Les mots/ Les images

Blog de la classe de 1L du lycée Rabelais de Meudon

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Nulle part terre promise

20février

Chronique cinéma du journal culturel "Les mots/les images"

Nulle part, terre promise, Emmanuel Finkiel

Que dire de ce film...? Eh bien, d'après moi, il serait injuste de le considérer comme une perte de temps, cependant il m'a été difficile de comprendre le but du cinéaste, mis à part de mettre en avant le thème du regard...
Du fait que ce film n'ait pas d'histoire, ni de grands dialogues, ni de personnages profonds et qu'il faille fermer les yeux pour s'y ancrer, il est en parti difficile d'accès pour un public jeune. Trois "piliers" différents, un jeune cadre, une étudiante et un groupe d'immigrants Kurdes.
Chacun d'entre eux ont une vie opposée mais se croiseront tôt ou tard au cours de leur vie (~au cours du film). Finkiel dénonce la délocalisation mais il n'a pas hésité à tourner certains passages en Roumanie sous prétexte que les figurants coûtent moins chers.
Les quelques musiques et bruitages me font penser à un CD contenant quatre-vingt bruitages et illustrations sonores. Les rues calmes, parfois sinistres, les camions déchargeant au hangar, le brouhaha dans le métro, etc, tout cela nous est familier mais nous n'y prêtons plus attention.
Ce n'est pas exactement un film qui nous a été présenter, mais plutôt un documentaire. 


                                                        

Nulle part, terre promise est un film documentaire que je conseil aux personnes en quêtes de sentiments diverses comme: l'habitude, la solitude, l'ennui, le changement, parfois la peur.

Lisa

Critiques "Nulle part, terre promise" et "Tous les autres s'appellent Ali"

17février

Nulle part terre promise

Il n’y a pas d’histoire à proprement parlé, on suit une étudiante en quête de réponses, un cadre qui délocalise une usine et des clandestins Kurdes qui tentent de gagner l’Angleterre. Nulle part terre promise est un voyage à travers l’Europe, un trajet qui se fait sans parole mais qui frappe par les images, la bande son et les symboles.

Ce que nous dit ce film, c’est :voilà la réalité, voilà le monde dans le lequel nous vivons. Il n’y a pas de réponses, seulement l’exposition des problèmes qui régissent nos quotidiens. Peut être est-ce à nous d’en trouver les réponses ? Peut-être ne faut t-il pas en chercher dans le film ?

Loin des films Hollywoodiens, des stars de cinéma, Nulle part terre promise expose. Mais n’y aurait t-il pas trop d’expositions pour toucher ? Aujourd’hui, alors qu’il faut s’élargir à un maximum de personnes, pour avoir  un impact, n’est-il pas plus convaincant et judicieux de raconter une histoire ? Certains répondront qu’il ne faut pas nécessairement faire ce à quoi le public s’attend, mais qu’il faut rénover, et choquer pour convaincre. Je n’en pense pas moins, néanmoins, (répétition) il me semble important de souligner le fait que le jeune public n’est pas toujours sensible à ce genre d’innovations.  Au contraire, il est souvent « repoussé » par l’absence d’histoire et par conséquent ni voit pas l’intérêt. Il s’avère alors important d’analyser certains extraits du film pour ne pas qu’une idée essentielle nous échappe.  Cependant, je trouve dommage qu’il soit nécessaire d’avoir des explications pour comprendre un film et sa portée. Il n’est absolument pas question ici, de dénigrer le travail du réalisateur, la qualité des images, des musiques qui sont splendides lorsque l’on sait en plus que  Finkiel n’avait que très peu de moyens à disposition…

 

Tous les autres s’appellent Ali

Impossible n’est pas Fassbinder.

Impossible qu’une vieille femme des années 1970 tombe amoureuse d’un jeune marocain ? N’en soufflez mot à Fassbinder si vous pensez ceci ! il vous prouvera par A + B que vous avez tort ; car c’est un tort de croire en l’impossible !

Une preuve dites-vous ? 

Prenez « tous les autres s’appellent Ali », s’en est une preuve irrévocable ! C’est avec brio que Fassbinder s’approprie ici « tout ce que le ciel permet » de Douglas Sirk. Et pour cause, Fassbinder choque tant les spectateurs de 1970 que ceux de 2010. Ecoutez les murmures qui s’élèvent dans la salle, les jeunes sont  dérangés par certaines scènes, déstabilisés par des attitudes inhumaines : ils sont confrontés à la dure réalité. Or, on aurait tendance, à tort, d’oublier qu’il existe des films encore et toujours d’actualité, réalisés il y a plus de quarante ans. Et c’est bien là que réside toute l’erreur ! L’art de Fassbinder n’est pas obsolète, il a encore de la valeur et peut encore faire entendre raison aux jeunes : leur montrer la nécessité d’être tolérant.

S’il n’est pas impossible d’oublier Fassbinder, il est impossible de définir ce chef d’œuvre. Essayez de le qualifier, de lui rattacher un seul et unique mot ; vous n’en trouverez aucun à la hauteur. A lors peut-être ne faut il pas en chercher, mais simplement se laisser transporter…

Critique de Nulle Part Terre Promise

17février

          Je ne sais tout d’abord pas s'il s’agit réellement d’un film puisqu’il n’y avait pas de fiction, d’intrigue. Trois personnages sont suivis, un passage de leur vie est montré, lorsqu’ils sont en migration. Une dizaine de trajets sont présents, en voiture, à pied, en camion ou en train. Comme le thème de l’immigration et de la délocalisation est actuel et que peu de dialogues sont présents, nous pouvons voir une part de documentaire dans ce film. Tous ces personnages sont plus ou moins liés, bien qu’ils soient de milieux sociaux complètement opposés : la jeune fille filme les immigrés, et est amie avec une travailleuse de l’entreprise du cadre. La société moderne choque ici le spectateur bien que le cinéaste ait voulu montrer objectivement ces migrations et les côtés les plus sombres de la ville. En effet, le cadre est riche alors qu’il semble ne pas savoir exercer son métier, puisqu’il n’a aucun rôle spécifique dans le transport des machines et qu’il est mal à l’aise autant dans sa vie privée que dans sa vie professionnelle. A l’inverse, les immigrés semblent avoir plus de mérite puisqu’ils voyagent illégalement,avecune prise de risque, dans des camions, sans nourriture ni eau. A la fin, ce sont pourtant eux qui sont arrêtés et renvoyés dans leur pays. Chacun de ses personnages nous est rendu attachant, notamment grâce au jeu du regard : tous paraissent être dérangés par la société contemporaine, tentent d’appréhender notre monde, et sont à la recherche de leur « terre promise ».

Contrairement au réalisateur, je pense que l’étudiante est engagée et veut dénoncer la pauvreté, en plus de la constater à travers ses vidéos. Bien qu’on puisse se poser la question du respect de l’intimité, on voit qu’elle est très charitable avec ceux qu’elle filme, comme avec le vieil homme dans le train à qui elle donne de l’argent et de la nourriture. La caméra semble être la seule chose qui lui permet de supporter sa vie, car elle semble très triste en dehors des moments où elle filme les pauvres. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé son personnage car nous voyons que le reste de la ville se préoccupe peu des personnes démunies, et elle est la seule à leur trouver un intérêt pour ce qu’ils dégagent et leur vécu. Je savais que ce film ne relatait pas réellement d’histoire, je n’ai donc pas particulièrement été déçue, notamment parce que les trois personnages ne se retrouvent pas à la fin. Mon avis est pourtant mitigé, l’aspect documentaire et la lenteur du film m’ont parfois un peu gêné. J'ai en revanche trouvé les images, les plans et la manière de filmer très belle et très artistique, ce qui donne un aspect esthétique très réussi à ce film.

 

&Voltaire.

Nulle part Terre promise

13février

Nulle part

Terre promise

 

Nous sommes allés voir au centre d’art, vendredi 29 janvier, le film d’Emmanuel Finkiel, « nulle part terre promise ». Très déconcertant et peu commun, les avis dans la classe ont été très mitigés.

Le film raconte la vie de personnes différentes : Des immigrants Kurdes, en quête d’une vie meilleure en Angleterre, un jeune cadre délocalisant des machines et une étudiante Allemande. Ils ne se ressemblent pas, n’ont rien en commun. Si ce n’est cette quête de la « Terre promise », du bonheur.

Je n’ai pas beaucoup aimé le film : Premièrement, en étudiant le documentaire avec la classe, j’ai eu une image assez négative de celui-ci. Il ne correspond pas à mes attentes de spectateurs, c'est-à-dire voir et analyser une histoire, avec des acteurs qui jouent un rôle définie. Finkiel ne raconte pas d’histoire, il les filme  en tant que tel, voulant leur faire jouer le moins possible. Il n’essaye pas de leur faire exprimer un sentiment, mais de les filmer « au naturel ». Donc le résultat m’a laissé perplexe, ils étaient trop statiques.

J’ai décroché au fur et à mesure car selon moi, il (quoi?) ne tenait pas assez le spectateur en haleine : l’action faisait défaut ainsi que les dialogues. Les personnages parlaient rarement ce qui rendait le film « plat » et moins interessant que si ils exprimaient leurs sentiments. Le manque d’action ou de « coup de théatre » accentuait cette impression. Je me suis ennuyée en voyant ce film, j’aurai aimé voir les acteurs jouer réellement, non pas paraitre le plus neutre possible.

Les personnages n’étaient pas attachants, ont ne s’identifiait pas à eux (je n’ai pas réussi à cerner l’étudiante, ce qu’elle faisait et pourquoi le faisait t’elle). Cependant j’ai eu de la compassion pour ces Kurdes, qui sont renvoyés dans leurs pays alors qu’ils ont presque atteint leur but.

La façon de filmer, avec une petite caméra HD était hors du commun, la qualité était excellente mais l’image n’était pas toujours stable, ce qui donnait le tournis. 

La seule chose qui m’ai vraiment frappée est que ce film est sensé dénoncer la mondialisation. Or dans le documentaire, Finkiel nous dit qu’ils sont allés tournés en Roumanie car les figurants sont « moins chers ». Il est en contradiction avec ce qu’il veut dénoncer. Je trouve ce concept malsain.

En conclusion ce film m’a laissé sur ma faim. Il n’accrochait pas assez le spectateur, il montrait une réalité trop sombre, qui le plongeait dans une ambiance lugubre. Le manque d’action et de fantaisie m’a ennuyé.

Gilly =3

Nulle Part, terre promise- Critique

12février

  Nulle part, terre promise est un film d’Emmanuel Finkiel datant de 2007. Ce dernier ne m’avait tout d’abord pas laissé indifférente car je n’avais encore jamais vu de film  de ce genre où l’histoire se créée au montage.  Sur ce point là, je n’ai pas été déçue. La réalisation elle-même était intéressante d’un point de vue esthétique. Bien que cette façon de procéder fût assez originale, ça n’a pas empêché de faire ressortir le côté réaliste. Peut-être même qu’avec le petit budget qu’il avait, Finkiel a pu encore plus rester dans cet esprit de réalisme car généralement plus on mise sur un gros budget plus on va vers les effets spéciaux et les rajouts de tout genre qui enlèvent au monde son véritable visage.  Donc je dirais que seulement d’un point de vue réalisation, ça vaut déjà le coup d’aller le voir. 

L’histoire ou plutôt l’histoire sans histoire comme l’indique le titre « nulle part, terre promise » veut présenter l’Europe sombre actuelle à travers trois visions différentes. Le réalisme des personnages y est surprenant et donc touchant.  On connait tous cette réalité inquiétante. Et ce qu’il y a d’intéressant, c’est que dans le film on voit les deux côtés de la barrière : Les clandestins kurdes en opposition avec le cadre.  Le cadre joue bien son rôle d’ « homme » civilisé de l’Europe d’aujourd’hui qui est gêné de retirer au guichet de l’argent en voyant la misère autour de lui. Ce genre de situations nous arrive quotidiennement mais on est obligé de continuer sa route même si on voudrait faire quelque chose. Le cadre montre bien cette triste réalité et c’est d’ailleurs par là qu’on arrive à se retrouver dans le film.  Après le personnage qui m’a le plus intrigué est celui de l’étudiante. Je crois que si on présente bel et bien une barrière entre deux visions, l’étudiante ne se place ni d’un côté, ni de l’autre. Elle est en quelque sorte, au niveau de la barrière.  Par exemple, juste parce qu’elle ne va ni vers l’est, ni vers l’ouest.  Peut-être que sa caméra est la barrière et c’est ce qui lui permet d’échapper à ce monde. Veut-elle vraiment y échapper ? Ou veut elle y trouver une terre promise ? Peut-être les deux à la fois. Je ne sais pas vraiment. En tout cas, elle montre bien la barrière entre les deux côtés.  

Mais pour ma part si la réalisation et les personnages arrivent au final à donner ce réalisme au film, je n’ai pas su rentrer dedans à cause du manque de dialogues et cette histoire sans histoire. Alors dire si j’ai aimé ou pas le film au final alors que je n’ai pas réussi à rentrer dedans me paraît impossible.  Je l’ai trouvé intéressant et troublant mais je ne saurais pas donner un avis concret. C’est un film qui nous met juste face à la vérité froide et implacable. Si on y réfléchit la réalité n’est pas une histoire, non ? Alors comment rentrer dans ce film qui ne présente pas réellement une histoire « fictionnelle » mais simplement une copie de notre réalité déjà connue ?  Je reste perplexe…

Le point positif, c’est que tout les avis peuvent être différents pour ce film donc chacun doit aller le regarder pour avoir son propre avis sur la question !

Mad Hatter

Nulle part Terre Promise

10février

Nulle Part Terre Promise est un film où il n'y a aucune histoire mais pourtant qui dit beaucoup de chose! Certes, chaque personnage a sa propre histoire, mais tout ceci n'est pas expliqué dans le film. Ce qui intéresse le réalisateur est de montrer sa vision de l'Europe actuelle. La situation la plus ironique mais aussi la plus tragique est celle des migrations. Le travail part à l'Est tandis que les travailleurs partent à l'Ouest. Cette situation est toujours d'actualité, et on peut comprendre pourquoi, les travailleurs coûtent moins cher à l'Est, car ils n'ont pas le même train de vie qu'à l'Ouest, et c'est ce train de vie que recherchent les personnes qui partent à l'Ouest.  Mais ce qui révolte le plus le spectateur est que ces immigrants qui ont eu des conditions de vie vétustes et la peur au ventre pendant des jours et des jours ce font arrêter à seulement 20 minutes de leur destination finale! Je dois avouer que tout ceci m'a révolté, car après tout ce sont des êtres humains, qu'ils aient ou non des papiers.

Cependant, le film était peut-être un peu trop long, ce qui est dommage car parfois on décrochait, le message n'était donc pas porté aussi bien que si le spectateur avait été passionné par l'histoire.  De plus, on n'arrive pas bien à cerner le personnage de l'étudiante: se cache-t-elle derrière sa caméra alors qu'elle fait le tour de l'Europe en quête de son identité? Essaie-t-elle de mieux voir la beauté dans l'horreur des choses (je pense notamment aux SDF qu'ellefilme qui n'ont rien pour eux, et elle arrive quand même à en faire quelque chose d'esthétique). Personnellement, quand je suis sortie, je me suis demandée comment les gens pouvaient accepter d'être filmés ainsi : comme des curiosités. Je ne suis pas sûre que les gens accepteraient en Europe de l'Ouest, ce qui montre encore une fois le contraste.

Bref, on en sort rempli de questions, mais tout de même indigné par ce que nous montre Finkiel, qu'on partage ou pas sa vision des choses.

                                                                                                                                                                                                                   Mylène

Nulle part, terre promise (2008)

8février

Nulle part, terre promise (2008)

"Trois personnages sillonnent l'Europe d'aujourd'hui. Un jeune cadre. Une étudiante. Un kurde et son fils. Vers l'est ou vers l'ouest, en camion, en business class, en stop, en train, avec ou sans papier, à travers l'Europe contemporaine, chacun en quête de sa terre promise." Allocine


Réalisé par Emmanuel Finkiel
Avec Elsa Amiel, Nicolas Wanczycki, Haci Aslan

  • Soyons bref, ce film est spécial et ne plaira pas à tout le monde. Personnellement, ce film je l'ai aimé, suivre ces trois histoire ou plutôt je dirai notre histoire car eux c'est nous, notre monde. Ce qui plaira surement le plus aux spectateurs sera l'esthétique du film qui lui rajoute de l'originalité, pour moi ce sera le contraire, l'idée m'aura plus touchée que la forme, même si tout les deux sont biens réalisés. Nulle part, terre promise est un film très intéressant cependant il n'est pas un film qui intéressera tout le monde ce qui est fort dommage...

                                                                                                                                             Article de 冬月花火, "Les mots/les images" (2010.02.02)


Nulle part, terre promise

3février

C'est le premier film de "Lycéens au cinéma" que nous avons vu cette année (puisque "Tous les autres s'appellent Ali" ne sera projeté que vendredi prochain).  Un film beau, profond, mais difficile d'accès.
Pour le préparer, nous nous sommes servis du très bon DVD fourni par l'ACRIF (Association des Cinémas de Recherche d'Ile de France) : nous avons regardé le documentaire "Finkiel l'affranchi" réalisé par Guillaume Brac, qui s'appuie sur une longue interview du cinéaste et de quelques uns de ses collaborateurs.
Après la projection au Centre d'Art, un débat a été organisé en cours d'histoire, et, en module de français, nous avons regardé une autre des rubriques du DVD : une longue séquence du film commenté (toujours par Guillaume Brac), pour mieux comprendre le style du réalisateur et le sens de l'entrecroisement des "histoires".

Pour lundi 8 février, un sujet d'écriture "classique a été proposé :

"Tu tiens la chronique cinéma du journal culturel "Les mots/les images". Tu rédiges une critique de "Nulle part, terre promise" d'Emmanuel Finkiel."

Le rédac chef a été sympa : la critique n'a pas un nombre de lignes obligatoire. Le tout est qu'elle tente de prendre en compte le "scénario", l'interprétation, l'image et le son et qu'elle soit personnelle! Pour vous aider, vous pouvez écouter Finkiel parler de son film à la radio ici.