La
France que j'admirais est morte aujourd'hui.
L'UMP
est englué dans des problèmes internes, les affaires Eric Woerth,
une droite qui ne plait plus, la cote de Sarkozy qui baisse...
Alors,
la solution pratique pour l'UMP, c'est de nous faire le coup habituel
quand ça va pas pour eux : l'insécurité est de « retour ».
Depuis
maintenant près de 10 ans que la droite est au pouvoir, et pourtant,
tout les 6 mois on entend la même chose « Les délinquants
n'ont pas leur place sur le territoire français », « on
va aggraver les sanctions contre les personnes responsables de
violences aux personnes », ou
le très classique « Est-ce que vous trouvez normal
Mme Chabot, qu'un mineur ayant commis 30 agressions soit toujours en
liberté ? »; cette
rhétorique présidentielle magique n'arrive plus à bluffer.
Mais
nous en venons d'atteindre un niveau rarement atteint avec les
déclarations fascinantes de politiques ; un ministre, qui représente
la république dans notre pays peut librement appuyer sa déclarations
sur des clichés, de toute façon pour Hortefeux c'est pas très
grave, il est déjà condamné pour racisme ; alors quand il dit une
connerie ça va, mais c'est quand il en dit plusieurs que ça
commence à poser des problèmes. Et effectivement, ça commence à
devenir très problématique...
Pour
la première fois depuis longtemps on vient d'associer délinquance
et immigration, un bien bel hommage à l'histoire de notre pays, à
ses plus grandes heures de gloire du 20e siècle.
La
surenchère des barons de l'UMP est la plus belle que j'ai pu voir
depuis 2007, car de jour en jours je vois, j'entends des choses de
plus en plus surréalistes, et sans complexes. Le plus incroyable
quand même, c'est de nous faire croire que ça va enfin changer
alors, que ce sont eux qui ont le pouvoir depuis 10 ans, et qu'ils
nous refont le coup tout les 6 mois.
Si
c'est inconstitutionnel ce n'est pas grave, on aura réussi à faire
oublier les choses gênantes pendant quelques temps. La France que
j'aimai est morte, celle qui prônait des valeurs essentielles,
liberté, égalité, fraternité... La France que j'admirai n'existe
plus, elle a préférée mourir à des fins électoralistes, elle a
préférée devenir inexistante pour laisser les riches payer un
minimum d'impôt alors qu'au États-Unis, les riches lâchent plus de
50% de leur richesses, ici elle estime que c'est trop pour payer les
écoles, les hôpitaux, les administrations.