Le choléra est une infection bactérienne fréquente, présente dans la plupart des pays en voie de développement, qui se caractérise par des diarrhées très abondantes. Liée à une bactérie appelée « vibrio cholerae », elle se transmet principalement par l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés

HISTORIQUE

le cholera a été découvert pour la première fois  par Pacini, un anatomcien italien, en 1854 et redécouverte après une courte absence en 1883 par Kosh tout a fait par hasard. 
Au xixe siècle, le choléra s’est propagé à plusieurs reprises de son réservoir d’origine dans le delta du Gange, en Inde, au reste du monde, avant de se cantonner dans le Sud de l’Asie. Les six pandémies observées ont fait des millions de morts en Europe, en Afrique et dans les Amériques. La septième pandémie, qui sévit encore aujourd’hui, a commencé en 1961 dans le sud de l’Asie et a gagné l’Afrique en 1971 et les Amériques en 1991. 

PRESENTATION DE LA MALADIE

Le choléra est une maladie extrêmement virulente. Touchant les enfants comme les adultes, on peut en mourir en quelques heures.

Environ 75% des sujets infectés par le cholera ne manifestent aucun symptôme, bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours après l’infection et soit éliminé dans l’environnement, où il peut potentiellement infecter d’autres personnes.

Pour ceux qui manifestent des symptômes, ceux-ci restent bénins à modérés dans 80% des cas, tandis que chez environ 20% des cas, une diarrhée aqueuse aiguë, s’accompagnant de déshydratation sévère, se développe. En l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort.

Les sujets ayant une faible immunité, enfants souffrant de malnutrition ou personnes vivant avec le VIH par exemple, sont davantage exposés au risque de mort en cas d’infection.

Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès.

PRESENTATION DU MICRO-ORGANISME

  Contamination par l'eau souillée

La transmission entre les hommes du micro-organisme responsable de la pathologie est dite « oro-fécale », c'est-à-dire qu’elle se transmet par l’eau ou les aliments souillés par les matières fécales d’un humain contaminé.

   Des diarrhées redoutables   

Dans 75% des cas, l’infection est totalement asymptomatique : les sujets contaminés ne présentent aucun symptôme, mais la présence de bactéries dans leurs selles favorise la transmission de la maladie.
Dans les autres cas, la maladie se manifeste par des diarrhées brutales et abondantes, d’aspect dit « en eau de riz » (incolores et inodores). Ces diarrhées entraînent rapidement une déshydratation importante, qui peut provoquer le décès en l’absence de traitement.

METHODES DE LUTTE CONTRE LA MALADIE

  Traitements disponibles : antibiotiques et réhydratation

La réhydratation reste une priorité : dans les meilleurs des cas elle est effectuée en milieu hospitalier par une perfusion continue de soluté de réhydratation (ringer lactate). Dans certains pays en voie de développement, cette prise en charge n’est pas possible et l’utilisation de solutions OMS (sachets riches en sels et autres ions indispensables à l’organisme permettant une réhydratation optimale) s’avère nécessaire.

Un traitement antibiotique est également associé pour éliminer les bactéries responsables de la maladie. La réhydratation seule ne peut pas suffire pour la guérison.


  Prévention du choléra

Il est crucial de renforcer les règles d’hygiène personnelle : lavage des mains après chaque passage aux toilettes et avant chaque manipulation d’aliments. L’eau consommée doit être capsulée, bouillie ou purifiée par des pastilles chlorées décontaminantes.

Il faut éviter la prise de glaçons (réalisés à partir d’eau possiblement contaminée) et de manger les légumes crus. Il est aussi conseillé de cuire la nourriture.

La vaccination pour les voyageurs n’est plus recommandée par l’OMS. Un vaccin oral anticholérique a été récemment mis sur le marché mais est plutôt réservé aux professionnels exposés.

Le choléra est une maladie redoutable, qui entraîne encore à l’heure actuelle des épidémies importantes et qui est responsable de nombreux décès dans les pays en voie de développement. Pour l’éviter, le respect de règles d’hygiène est primordial.