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Par Giovanni Scalisi le 07 août 2010, 08:51 - Société - Lien permanent
La
France que j'admirais est morte aujourd'hui.
L'UMP est englué dans des problèmes internes, les affaires Eric Woerth, une droite qui ne plait plus, la cote de Sarkozy qui baisse...
Alors, la solution pratique pour l'UMP, c'est de nous faire le coup habituel quand ça va pas pour eux : l'insécurité est de « retour ».
Depuis maintenant près de 10 ans que la droite est au pouvoir, et pourtant, tout les 6 mois on entend la même chose « Les délinquants n'ont pas leur place sur le territoire français », « on va aggraver les sanctions contre les personnes responsables de violences aux personnes », ou le très classique « Est-ce que vous trouvez normal Mme Chabot, qu'un mineur ayant commis 30 agressions soit toujours en liberté ? »; cette rhétorique présidentielle magique n'arrive plus à bluffer.
Mais nous en venons d'atteindre un niveau rarement atteint avec les déclarations fascinantes de politiques ; un ministre, qui représente la république dans notre pays peut librement appuyer sa déclarations sur des clichés, de toute façon pour Hortefeux c'est pas très grave, il est déjà condamné pour racisme ; alors quand il dit une connerie ça va, mais c'est quand il en dit plusieurs que ça commence à poser des problèmes. Et effectivement, ça commence à devenir très problématique...
Pour la première fois depuis longtemps on vient d'associer délinquance et immigration, un bien bel hommage à l'histoire de notre pays, à ses plus grandes heures de gloire du 20e siècle.
La surenchère des barons de l'UMP est la plus belle que j'ai pu voir depuis 2007, car de jour en jours je vois, j'entends des choses de plus en plus surréalistes, et sans complexes. Le plus incroyable quand même, c'est de nous faire croire que ça va enfin changer alors, que ce sont eux qui ont le pouvoir depuis 10 ans, et qu'ils nous refont le coup tout les 6 mois.
Si c'est inconstitutionnel ce n'est pas grave, on aura réussi à faire oublier les choses gênantes pendant quelques temps. La France que j'aimai est morte, celle qui prônait des valeurs essentielles, liberté, égalité, fraternité... La France que j'admirai n'existe plus, elle a préférée mourir à des fins électoralistes, elle a préférée devenir inexistante pour laisser les riches payer un minimum d'impôt alors qu'au États-Unis, les riches lâchent plus de 50% de leur richesses, ici elle estime que c'est trop pour payer les écoles, les hôpitaux, les administrations.