sur le chemin de jean racine

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25 mai 2012

Critique de livre : je veux vivre

 Critique de livre : Je veux vivre

Titre du livre: Je veux vivre

Auteur: Jenny Downham

Collection: PLON jeunesse

Âge du lecteur: A partir de 15 ans 

Sous-genre littéraire: Drame

Tessa Scott, une jeune fille de seize ans, est atteinte d’une leucémie et sait qu’il ne lui reste que très peu de temps à vivre. Elle élabore une liste d’une dizaine de choses qu’elle veut réaliser avant de mourir, comme consommer de la drogue, devenir célèbre. Zoey va tenter de l’aider à faire tout ce qui est inscrit sur cette liste.C'est une jeune fille de seize ans, qui sort beaucoup, boit et dont les parents ne s'occupent pas . C'est la meilleure amie de Tessa. 

J’ai adoré ce livre car j’ai trouvé que le personnage de Tessa était extrêmement bien inventé : j’avais peur de tomber dans le cliché de l’adolescente terrifiée ou fleur bleue. Mais au contraire, elle est représentée avec un caractère absolument insupportable, ce qui d’ailleurs peut déplaire et agacer beaucoup de gens, mais ce n’est pas mon cas. 

" Papa dit que tu devrais te lever tous les matins et te secouer un peu!

- Ça m'est parfaitement égal, Cal. Fiche le camp de ma chambre s'il te plaît! 

Il s'en va et je suis moi-même surprise de voir à quel point ça m'est égal. "

De plus, j’ai trouvé le personnage de son petit frère attachant, car il n’a qu’une douzaine d’années, doit affronter la maladie de sa sœur et essaie de rester avec elle, même quand Zoey est présente !

Enfin, c’était la deuxième fois que je lisais ce livre, et je l’ai autant trouvé formidable et touchant que la première fois:

"-Le pire qui puisse arriver, c'est quoi?

-Que cela fasse mal.

-Ça fait déjà mal."

 Le fait que l'on puisse lire ce livre plusieurs fois prouve, pour moi , qu'il est bien écrit  : on ne s'en lasse pas , il reste intéressant . Même si je savais ce qui allait se passer, pendant que je le relisais, je restais touchée et prise dans l'histoire. 

25 avril 2012

Critique du livre : Chaque soir à 11 heures

Titre : Chaque soir à 11 heures

Auteur : Malika Ferdjoukh

Edition : Flammarion

Age : à partir de 13 ans

Genre : aventure/fantastique

 

Résumé

Whilelmina (dite Willa) est la narratrice de l’histoire. Elle est prise entre son père, créateur d’œuvres d’art aux titres loufoques, et sa mère qui s’occupe des Miss de toutes les régions. Elle sort avec Iago, et sa meilleure amie, Fran, est sa sœur. Mais la soirée d’anniversaire de celle-ci  bouleverse son existence. Elle  y rencontre Edern Fils-Alberne, un garçon énigmatique et évidemment très séduisant. Sa vie prend  alors des allures d’enquête policière, des airs de films d’horreur et d’histoire fantastique. Car être présentée à la famille Fils-Alberne, c’est pénétrer dans des couloirs sombres pleins de courants d’airs et de lames de plancher qui s’étirent, craquent et gémissent tant les secrets qu’elles gardent veulent se libérer. Mais victime de tentatives de meurtre (ce qui pour une lycéenne tout à fait ordinaire est assez surprenant), et conquise par le bel orphelin, Willa décide d’aller jusqu’au bout pour lever le voile sur les mystères (forts nombreux) qui l’entourent.

 

Mon avis

J’ai beaucoup aimé ce livre, car c’est à la fois un récit fantastique, un roman d’amour et un thriller. Tout au long de l’histoire, on se demande pourquoi l’héroïne, une lycéenne follement amoureuse, manque plusieurs fois de se tuer : « A peine fus-je debout qu’un choc violent me projeta. Pendant une seconde, mes bras ont brassé, saisi, attrapé l’air de toutes leurs forces,  avec l’espoir absurde qu’il allait se solidifier pour me retenir. Au lieu de cela, l’espace a dérapé comme de l’eau, glissé comme de l’huile. J’ai basculé dans le vide. »                 
Il y a également beaucoup de mystères, qui ne sont résolus qu’a la dernière page, ce qui nous plonge dans l’histoire, et nous empêche de nous arrêter : « On va attendre ensemble que la pendule sonne onze heures. Elle a compris. Elle a hoché la tête, soudain très grave. Ses cils frémirent. On n’était qu’à quatre minutes de onze heures. On a attendu. »                                                                            
Je conseille donc ce livre à toutes les personnes qui aiment les lectures passionnantes, où l’héroïne ne nous laisse pas un moment de répit ! 

02 décembre 2011

Critique de livre : entre chiens et loups

Titre : Entre chiens et loups

Auteur : Malorie Blackman

Edition: MILAN (collection Macadam MILAN)

A partir de 12/13 ans, c’est de la science -fiction, à mi-chemin entre le roman d’aventure et le roman d’amour.

 

 Calum McGregor est un jeune garçon blanc, qui, comme tous ceux qui ont la peau blanche (surnommés les Nihil), est rejeté par la société. Pourtant, il garde plus ou moins la tête haute, car il a décidé de lutter contre ce racisme qui dure depuis si longtemps. Et surtout, il est amoureux de Sephie, une amie Primas (c’est le surnom donné aux gens noirs), fille d’un riche politicien, qui est trop gâtée à son goût. Ensemble, il se sont toujours juré de résister, mais en grandissant, ils se rendent peu à peu compte qu’un véritable gouffre les sépare. Il est presque impossible d’aller contre le système.

 

Le narrateur est interne et il change à chaque chapitre, ce qui permet de s’identifier facilement aux personnages et de comprendre leurs réactions. Par exemple à un moment, on se demande qui est le mystérieux bienfaiteur qui a fourni de l’argent aux McGregor, puis le narrateur change et l’on comprend que ce n’est la personne à laquelle on pensait.

 

Ce livre a créé une sorte de « racisme inversé », ce qui montre différemment mais de manière réaliste la ségrégation raciale : les Nihil ne sont jamais policiers, et ce sont toujours eux qui sont accusés, lorsqu’un attentat a lieu...

 

Il n’y a pas de « gentils », ni de « méchants » bien définis, le lecteur est libre de préférer les Nihil ou les Primas, car les deux ont des qualités et des défauts. On a tendance à avoir pitié des Blancs qui sont persécutés, mais de leur côté, ils posent des bombes et tuent des innocents.

 

Les trois tomes suivants sont La couleur de la haine, Le choix d’aimer et le retour de l'aube.


                                                                                                                                                                         Adrien