Les mots/ Les images

Blog de la classe de 1L du lycée Rabelais de Meudon

cinémalycéens au cinéma › Tous les autres s'appellent Ali

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Fassbinder le rebelle

14février

Si vous voulez voir Fassbinder dans ses oeuvres provocatrices, sur des plateaux de télévision allemande et au festival de Cannes, en 1974, à l'occasion de la sortie de "Tous les autres s'appellent Ali", je vous signale le documentaire "La rébellion des cinéastes", consacré à la génération des cinéastes allemands des années 70. C'est ce lundi, le 15 février, à 22h55, sur "Arte"!...
Oui, je sais : mais pour une fois vous aurez une bonne raison pour vous coucher tard, et puis ça vous donnera l'occasion d'avoir regardé Arte au moins une fois dans votre vie ^^

CB

"Tous les autres s'appellent Ali" toujours d'actualité ?

14février

Le film « Tous les autres s'appellent Ali » (1974), du réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder raconte l'histoire d'amour entre Ali, un travailleur marocain, et Emmy, une femme allemande de plus de vingt ans son aînée. Il dénonce l'intolérance, le racisme, le rejet de la différence. Ce film peut être considéré comme un classique du cinéma dans les années 80 mais il semble que la génération d'aujourd'hui ne connaisse pas l'existence et l'importance des chefs d'œuvres du cinéaste Fassbinder. Pourtant, on peut penser que ses films ont contribué à l'évolution de la manière de penser des hommes entre 1980 et le XXIème siècle.

 

Si le film ne touche plus le public actuel, c'est sans doute parce que celui-ci ne se sent pas concerné et que, justement, les films du cinéaste allemand ne sont plus dénonciateurs de la réalité. Le couple mixte, que Fassbinder met en scène, fait réagir leur entourage de façon très vive et malsaine : Emmy est rejeté par ses enfants lorsqu'elle leur apprend son mariage avec Ali, l'épicier ne souhaite pas vendre ses produits à l'immigré, les voisines du couple ne font que commérer à leur sujet. Ainsi, le couple est seul face à lui même et reste très fragile puisque la seule force qui le maintien est la solidarité entre ceux qui le forme. Les réactions des personnages sont sans doute ordinaires pour l'époque mais de nos jours, elles paraissent très exagérées. Effectivement, il est rare de voir une personne étrangère exclus d'une épicerie ou encore se mettre une famille entière à dos à cause d'un mariage mixte. Le thème du racisme très accentué chez Fassbinder est donc dépassé et finalement, n'est plus d'actualité.

 

Mais si celui du racisme ne l'est pas, nous pouvons considéré que la différence d'âge, elle, fait polémique. Une des premières fois où Emmy parle de son mariage, c'est à sa fille qu'elle s'adresse. Celle-ci lui demande si c'est une plaisanterie dès qu'elle apprend l'âge de ce futur mari. Il est d'ores et déjà impensable que sa mère se marie avec un homme plus jeune qu'elle. Mais les réactions des personnages de film sont la plupart neutre à ce sujet puisque Fassbinder semble vouloir évoquer le racisme plus qu'autre chose. Nous pouvons tout de même constater que la différence d'âge au sein d'un couple n'est toujours pas acceptée et cette intolérance reste en revanche d'actualité. L'union entre deux personnes d'âges très différents est mal vue de nos jours. Malgré tout, les mentalités évoluent puisque de plus en plus de célébrités ont des liaisons avec des personnes d'âge totalement différent du leur.

 

Fassbinder a réalisé « Tous les autres s'appellent Ali » dans le but de faire prendre conscience à la société de son époque que le racisme ne doit plus exister, que la différence des autres doit être acceptée, et qu'enfin le monde doit être mélangé et que les populations doivent être plus ouvertes entre elles. Si Fassbinder avait tenu le pari qu'un jour on accepterait les hommes comme ils sont, alors il l'aurait partiellement gagné, car le racisme existe toujours, mais moins qu'il ne l'était.

 

                                                                                                                                                                                             Yara G.

Tous les autres s'appellent Ali

13février

Nous avions préparé la projection de ce film  grâce à la "fiche élève" distribuée par "Lycéens et apprentis au cinéma" avant les vacances de Noël.

Comme une première projection avait été annulée, nous avons pu enfin voir le film le vendredi 5 février au "Centre d'Art", soit une semaine après "Nulle part, terre promise", ce qui n'était pas idéal.
Nous sommes revenus dessus dans une séance de module en français : le premier groupe a choisi un débat autour des thèmes principaux (le racisme, la différence d'âge, la construction en deux parties, le sens de la fin), le deuxième de regarder le court-métrage que François Ozon a fait en montant des scènes alternées de "Tout ce que le ciel permet" de Douglas Sirk (1955), le mélodrame dont Fassbider s'est inspiré, et de "Tous les autres s'appellent Ali" (on peut le trouver parmi les bonus du DVD collector de "Tout ce que le ciel permet").

Pour ne pas surcharger les élèves dans cette période où le bac blanc arrive, il leur a été proposé de rédiger une critique soit de "Nulle part, terre promise", soit de "Tous les autres s'appellent Ali".

CB