sur le chemin de jean racine

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17 mars 2013

critique de livre : Le passeur

Auteur : Lewis Lowry

Age : à partir de 10 ans

Genre : science-fiction

 

Imaginez un monde sans amour, sans couleurs, sans animaux, où on ne vit pas avec son propre enfant. Voilà le monde décrit dans « Le Passeur » par Lewis Lowry

Jonas, un enfant de onze ans, vit dans une communauté où tout est interdit, où il n’y a pas d’émotions. Il a deux amis, Fiona et Asher, qui sont dans le même groupe d’âge que lui. Le jour de la cérémonie de décembre (il a alors douze ans), il reçoit son métier de dépositaire de la mémoire. Avoir ce métier veut dire que l’on doit porter tous les souvenirs du monde avant que toutes ces règles ne soient imposées (ceux de la guerre, du soleil, de la pluie, de l’amour,…). Le Passeur est en fait l’ancien dépositaire de la mémoire, c’est lui qui transmet les souvenirs à Jonas. Mais un jour, ce dernier décide que tout le monde devrait partager ces choses, si précieuses, et quitte sa communauté, à la recherche de l’endroit où tous ces plaisirs existent encore…

L’histoire est lente à décoller, mais après les cent premières pages, je l’ai beaucoup aimée. Ce livre nous fait prendre conscience que nous avons de la chance d’avoir droit aux émotions, au soleil, aux couleurs, …et j’aurais du mal à vivre dans un monde sans : « Il savait que les lumières brillaient à travers les fenêtres des maisons, que c’étaient des lumières rouges, bleues et jaunes qui scintillaient sur les arbres dans les lieux où les familles créent et conservent des souvenirs et où elles célèbrent l’amour. »p222


Chauveau Z.

18 février 2013

critique de livre : le bizarre incident du chien pendant la nuit

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

Mark Hadd

titre original : The curious incident of the dog in the night-time

âge : adolescent dès 12 ans

édition : Nil éditions

sortie du livre : 2003

Résumé

Christopher Boone, quinze ans trois mois et deux jours, retrouves Wellington, le chien de madame Shear, mort une fourche dans le ventre. Alors qu'il le serrait dans ses bras parce qu'ils étaient très proches, Mme Shear sortit de chez elle et vit Wellington mort dans les bras de Christopher. Elle appela la police, qui amena le garçon au commissariat. Le policier suspecta Christopher de meurtre. Comme ce n'était qu'un enfant il n'eut qu'un avertissement mais la prochaine fois , s'il faisait quelque chose, il aurait de gros ennuis. En sortant du commissariat, il décida de faire une enquête pour savoir qui avait tué Wellington. C'est pour ça qu'il commença à écrire ce livre policier, aidé par Siobhan, sa professeure. Il commença par interroger tout le quartier qui n'en savait pas plus que lui. Il mit alors au point une hypothèse très perfectionnée : le coupable devait être une personne qui :

a) détestait ce chien

b) était folle

c) voulait faire de la peine à Mme Shear

mais après réflexion il se dit :

1)qu'il ne connaissait personne qui détestait Wellington

2)qu'il ne connaissait pas de fou

3)et que la plupart des meurtres sont commis par un familier

et que c'était le cas pour Mme Shear, elle n'aimait plus Mr Shear car il l'avait trompée.

Un jour il dit à son père que ça pouvait être Mr Shear qui avait tué Wellington pour faire de la peine à Mme Shear, il n'arrêtait pas de le dire à son père qui s'énerva et qui lui dit qu'il n'avait plus le droit de dire Mr Shear et qu' il devait arrêter son enquête. Mais est-ce qu'il va écoute son père

Qui est Christopher Boone ?

Christopher Boone est autiste (attitude de repli sur soi-même où l'individu n'entretient plus de relations avec le monde extérieur), il n'a aucune relation avec les autres, il adore les maths, les livres de Sherlock Holmes, il veut passer le A Levels (Equivalent du bac). Si on lui donne trop d'informations, il s'accroupie et se met à grogner très fort. Si on le touché, il tape cette personne .
Avis personnel :

J'aime ce livre car l'histoire est magnifique. J'adore les livres policiers, aussi quand ils racontent la vie d'une personne et là c'est vraiment le cas ! Dans la vrai vie j'aurais jamais cru que cela était possible, mais en le lisant on y croit vraiment. Ce petit garçon a une vie passionnante. En plus quand on le lit, il faut se dire que c'est un autiste qui l'a écrit et qu'il a fait un énorme effort. Je le conseille aux gens qui veulent lire un livre plein de suspense et d'aventure. Et il faut aimer les maths et la philosophie pour nous aider à bien comprendre celui-la.

Extrait:

«J'aime bien les chiens. On sait toujours ce qu'ils pensent. Ils ont quatre humeurs : content, triste, fâché et concentré. En plus, les chiens sont fidèles et ils ne disent pas de mensonges parce qu'ils ne savent pas parler».

14 mars 2012

Critique de livre: Peine maximale

Critique de livre : Fiche Technique :

Titre du livre : Peine maximale

Auteur : Anne Vantal

Editeur : Les Incorruptibles

Collection : Actes Sud Junior

Age du lecteur : De 11 à 17 ans environ mais c’est très approximatif

Type de livre : Jeunesse

 

Résumé :

Kolia est coupable de tentative de vol et de séquestration de mineur. Sa sœur, Léna, est accusée de complicité.

Que s’est-il vraiment passé le 19 septembre 2007? Quelles sont les raisons qui ont poussé Kolia à basculer en trois jours ?

Mais surtout : que pensent les membres du jury de tout cela, ceux qui vont décider du sort des trois frères et sœurs : Kolia, Léna, et Anna, qui sera envoyée en foyer d’accueil si ses aînés vont en prison ?

Tour à tour projetés dans les têtes des jurys, des accusés, des magistrats, et des victimes, nous attendons le verdict tant redouté !

 

Mon avis :

J’ai adoré ce livre du prix des incorruptibles (le second que je lisais ; cf.  Blog) car il est vraiment très réaliste et plein de suspens.

 

Le réalisme est dû à deux éléments :

Les points de vue à la première personne de chacun des personnages nous permettent d’observer plusieurs avis différents à propos de l’affaire d’assises, puis de nous constituer nous-même un avis personnel , comme si nous faisions partie du jury. Par exemple, la jury Simone Massenet se moque de l’issue du procès et est pressée de partir en vacances tandis que l’intellectuel du groupe réfléchit à la manière de manipuler les autres pour qu’ils soient du même avis que lui.

 

Remarquons qu’Anne Vantal a forgé des caractères bien différents les uns des autres pour ses personnages. Elle leur a inventé une personnalité propre, ce qui diffère d’autres livres où l’on voit trop que c’est la même personne qui a tout écrit, comme si ils (les personnages) avaient tous la même manière de raisonner, ce qui est atrocement ennuyeux.

 

Les détails apportent une plus grande véracité à l’histoire que l’on lit, comme les informations sur le déroulement d’un procès d’assises, la découverte de quelques règles à respecter durant celui-ci… et bien d’autres précisions qui le rendent plus vrai.


Le suspens est maintenu jusqu’à la fin car une fois que l’on s’est approprié l’histoire, on se pose trois questions essentielles :

Premièrement, que va-t-il arriver à Kolia ? On sait qu’il se déclare lui-même coupable dès le début, on ne peut donc pas s’empêcher de se demander de combien d’années de prison il va écoper. En se référant au titre, on peut craindre le pire.

 

Ensuite, quel sera le sort de Léna ? Elle ne paraît pas bien méchante ni coupable d’après les soins qu’elle a procurés au petit Ugo. Ce serait donc cruel de la condamner lourdement.

 

Enfin, que va devenir Anna, la cadette de la famille ? Ses parents morts ainsi que son frère et sa sœur en prison, elle verrait disparaître toute trace d’avenir heureux, elle qui est encore au collège et qui dépend entièrement des autres.

 

                                                                     L’Eponge-Bleue

03 mars 2012

critique de livre : Cœur d’encre

Cœur d’encre

Auteur: Cornelia Funke
Édition: Gallimard jeunesse Folio Junior
Sous genre littéraire: Roman fantastique
Lecteur: A partir de 11 ans, selon l’éditeur, mais peut être lu dès 10 ans car le style est plutôt simple selon moi !

Meggie, jeune fille de douze ans, vit seule avec son père qu’elle adore, tout comme les romans qu’elle dévore avec passion. Son père, Mo, est relieur, « médecin de livres » comme elle l’appelle ; il raffole des histoires autant que sa fille bien qu’il ne veuille pas lire à voix haute... Une nuit, un personnage étrange dont elle ne découvrira le nom (« Doigt de poussière ») qu’un peu plus tard, arrive, habillé tout en noir, devant sa fenêtre et attend. Quand elle l’aperçoit, Meggie appelle son père qui s’empresse de faire entrer l’inconnu tout en demandant à sa fille de se recoucher… Mais la curiosité l’emporte : elle les espionne et c’est le début d’une folle aventure qui commence !

J’ai adoré ce livre car son thème est justement « LES » livres et que l’on découvre avec cette histoire que les mots peuvent avoir des pouvoirs. Pour Mo et Meggie ces pouvoirs ne sont pas aussi simples que l’on peut le penser ; autant ils peuvent les aider, autant ils peuvent s’avérer dangereux et leur attirer beaucoup d’ennuis. Meggie et son père vont ainsi se faire capturer à plusieurs reprises, leurs ravisseurs voulant les obliger à lire des passages de l’histoire afin d’en faire sortir une créature terrifiante.

Il y a également beaucoup de suspens, tout peut arriver d’un moment à l’autre. Ainsi, les personnages parfois séparés préparent des plans pour sauver les autres. Leurs projets ne paraissent pas concorder mais ils  permettent finalement des diversions inattendues.

Les personnages ont aussi le don de s’attirer des ennuis, ce qui ajoute de l’humour à l’histoire. Par exemple ils se font capturer à plusieurs reprises (alors qu’ils avaient réussi à s’échapper) ! Pour compléter, la présentation est belle avec de jolies illustrations de l’auteur en fin de chapitres.

Cœur d’encre est le début d’une trilogie dont on peut difficilement se détacher ! Bref je vous la conseille très fortement ; bonne lecture !

                                       

20 novembre 2011

Critique de livre: Blog

Critique de livre : Fiche technique :

Titre du livre : Blog

Auteur : Jean-Philippe Blondel

Editeur : Actes Sud Junior

Collection : Les Incorruptibles

Age du lecteur : Dès 12 ans mais c’est accessible dès l’adolescence, en même temps c’est un peu le sujet principal =)

Type de livre : Jeunesse

 

Résumé :

Lorsqu’il découvre que son père a lu son blog, il (car une des spécificités de ce livre est qu’on ne connaîtra jamais son prénom) se mure dans la colère. Son père n’avait pas le droit de lire ce blog, c’était privé et c’est désormais souillé par l’empreinte paternelle. L’adolescent choisit de ne plus jamais reparler à son père. Celui-ci ne le mérite pas ou plutôt il ne le mérite plus. Le « fautif » décide alors de rendre ce qu’il a pris. Il donne un carton rempli de vieux souvenirs à son fils notamment ses anciens journaux intimes qui renferment tous ses secrets.

 Le jeune homme frustré plonge alors dans un gouffre d’histoires dans lesquelles il découvre son père à son âge : autrement. Il le comprend au fil des pages, que ses yeux parcourent toutes les nuits. Sa révolte s’éteint pour laisser place à l’admiration.

Ce jeune est légèrement colérique, impulsif et extrême dans ses émotions. Il rejette la faute sur son père car il se base uniquement sur les faits qu’il connaît avant de découvrir la vérité : le pourquoi du comment, la raison qu’a eue son père pour faire ce qu’il a fait.

 

Mon avis :

C’est encore un très bon livre que je prends plaisir à lire du début à la fin. La lecture est très facile et accessible. On découvre une histoire assez intéressante du fait que non seulement on se met facilement à la place du personnage principal grâce la narration à la première personne mais en plus, le jeune homme soulève des problèmes de communication père/fils très intéressants car réalistes. On découvre derrière cette « personnification de l’ado moyen » une personne sensible qui est en manque d’écoute. Il emploie aussi un vocabulaire mi courant mi familier totalement indispensable, sans lequel on ne croirait pas trop à l’histoire, et sans lequel il n’y aurait pas cette espèce de proximité entre le narrateur et le lecteur. Les histoires du père et du fils qui évoluent en parallèle ont l’air de se compléter l’une l’autre. Le parcours des deux est à peu près similaire et c’est comme si celle du père orientait celle du fils vers la « bonne voie ».

                                                                  

                                                                                                 L’Eponge-Bleue