Cette œuvre, écrite sous forme de court monologue, présente le témoignage d’un contrebassiste : il fait l’éloge de son instrument à travers l’Histoire de la musique. Selon lui, il s’agit de l’instrument le plus grand et le plus beau de tous. Mais peu à peu, son attitude change, et l’on se rend alors compte que ce musicien est oppressé par sa contrebasse, et ce jusqu’à se déchaîner contre les spectateurs et à entrer dans la folie…
Patrick Süskind, l’auteur du fameux roman Le Parfum, parvient habilement à établir un parallèle entre la musique et la société humaine en évoquant des thèmes tels que la psychanalyse, l’Histoire ou encore l’amour. Il fait en sorte que le lecteur parvienne réellement à ressentir la tension du contrebassiste.
Cette pièce, très populaire en Allemagne, avait d’ailleurs été interprétée en France par Jacques Villeret, au théâtre Hébertot en 1990, dans une mise en scène de Philippe Ferran, laquelle avait été un succès à tel point qu’elle avait été reprise un an plus tard à la Gaité Montparnasse.
C’est un livre facile à lire et intéressant. Aussi bien amusant que dramatique, La Contrebasse nous fait faire un voyage différent à travers la musique, le tout orchestré par un auteur devenu maintenant célèbre dans la littérature allemande contemporaine.
La Contrebasse, Patrick Süskind, Le Livre de Poche (disponible au CDI)