Le gouvernement demande aux grandes écoles, celles qui sélectionnent leurs élèves, d'avoir un objectif de 30% d'élèves boursier, en somme 30% de pauvres. Le but, réduire les inégalités sociales qui font qu'un élève issue d'un milieu défavorisé ne le reste pas, et atteigne la classe favorisé. Actuellement, c'est l'inverse qui se produit : 

- Un enfant d'une famille défavorisé à les plus grande chance de rester « pauvre », on appelle ça « la reproduction sociale ». 

- A l'inverse, un enfant d'une famille favorisé a toute les chances de rester dans le même milieu. 

Certains, veulent permettre à un enfant d'une classe sociale basse d'atteindre la classe favorisée, c'est le fameux ascenseur social.

Il suffit de voir les chiffres officiels du ministère de l'Éducation National qui font froid dans le dos... Seulement 34,1 % des lycéens issues de catégories sociales basse atteignent le bac dans une série générale, tandis que 75,6 % de lycéens de catégorie social haute sont dans une série générale. Il y a un écart de 41,5 %, entre pauvre/riches.
Puis dans l'accession à l'enseignement supérieur, un peu moins de 40 % de lycéens « pauvres » y vont, contre, un peu plus de 70 % de lycéens « riches ». [Chiffres MEN, L'état de l'école en France, octobre 2008] « L'ascenseur social est en panne en France », c'est indéniable, et pourtant, certains sont décidés à continuer dans l'élitisme le plus agaçant possible dans un système qui se bat pourtant contre les inégalités sociales (l'éducation). Les grandes écoles réunies en association à l'allure d'un club privé de lobbystes (CGE), publient un communiqué de presse dans lequel ils s'opposent à la politique du gouvernement d'atteindre 30 % de bacheliers de milieu défavorisé, car ils feraient baisser le niveau de ces écoles hyper-sélectives, les pauvres grandes écoles... Un pauvre serait à priori pas suffisamment intelligent pour suivre un enseignement d'excellence.
Pour Richard Descoings, directeur de Science Po Paris c'est « la réaction antisociale dans toute sa franchise ! », en parlant du communiqué de presse de la CGE (Conférence des grandes écoles). 

Décidément la reproduction sociale n'est pas prête de s'arrêter.