nous a frappé par sa beauté, son réalisme, sa majesté. Les costumes, eux, de matière légère, voluptueuse et presque aérienne, représentaient à la perfection la mode de l'époque.

Bien que nous ayons été placés loin de la scène, les comédiens nous imprégnaient de leur présence et de leurs émotions. Le rôle de chacun s'est peu à peu dessiné et les comédiens, admirables, ont  ainsi pu nous immerger au sein de cette tragédie grecque. 

La difficulté des vers fut, au début, un obstacle à notre compréhension , mais celle-ci s'estompa rapidement et la splendeur du texte nous parut aussitôt évidente. L'intrigue est par moment complexe, certes,  et il est vrai que si notre esprit avait le malheur de vagabonder l'espace d'un court instant, nous perdions le fil de la pièce. Néanmoins, nous ne pouvions pas rester insensibles à tant de beauté bien longtemps.

Les péripéties des personnages, tantôt heureux, tantôt dévastés,  apportaient de la matière à la pièce. La fin, violente et tragique, restera gravée dans nos mémoires si bien quand sortant de la salle, nous pensions:

Andromaque...Andromaque, quel spectacle!

Manon, Eva, Blanche, Margaux, Sandra, Sara;h.