Exercice de lecture pour vous occuper
contes-lectures
11 février 2012
Hans et Grethel
Par mailmartine & Françoise Marie le 11 février 2012, 17:09
Évaluer ce billet
5/5
- Note : 5
- Votes : 2
- Plus haute : 5
- Plus basse : 5
22 décembre 2011
Le Père Noël a envie de repos! Petite histoire à lire en attendant Noël
Par mailmartine & Françoise Marie le 22 décembre 2011, 21:30
Le Père Noël a envie de repos
Après avoir distribué ses cadeaux aux enfants du monde entier, le Père Noël rentre chez lui, au pôle Nord.
-
Je suis épuisé ! Soupire-t-il, en se laissant tomber dans son fauteuil.
Décidément, je crois que je suis trop vieux pour ce métier. Les
longues balades en traîneau au beau milieu de la nuit, les atterrissages
sur les toits enneigés, les plongeons dans les cheminées mal
ramonées, tout ça n’est plus de mon âge. Depuis le temps que je fais
ce métier, j’ai bien gagné le droit de me reposer. Il serait peut-être
temps que je songe à la retraite.
C’est ainsi qu’un jour de décembre, les journaux du monde entier publient cette petite annonce :
Opportunité exceptionnelle !
Fabrique de jouets de réputation internationale à vendre.
Personnel dynamique et fiable. Vaste clientèle.
Possibilités de voyager à travers le monde entier.
Conditions à discuter.
Écrivez à :
Monsieur Noël
Pôle Nord
Canada
Hoh, hoh
Fabrique de jouets de réputation internationale à vendre.
Personnel dynamique et fiable. Vaste clientèle.
Possibilités de voyager à travers le monde entier.
Conditions à discuter.
Écrivez à :
Monsieur Noël
Pôle Nord
Canada
Hoh, hoh
L’avant-veille de Noël, un avion d’Air Inuit se pose au pôle Nord. Un homme d’affaires descend du petit appareil.
Le Père Noël l’accueille chaleureusement et l’invite à prendre une tasse de thé.
-
Je ne suis pas venu ici pour prendre le thé, bougonne le nouveau venu.
Pour moi, le temps c’est de l’argent. Je n’ai donc pas une minute à
perdre ! Conduisez-moi tout de suite à la fabrique !
Rapidement, le Père Noël entraîne son visiteur dans l’atelier de menuiserie. La pièce embaume le bois fraîchement coupé.
Au milieu de la sciure et des copeaux, les lutins jouent du rabot et du pinceau.
- Les lutins menuisiers n’ont pas meilleur pareil pour fabriquer les skis et les traîneaux ! lance le Père Noël.
L’homme d’affaires fait la grimace :
- Je les remplacerai par des robots. Ils travaillent plus vite et sont plus beaux.
Le Père Noël a bien du mal à cacher sa déception.
À l’écurie, l’industriel fait la moue :
-
Ce traîneau, c’est un gros zéro et ces animaux sont bons pour le zoo.
Je ferai la tournée en motoneige volante. Ça file plus vite et ça vole
plus haut !
Malgré
ces remarques désagréables, le Père Noël s’efforce de garder son calme.
Il prend une grande respiration et entraîne son visiteur dans la
maison. Là, il lui tend fièrement son costume rouge et ses bottes
fourrées :
- Cette veste et ce pantalon ont été taillés dans le meilleur lainage et vous tiendront bien au chaud !
Le bonhomme proteste aussitôt :
- Jamais je ne mettrai ces oripeaux sur mon dos. Ils sont démodés et ils me grossiraient trop.
Tout
ce que le Père Noël lui présente, l’homme d’affaires le rejette avec
dédain. Devant les milliers de lettres venues des quatre coins du
monde, l’industriel laisse tomber :
-
Dès que le contrat sera signé, je fermerai ce bureau de poste. Fini le
temps gaspillé à lire toutes ces missives et à répondre à tout ce
courrier. Terminé le service personnalisé. Peu importe s’ils espèrent
une bicyclette, un ourson, un train électrique ou une poupée, désormais
les enfants devront se contenter de ce que je leur offrirai.
Le Père Noël sent la moutarde lui monter au nez.
-
En fin de compte, je crois que je vais tout démolir, ajoute l’homme
d’affaires, en désignant la maison, l’écurie et l’atelier des joujoux.
Je déménagerai à Montréal ou à Toronto.
En
entendant cela, le Père Noël frémit. Autour de lui, ses lutins poussent
des hauts cris. Sûr de lui, l’industriel tire un document de sa
serviette.
- Signez-ici !
Le Père Noël repousse fermement contrat et stylo et fronce les sourcils.
- Et les enfants, demande-t-il, allez-vous au moins les prendre sur vos genoux ?
-
Vous êtes fou ! s’indigne l’homme en complet gris. Je n’ai pas le
temps... Et puis... je l’avoue, je déteste les enfants. À ces mots, le
Père Noël devient plus rouge que sa tuque*. Il saisit le triste sire
par le fond de son pantalon et le jette dehors sans ménagement.
- Bien fait ! Bravo ! applaudissent les lutins.
-
Ouf ! Je me sens beaucoup mieux, déclare le Père Noël. Je dirais même
que je suis en pleine forme. Qu’on m'enfile mes bottes ! Qu’on attelle
mes rennes ! Finalement, je crois que ce n’est pas encore cette année
que je prendrai ma retraite.
Évaluer ce billet
5/5
- Note : 5
- Votes : 1
- Plus haute : 5
- Plus basse : 5