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placez ici vos commentaires sur la lettre de Voltaire
Le texte de Voltaire nous montre qu'à l'époque on se parlait pour dire quelque chose d'intéressant. Maintenant on parle pour rien dire, on se lasse puis on perd contact.
De nos jours on se parle par internet, par sms, ce qui nous permet d'échanger à tout moment donc on a moins de choses à se dire si on raconte tout via ces moyens d'échanges.
A l'époque on devait attendre d'avoir reçu la lettre pour y répondre ce qui faisait qu'on avait plus de choses à se raconter quand on écrivait la lettre de réponse et ainsi de suite.
Autrefois le bonheur était d'être ensemble, aujourd'hui le bonheur est d'avoir de l'argent et la famille passe après. Biensur tout le monde n'a pas la même conception du bonheur mais maintenant l'argent contribue au bonheur ce qui n'était pas le cas jadis.
Voltaire nous rappelle qu'il est plus impotant d'être avec ceux qu'on aime.
Malheureusement , les mentalités n'ont pas toute évolué aux cours du temps.
J.J. Rousseau parle de ses amis et incite Madame du Deffand,la destinataire de sa lettre à "profiter des bonheurs simples" comme être avec ses amis,"leur ouvrir librement son âme", converser avec eux....
Bref tout un tas de petits bonheurs,qui encore aujourd'hui,bien que simples, nous rendent toujours aussi heureux
Et celui de Justine
D'après moi, ce genre de lettre existe toujours car moi-même, j'entretiens une telle correspondance avec une amie. Même si nous n'avons pas le style de Voltaire, beaucoup de nos courriers traitent du bonheur et de tout ce qui l'entoure. Ce texte est donc intemporel puisqu'il parle de notre éternelle quête du bonheur.
Elsa :
Et si l'on parlait du bonheur ? SUITE
Vous trouverez en annexe, et ci-dessous, une lettre de Voltaire à Madame du Deffand. Vous la lirez et vous répondrez, sous forme de commentaire, dans votre cahier du curieux ou sur une page de classeur à la question qui suit :
"A votre avis, cette lettre pourrait-elle être écrite à notre époque ?"
Cette question sera au coeur du débat que nous aurons le mercredi 6 février en salle polyvalente.
Voici le texte :
Sur le bonheur. 1766
Madame du Deffand lui avait écrit le 29 mai : « Toutes mes observations me font juger que moins on pense, moins on réfléchit, plus on est heureux. »]
Aux délices, 4 juin 1764.
J'écris avec grand plaisir, madame, quand j'ai un sujet. Ecrire vaguement et sans avoir rien à dire, c'est mâcher à vide, c'est parler pour parler ; et les deux correspondants s'ennuient mutuellement, et cessent bientôt de s'écrire.
Nous avons un grand sujet à traiter : il s'agit de bonheur, ou du moins d’être le moins malheureux possible Je ne saurais souffrir que vous me disiez que plus on pense, plus on est malheureux. Cela est vrai pour les gens qui pensent mal; je ne dis pas pour ceux qui pensent mal de leur prochain, cela est quelquefois très amusant ; je dis pour ceux qui pensent tout de travers : ceux-là sont à plaindre sans doute, parce qu'ils ont une maladie de l'âme, et que toute maladie est un état triste.
Mais vous, dont l'âme se porte le mieux du monde, sentez, s'il vous plaît, ce que vous devez à la nature. N'est-ce donc rien d’être guéri des malheureux préjugés qui mettent à la chaîne la plupart des hommes, et surtout des femmes ? de ne pas mettre son âme entre les mains d’un charlatan ? de ne pas déshonorer son être par des terreurs et des superstitions indignes de tout être pensant ? d’être dans une indépendance qui vous délivre de la nécessité d’être hypocrite ? de n’avoir de cour à faire à personne, et d’ouvrir librement votre âme à vos amis ?
Voilà pourtant votre état. Vous vous trompez vous-même quand vous dites que vous voudriez vous borner à végéter : c'est comme si vous disiez que vous voudriez vous ennuyer. L’ennui est le pire de tous les états. Vous n'avez certainement autre chose à faire, autre parti à prendre, qu'à continuer de rassembler autour de vous vos amis : vous en avez qui sont dignes de vous.
La douceur et la sûreté de la conversation est un plaisir aussi réel que celui d'un rendez-vous dans la jeunesse. Faites bonnechère ayez soin de votre santé, amusez-vous quelquefois à dicter vos idées, pour comparer ce que vous pensiez la veille à ce que vous pensez aujourd'hui; vous aurez deux très grands plaisirs, celui de vivre avec la meilleure compagnie de Paris, et celui de vivre avec vous-même. Je vous défie d'imaginer rien de mieux.
Il faut que je vous console encore, en vous disant que jecrois votre situation fort supérieure à la mienne. Je me trouve dans un pays situé tout juste au milieu de l'Europe. Tous les passants viennent chez moi. Il faut que je tienne tête à des Allemands, à des Anglais, à des Italiens, et même à des Français, que je ne verrai plus; et vous ne vivez qu'avec des personnes que vous aimez. [...]
VOLTAIRE (72 ans) LETTRE À MADAME DU DEFFANDEn prévision du débat qui aura lieu le mercredi 23 janvier
Vous pouvez répondre aux questions qui suivent à travers la fonction commentaire. Vous n'êtes pas obligé(e) de répondre à toutes les questions, choisissez celle(s) qui vous parlent. Ces questions serviront de point d'appui pour l'échange que vous aurez sur l'univers de MA Murail.
En quoi ces romans nous parlent-ils de notre monde, de nous ?
Quelle idée de l'existence, de ses difficultés et de ses joies nous donnent-ils ?
Quelle idée du bonheur (thème que nous traitons) nous donnent-ils ?
Un roman populaire, qu'est-ce que c'est ?
Et si on parlait du bonheur ?
On nous fait croire, que le bonheur c'est d'avoir...
Vous connaissez la chanson. Etre ou avoir pour être heureux, telle sera la question qui occupera notre mois de janvier, et la quatrième séquence.
Vous trouverez en annexes les documents sur lesquels nous travaillerons.
Mais pour commencer, et pour profiter des réunions familiales qui approchent, vous mènerez une enquête dont vous rapporterez les résultats en janvier. Vous interrogerez de préférence des personnes âgées ou d'un âge certain (plus de quarante ans).
Voici donc les questions que vous pouvez poser :
Dans quel contexte social, matériel viviez-vous ?
qu'est-ce qui vous rendait particulièrement heureux (se) quand vous aviez 14 ans ?
Qu'est-ce que vous aimiez faire pour vous divertir ?
Quelles valeurs (amitié, joie, révolte etc.) vous animaient ?
L'enquête, cela va de soi, reste anonyme, générale, et son but est de comprendre ce qui différencie les époques et les conceptions du bonheur.
Un premier regard, celui de Lucas. A vous d'ajouter vos commentaires
Mes grands-parents ont vécu dans un contexte très pauvre, mon grand-père dans une banlieue simple à Issy-les-Moulineaux, et ma grand-mère dans des bidonvilles aux alentours de la porte d'Italie.
Ils étaient facilement conquis par le bonheur, par de petites sorties organisées par leur famille, une après-midi au cinéma … Mon grand-père était adepte des petits jeux de rues, les osselets, la balle au prisonnier ainsi que le tchérik (jeu arménien ressemblant fortement au base-ball)
L'insouciance de la jeunesse, la gaieté, leur faisait oublier n'importe quel souci financier.
Lire les lettres de fusillés (séquence 3 poésie de la Résistance
Un tableau et les lettres choisies pour que vous sachiez quoi faire.
une belle lettre de Voltaire, sur le bonheur (en gras, l'avis de qui met en ligne...)
Aux délices, 4 juin 1764.
J'écris avec grand plaisir, madame, quand j'ai un sujet. Ecrire vaguement et sans avoir rien à dire, c'est mâcher à vide, c'est parler pour parler; et les deux correspondants s'ennuient mutuellement, et cessent bientôt de s'écrire.
Nous avons un grand sujet à traiter : il s'agit de bonheur, ou du moins d’être le moins malheureux possible. Je ne saurais souffrir que vous me disiez que plus on pense, plus on est malheureux. Cela est vrai pour les gens qui pensent mal; je ne dis pas pour ceux qui pensent mal de leur prochain, cela est quelquefois très amusant ; je dis pour ceux qui pensent tout de travers : ceux-là sont à plaindre sans doute, parce qu'ils ont une maladie de l'âme, et que tout maladie est un état triste.
Mais vous, dont l'âme se porte le mieux du monde, sentez, s'il vous plaît, ce que vous devez à la nature. N'est-ce donc rien d’être guéri des malheureux préjugés qui mettent à la chaîne la plupart des hommes, et surtout des femmes ? de ne pas mettre son âme entre les mains d’un charlatan ? de ne pas déshonorer son être par des terreurs et des superstitions indignes de tout être pensant ? d’être dans une indépendance qui vous délivre de la nécessité d’être hypocrite ? de n’avoir de cour à faire à personne, et d’ouvrir librement votre âme à vos amis ?
Voilà pourtant votre état. Vous vous trompez vous-même quand vous dites que vous voudriez vous borner à végéter : c'est comme si vous disiez que vous voudriez vous ennuyer. L’ennui est le pire de tous les états. Vous n'avez certainement autre chose à faire, autre parti à prendre, qu'à continuer de rassembler autour de vous vos amis : vous en avez qui sont dignes de vous.
La douceur et la sûreté de la conversation est un plaisir aussi réel que celui d'un rendez-vous dans la jeunesse. Faites bonne chère ayez soin de votre santé, amusez-vous quelquefois à dicter vos idées, pour comparer ce que vous pensiez la veille à ce que vous pensez aujourd'hui; vous aurez deux très grands plaisirs, celui de vivre avec la meilleure compagnie de Paris, et celui de vivre avec vous-même. Je vous défie d'imaginer rien de mieux.
Il faut que je vous console encore, en vous disant que je crois votre situation fort supérieure à la mienne. Je me trouve dans un pays situé tout juste au milieu de l'Europe. Tous les passants viennent chez moi. Il faut que je tienne tête à des Allemands, à des Anglais, à des Italiens, et même à des Français, que je ne verrai plus; et vous ne vivez qu'avec des personnes que vous aimez. [...]
VOLTAIRE (72 ans) LETTRE À MADAME DU DEFFAND