"Ecrire en poésie"

Vive les poètes ! Vive le printemps ! Vive le printemps des poètes !

l'égalité

Fil des billets

Préface

14avril

Bonjour ! 

         Pour vous qu'est-ce que l'égalité ? Pour nous c'est que tout le monde soit égal. Plus de différences entre un pauvre ou un riche, une homme et une femme, une personne âgée et un nourrisson, l'égalité entre les couleurs de peau...

         Vous trouverez dans ce recueil des poèmes de Victor Hugo ou bien de poètes moins connus et même des poèmes de notre propre inspiration. De même, une vidéo de Yannick Noah  intitulée "métisse" illustre l'anthologie.Tous ces poèmes parlent de l'égalité, soit en poésie traditionnelle ou moderne avec aussi une chanson, un acrostiche sur ce thème aussi, et des images ! 

Nous vous souhaitons une très bonne lecture.

                                Eva et Romain :)   

Acrostiche sur l'égalité

2avril

E
n repensant à tout cela,

Grogne et nostalgie me hantent,
Aujourd’hui, plus rien ne va,
La droite ou la gauche qui se vantent,
Identique dans leurs combats,
Tantôt engagées, tantôt hésitantes,
Et n’ayant qu’un but : Conquérir l’état !

L'égalité

30mars

Sur toutes les mairies de France 

Sur tous les continents du monde

Sur les âmes de tous les Hommes

J'écris ton nom ! 


Sur la vérité de la vie 

Sur le fronts des racistes 

Sur les murs de mon lycée

J'écris ton nom ! 

                                                                                                                         

Sur le registre des droits de l'Homme 

Sur le dos des esclaves

Sur la conscience de tous les petits enfants

J'écris ton nom ! 


Sur le cœur des orphelins

Sur la charte des droits de la Femme 

Sur les portails des plus belles propriétés aux plus profondes des Favelas

J'écris ton nom ! 


-Eva & Romain-






Egalité

12mars

Égalité.

Dans un grand jardin en cinq actes, 
Conforme aux préceptes du goût, 
Où les branches étaient exactes, 
Où les fleurs se tenaient debout,

Quelques clématites sauvages 
Poussaient, pauvres bourgeons pensifs, 
Parmi les nobles esclavages 
Des buis, des myrtes et des ifs.

Tout près, croissait, sur la terrasse 
Pleine de dieux bien copiés, 
Un rosier de si grande race 
Qu'il avait du marbre à ses pieds.

La rose sur les clématites 
Fixait ce regard un peu sec 
Que Rachel jette à ces petites 
Qui font le choeur du drame grec.

Ces fleurs, tremblantes et pendantes, 
Dont Zéphyre tenait le fil, 
Avaient des airs de confidentes 
Autour de la reine d'avril.

La haie, où s'ouvraient leurs calices 
Et d'où sortaient ces humbles fleurs, 
Écoutait du bord des coulisses 
Le rire des bouvreuils siffleurs.

Parmi les brises murmurantes 
Elle n'osait lever le front ; 
Cette mère de figurantes 
Était un peu honteuse au fond.

Et je m'écriai : — Fleurs éparses 
Près de la rose en ce beau lieu, 
Non, vous n'êtes pas les comparses 
Du grand théâtre du bon Dieu.

Tout est de Dieu l'oeuvre visible. 
La rose, en ce drame fécond, 
Dit le premier vers, c'est possible, 
Mais le bleuet dit le second.

Les esprits vrais, que l'aube arrose, 
Ne donnent point dans ce travers 
Que les campagnes sont en prose 
Et que les jardins sont en vers.

Avril dans les ronces se vautre, 
Le faux art que l'ennui couva 
Lâche le critique Lenôtre 
Sur le poète Jéhovah.

Mais cela ne fait pas grand-chose 
À l'immense sérénité, 
Au ciel, au calme grandiose 
Du philosophe et de l'été.

Qu'importe ! croissez, fleurs vermeilles ! 
Soeurs, couvrez la terre aux flancs bruns, 
L'hésitation des abeilles 
Dit l'égalité des parfums.

Croissez, plantes, tiges sans nombre ! 
Du verbe vous êtes les mots. 
Les immenses frissons de l'ombre 
Ont besoin de tous vos rameaux.

Laissez, broussailles étoilées, 
Bougonner le vieux goût boudeur ; 
Croissez, et sentez-vous mêlées 
À l'inexprimable grandeur !

Rien n'est haut et rien n'est infime. 
Une goutte d'eau pèse un ciel ; 
Et le mont Blanc n'a pas de cime 
Sous le pouce de l'Éternel.

Toute fleur est un premier rôle ; 
Un ver peut être une clarté ; 
L'homme et l'astre ont le même pôle ; 
L'infini, c'est l'égalité.

L'incommensurable harmonie, 
Si tout n'avait pas sa beauté, 
Serait insultée et punie 
Dans tout être déshérité.

Dieu, dont les cieux sont les pilastres, 
Dans son grand regard jamais las 
Confond l'éternité des astres 
Avec la saison des lilas.

Les prés, où chantent les cigales, 
Et l'Ombre ont le même cadran. 
Ô fleurs, vous êtes les égales 
Du formidable Aldébaran.

L'intervalle n'est qu'apparence. 
Ô bouton d'or tremblant d'émoi, 
Dieu ne fait pas de différence 
Entre le zodiaque et toi.

L'être insondable est sans frontière. 
Il est juste, étant l'unité. 
La création tout entière 
Attendrit sa paternité.

Dieu, qui fit le souffle et la roche, 
Oeil de feu qui voit nos combats, 
Oreille d'ombre qui s'approche 
De tous les murmures d'en bas,

Dieu, le père qui mit dans les fêtes 
Dans les éthers, dans les sillons, 
Qui fit pour l'azur les comètes 
Et pour l'herbe les papillons,

Et qui veut qu'une âme accompagne 
Les êtres de son flanc sortis, 
Que l'éclair vole à la montagne 
Et la mouche au myosotis,

Dieu, parmi les mondes en fuite, 
Sourit, dans les gouffres du jour, 
Quand une fleur toute petite 
Lui conte son premier amour.
 


Victor Hugo.

A toi mon Frère.

12mars

Toi : mon frère,
Toi, qu'on appelle nègre ou noir,
Toi, qui vis dans le désespoir,
J'ai conscience de ta misère,
Pour toi sont toujours mes prières.


Moi, l'enfant de la rue,
Moi qui ne crois plus
Comment peux-tu me faire espérer
Une vie plus belle que la réalité ?
Alors que tu sais parfaitement
Qu'elle n'est que tourments !


Oui c'est vrai mon frère que tu envies ma vie,
Tu crois que par ici c'est un grand paradis,
Tu ne remarques pas que nous sommes solitaires,
Alors que par chez toi vous êtes solidaires,
Nous ne sommes que des ombres au pays des lumières.
Des âmes errantes au milieu du désert


Certes chez moi : les familles sont des groupes
Où le chef mène fièrement ses troupes,
La majorité des hommes ont choisi la polygamie,
Par crainte de ne pas avoir une assez belle vie.
Mais n'as-tu jamais pensé,
A tout le mal que parfois cela pouvait engendrer ?


C'est vrai que par chez toi la vie n'est pas toute rose
Crois-tu qu'ici nous ne puissions soupirer les même choses ?
Nous nous envions mutuellement notre bien triste sort.
Nous ne sommes que des âmes qui attendent la mort
Nous ne sommes qu'humains, nous ne sommes que poussières
Et cela reste vrai, quel que soit l'hémisphère.


Je suis bien de ton avis mon ami,
Ne devrions nous pas vivre nos vies ?
N'aurions nous pas de quoi être heureux,
Si nous cessions d'être haineux et envieux ?
Nous devons respecter nos prochains,
Et tous nous tendre la main !