sur le chemin de jean racine

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09 avril 2012

Critique de livre sur Maus

Maus

Cette bande dessinée d’Art Spiegelman, qui a reçu le prix Pulitzer en 1992, a été traduite en dix-huit langues. Il n’y a pas vraiment de public visé, mais il vaut mieux avoir déjà quelques connaissances sur la deuxième guerre mondiale. De plus, certaines scènes, pourtant historiques, pourraient choquer un lecteur trop jeune. C’est un livre historique et autobiographique. 

Cet ouvrage raconte la vie du père de l’auteur, un Juif débrouillard, lors de la shoah. Art Spiegelman se met lui-même en scène, demandant à  son père de lui raconter sa vie. C’est donc selon le point de vue de l’auteur que l’on suit le récit. On découvre les moyens qui étaient utilisés pour survivre, dans les ghettos puis dans les camps de concentration. Les personnages sont des animaux (les Juifs des souris et les nazis des chats), mais on oublie rapidement cette métaphore qui permet néanmoins de faire facilement la différence entre les deux camps.

J’ai aimé le fait que l’auteur mette en scène un survivant de la shoah qui raconte sa vie, cela permet de se rendre compte en quoi les épreuves passées ont changé ses habitudes (il est économe, ne jette rien qui puisse être utile …).

Cet ouvrage est un bon récapitulatif de la seconde guerre mondiale qui permet de bien en lier les évènements chronologiquement. J’ai pu apprendre beaucoup de choses à ce sujet, notamment des événements peu connus. 

Le fait que ce soit une bande dessinée rend l’histoire plus vivante, et éventuellement plus attractive pour quelqu’un n’aimant pas lire. Cela contribue aussi à faire de cet ouvrage une œuvre rare car, du moins à ma connaissance, il y a peu de BD traitant de ce sujet.

Enfin, j’ai trouvé que le côté émouvant de cette bande dessinée (créé entre autre par la relation entre l’auteur et son père) ajoute de l’intérêt au récit historique.


Adrien


Critique de livre sur Le roi de la forêt des brumes

Auteur : Le roi de la forêt des brumes
Auteur :Michael Morpurgo
Age : A partir de dix ans mais ce livre peut aussi plaire à plus vieux.
Genre : aventure/récit de voyage fictif

Cet ouvrage raconte le périple d’Ashley Anderson, un jeune garçon anglais, fils de missionnaire, qui doit fuir la Chine en raison des bombardements Japonais. Son Oncle Sung est chargé de l’emmener au Tibet et Ashley doit se déguiser en autochtone car les Blanc ne sont pas appréciés dans cette partie du monde. Malheureusement pour lui, le jeune garçon se perd dans les montagnes enneigées de l’Himalaya. Il ne doit son salut qu’à des êtres de légendes, les yétis, qui le recueillent. L’enfant commence alors à étudier ces créatures étranges et tente de découvrir pourquoi les yétis semblent le connaître.

La narration à la première personne convient bien à ce récit de voyage car cela permet de se rendre compte de l’avancement du héros dans sa recherche, au fur et à mesure de ses découvertes : «La photographie qu'elle contenait me troublait ; à elle seule, elle suffit à me tenir éveillé toute la nuit. […]C’était néanmoins le jeune homme qui à la fois me troublait et m’intéressait le plus. […]Il me semblait évident qu’il y avait une certaine ressemblance entre ce jeune homme et moi » (pages 88,90) 

J’ai bien aimé le côté émouvant du roman, créé par la cohabitation de l’enfant avec les yétis. On finit même par oublier que ce sont des animaux, tant ils sont décrits pleins de bons sentiments et comme des humains. Par exemple, lorsque l’un d’eux est blessé, ils le ramènent dans leur grotte et tentent de le soigner : « Quand les yétis pleurent, ils laissent échapper des gémissements modulés. Tout autour de moi je voyais des visages accablés de douleur, mais sur chacun d’un je lisais à la fois l’espoir et la confiance. Le yéti qui gisait à mes pieds était immobile comme un mort. » (page 120).  

Étant donné que l’histoire se passe dans une région du monde peu connue (les montagnes du Tibet), on apprend un certain nombre de choses culturelles sur les habitants de là-bas. D’autant plus qu’Oncle Sung enseigne à Ashley comment se comporter comme un Tibétain :« Oncle Sung m’apprit à me moucher avec les doigts, à la manière des Tibétains, à cracher comme un berger tibétain, fréquemment, longuement et bruyamment, et à claquer ma langue pour exprimer ma satisfaction […]» (page 44).


Adrien

03 mars 2012

critique de livre : Cœur d’encre

Cœur d’encre

Auteur: Cornelia Funke
Édition: Gallimard jeunesse Folio Junior
Sous genre littéraire: Roman fantastique
Lecteur: A partir de 11 ans, selon l’éditeur, mais peut être lu dès 10 ans car le style est plutôt simple selon moi !

Meggie, jeune fille de douze ans, vit seule avec son père qu’elle adore, tout comme les romans qu’elle dévore avec passion. Son père, Mo, est relieur, « médecin de livres » comme elle l’appelle ; il raffole des histoires autant que sa fille bien qu’il ne veuille pas lire à voix haute... Une nuit, un personnage étrange dont elle ne découvrira le nom (« Doigt de poussière ») qu’un peu plus tard, arrive, habillé tout en noir, devant sa fenêtre et attend. Quand elle l’aperçoit, Meggie appelle son père qui s’empresse de faire entrer l’inconnu tout en demandant à sa fille de se recoucher… Mais la curiosité l’emporte : elle les espionne et c’est le début d’une folle aventure qui commence !

J’ai adoré ce livre car son thème est justement « LES » livres et que l’on découvre avec cette histoire que les mots peuvent avoir des pouvoirs. Pour Mo et Meggie ces pouvoirs ne sont pas aussi simples que l’on peut le penser ; autant ils peuvent les aider, autant ils peuvent s’avérer dangereux et leur attirer beaucoup d’ennuis. Meggie et son père vont ainsi se faire capturer à plusieurs reprises, leurs ravisseurs voulant les obliger à lire des passages de l’histoire afin d’en faire sortir une créature terrifiante.

Il y a également beaucoup de suspens, tout peut arriver d’un moment à l’autre. Ainsi, les personnages parfois séparés préparent des plans pour sauver les autres. Leurs projets ne paraissent pas concorder mais ils  permettent finalement des diversions inattendues.

Les personnages ont aussi le don de s’attirer des ennuis, ce qui ajoute de l’humour à l’histoire. Par exemple ils se font capturer à plusieurs reprises (alors qu’ils avaient réussi à s’échapper) ! Pour compléter, la présentation est belle avec de jolies illustrations de l’auteur en fin de chapitres.

Cœur d’encre est le début d’une trilogie dont on peut difficilement se détacher ! Bref je vous la conseille très fortement ; bonne lecture !

                                       

14 février 2012

critique : Le club des cinq en randonnée

Titre: Le club des cinq en randonnée

 

Auteur : Enid Blyton

Collection: Bibliothèque rose

Edition : Hachette jeunesse

L’Age du lecteur : jusqu’à 12ans

Sous-genre : roman d’aventure

mon résumé

Cette histoire commence lorsque Claude et Annie, deux cousines qui sont internes au collège de Clairbois, reçoivent une lettre des deux frères d’Annie. Ils disent qu’ils ont quatre jours de vacances et ils proposent de faire une grande randonnée. Une fois les enfants partis, des évènements se succèdent. Pourquoi les cloches sonnent-elles ? Elles signalent qu’un prisonnier s’est évadé et rôde dans les environs.Claude est une petite fille de 11ans. En vérité elle s’appelle Claudine mais elle trouve ce prénom trop féminin pour qu’il lui convienne, elle qui se coupe les cheveux  courts  et qui s’habille en garçon.  Avec elle, il y a toujours son compagnon Dagobert. C’est un chien qu’elle a trouvé un jour dans la lande.

ma critique

Lisez ce livre parce qu’il y a du suspens : « Qui aurait pu penser que, dans cette campagne déserte et ténébreuse, des cloches allaient soudain se mettre à retentir ? Annie se cramponne à son frère : Qu’est- ce que c’est ? Ce n’est pas normal que le carillon sonne à cette heure-ci. » (p42) Ce qui me plait aussi, c’est que les enfants ont notre âge :Annie a dix ans,  Mick et Claude en ont onze et François a douze ans . Et enfin, cette histoire est drôle : " Ah ! Ah ! Fait le conducteur. Vous désertez  l’école ! Il va falloir que je signale ça à la police !

               -Très drôle ! rétorque François qui a déjà entendu cent  fois cette plaisanterie de la part du chauffeur. " (p 16)

Je vous conseille donc  de lire ce livre.               

                                                                          Le pic-vert  

09 février 2012

Critique de livre : L’Embrasement

     auteur : Suzanne Collins

   traducteur : Guillaume Fournier

   Edition : Pocket Jeunesse

   Genre : science-fiction

   lecteurs : niveau collège

   Suite des Hunger Games l


 En résumé

 

    Katniss Everdeen a laissé derrière elle les jeux depuis six mois déjà, mais pour que les habitants des districts n’oublient pas les futurs Hunger Games, et pas des moindre puisqu’ils seront les jeux de l’Expiation qui ne se déroulent que tous les vingt-cinq ans, une Tournée de la victoire est exigée par le Capitole. La jeune fille et son ami Peeta seront contraints d’y lire des discours en l’honneur de chaque district.

  Mais après son « entrevue » avec le président Snow, Katniss comprend que le moindre écart lui sera interdit pour contenir des foules en colère et grondant contre un Capitole qui les maltraite depuis des années, envoyant leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs à la mort et leur faisant vivre un enfer  avec famines sur famines et persécutions sur persécutions. Mais si elle échoue, le président n’hésitera pas à  régler à sa façon la situation, quitte à noyer les districts dans les flots de sang de leurs habitants.

  Ainsi, le destin de milliers de personnes repose sur les épaules de Katniss et de son ami Peeta avec qui elle continue à jouer une fausse relation amoureuse maudite. Mais le caractère impulsif, irréfléchi, borné et solidaire de l’héroïne des Hunger Games lui permettra-il de ne pas échouer ? 

 

Mon avis


  Bien que les  Hunger Games soient déjà géniaux, leur suite avec l’Embrasement tient presque à du miraculeux :

  Les rebondissements sont constants, et à chaque fin de chapitre, un nouvel élément perturbateur nous tient cloué au livre sans qu’on puisse voir passer les heures : « […] Lentement, je lève les yeux et j’embrasse du regard l’eau qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions. Une pensée me vient immédiatement. L’endroit est plutôt mal choisi pour une fille de feu. »

  En aucun cas on ne peut prévoir ce qui se passera dans dix, cinquante ou cent pages, le suspense reste entier du début à la fin ! Et c’est pour cela à mon avis que cette trilogie (déjà trois Hunger Games) se démarque d’un autre  ouvrage banal où l’on peut deviner la suite sans trop chercher : «  […] En sombrant dans le sommeil, j’essaie de m’imaginer un monde sans Jeux, sans Capitole. Un endroit pareil à la prairie de la berceuse que j’ai chantée quand Rue est morte. Où l’enfant de Peeta grandirait sain et sauf.

   Le style d’écriture de Suzanne Collins dans ces livres est superbe. Elle réussit à manier tout aussi bien le passé que le présent et à nous faire basculer d’un instant à un autre d’une façon fluide et sans défauts : « […] Si nous sommes surveillés depuis, qu’avons-nous montrés ? Deux personnes en train de chasser, de tenir des propos séditieux à propos du Capitole. Mais pas deux personnes amoureuses, contrairement à ce que le président Snow sous-entend. On ne peut pas nous accuser de ça. A moins que… à moins que… Ça n’est arrivé qu’une seule fois. C’a  été rapide et inattendu, mais c’est arrivé. Après notre retour des jeux, à Peeta et à moi… »

   Les Hunger Games sont une trilogie à ne pas éviter.

…Mais si je peux vous donner un conseil, quand vous commencez à lire l'un des trois livres, prévoyez du temps car, croyez-moi, une bonne dose de volonté vous sera nécessaire pour arrêter votre lecture !

 

29 janvier 2012

Critique du livre: Manger bio, c'est pas cher

Manger bio, c’est pas cher

Livre de : France Guillain

 

Titre du livre: Manger bio, c’est pas cher

Auteur : France Guillain

Editeur : Jouvence Editions

Collection : Poche

Age du lecteur : Adulte

 

Résumé :

Ce livre montre avec des études scientifiques que tout le monde peut manger bio et qu’à long terme, cela est moins cher que l’alimentation industrielle. L’auteur nous explique que le bio a comme autre qualité de provoquer moins de maladies tel que les cancers, il est donc par conséquent meilleur pour la santé.

On y propose des solutions pour se mettre au bio avec de petites recettes simples. L'auteur incite les gens à consommer bio mais ne les conforte pas à devenir « accros ». Seuls quelques petits gestes simples peuvent suffire.

 

Mon avis :

Ce livre est plutôt adressé aux adultes car il explique comment mieux manger. J’ai trouvé que les comparaisons entre les supermarchés d’industrie et les biologiques étaient bien faites et bien étudiées par exemple pour la différence de prix entre les fruits et les légumes.

J’ai beaucoup aimé les petites recettes, elles sont simples  et montrent aux gens que ce n’est pas compliqué de manger bio, bon et pas cher. Par exemple la recette d'endive au jambon ne revient qu'à 4€40 par personne.



27 janvier 2012

Critique de livre: Acide Sulfurique

 Fiche Technique :

Titre du livre : Acide sulfurique

Auteur : Amélie Nothomb

Editeur : Albin Michel

Collection : Le Livre de Poche

Age du lecteur : Il faut s’y connaître un minimum sur la Deuxième Guerre et avoir la maturité nécessaire pour comprendre le but de ce livre.

Type de livre : dystopie

 

Résumé :

Une émission de « téléréalité » - bien que ce terme ne soit pas très bien approprié dans ce cas là- nommée « Concentration » consiste à rafler des gens au hasard pour les mettre dans le rôle de détenus de camps concentrationnaires comme lors de la deuxième guerre mondiale, les maltraiter, les tuer, les torturer par des kapos encore une fois recrutés au hasard et visiblement de nature assez simple et barbare. La seule différence avec les camps originaux est que cette fois, tout est filmé ! Les organisateurs de cette émission veulent montrer la déshumanisation et la violence gratuite infligée aux prisonniers et faire de leur agonie un spectacle. L’émission atteint des pics d’audience jamais égalée et ne cesse de fidéliser de nouveaux téléspectateurs.

Au milieu de cette barbarie, que fait cette sublime jeune femme fière et digne, affublée du matricule CKZ 114, qui redonne du courage aux autres détenus et qui obsède la kapo Zdena, avide de connaître son nom et de l’avoir pour elle seule ?

Comment la prisonnière se révolte contre le programme télévisé et les téléspectateurs qui le regardent ? Arrivera-t-elle à faire survivre ses camarades d’infortune à l’aide de Zdena ?

 

Mon avis :

J’adore les dystopies et celle-ci ne fait pas exception*. Le style d’Amélie Nothomb est très agréable à lire. Il permet de faire passer beaucoup de choses, comme ce sujet sensible qui est la discrimination des Juifs pendant la guerre, qu’elle tourne de manière à montrer son ridicule et sa bêtise plutôt que son horreur.

Ce qui me choque au premier abord est le fait que l’on puisse ne serait-ce qu’envisager réitérer les horreurs commises par Hitler et ses suiveurs. Il est vrai que c’est assez inhumain de penser faire du mal comme ça à des êtres humains, juste pour le plaisir. Qui pourrait bien supporter de telles atrocités ? Dans ce livre ce sont des gens comme vous et moi qui regardent l’émission en se prenant pour des spectateurs indignés qu’un programme comme ça puisse exister. Pourtant ces derniers regardent quand même et critiquent avec hypocrisie quelque chose qu’ils encouragent. C’est là que l’on se demande qui sont les coupables de tout ça. Serait-ce les kapos qui frappent et invectivent les prisonniers pour les beaux yeux de la caméra ? Ou bien les organisateurs qui les commandent ? Ou alors serait-ce le public qui fournit aux dirigeants de l’émission un besoin de violence à assouvir et qui reste devant l’écran au lieu de changer de chaîne ? Pourtant, ils ne sont d'autre part que les objets d’un système exploité par les organisateurs.

Néanmoins, si on analyse les émissions de téléréalité actuelles, on constate rapidement que ceux qui les regardent le font bien avec la volonté sous-jacente d’y voir une dispute, une trahison ou quelque chose de parfois malsain. Il y a de l’action mais elle est assez négative. Bien entendu, il y a un but plus principal et plus important que le reste, mais on peut facilement voir le côté mauvais de ce genre de programme. Par exemple, obliger une dizaine de personnes à passer des mois ensemble (comme dans Secret Story) entraîne forcément quelques écarts entre elles, que les caméras filment aussitôt : ceci soulignant ainsi les  mauvais aspects d’une personne aux yeux du public, qui redemandera par la suite à voir les participants à l’émission s’étriper juste pour  le droit de les juger. Le public a donc légèrement tendance à se prendre pour dieu qui voit tout, entend tout, juge…

Ici, je pense qu’Amélie Nothomb a caricaturé le phénomène en insistant sur un côté négatif beaucoup plus important, voir total. Elle dénonce l’absurdité dont on peut être capable et exagère suffisamment pour nous remettre en question. Je trouve ça très pertinent.

Je trouve aussi les personnages attachants car au début, Pannonique et Zdena paraissent opposées en tous points, que ce soit au niveau de la beauté, de l’intelligence, de la force… alors qu’au fur et à mesure de l’histoire, Zdena semble changer comme pour plaire à Pannonique. C’est comme si son amour pour la détenue l’amenait à ouvrir les yeux sur la situation, et à réagir.

 

*Dystopie est un antonyme d’utopie : c’est quelque chose de totalement imparfait voire malfaisant que l’on redoute ou abhorre.

 

L’Eponge-Bleue

26 janvier 2012

Critique de livre: La ballade de Sean Hopper

Titre : La ballade de Sean Hopper

Auteur : Martine Pouchain

Edition : ROMAN SARBACANE

Collection : Exprim’
A partir de 13/14 ans, bien que le texte ne soit pas difficile


Le narrateur de ce livre est Bud, un petit garçon curieux et plein de bonté qui raconte l’histoire de Sean Hopper, son voisin violent, qui est tueur dans l’abattoir de la ville. Un jour, Bonnie, la femme de Sean, le quitte car elle ne supporte plus la façon dont son mari la traite. Furieux, Sean prend sa voiture et roule en buvant de la bière, tant et si bien qu’il perd le contrôle de son véhicule qui s’écrase contre un poteau. A ce moment-là, à la limite du décès, Sean sombre dans un coma étrange qui lui permet d’entendre les pensées autour de lui. Une fois réveillé, il se sent incapable de tuer la moindre vache, ayant lui-même frôlé la mort. Cela l’amène à se faire licencier. Alors, lentement, il tente de reconstruire sa vie, sous l’œil compréhensif de Bud. 

J’ai trouvé intéressant que le narrateur soit à la fois interne et omniscient car cela ajoute une « intrigue » dans cette histoire où il n’y a pas vraiment de rebondissements. En fait, le narrateur dit par moment quelque chose qu’il n’est pas censé savoir, puis ajoute « Je vous raconterai comment je le sais plus tard »

Peu à peu on prend connaissance du passé des personnages, au travers de rencontres et de discussions. On comprend alors mieux leurs réactions et leurs agissements, au fil de ces découvertes. Par exemple à un moment Sean Hopper rencontre par hasard son ancienne femme. On prend alors conscience de ce qui le rend méchant.  

Le thème principal de l’histoire étant plus ou moins la recherche d’un état de passage vers la mort par un homme démoli, ce récit prend rapidement une tournure presque philosophique et fait réfléchir sur certains sujets, ce qui constitue à mon goût l’élément le plus intéressant de ce livre.    

« Un auteur qui vous demande de refermer son livre à peine vous l’avez ouvert, c’est un saboteur de lui-même. S’il pense qu’il ne faut pas le lire, alors, pourquoi l’avoir écrit ? […] Moi, si un jour j’écris un livre, je ne dirais pas aux lecteurs de le refermer avant que l’histoire soit finit […] Et d’ailleurs, je n’écrirai pas de livre, il y a trop à vivre pour avoir en plus le temps de le raconter. » 

                                                                                                                     

                                                                                                                                                                                                                  Adrien

25 janvier 2012

Critique de livre : "Black out".

Black Out.

Titre : Black out

Auteur : Sam Mills

Collection : Naiveland

Édition : Naive

Age : 13-14 ans

Genre :science-fiction

 Cette histoire se passe dans une future Angleterre, qui est devenue un état très différent d'aujourd'hui. Contre le terrorisme, l'État censure la presse, interdit certains livres et réécrit les classiques. Les habitants sont espionnés : il y a des caméras partout, les mails et les conversations téléphoniques sont vérifiés.

Stefan, le héros de l’histoire, est un adolescent de 16 ans. Il vit avec son père et a perdu sa mère quelques années auparavant. Il croit comme tout le monde que l'État veut le protéger jusqu'à ce qu'il découvre que son père, un libraire partisan de la protection des livres, cache un terroriste. Il commence alors à lire les versions censurées des livres.

Le personnage de Stefan est attachant car on évolue avec lui. Au début il est d'accord avec l'État et au fur et à mesure, en découvrant certaines choses, il commence à se poser des questions et change d'avis. Page 278 « Ma peur de l'État s'intensifiait et tournait à la colère. J'avais envie de lui faire un bras d'honneur, de publier les livres interdits, de fracasser des caméras de surveillance... tout ce qui pourrait gripper la machine.

-Je veux rejoindre, ai-je dit, avant de répéter plus fort : Je veux rejoindre les Mots. »

Il y a du suspense et de l'action tout au long du livre. A aucun moment le lecteur n'a envie de refermer le livre tellement l'histoire est prenante.

Page 166 « J'étais toujours furieux contre moi-même, je m'en voulais d'être retourné à la librairie. Quel droit avais-je de critiquer Sally pour une goutte d'alcool, alors que j'étais entré par effraction dans une zone interdite et que j'avais volé un livre ? »

L'histoire est bien écrite et est intéressante. Car même si c'est de la fiction, elle pourrait se réaliser. Et Stefan, le héros, est un personnage de notre âge, ce qui nous permet plus facilement de nous identifier et de nous intéresser à l'histoire : Page 17 « Comment je suis devenu un assassin à seize ans ? En me retournant sur le passé, je pourrais accuser Omar, ou les Mots, ou les hommes qui m'ont forcé à prendre le revolver. Mais la graine était semée bien avant cela. En réalité, tout a commencé avec un exemplaire de 1984. »

05 janvier 2012

critique : Garçon ou Fille

Titre : Garçon ou Fille

Auteur : Terence Blacker

Collection : Scripto

Edition : Gallimard Jeunesse

Âge du lecteur : 11-12 ans

Le sous-genre littéraire : société

 

Sam est un jeune homme américain plutôt arrogant, insupportable, petit, blond et a un visage légèrement féminin, il vient de perdre sa mère, donc il va vivre chez sa tante car il n'a pas vu son père depuis 5 ans. Matthew est le cousin de Sam, lui est anglais, il une allure vaguement sournoise, pas très bavard, il a perpétuellement l'air aux aguets. Et à cause de son fameux cousin, il va avoir quelques petits problèmes.

Jake et Tony sont les deux meilleurs amis de Matthew et à eux trois ils forment la bande '' Sheds ''. Et leurs ennemies sont Elena, Charley et Zia qui eux sont la bande des '' Garces ''.

La bande des '' Sheds '' ne supporte plus Sam, donc ils lui lancent un gage : et si le cousin de Matthew le fait, il aura le droit de faire partie du groupe. Celui-ci le relève. Ce défi  est nommé ''l'opération Samantha'' : cela consiste à s'habiller et se comporter comme une fille durant les cinq premiers jours de la rentrée scolaire (en quatrième).

 

J'ai beaucoup aimé ce livre car on le lit sous différents points de vue , en fait , nous mettons dans la tête de différents personnages, comme si nous changions de corps, comme :

« Mrs. Burton

A l'âge de dix-huit ans,... » (p.8)

ou

« Matthew

On s'est tous retrouvé chez Tyronne. »

Ce roman contient des moments très drôles.

« Un uniforme de collégien.

De collégienne, plus précisément.

-C'est quoi, ça? a fait Sam, en poussant la jupe bordeaux du bout du pied.

-C'était l'uniforme de ma sœur, a répondu Jake.

-Et alors ?

-Et alors, à partir de maintenant c'est le tien.

-Quoi ? Qu'est-ce que... ?

 Sam s'est accroupi et a déplié les affaires. Une veste et une jupe d'uniforme, avec leurs accessoires, chemisier et chaussette blanches, qu'il a étalés sur le tapis, comme un petit corps. » (p.49)

 Et vu que l'histoire se déroule dans un collège, on peut penser que ça pourrait nous arriver. Sinon... je vous conseille de lire ce livre car nous apercevons les différences et les points communs entre les filles et les garçons.

 

Laetitia

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