Auteur : Le roi de la forêt des brumes
Auteur :Michael Morpurgo
Age : A partir de dix ans mais ce livre peut aussi plaire à plus vieux.
Genre : aventure/récit de voyage fictif

Cet ouvrage raconte le périple d’Ashley Anderson, un jeune garçon anglais, fils de missionnaire, qui doit fuir la Chine en raison des bombardements Japonais. Son Oncle Sung est chargé de l’emmener au Tibet et Ashley doit se déguiser en autochtone car les Blanc ne sont pas appréciés dans cette partie du monde. Malheureusement pour lui, le jeune garçon se perd dans les montagnes enneigées de l’Himalaya. Il ne doit son salut qu’à des êtres de légendes, les yétis, qui le recueillent. L’enfant commence alors à étudier ces créatures étranges et tente de découvrir pourquoi les yétis semblent le connaître.

La narration à la première personne convient bien à ce récit de voyage car cela permet de se rendre compte de l’avancement du héros dans sa recherche, au fur et à mesure de ses découvertes : «La photographie qu'elle contenait me troublait ; à elle seule, elle suffit à me tenir éveillé toute la nuit. […]C’était néanmoins le jeune homme qui à la fois me troublait et m’intéressait le plus. […]Il me semblait évident qu’il y avait une certaine ressemblance entre ce jeune homme et moi » (pages 88,90) 

J’ai bien aimé le côté émouvant du roman, créé par la cohabitation de l’enfant avec les yétis. On finit même par oublier que ce sont des animaux, tant ils sont décrits pleins de bons sentiments et comme des humains. Par exemple, lorsque l’un d’eux est blessé, ils le ramènent dans leur grotte et tentent de le soigner : « Quand les yétis pleurent, ils laissent échapper des gémissements modulés. Tout autour de moi je voyais des visages accablés de douleur, mais sur chacun d’un je lisais à la fois l’espoir et la confiance. Le yéti qui gisait à mes pieds était immobile comme un mort. » (page 120).  

Étant donné que l’histoire se passe dans une région du monde peu connue (les montagnes du Tibet), on apprend un certain nombre de choses culturelles sur les habitants de là-bas. D’autant plus qu’Oncle Sung enseigne à Ashley comment se comporter comme un Tibétain :« Oncle Sung m’apprit à me moucher avec les doigts, à la manière des Tibétains, à cracher comme un berger tibétain, fréquemment, longuement et bruyamment, et à claquer ma langue pour exprimer ma satisfaction […]» (page 44).


Adrien