sur le chemin de jean racine

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écrits d'élèves

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15 juin 2011

Echo et Narcisse

 

D’un côté, à gauche, Echo était debout drapée d’une toge ocre avec une belle chevelure châtain clair. Elle tenait dans sa main droite une liane verte et avait l’autre posée sur une pierre grisâtre. La jeune fille était assise entre les narcisses soufre qui poussaient sur le passage du garçon du même nom. Elle le regardait justement, une fleur pourpre dans les cheveux. Narcisse était superbe avec sa toge rubis, une couronne de laurier absinthe dans les cheveux. Sa tête prenait une teinte écarlate car il se regardait avec passion dans une source limpide. Le ciel, d’habitude bleu, devenait fauve et rose car c’était le début du crépuscule. Il y avait des arbres autour de la rivière. Ils arboraient une parure de feuilles émeraude et un tronc havane.

Louis Lasserre, 6ème5


Ekphrasis ou description du tableau de Waterhouse (1903).

22 mai 2011

poésie lyrique VII

Dame Nature

 

Tu es belle, dans ta robe à fleurs,

Tu es belle, de toutes les couleurs.

Le bruit du vent te fait danser,

Les oiseaux t’enchantent en chantant.

Je vois les hirondelles revenir

Serait-ce l’arrivée du printemps ?

Tes enfants jouent, de temps en temps,

Avec ton collier de feuilles,

Qui tombent parfois pendant l’automne,

Et que tu ramasses gentiment.

Ton corps est en phase de changement,

Mais ton esprit est ailleurs.

Tu ne pense plus qu’à une chose,

La beauté en est le sujet.

Oui, tu es belle.

Tu es belle, Ô Dame Nature.

Corentin


poésie lyrique VI

Le doux chant déchirant des hiboux

Dans l'aube grise, je suis transie.

Tu es partie.

J'ai marché toute la nuit

La lune noire me suivant du regard.

 

Les houx sanglotent, les flocons dansent

Je suis malheureuse.

Toutes les joies du monde se sont tues.

Le manteau blanc recouvre le sol

Et étouffe mes pas.

Je vois dans un proche lointain, un espoir perdu.

 

La brise gèle mes larmes, petits diamants

Accrochés à mes yeux.

Le bruyant silence de la forêt engourdie

Calme mes sanglots.

Je me laisse glisser au sol, légère comme une plume, sans bruit.

En ce jour mes larmes se sont taries à jamais.

Le fer glacé de la mort est venu m'emporter.

 

Lucile

18 mai 2011

poésie lyrique V

Je suis à ta recherche

Depuis la nuit des temps

Je ne crois plus en rien

Et la vie a pour moi

Perdu tous ses plus beaux sens

Tu n’existes sûrement que dans mes songes

Alors à quoi bon poursuivre

Cette tâche d’Hercule?

 

Le Monde me parle

M’avertit,

Que tu es juste là

Je vais pouvoir ainsi

Te découvrir plein d’entrain

Et enfin voir à quoi tu ressembles

Pour essayer de te comprendre

Mais tu t’en vas,

Et tu te réfugies

Au paradis.

 

Ce Monde me dit

Que j’y passerai toute ma vie

Pour enfin trouver

Le jour du jugement

Face à ces magnifiques monstres

Semblables à des harpies

 

Qui je suis

Marine


poésie lyrique IV

Face à toi, je suis sans voix

Tous mes sens sont à l'affût de la moindre sensation

Fraîcheur et pureté

Telles sont tes plus grandes qualités

Ta nappe blanche recouvre tout signe de vie

Paysage immaculé, mes rêves t'appartiennent

Ton silence si bruyant laisse mes songes s'échapper.

 

J'aperçois au loin ton pic glacial

Aux courbes généreuses et vertigineuses

Prêt à saisir l'Olympe pour y régner

Ton souffle puissant réduit à néant

Le moindre élan de vie.

 

Ni couleurs, ni matière ne ressortent

De cette brume lactée

Tant faisant apparaître un navire à grandes voiles

Tantôt une bête étrange et biscornue

À notre imagination psychédélique

 

Ô montagne, tu me fais vivre.

 

Camille



12 mai 2011

poésie lyrique III

Eté

 

Tu arrives plein d’ardeurs,

Pour nous apporter chaleur, joie et bonheur.

Tel un empereur de la vie,

Tu couvres les champs d’or

Qui après des mois de labeur

Nous donnent envie de chanter.

Des sourires parfumés fleurissent sur les lèvres,

Lorsque ta tiédeur s’élève.

 

Des amants enlacés au cœur embrasé

Près de l’eau céruléenne se sont retrouvés.

Tu mets leur haine de côté,

Pour les laisser s’aimer, s’adorer, s’idolâtrer.

 

Au loin, l’humeur festive et la joie ne font plus qu’un.

Certains s’amusent, d’autres ne se plaisent,

Les uns s’enivrent, les autres s’apaisent,

Mais toi, tu es là, au milieu de tout.

 

Tes pures brises qui caressent les vagues

Font l’effet d’une bise sur nos visages.

Et la douceur du soir confirme l’espoir

Que la lumière du jour a laissé entrevoir.

Une troisième


08 mai 2011

poésie lyrique II

Mon village

Joli village où jouent les enfants

Petit lavoir où je rêve le soir

Que deviendras-tu au fil du temps ?

Tu t’habilles de pierres pour me plaire

Vieux clocher, vieille église, vieux cimetière

Garderas-tu ton visage d’antan ?

Brume matinale recouvrant fermes et demeures

De bonheur

Fumée âcre et étouffante enveloppant cours et prés

De malheur

Disparaîtras-tu avec le vent ?

Calvaire vieux, calvaire de pèlerins

Solidement campé au milieu des pins

Calvaire nouveau, calvaire fleuri

Précieusement élevé avec minutie

Lequel de vous deux vivra le plus longtemps ?

Ô château, tu contes tes histoires

Tel un collier d’étoiles qui illuminent le ciel

Mon petit village tu es parfait

Et tu me plais comme tu es.

 

Rémi

01 mai 2011

poésie lyrique I

Marche à l’orée du lac

Comme une funambule sur son fil d’acier

Eteins chaque chandelle      

Dont la lueur fébrile éclaire mes pensées.

 

Mets mon esprit en veille

Essaye d’oublier.

 

Arrive près du ruisseau dont le cours tourmenté

Déchire le silence                 

Incomprise

Désarmée.

 

Sens s’écrouler en moi

 Dans un fracas de briques, de pierres, d’émois et de projets

Ce qui faisait de moi

Ce que j’étais.

 

Comment osez-vous mettre des mots sur ces choses qui n’en possèdent pas ?

La couleur des paroles que je bois

Laisse sur ma langue

Un amer goût de sang.

 

Ignore les chansons du lierre qui grimpe au mur

Dédaigne les sermons de la pluie qui murmure

Plus rien désormais ne sera comme avant.

 

Verrouille chaque porte

Censure chaque souvenir

Le passé n’est pas fait pour être regretté.

 

Déguste la douleur comme un mets raffiné

Je la mérite

Elle m’appartient

Lancinante

Effrénée.

 

De mon propre malheur, je souris

Et remplis mes poumons

De zéphyr d’automne.

                                 

Je poursuis mon chemin

Sous le crachin acide

Sans me retourner. 


Valentine