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Tag - littérature

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09 avril 2012

critique de livres: L'apprenti d'Araluen

Titre: L'ordre des rôdeurs

Auteur: John Flanagan

Collection: L'apprenti d'Araluen (8 tomes pour le moment)

Édition: Livre de Poche

Age: A partir de 13 ans environ mais cela dépend des attentes et du niveau du lecteur.

Sous-genre littéraire: héroïc-fantasy

 

Résumé: Will, un jeune orphelin, timide et chapardeur,  brun aux yeux bleus et malheureusement petit, veut devenir chevalier pour se battre, comme son père mort au combat, en son honneur.
Mais le destin en a voulu autrement et il a été engagé par Halt en tant qu'apprenti rôdeur, les espions du royaume d'Araluen.
Après un entrainement intensif, il arrive à un niveau considéré comme  médiocre d'après son maître. Mais au même moment, les Kalkaras, deux énormes bêtes (ex: ces créatures avec leurs longs poils emmêlés et leurs énormes yeux rouges)  au service du seigneur déchu, Morgarath, ont pour but d’assassiner tous les grands du royaume.
Will et Halt ont reçu pour mission de tuer ces deux bêtes. Mais y arriveront-ils?

 

Mon avis: J’ai beaucoup aimé ce livre parce que j'adore les livres fantastiques. Ils sont intrigants et nous entrainent dans un monde imaginaire .Il y a beaucoup de suspense et un peu d'amour..."J’entendis alors un bruit un hurlements strident[…] et vis un monstre se dresser sur ses pattes".
Ce livre est excellent puisque l'on ne s'attend jamais à ce qu'il va se passer. Mais je trouve qu'il se finit trop vite. Heureusement, il y a une longue collection et je pense qu'elle n'est pas encore finie. A part cela je trouve que l'histoire est bien construite et que les personnages ont tous un beau rôle à jouer : "Je me réjouis lorsque je sus que Gilan m’accompagnerai à la chasse".
Je pourrais continuer à commenter la suite de la collection...

Critique de livre sur Maus

Maus

Cette bande dessinée d’Art Spiegelman, qui a reçu le prix Pulitzer en 1992, a été traduite en dix-huit langues. Il n’y a pas vraiment de public visé, mais il vaut mieux avoir déjà quelques connaissances sur la deuxième guerre mondiale. De plus, certaines scènes, pourtant historiques, pourraient choquer un lecteur trop jeune. C’est un livre historique et autobiographique. 

Cet ouvrage raconte la vie du père de l’auteur, un Juif débrouillard, lors de la shoah. Art Spiegelman se met lui-même en scène, demandant à  son père de lui raconter sa vie. C’est donc selon le point de vue de l’auteur que l’on suit le récit. On découvre les moyens qui étaient utilisés pour survivre, dans les ghettos puis dans les camps de concentration. Les personnages sont des animaux (les Juifs des souris et les nazis des chats), mais on oublie rapidement cette métaphore qui permet néanmoins de faire facilement la différence entre les deux camps.

J’ai aimé le fait que l’auteur mette en scène un survivant de la shoah qui raconte sa vie, cela permet de se rendre compte en quoi les épreuves passées ont changé ses habitudes (il est économe, ne jette rien qui puisse être utile …).

Cet ouvrage est un bon récapitulatif de la seconde guerre mondiale qui permet de bien en lier les évènements chronologiquement. J’ai pu apprendre beaucoup de choses à ce sujet, notamment des événements peu connus. 

Le fait que ce soit une bande dessinée rend l’histoire plus vivante, et éventuellement plus attractive pour quelqu’un n’aimant pas lire. Cela contribue aussi à faire de cet ouvrage une œuvre rare car, du moins à ma connaissance, il y a peu de BD traitant de ce sujet.

Enfin, j’ai trouvé que le côté émouvant de cette bande dessinée (créé entre autre par la relation entre l’auteur et son père) ajoute de l’intérêt au récit historique.


Adrien


Critique de livre sur Le roi de la forêt des brumes

Auteur : Le roi de la forêt des brumes
Auteur :Michael Morpurgo
Age : A partir de dix ans mais ce livre peut aussi plaire à plus vieux.
Genre : aventure/récit de voyage fictif

Cet ouvrage raconte le périple d’Ashley Anderson, un jeune garçon anglais, fils de missionnaire, qui doit fuir la Chine en raison des bombardements Japonais. Son Oncle Sung est chargé de l’emmener au Tibet et Ashley doit se déguiser en autochtone car les Blanc ne sont pas appréciés dans cette partie du monde. Malheureusement pour lui, le jeune garçon se perd dans les montagnes enneigées de l’Himalaya. Il ne doit son salut qu’à des êtres de légendes, les yétis, qui le recueillent. L’enfant commence alors à étudier ces créatures étranges et tente de découvrir pourquoi les yétis semblent le connaître.

La narration à la première personne convient bien à ce récit de voyage car cela permet de se rendre compte de l’avancement du héros dans sa recherche, au fur et à mesure de ses découvertes : «La photographie qu'elle contenait me troublait ; à elle seule, elle suffit à me tenir éveillé toute la nuit. […]C’était néanmoins le jeune homme qui à la fois me troublait et m’intéressait le plus. […]Il me semblait évident qu’il y avait une certaine ressemblance entre ce jeune homme et moi » (pages 88,90) 

J’ai bien aimé le côté émouvant du roman, créé par la cohabitation de l’enfant avec les yétis. On finit même par oublier que ce sont des animaux, tant ils sont décrits pleins de bons sentiments et comme des humains. Par exemple, lorsque l’un d’eux est blessé, ils le ramènent dans leur grotte et tentent de le soigner : « Quand les yétis pleurent, ils laissent échapper des gémissements modulés. Tout autour de moi je voyais des visages accablés de douleur, mais sur chacun d’un je lisais à la fois l’espoir et la confiance. Le yéti qui gisait à mes pieds était immobile comme un mort. » (page 120).  

Étant donné que l’histoire se passe dans une région du monde peu connue (les montagnes du Tibet), on apprend un certain nombre de choses culturelles sur les habitants de là-bas. D’autant plus qu’Oncle Sung enseigne à Ashley comment se comporter comme un Tibétain :« Oncle Sung m’apprit à me moucher avec les doigts, à la manière des Tibétains, à cracher comme un berger tibétain, fréquemment, longuement et bruyamment, et à claquer ma langue pour exprimer ma satisfaction […]» (page 44).


Adrien

07 mars 2012

Critique de livre : extrêmement fort et incroyablement près

Titre du livre: Extrêmement fort & incroyablement près   

Auteur: Jonathan Safran Foer

Editeur: Points

Age du lecteur : A partir de 12-13 ans

Sous genre littéraire : Aventure

 

Oskar Schell, un petit garçon surdoué de neuf ans, a perdu son papa dans les attentats du World Trade Center. Il en veut beaucoup à sa mère d'être à nouveau heureuse. Un soir, alors qu'Oskar est dans l'ancienne chambre de son papa, il trouve un vase et décide de regarder ce que c'est mais le casse. Parmi les débris de verre se trouve une enveloppe blanche sur laquelle est inscrit "BLACK" et dans laquelle il trouve une clé.

Il s'engage alors dans la recherche du possesseur de cette clé, et va voir tous les dénommés BLACK des six quartiers des États-Unis, pour continuer à être proche de son père malgré sa mort.

 

J'ai adoré ce livre parce que ce petit garçon qui a perdu son papa est très attachant et émouvant. « Et puis je l’ai vu : Schell.

D’abord, ça m’a soulagé, parce que j’avais l’impression que tout ce que j’avais fait en valait la peine : papa était devenu un Grand Homme, sa biographie n’était plus insignifiante et on se souviendrait de lui. »

L'histoire est bien faite, on suit pas à pas sa recherche, ses visites aux personnes qui s'appellent BLACK et c'est très prenant, comme par exemple quand il va rendre visite à Ruth Black devant l’empire State Building , qu’elle lui fait visiter et le renseigne sur sa date de construction etc….

De plus, l'histoire est faite de telle sorte qu'elle paraît vraie carl'auteur retranscrit exactement les conversations du petit garçon avec les gens auxquels il rend visite et indique même des détails précis et insignifiants comme par exemple qu’à ce moment-là une porte claquait ou une sirène retentissait au loin.  

09 février 2012

Critique de livre : L’Embrasement

     auteur : Suzanne Collins

   traducteur : Guillaume Fournier

   Edition : Pocket Jeunesse

   Genre : science-fiction

   lecteurs : niveau collège

   Suite des Hunger Games l


 En résumé

 

    Katniss Everdeen a laissé derrière elle les jeux depuis six mois déjà, mais pour que les habitants des districts n’oublient pas les futurs Hunger Games, et pas des moindre puisqu’ils seront les jeux de l’Expiation qui ne se déroulent que tous les vingt-cinq ans, une Tournée de la victoire est exigée par le Capitole. La jeune fille et son ami Peeta seront contraints d’y lire des discours en l’honneur de chaque district.

  Mais après son « entrevue » avec le président Snow, Katniss comprend que le moindre écart lui sera interdit pour contenir des foules en colère et grondant contre un Capitole qui les maltraite depuis des années, envoyant leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs à la mort et leur faisant vivre un enfer  avec famines sur famines et persécutions sur persécutions. Mais si elle échoue, le président n’hésitera pas à  régler à sa façon la situation, quitte à noyer les districts dans les flots de sang de leurs habitants.

  Ainsi, le destin de milliers de personnes repose sur les épaules de Katniss et de son ami Peeta avec qui elle continue à jouer une fausse relation amoureuse maudite. Mais le caractère impulsif, irréfléchi, borné et solidaire de l’héroïne des Hunger Games lui permettra-il de ne pas échouer ? 

 

Mon avis


  Bien que les  Hunger Games soient déjà géniaux, leur suite avec l’Embrasement tient presque à du miraculeux :

  Les rebondissements sont constants, et à chaque fin de chapitre, un nouvel élément perturbateur nous tient cloué au livre sans qu’on puisse voir passer les heures : « […] Lentement, je lève les yeux et j’embrasse du regard l’eau qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions. Une pensée me vient immédiatement. L’endroit est plutôt mal choisi pour une fille de feu. »

  En aucun cas on ne peut prévoir ce qui se passera dans dix, cinquante ou cent pages, le suspense reste entier du début à la fin ! Et c’est pour cela à mon avis que cette trilogie (déjà trois Hunger Games) se démarque d’un autre  ouvrage banal où l’on peut deviner la suite sans trop chercher : «  […] En sombrant dans le sommeil, j’essaie de m’imaginer un monde sans Jeux, sans Capitole. Un endroit pareil à la prairie de la berceuse que j’ai chantée quand Rue est morte. Où l’enfant de Peeta grandirait sain et sauf.

   Le style d’écriture de Suzanne Collins dans ces livres est superbe. Elle réussit à manier tout aussi bien le passé que le présent et à nous faire basculer d’un instant à un autre d’une façon fluide et sans défauts : « […] Si nous sommes surveillés depuis, qu’avons-nous montrés ? Deux personnes en train de chasser, de tenir des propos séditieux à propos du Capitole. Mais pas deux personnes amoureuses, contrairement à ce que le président Snow sous-entend. On ne peut pas nous accuser de ça. A moins que… à moins que… Ça n’est arrivé qu’une seule fois. C’a  été rapide et inattendu, mais c’est arrivé. Après notre retour des jeux, à Peeta et à moi… »

   Les Hunger Games sont une trilogie à ne pas éviter.

…Mais si je peux vous donner un conseil, quand vous commencez à lire l'un des trois livres, prévoyez du temps car, croyez-moi, une bonne dose de volonté vous sera nécessaire pour arrêter votre lecture !

 

07 février 2012

Critique de livres: Un sac de billes

Titre du livre: Un sac de billes

Auteur: Joseph Joffo

Éditeur: Jean-Claude Lattès

Collection: Livre de Poche

Age du lecteur: A partir de 12 ans mais le livre est pour tous les âges.

Sous-genre littéraire
: Classique, histoire vraie et autobiographie.


Résumé:

Ce livre débute à Paris pendant la seconde guerre mondiale et se déroule entre 1941 et 1945. La capitale française est occupée par l'armée nazie qui impose ses lois et donc le port de l'étoile jaune chez tous les Juifs.
Joseph Joffo, âgé alors de dix ans, faisant environ un mètre trente, les cheveux bruns et les yeux marrons, aimant et cherchant la bagarre et ayant un caractère bien trempé, se fait coudre la fameuse étoile jaune, par sa mère, sur son blouson avant son départ pour l'école et il en va de même pour son frère ainé Maurice Joffo, douze ans, ayant la même tête et le même caractère que son petit frère mais mesurant dix centimètres de plus.  Le résultat à l'école est immédiat, le racisme des enfants fait rage et à la maison, leur père a déjà compris: il faut fuir.
Maurice et Joseph doivent rejoindre leurs frère Henri et Albert à Menton. Ils auront à franchir la ligne de démarcation près de Dax, sans papiers.
Et la course vers la liberté commence....

Mon avis:

J'ai trouvé que c'est un très beau livre émouvant et fort. Il résume bien la situation difficile des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. Ce livre est plein d'angoisse et de suspense : « l'Allemand lit, épluche, me fixe et me rend la feuille... ». Je l'ai aimé  parce que c'est une histoire vraie et je trouve qu'elle  est bien écrite puisque l'on peut se mettre à la place de Joseph ou de Maurice parce qu’ils sont jeunes. Je pense que ce livre est très réaliste et je ne sais pas si tout le monde aurait réagi de la même façon face à une telle situation. Les personnages sont très attachants.
Je conseille à toutes les personnes qui ont ce livre chez elles de le lire immédiatement et à celles qui ne l'ont pas encore de l'acheter!

27 janvier 2012

Critique de livre: Acide Sulfurique

 Fiche Technique :

Titre du livre : Acide sulfurique

Auteur : Amélie Nothomb

Editeur : Albin Michel

Collection : Le Livre de Poche

Age du lecteur : Il faut s’y connaître un minimum sur la Deuxième Guerre et avoir la maturité nécessaire pour comprendre le but de ce livre.

Type de livre : dystopie

 

Résumé :

Une émission de « téléréalité » - bien que ce terme ne soit pas très bien approprié dans ce cas là- nommée « Concentration » consiste à rafler des gens au hasard pour les mettre dans le rôle de détenus de camps concentrationnaires comme lors de la deuxième guerre mondiale, les maltraiter, les tuer, les torturer par des kapos encore une fois recrutés au hasard et visiblement de nature assez simple et barbare. La seule différence avec les camps originaux est que cette fois, tout est filmé ! Les organisateurs de cette émission veulent montrer la déshumanisation et la violence gratuite infligée aux prisonniers et faire de leur agonie un spectacle. L’émission atteint des pics d’audience jamais égalée et ne cesse de fidéliser de nouveaux téléspectateurs.

Au milieu de cette barbarie, que fait cette sublime jeune femme fière et digne, affublée du matricule CKZ 114, qui redonne du courage aux autres détenus et qui obsède la kapo Zdena, avide de connaître son nom et de l’avoir pour elle seule ?

Comment la prisonnière se révolte contre le programme télévisé et les téléspectateurs qui le regardent ? Arrivera-t-elle à faire survivre ses camarades d’infortune à l’aide de Zdena ?

 

Mon avis :

J’adore les dystopies et celle-ci ne fait pas exception*. Le style d’Amélie Nothomb est très agréable à lire. Il permet de faire passer beaucoup de choses, comme ce sujet sensible qui est la discrimination des Juifs pendant la guerre, qu’elle tourne de manière à montrer son ridicule et sa bêtise plutôt que son horreur.

Ce qui me choque au premier abord est le fait que l’on puisse ne serait-ce qu’envisager réitérer les horreurs commises par Hitler et ses suiveurs. Il est vrai que c’est assez inhumain de penser faire du mal comme ça à des êtres humains, juste pour le plaisir. Qui pourrait bien supporter de telles atrocités ? Dans ce livre ce sont des gens comme vous et moi qui regardent l’émission en se prenant pour des spectateurs indignés qu’un programme comme ça puisse exister. Pourtant ces derniers regardent quand même et critiquent avec hypocrisie quelque chose qu’ils encouragent. C’est là que l’on se demande qui sont les coupables de tout ça. Serait-ce les kapos qui frappent et invectivent les prisonniers pour les beaux yeux de la caméra ? Ou bien les organisateurs qui les commandent ? Ou alors serait-ce le public qui fournit aux dirigeants de l’émission un besoin de violence à assouvir et qui reste devant l’écran au lieu de changer de chaîne ? Pourtant, ils ne sont d'autre part que les objets d’un système exploité par les organisateurs.

Néanmoins, si on analyse les émissions de téléréalité actuelles, on constate rapidement que ceux qui les regardent le font bien avec la volonté sous-jacente d’y voir une dispute, une trahison ou quelque chose de parfois malsain. Il y a de l’action mais elle est assez négative. Bien entendu, il y a un but plus principal et plus important que le reste, mais on peut facilement voir le côté mauvais de ce genre de programme. Par exemple, obliger une dizaine de personnes à passer des mois ensemble (comme dans Secret Story) entraîne forcément quelques écarts entre elles, que les caméras filment aussitôt : ceci soulignant ainsi les  mauvais aspects d’une personne aux yeux du public, qui redemandera par la suite à voir les participants à l’émission s’étriper juste pour  le droit de les juger. Le public a donc légèrement tendance à se prendre pour dieu qui voit tout, entend tout, juge…

Ici, je pense qu’Amélie Nothomb a caricaturé le phénomène en insistant sur un côté négatif beaucoup plus important, voir total. Elle dénonce l’absurdité dont on peut être capable et exagère suffisamment pour nous remettre en question. Je trouve ça très pertinent.

Je trouve aussi les personnages attachants car au début, Pannonique et Zdena paraissent opposées en tous points, que ce soit au niveau de la beauté, de l’intelligence, de la force… alors qu’au fur et à mesure de l’histoire, Zdena semble changer comme pour plaire à Pannonique. C’est comme si son amour pour la détenue l’amenait à ouvrir les yeux sur la situation, et à réagir.

 

*Dystopie est un antonyme d’utopie : c’est quelque chose de totalement imparfait voire malfaisant que l’on redoute ou abhorre.

 

L’Eponge-Bleue

25 janvier 2012

Critique de livre : "Black out".

Black Out.

Titre : Black out

Auteur : Sam Mills

Collection : Naiveland

Édition : Naive

Age : 13-14 ans

Genre :science-fiction

 Cette histoire se passe dans une future Angleterre, qui est devenue un état très différent d'aujourd'hui. Contre le terrorisme, l'État censure la presse, interdit certains livres et réécrit les classiques. Les habitants sont espionnés : il y a des caméras partout, les mails et les conversations téléphoniques sont vérifiés.

Stefan, le héros de l’histoire, est un adolescent de 16 ans. Il vit avec son père et a perdu sa mère quelques années auparavant. Il croit comme tout le monde que l'État veut le protéger jusqu'à ce qu'il découvre que son père, un libraire partisan de la protection des livres, cache un terroriste. Il commence alors à lire les versions censurées des livres.

Le personnage de Stefan est attachant car on évolue avec lui. Au début il est d'accord avec l'État et au fur et à mesure, en découvrant certaines choses, il commence à se poser des questions et change d'avis. Page 278 « Ma peur de l'État s'intensifiait et tournait à la colère. J'avais envie de lui faire un bras d'honneur, de publier les livres interdits, de fracasser des caméras de surveillance... tout ce qui pourrait gripper la machine.

-Je veux rejoindre, ai-je dit, avant de répéter plus fort : Je veux rejoindre les Mots. »

Il y a du suspense et de l'action tout au long du livre. A aucun moment le lecteur n'a envie de refermer le livre tellement l'histoire est prenante.

Page 166 « J'étais toujours furieux contre moi-même, je m'en voulais d'être retourné à la librairie. Quel droit avais-je de critiquer Sally pour une goutte d'alcool, alors que j'étais entré par effraction dans une zone interdite et que j'avais volé un livre ? »

L'histoire est bien écrite et est intéressante. Car même si c'est de la fiction, elle pourrait se réaliser. Et Stefan, le héros, est un personnage de notre âge, ce qui nous permet plus facilement de nous identifier et de nous intéresser à l'histoire : Page 17 « Comment je suis devenu un assassin à seize ans ? En me retournant sur le passé, je pourrais accuser Omar, ou les Mots, ou les hommes qui m'ont forcé à prendre le revolver. Mais la graine était semée bien avant cela. En réalité, tout a commencé avec un exemplaire de 1984. »

05 janvier 2012

critique : Garçon ou Fille

Titre : Garçon ou Fille

Auteur : Terence Blacker

Collection : Scripto

Edition : Gallimard Jeunesse

Âge du lecteur : 11-12 ans

Le sous-genre littéraire : société

 

Sam est un jeune homme américain plutôt arrogant, insupportable, petit, blond et a un visage légèrement féminin, il vient de perdre sa mère, donc il va vivre chez sa tante car il n'a pas vu son père depuis 5 ans. Matthew est le cousin de Sam, lui est anglais, il une allure vaguement sournoise, pas très bavard, il a perpétuellement l'air aux aguets. Et à cause de son fameux cousin, il va avoir quelques petits problèmes.

Jake et Tony sont les deux meilleurs amis de Matthew et à eux trois ils forment la bande '' Sheds ''. Et leurs ennemies sont Elena, Charley et Zia qui eux sont la bande des '' Garces ''.

La bande des '' Sheds '' ne supporte plus Sam, donc ils lui lancent un gage : et si le cousin de Matthew le fait, il aura le droit de faire partie du groupe. Celui-ci le relève. Ce défi  est nommé ''l'opération Samantha'' : cela consiste à s'habiller et se comporter comme une fille durant les cinq premiers jours de la rentrée scolaire (en quatrième).

 

J'ai beaucoup aimé ce livre car on le lit sous différents points de vue , en fait , nous mettons dans la tête de différents personnages, comme si nous changions de corps, comme :

« Mrs. Burton

A l'âge de dix-huit ans,... » (p.8)

ou

« Matthew

On s'est tous retrouvé chez Tyronne. »

Ce roman contient des moments très drôles.

« Un uniforme de collégien.

De collégienne, plus précisément.

-C'est quoi, ça? a fait Sam, en poussant la jupe bordeaux du bout du pied.

-C'était l'uniforme de ma sœur, a répondu Jake.

-Et alors ?

-Et alors, à partir de maintenant c'est le tien.

-Quoi ? Qu'est-ce que... ?

 Sam s'est accroupi et a déplié les affaires. Une veste et une jupe d'uniforme, avec leurs accessoires, chemisier et chaussette blanches, qu'il a étalés sur le tapis, comme un petit corps. » (p.49)

 Et vu que l'histoire se déroule dans un collège, on peut penser que ça pourrait nous arriver. Sinon... je vous conseille de lire ce livre car nous apercevons les différences et les points communs entre les filles et les garçons.

 

Laetitia

31 décembre 2011

Critique de livre: Fatherland

Critique de livre : Fiche Technique :

Titre du livre : Fatherland

Auteur : Robert Harris

Editeur : Juliard

Collection : Pocket

Age du lecteur : Ce n’est pas l’âge qui est déterminant mais les connaissances historiques du lecteur sur la deuxième guerre mondiale et sur l’Allemagne des années 30.

Type de livre : Thriller, Uchronie (lorsque l’on change des faits historiques), Policier

 

Résumé :

Xavier March travaille pour la Kriminalpolizei de Berlin, chargée de résoudre les affaires criminelles. Un matin il se rend sur les bords de la Havel pour repêcher un corps identifié au nom de Joseph Büler : un haut fonctionnaire du parti nazi. Cette histoire amène le policier à enquêter sur une affaire de trafic d’œuvres d’arts menée par Büler et d’autres politiciens haut gradés. Pourquoi Büler et ses complices sont-ils mystérieusement décédés récemment ? Et pourquoi l’un des instigateurs du complot, Martin Luther, a-t-il disparu dans la nature ? Que fait l’infâme général Globocnik à trainer autour des victimes ?

Le commandant a un sens des responsabilités accru et ses valeurs font qu’il s’oppose au régime nazi. Il désespère que son fils aille jusqu’à dénoncer ses activités antipatriotiques pour suivre le mouvement des Jeunesses Hitlériennes. Il observe sans pouvoir rien faire l’endoctrinement de la population allemande, ainsi que les actions criminelles de la Gestapo.

March tentant de découvrir la vérité, s’allie à une journaliste et se lance sur les traces de Luther et des secrets qu’il garde jalousement. Il désire aussi stopper la future alliance Allemagne-USA,  que seule la découverte des camps de la mort juifs pourrait déjouer. Une ultime question se pose alors : l’avenir du monde se trouverait-t-il dans le dénouement de cette enquête ? Hitler dominera-t-il le monde ?

 

Mon avis :

Quel ennui de lire ce livre ! J’ai beau adorer les policiers, celui-ci était épuisant ! D’après la quatrième de couverture et la critique que j’avais lue, ce livre me paraissait formidable !

Eh bien non, l’intrigue est molle, il n’y a jamais de surprise,mais des détails inutiles racontant la manière de se vêtir de telle ou telle personne et d’autres choses aussi intéressantes qu’un brin d’herbe dans une prairie remplissent des pages entières. L’histoire met du temps à démarrer –à cela près qu’elle ne démarre jamais vraiment puisque l’enquête suit son cours de manière linéaire, sans interruption quelconque.

D’après le résumé, on pourrait croire que ce livre raconte le résultat de l’anéantissement de l’Europe, et du monde, par les Allemands. Pourtant, le récit reste trop centré sur l’affaire du début, dans le sens où on ne raconte pas assez le sujet qui paraît principal, c'est-à-dire la victoire des forces de l’Axe. En lisant ce livre, je voulais découvrir un monde diamétralement opposé au nôtre, et pourtant si proche. Que se serait passé si les Allemands avaient gagné la guerre ? C’est la réponse que j’attendais de l’auteur, je voulais avoir quelque chose de crédible. C’est quand même l’uchronie qui me semble être le point à réussir absolument. Ce que je trouvais intéressant pour ce livre était de voir comment on pouvait justement traiter un sujet aussi délicat que la Deuxième Guerre pour en faire une tout autre chose. Quand on y pense, la société actuelle serait totalement différente si nous avions perdu (enfin je crois).

Si ce livre avait été un simple policier, je l’aurais trouvé médiocre mais bien fait. Mais qu’on tombe sur un sujet totalement différent de celui que l’on attendait fait que la frustration ressentie empêche d’apprécier cet ouvrage à sa juste valeur. Je me répète mais ce qui se passe dans ce livre aurait très bien pu se dérouler dans l’Allemagne actuelle, ou même en Russie ! Bref, tout le monde a bien compris que ce n’est pas mon livre préféré...

                                                               L’Eponge-Bleue

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