sur le chemin de jean racine

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28 mars 2014

critique : le pacte de Jenny Han et Siobhan Vivian

Titre: Le Pacte, tome1 : Vengeance.

Auteures : Jenny Han et Siobhan Vivian. Traduit de l’anglais par Carine Roulet.

Collection : Collection Scarlett.

Age : S’adressant en majorité aux adolescents de 14 ans.

 

Résumé : Les filles ne pleurent pas… elles se vengent. Lillia n’avait jamais eu de problème avec les garçons, jusqu’à ce fameux été quand l’un d’entre eux a voulu aller trop loin avec sa sœur. Kat est insultée et humiliée, elle est l’objet de ragots à cause de son ex meilleure-amie. Mary a dû quitter l’endroit où elle vivait à cause d’un garçon mais maintenant elle est de retour. Trois jeunes filles très différentes veulent la même chose : se venger. Si elles agissent seules, elles risquent d’être soupçonnées mais ensemble, elles n’attireront pas l’attention. Elles vont se retrouver à passer un pacte pour se venger de trois personnes.  Chacune a de bonnes raisons d’en vouloir à la personne à qui elle en veut, chacune se dit que l’union fait la force et que puisqu’elles ne sont pas supposées se fréquenter, cela devrait les protéger. Leurs plans sont au point et une fois qu’elles se seront vengées tout devrait aller mieux. Normalement…

 

Mon avis : En plus d’avoir une couverture sublime, ce livre aborde un thème qui me plait. Dès les premières lignes, j’ai tout de suite été captivée par l’histoire de Lillia, Kat et Mary. J’avais un peu d’appréhension à découvrir quelles étaient les raisons de la vengeance de ces trois filles. J’avais peur que cette partie ne soit pas vraiment fondée mais juste un prétexte à la suite de l’histoire. Heureusement ce ne fut pas le cas et les raisons de ce choix sont parfaitement décrites, ce qui permet d’apporter de la justesse et de la réalité au roman. « - Reeve m’avait donné un surnom très spécial. (Je sens les mots remonter jusqu’à ma bouche, brûlants et acides.) Grosse Pomme. […] J’ai traîné ma chaise de bureau, je suis montée dessus et j’ai glissé la corde autour de mon cou. Puis, j’ai fait un grand pas en avant et je me suis laissé tomber. […] – Eh bien voilà, annonce Kat, nous devons tuer Reeve. »p.297 Même si on nous apprend depuis tout petit que ce n’est pas bien de se venger, dans leur cas cela semble légitime. Comme elles, nous attendons la punition avec impatience.

Les trois jeunes filles sont très bien décrites, nous prenons connaissance petit à petit de leur caractère, leur passé, les raisons qui les poussent à se venger afin de les comprendre, les plaindre parfois, mais surtout les soutenir. « – Je n’ai pas besoin de te connaître pour voir que tu es complètement ravagée par ce qui s’est passé, peu importe ce que c’est, et peu importe quand ça a eu lieu. »p.145

Malgré l’alternance des narratrices, la différence de personnalité, je me suis sentie proche de chaque héroïne, un certain tour de force des auteurs… Le livre est écrit assez gros, ça serait un des reproches que j’aurais à lui faire, cependant  il ne concerne pas les auteurs mais à la maison d’édition (Panini Books).

Je n’ai pas pu lâcher ce livre une fois commencé. Et dire qu’il faut encore attendre pour avoir la suite !

 

Dan, 4°7.

05 mars 2014

dictée n°5 3ème7 : adjectif verbal et participe présent.

1/ Participes présents
On reconnaît les participes présents au fait qu'il sont:
-Invariables
-Ils ont pour terminaison -ant
-Ils sont souvent suivis d'un complément ou on peut leur ajouter un adverbe.
-On les écrit en prenant le radical du verbe et en y ajoutant la terminaison -ant
Exemple: "Les airs de jazz fatiguant (vite) les oreilles, il est conseillé de ne pas en écouter trop souvent. "

2/ Adjectifs verbaux
On reconnaît les adjectifs verbaux au fait qu'ils sont:
-Variables
-Ils ont pour terminaison -ant ou -ent
-On peut les faire précéder de l'adverbe "très"
Exemple: "Ces enfants sont très fatigants : ils bougent tout le temps ! "

3/ gérondifs

ils sont toujours invariables : en + -ant

Exemple : En sortant, ils ont rencontré leur ami Robert

3/ Exceptions d'orthographe
Il existe des exceptions concernant l'orthographe des adjectifs verbaux :
-On les écrit parfois avec la terminaison -ent et non la terminaison -ant. Ex: "différents" phrase n°4 de la dictée
-On les écrit parfois sans "u". Ex: "fatigants" phrase n°1 de la dictée (voir le tableau avec les exercices).


13 février 2014

Mon plus ancien souvenir d'enfance

Il y a environ neuf ans maintenant, j'avais donc environ quatre ans, je vivais avec mes deux grandes sœurs et mes deux grands frères bien plus âgés que moi. Nous habitions, à cette époque, dans une immense maison. Ma chambre était située dans le même couloir où se trouvait la chambre d'une de mes grande sœur et de mes parents. De l'autre côté il y avait un autre couloir qui, si je me souviens bien, ne se terminait jamais. Bref, ce long corridor menait aux chambres de mes frères et à celle de mon autre sœur. Mais tout au fond de ce couloir se trouvait une dernière pièce. Je la nommais : « la chambre aux poupées qui font peur ». C'était de vieilles poupées aux cheveux en bataille et à qui il manquait souvent une jambe ou un bras. Comme mes frères et sœurs savaient que je détestais ces poupées, ils adoraient ma jeter dans le grand lit à barreau où elles étaient toutes rangées.

Mais ce jour-là, ça a été le plus traumatisant de toute ma vie. C'était le soir et nous avions fini de dîner. Ma sœur, Anouck, s'était proposée pour aller me coucher. Pour parvenir à ma chambre, il fallait monter un escalier en granit. Donc nous avancions vers cet escalier si lugubre, quand je relevai la tête. Tout en haut se trouvait la poupée qui me faisait le plus peur. C'était Carol, son petit nom. Elle était la plus abimée : elle avait des cheveux marron très laids, son œil gauche qui pendait et une de ses deux jambes coincée du mauvais côté de son corps. Mais ce qui me faisait le plus peur, c'était son oeil droit qui me fixait tout le temps. Après avoir monté l'escalier, mes deux frères, Hugo et Antoine, et mon autre sœur, Baptistine, m'ont bombardée de toutes les autres poupées.

Ensuite je me souviens d'une dernière chose : Quand nous sommes allés, ma mère et moi, à la déchèterie pour jeter les poupées. Ce fut le plus beau jour de ma vie.

Lila, 3ème1

Le méchant petit Chaperon Rouge

Il était une fois une fille qui habitait dans un petit village perdu au fin fond de la forêt. Elle s’appelait Rosia Ptitpeste et était un petit peu ronde. L’enfant avait de minuscules yeux arrogants, elle portait un petit chaperon rouge, et c’est pour cela que l’on surnommait Rosia « Le petit Chaperon Rouge ». La petite fille était méchante, égoïste, malveillante et cause-malheurs. Mais un matin, sa mère lui demanda d’apporter un cheeseburger à sa grand-mère, qui adorait le McDonald. La petite peste répondit :

« Bon, d’accord, j’veux bien, mais que si tu m’donnes un gros paquet de bonbons. Sinon, j’quitte cette famille !

-Toujours à faire du chantage, dit la mère, mais Maman a vraiment envie d’un cheeseburger, alors j’accepte… »

Sur ce, le méchant petit Chaperon Rouge partit avec le délicieux sandwich. Mais à côté du chemin, l’enfant vit un loup fort bien habillé :

« Bonjour ! dit le gentlewolf.

-Jour’, vous savez où est une vieille maison toute laide, dans l’coin ? J’me rappelle plus où qu’elle est.

-Oh, elle est environ à trois kilomètres d’ici, au sud-ouest.

-Super… Encore trois kilomètres… » dit Ptitpeste en boudant.

Et de ce pas, le petit Chaperon Rouge glissa sur une flaque d’eau, puis tomba sur les fesses, ce qui déchira son collant.

« Oh, ça va ma petite fille ? demanda le loup.

- Nan ! J’ai déchiré mon collant ! Pousse-toi ! s’écria la petite fille.

-Tu ne veux pas que je recouse ton habit ?

-Je m’en fiche de mon collant ! De toute façon, il était laid. »

Et elle était tellement fâchée, qu’elle dévora le cheeseburger. Et quand elle arriva chez sa grand-mère, elle vit le gentlewolf en train de s’excuser auprès de la vieille dame, en expliquant que Rosia avait mangé le sandwich à sa place. C’est là que le méchant petit Chaperon Rouge entra brusquement dans la maison et dit :

« Eh ! Le loup ! Tu sors de ma maison !

-Ne t’énerve pas, ma petite, je m’excusais auprès de ta grand-mère…

- M’en fiche ! Tu sors. »

Et la grand-mère dit :

« Mais, mon enfant, ne t’énerve pas, voyons. Et vois-tu, j’attends impatiemment mon cheeseburger et…

- Bah j’l’ai mangé ! Et tu sais, j’vais te manger, comme quand le loup il mange la grand-mère dans Le petit Chaperon Rouge, sauf que moi, ch’suis mieux qu’elle, parce que c’est moi qui te mange ! »

Et « gnap ! » le méchant petit Chaperon Rouge mordit la grand-mère, la mordit encore et encore, jusqu’à la manger tout entière…

Le loup, alerté, alla dénoncer Rosia Ptitpeste. Elle fut enfermée dans un très sévère pensionnat pendant plusieurs années, et lorsqu’elle en sortit, elle était devenue très sage, grâce à la sévérité de la prison.

Adrien L, 6ème1

09 février 2014

dictée n°5 3ème1 : adjectif verbal et participe présent.

Règle n°1:
Les mots se terminant par "-ant" sont en général des participes présents,mais certains sont tellement utilisés qu'ils prennent la fonction d'adjectifs verbaux.Pour le vérifier on le remplace par un autre adjectif. Si c'est possible alors il s'accorde comme tel. Il y a souvent "très" devant l'adjectif en question.
Exemple: Ces enfants sont très fatigants

              Ces enfants sont très intelligents

On peut le remplacer par un autre adjectif et "très" se trouve devant l'adjectif. Donc il s'accorde avec le nom auquel il se rapporte, nous notons également que son orthographe change, il perd son "u".
Règle n°2:

Si le participe présent ne peut se remplacer par un autre adjectif alors il est invariable et il admet également un C.O.D ou un C.O.I. 
De même le gérondif formé en "en" suivi d'un verbe se terminant par "-ant" est invariable lui aussi.

Exemple: Les airs de jazz fatiguant les oreilles sont cependant joyeux.

              Les airs de jazz intelligents les oreilles sont cependant joyeux.

Cette phrase n'a pas de sens, on ne peut pas remplacer "fatiguant" par un autre adjectif c'est donc un participe présent, il est invariable, il admet un C.O.D et son orthographe ne change pas.
Règle n°3:
"Tout" est un déterminant indéfini, il s'accorde donc avec le nom auquel il se rapporte.

29 janvier 2014

critique de livre : L'Enfant noir de Camara Laye

Résumé du livre :

 L’auteur, Camara Laye raconte son enfance et son adolescence en Haute-Guinée. Il vit dans un village, Kouroussa, avec ses parents, ses frères et sœurs et les apprentis de son père. Son père est forgeron et orfèvre. Parfois, Laye se rend à Tindican chez sa grand-mère, un village à la campagne où il découvre la moisson et les travaux de la terre. A Kouroussa il va à l’école avec ses amis, d’abord l’école coranique puis l’école française, il s’y fait des amis. Il va devoir vivre des cérémonies qui devraient le mener à l’âge adulte. De quoi s’agit-il ? Que va-t-il ressentir ? Que va-t-il devenir ?

 Critique :

Ce livre m’a appris beaucoup sur la culture africaine de cette zone de l’ancienne Afrique Occidentale Française. En effet, non seulement le quotidien comme le rituel des repas, le respect des parents, la répartition des jeunes dans les cases mais aussi les cérémonies comme celle de la moisson, celle des lions (entrée dans l’association des non-initiés) et de la circoncision sont décrites dans le détail avec toute l’émotion qu’a ressentie l’auteur lorsqu’il avait l’âge de les vivre.

Les totems de son père (le petit serpent noir) et de sa mère (le crocodile) nous montrent que, bien que pratiquants musulmans, les africains sont aussi animistes. En effet, ils croient en des âmes, des forces vitales, qui animeraient les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu'en les génies protecteurs. Ainsi, le petit serpent noir est un génie qui protège sa race et permet à son père d’obtenir le succès dans son travail. Il se présente sous forme de rêve et l’avertit à l’avance de ce qui va se passer dans la journée qui suit. Son père sait ainsi comment réagir aux évènements qui se présentent à lui.

Néanmoins, je me suis demandé si ces traditions, croyances sont toujours d’actualité car l’auteur raconte sa vie passée dans les années 1930-1940. A cette époque la Guinée était colonie française. Or la Guinée a obtenu son indépendance en 1958. Qu’en est-il aujourd’hui de toutes ces croyances, cérémonies et rituels ?

Un passage (page 122) où Camara Laye s’interroge sur la cérémonie « des lions » et sur la subsistance ou non de ce rituel peut justifier cette interrogation :

« Si la cérémonie des lions a les caractères d’un jeu, elle est pour une bonne part une mystification, elle est chose importante aussi : elle est une épreuve, un moyen d’aguerrir et un rite qui est le prélude à un rite de passage et cette fois c’est tout dire ! Il va de soi que si le secret était éventé, la cérémonie perdrait beaucoup de son prestige. Certes, l’enseignement qui succède aux rugissements demeurerait ce qu’il est, mais rien ne subsisterait de l’épreuve de la peur, rien de cette occasion donnée à chacun de surmonter sa peur et de se surmonter rien non plus de a nécessaire préparation au douloureux rite de passage qu’est la circoncision. Mais au vrai qu’en subsiste-t-il à l’heure où j’écris ? Le secret… Avons-nous encore des secrets ? »

L’auteur ne parle pas beaucoup du colonisateur, la France, sauf pour ses études. Il ne fait pas de politique. Son récit est très authentique, c’est une photographie, je dirais même un reportage de ce qui se passe à cette époque dans les villages guinéens  et  même si les questionnements de l’auteur m’ont semblé longs parfois, ainsi que ses descriptions, ce livre m’a néanmoins plu pour cela. Le récit de son voyage en train pour Conakry est riche en descriptions, le lecteur peut s’imaginer dans le train à la place de l’auteur et s’interroger également comme l’auteur sur ce qu’il ressent et sur ses interprétations (page 167) : « Le lendemain, je repris le train, et un revirement se fit en moi : était-ce l’accoutumance déjà ? je ne sais ; mais mon opinion sur la montagne se modifia brusquement et à telle enseigne que de Mamou à Kindia, je ne quittai pas la fenêtre une seconde. Je regardais, et cette fois avec ravissement, se succéder cimes et précipices, torrents et chutes d’eau, pentes boisées et vallées profondes. L’eau jaillissait partout, donnait vie à tout. Le spectacle était admirable, un peu terrifiant aussi quand le train s’approchait par trop des précipices. Et parce que l’air était d’une extraordinaire pureté, tout se voyait dans le moindre détail. C’était une terre heureuse ou qui paraissait heureuse. D’innombrables troupeaux paissaient, et les bergers nous saluaient au passage. »

Stéphane, 3ème1

un conte de Perrault revu et corrigé...

La Parodie du petit chaperon rouge

Il était une fois, dans un petit village, un loup, qui était très gentil parce qu’il pensait depuis toujours qu’il était un agneau. Il aidait les personnes âgées à transporter leur charge, puis, vu qu’il était végétarien, les fermiers à rentrer les moutons ou les poules. Malheureusement  le loup si gentil avait une ennemie : le petit chaperon rouge.  Elle était une peste parce qu’elle était jalouse de tout et pensait que tout le monde devait lui obéir. Elle faisait tout pour que le loup soit rejeté.

Vu que le loup était si gentil, il ne s’aperçut pas qu’un jour, le petit chaperon rouge lui tendait un piège. Sa grand-mère était malade et elle devait lui apporter du vin et un petit pot de beurre. Le loup voulait l’accompagner et le petit chaperon rouge dit : « Mais bien sûr  que vous pouvez venir Mr. Loup, mais quand nous arriverons, je voudrais que vous attendiez dehors, car je dois expliquer à ma mamie que vous êtes un gentil loup. » Celui-ci ne négocia pas. Malheureusement, il ne savait pas que la grand-mère adorait les animaux. Il ne savait pas non plus que le petit chaperon rouge lui tendait un piège parce qu’elle allait dire à sa grand-mère que le loup la poursuivait et qu’il voulait la manger !

Apres une heure de marche, ils arrivèrent à la  maison  et le petit chaperon rouge s’y précipita en hurlant. Le loup crut que c’était une manière de dire bonjour à sa grand-mère. Quand la petite peste fut près de la vieille dame, elle lui dit effrayée :   Au secours ! Au secours mamie, un méchant loup  me pourchasse ! Il veut me manger ! » La grand-mère répondit d’un air apeuré «  Vite ! Vite, va chercher le chasseur pour qu’il le tue ! » Aussitôt, le petit chaperon rouge courut dehors et dit au loup qu’il devait attendre encore un petit peu. Mais l’animal avait tout entendu et se précipita à son tour dans la maison. Il vit la grand-mère et essaya de la calmer, puis la pria de l’écouter. Après avoir raconté son histoire, le loup alla dehors, prit. une touffe d’herbe, et la mangea pour montrer qu’il était végétarien. La vieille dame devint furieuse, que sa petite fille lui ait menti. Puis elle s’inquiéta de nouveau et s’exclama : « Oh non ! J’ai dit au petit chaperon rouge d’aller chercher le chasseur ! » Mais le loup lui répondit : « Le chasseur est mon ami, je l’aide parfois à chasser les animaux féroces ! »

Quelques secondes après, le petit chaperon rouge entra dans la maison avec le chasseur et s’écria : Voilà, il est là, le loup qui voulait me manger !

-Mais qu’est-ce que tu racontes ?, lui répondit le chasseur. C’est le gentil loup ! IL m’aide parfois à chasser les animaux féroces !

-Donne-moi le vin et le petit pot de beurre puis disparaît ! Le chasseur va raconter tout cela à ta mère et elle va te punir ! » ordonna la grand-mère fâchée.

-Oh non ! Ne lui faites pas ça ! dit le loup. Elle a été méchante mais je lui pardonne ! » Le petit chaperon rouge bondit sur le loup et le remercia. Puis ils rentrèrent à la maison et le loup et le petit chaperon rouge devinrent les meilleurs amis du monde !

Claire, 6ème1

19 janvier 2014

Dictée n°4 3ème1 : règles d'accord du participe passé avec les verbes pronominaux

Pour accorder le participe passé d'un verbe pronominal, on cherche d'abord le sens du verbe pronominal : réfléchi, réciproque, passif ou essentiellement pronominal.

Règle n°1 : sens réfléchi

Si « se » = « lui-même, eux-mêmes, etc. », on regarde bien si le verbe a un autre COD que « se » et quelle est la place de ce COD.

- si le COD est placé derrière le verbe, Dans ce cas, le participe passé ne s'accorde pas avec le COD.
ex : Elles se sont lavé les mains. («les mains », COD, est placé après le verbe donc il n'y a pas d'accord « lavé »)

- si le COD est placé devant le verbe, Dans ce cas, le participe passé s'accorde avec le COD.
ex : Les mains qu'elles se sont lavées étaient sales. (« les mains », COD, est placé avant le verbe donc il y a accord : « lavées »)

Remarque 1 : cela revient à appliquer la règle d'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir.

Regle n°2 : sens réciproque

- Si « se »= « l’un et l’autre », le verbe réfléchi est réciproque direct, « se » est donc le COD, placé avant le verbe. Le participe passé s’accorde avec le COD.(règle de l'auxiliaire avoir)
Ex : Elles se sont peignées.

- Si « se »= « l'un à l'autre », le verbe réfléchi est réciproque indirect, il n'y a donc pas de COD et le participe passé reste invariable.
ex : Elles se sont parlé de leurs vacances.

Remarque 1 : cela revient à appliquer la règle d'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire avoir.

Regle n°3 : Sens essentiellement pronominal ou passif

Si le verbe est essentiellement pronominal (n’existant qu’à la forme pronominale comme s’écrier, s’évanouir…), on ne cherche pas de COD et on applique la règle d'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire être. On accorde donc le participe passé avec le sujet.Si on peut le remplacer par un verbe à la voix passive, c'est la même chose.

ex : les volets se sont ouverts à cause du vent = ont été ouverts.
ex : Elles se sont ennuyées. (« ennuyées » s’accorde avec son sujet « Elles »)


11 janvier 2014

Dictée n° 4 3ème7 Le pluriel des noms composés

LE PLURIEL DES NOMS COMPOSES
On appelle nom composé un nom formé de deux ou trois mots reliés par un tiret.
ex: chasse-neige; plate-bande
Pour former le pluriel d'un mot composé, il faut déterminer la nature de tous ses éléments.Généralement, dans un nom composé, seuls l'adjectif et le nom peuvent être mis au pluriel. Le verbe, l'adverbe et la préposition sont toujours invariables. L'adjectif s'accorde toujours. Souvent, le nom s'accorde mais il peut ne pas s'accorder en fonction du sens.
ex: des lave-vaisselle: on lave LA vaisselle
des tire-bouchons : on retire DES bouchons


Voici quelques exemples de pluriels de noms composés selon la natures des mots avec lesquels ils sont construits.

Mots composés Exemples
nom + nom: Un chou-fleur
Des choux-fleurs
adjectif + nom: Une plate-bande
Des plates-bandes
Nom +préposition +nom : Un arc-en-ciel
Des arcs-en-ciel
verbe + nom: Un chasse-neige
Des chasse-neige
Un tire-bouchon
Des tire-bouchons
Un porte-parole
Des porte-paroles
adverbe + nom: Une arrière-boutique
Des arrière-boutiques

Remarque : dans un nom composé, les mots comme terre, ciel , neige .... sont invariables (il n'y a qu'un ciel, qu'une seule terre, et une seule neige).

05 janvier 2014

critique : les disparus de Shangri-la

Les disparus de Shangri-La est un livre de Mitchell Zuckoff traduit de l’anglais par Christophe Magny. Edité par Flammarion. Il s’adresse à des lecteurs avancés mais on peut le lire à partir de douze ans. C’est un récit de guerre. 

Résumé : Le 13 Mai 1945 quelques semaines avant la fin de la guerre du Pacifique, en Nouvelle-Guinée néerlandaise, le Gremlin Spécial, un avion américain s’écrase contre le flanc d’une montagne dans une vallée totalement inexplorée et encerclée par des montagnes imprenables et par une jungle dangereuse. Vingt-quatre personnes de l’armée américaine sont assises à bord de ce même C-47, il est complet. Cette région est réputée pour ses histoires sur les populations cannibales. De tous côtés se trouve l’armée ennemie japonaise. Après un accident d’une si grande gravité, on n’espère plus voir de survivants. Mais si c'était le cas comment feront-ils pour survivre grièvement blessés, privés de nourriture et de soins, invisibles aux secours sous l'immense forêt dense ? Cette histoire nous explique la véritable aventure des neufs officiers, des neufs Women’s Army Corps et des six engagés présents lors du crash peu avant trois heures de l’après-midi.

Mon avis : Ce qui m’a particulièrement fait adorer ce livre, c’est qu’il ressemble à un roman mais tout est vrai et l’auteur nous emmène au cœur de la jungle sans nous faire passer par des récits épistolaires ou témoignages phrases par phrases. On comprend réellement ce que les survivants ont dû subir. « Elle sentit les flammes s’approcher de son visage, de ses pieds, de ses jambes. L’air était empli de l’odeur âcre des cheveux qui brûlent. L’espace d’un instant, elle fut tentée de se relâcher, de se laisser aller. » Page 57 « Dans la jungle, une telle infection du sang serait mortelle. Une seule question la taraudait : la mort était une question d’heures ou de jours ? » Page 100. Mais il y est aussi écrit des passages sur la vie des indigènes avant l’invasion des catholiques, on en apprend beaucoup sur leur culture. « Ils se paraient de colliers et de plumes mais n’avaient créé aucune œuvre d’art durable. Ils pensaient que la lune était un homme et le soleil son épouse, mais ignoraient les étoiles toutes proches dans le ciel nocturne. » Page 122. Mais j’ai moins aimé les moments où l’auteur écrit un chapitre sur une autre histoire passée auparavant, coupant son écrit sur la vie à Shangri-La. Ça ralentit beaucoup l’envie de lire la suite, on a du mal à suivre et à comprendre si ce paragraphe appartient à Shangri-La ou non. « L’expédition avait pour but principal de recueillir des mammifères, des oiseaux, des plantes et des insectes […] Rien toutefois de plus marquant que leur découverte du 23 juin 1938. » Page 98 « […] Nos trois survivants passèrent sur les rives boueuses. »

Un formidable livre tout de même qui se lit comme un roman d’aventure.

 

Dan, 4ème7

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