2°) LE DEVENIR DU GLUCOSE ENTRE LES REPAS ET EN PERIODE DE JEUNE :
Doc.13 et
14 et 8p.93 : durant le jeûne, la teneur en glycogène du foie diminue, ce qui
confirme son rôle de réserve et de producteur. L’hépatotectomie s’accompagnant
d’une hypoglycémie rapide, semble indiquer que l’utilisation du glycogène
hépatique est publique : le foie livre du glucose au milieu intérieur. Le
glycogène musculaire quantitativement le plus important ne semble pas pouvoir
être utilisé pour enrichir le milieu intérieur en glucose.
Malgré le manque d’apport de glucose, la glycémie se
maintient à une valeur stable. Ce sont les cellules du foie qui libèrent dans
la circulation sanguine le glucose. Celui-ci provient de la dépolymérisation du
glycogène hépatique au cours de la GLYCOGENOLYSE.
Cette dernière s’effectue également dans les cellules
musculaires mais en raison d’un équipement enzymatique différent, celui ci
n’est pas libéré dans le sang mais utilisé par les cellules. Doc.10b p.92
NB : Dans le foie il y a
glycogène phosphorylase (également dans cellules musculaires) :
glycogène à
glucose-6P (qui ne traverse pas les membranes plasmiques) + glucose phosphatase
(pas dans les cell. musc.) : glucose-6P à glucose, exportable
vers le milieu intérieur + enzyme de la néoglucogénèse
p.94 La glycémie du sang veineux quittant le foie est
nettement supérieure à celle du sang artériel qui y arrive : le foie livre du
glucose. En revanche, la glycémie du sang veineux du muscle est légèrement
inférieure à celle du sang artériel : le muscle à jeun, consomme un peu de
glucose mais surtout, il n’en produit pas. Après injection de glucose, les deux
le stockent.
Doc. 21p.95 glucose-6-phosphatase n’existe que dans le foie
donc phénotype moléculaire à phénotype cellulaire.
BILAN :
Le glucose
d’origine alimentaire peut être mis en réserve dans les cellules hépatiques,
mus-culaires et adipeuses. Seul le foie est capable de produire du glucose et
de le libérer dans le sang : il est le principal organe effecteur de la
régulation de la glycémie.
Problème : Comment sont décelées les variations de la glycémie
par l’organisme ?
(capteurs ?)
B- L’INTERVENTION DU PANCREAS :
1°)
LE ROLE DU PANCREAS :
p.96-97, répondre aux questions 1 et 2
Doc.22 peut laisser à penser que le pancréas est un organe
stockeur de glucose. Or doc.26 montre que de simples extraits de pancréas font
baisser la glycémie pour l’animal pancréatectomisé. Donc le pancréas n’agit pas
directement sur la glycémie.
Mise en évidence du rôle hormonal par ablation (22a), greffe
(22b) et injection d’extraits (26) le pncréas agit sur la glycémie par
l’intermédiaire d’un messager chimique. Doc.24 et 25 : les ilôts de Langerhans
possèdent les cellules sécrétant les messagers hormonaux.
TP : dessin d’une observation microscopique de coupe de
pancréas.
Le pancréas possède une double structure :
- l’essentiel de sa masse est constitué par les cellules des
ACINI, sécrétrices d’enzymes di-gestives déversées dans l’intestin.
- le reste est constitué d’amas cellulaires dispersés entre
les acini, les ILOTS DE LANGER-HANS, constitués de cellules et , dépourvus
de canaux mais irrigués par des capillaires sanguins dans lesquels ils libèrent
des hormones.
Définition
d’une hormone : molécule produite par un organe ou une cellule spécialisée
(glande endocrine), transportée par le sang, et modifiant à distance, le
fonctionnement d’un ou de plusieurs tissu(s) ou cellules cible(s).
Le pancréas a donc une double fonction :
- une
fonction digestive par la sécrétion de sucs pancréatiques.
- une
fonction dans le maintien de la glycémie à une valeur donnée.
2°)
LE CONTROLE HORMONAL DE LA GLYCEMIE :
p.98-99 La baisse de la glycémie est donc due au blocage de
la production de glucose par le foie, les muscles et les tissus adipeux.
Doc.27-28-29, les différentes étapes de l’action de
l’insuline : sécrétion par les cellules des îlots de Langerhans fixation
des récepteurs aux cellules cibles hépatiques, musculaires et adipeuses
modification du profil enzymatique de ces cellules cibles synthèse de
glycogène.
du gucagon : sécrétion par les cellules des îlots de
Langerhans fixation des récepteurs aux cellules cibles hépatiques
modification du profil enzymatique de ces cellules cibles (activation de la
glycogène phosphorylase) dégradation du glycogène (glucose libéré dans le
milieu).
a)
L’insuline :
Petite
protéine synthétisée par les CELLULES des îlots de Langerhans.
L’insuline a une action HYPOGLYCEMIANTE qui s’exerce :
* Au niveau du foie :
- diminution la production de glucose hépatique, inhibition
donc la glycogénolyse
- augmentation de la production de glycogène en stimulant la
glycogénogenèse.
* Au niveau des muscles, stimulation de la synthèse de
glycogène c’est à dire la glycogénogenèse.
* Au niveau des tissu adipeux, stimulation de la lipogenèse
et inhibition de la lipolyse.
* Sur l’utilisation du glucose par toutes les cellules.
b)
Le glucagon :
Petite
protéine synthétisée par les CELLULES des îlots de Langerhans, qui n’agit
qu’au niveau du foie où ses effets sont inverses à ceux de l’insuline : action
HYPERGLYCEMIANTE : hydrolyse du glycogène hépatique pour accroître la
libération de glucose dans le sang (glycogénolyse).
c)
Mode d’action des deux hormones :
Insuline et
glucagon sont sécrétés par les cellules des îlots de Langerhans, véhiculés par
le sang pour atteindre toutes les cellules de l’organisme. Elles ont des effets
antagonistes : l’insuline est hypoglycémiante, le glucagon est hyperglycémiant.
Seules les CELLULES
CIBLES qui possèdent des RECEPTEURS SPECIFIQUES à chaque substance réagissent
en modifiant leur métabolisme.
La double capacité de réponse des hépatocytes est due à la
présence sur leur membrane plasmique des deux types de récepteurs spécifiques.
Les cellules musculaires et les adipocytes possèdent pour
leur part uniquement des récepteurs membranaires spécifiques à l’insuline.
Les effets des hormones pancréatiques sont d’autant plus importants
que la concentration plasmatique en hormone est élevée. Cette concentration
constitue le codage du message hormonal.
Doc.31 p.100 cellules et sont des capteurs sensibles aux
variations de la glycémie. Les cellules pancréatiques réagissent bien aux
variations de la glycémie.
Doc.32 : à jeun il y a une petite sécrétion d’insuline
(10mU), à la suite d’un repas l’insulinémie augmente durant 40min pour
atteindre une valeur de 140mU, le message hormonal est codé en amplitude. Idem
pour le glucagon.
C- L’AUTOREGULATION DE LA GLYCEMIE :
La glycémie
est un système réglé par un système dit réglant composé d’un capteur, le
pancréas, et d’effecteurs (le foie, les muscles et le tissu adipeux).
En effet, les cellules alpha et béta détectent la valeur de
la glycémie et selon la tendance rejettent dans le sang les MESSAGERS CHIMIQUES
nécessaires.
Schéma conceptuel : Interaction des 2 hormones pancréatiques
dans la régulation de la glycémie
*Schéma conceptuel :Interaction des 2 hormones
pancréatiques dans la régulation de la glycémie