Titre du livre : Frankenstein ou le Prométhée moderne
Auteur : Mary Shelley
Collection : Folio
Edition : Gallimard
Age du lecteur : l’âge n’est pas indiqué dans le livre, mais le vocabulaire est relativement soutenu, donc je dirai plus de douze ans.
Sous-genre littéraire : Science fiction
Résumé : Robert Walton est un navigateur plein d’ambition. Il est le capitaine d’une expédition en partance pour le pôle Nord ; durant son voyage il écrit de nombreuses lettres à sa sœur Marguerite dans lesquelles il raconte ses craintes, ses sentiments face au danger de son aventure. Un jour, ce chef d’expédition découvre un géant dans un traineau sur la banquise. Le lendemain au même endroit, il aperçoit un homme (Victor Frankenstein) à demi mort, qui était à la poursuite d’un ‘monstre’. Dès lors, Victor raconte son histoire au capitaine, qui lui-même retranscrira son récit à MRS Saville (sa sœur).
Personnages principaux :
Victor Frankenstein : est un jeune scientifique, cultivé et passionné par les sciences.
Le ‘montre’ ou la créature est une bête, créée par le scientifique. Il est laid, difforme, et détesté des êtres humains, même par son créateur.
Elisabeth : est la femme de Victor, a été adoptée par la famille Frankenstein étant petite. Victor la décrit comme très belle, intelligente, douce et apaisante.
Henry Clerval : est un ancien ami de Victor. Il mourut tué par ‘le monstre’ qui voulait se venger de son créateur.
Robert Walton est un navigateur, qui a de l’ambition, y compris dans le domaine scientifique. Il a eu des expériences infructueuses en poésie. Il rêve de gloire, il est à la recherche d’un ami alors qu’il s’affirme plutôt solitaire. Walton est un personnage romanesque et cultivé.
Mon avis : J’ai beaucoup aimé ce livre, (bien que par certains aspects je le trouve répétitif.).
Le style d’écriture est agréable, mais parfois lourd ou compliqué. « Dans un accès de folie enthousiaste, j’ai créé un être rationnel, et j’étais obligé d’assurer, autant qu’il était en mon pouvoir, son bonheur et son bien-être. C’était là mon devoir. Mais il en était un autre, encore supérieur. Mes devoirs envers les êtres de ma propre espèce réclamaient davantage mes soins, puisqu’ils entraînaient une proportion plus grande de bonheur ou de misère. […] Malheureux lui-même, il faudrait qu’il mourût pour ne causer le malheur d’aucun autre. »Nous sommes touchés par les personnages, l’histoire est prenante. Tout au long du récit nous souhaitons que Victor se venge.
L’auteur décrit des sentiments à l’image de l’environnement des individus, ce qui rappelle le style romantique. Suite à leur mariage, pour se rendre à la maison de leurs noces ils traversent un lac en barque où Victor décrit les montagnes avec admiration ,presque passion. J’ai beaucoup apprécié ces passages de description, nombreux, car cela donne du relief et un rythme soutenu. «Je me nourrissais de pensées élevées d’honneur et de dévouement. »Enfin, cette histoire est surprenante puisque le narrateur nous fait détester le monstre, adoptant le point de vue de Victor, et finalement, lors de ses aveux nous sommes épris de compassion et de pitié -ayant une autre vision de l’histoire. Et c’est ainsi que nous ne voulons plus que le scientifique arrive à ses fins.
Url du flux
Abonnez-vous avec iTunes
Derniers commentaires